Culture
Trafic d'antiquités: soupçon sur un ancien président du Louvre
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L'enquête de la justice sur un vaste trafic d'antiquités pillées au Moyen-Orient s'intéresse au rôle de l'ancien président-directeur du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez. Il a été inculpé mercredi pour blanchiment et complicité d'escroquerie en bande organisée.
A la tête du plus grand musée du monde pendant huit ans, Jean-Luc Martinez avait été placé en garde à vue lundi dans les locaux de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, selon une source proche du dossier.
Il a été mis en examen mercredi en fin d'après-midi pour "complicité d'escroquerie en bande organisée et blanchiment par facilitation mensongère de l'origine de biens provenant d'un crime ou d'un délit", a indiqué jeudi une source judiciaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
M. Martinez, 58 ans, "conteste avec la plus grande fermeté sa mise en cause dans ce dossier", ont réagi auprès de l'AFP ses avocats Me Jacqueline Laffont et Me François Artuphel. "Il réserve pour l'heure ses déclarations à la justice et ne doute pas que sa bonne foi sera établie", ont-ils ajouté.
L'ancien dirigeant du Louvre de 2013 à l'été 2021 est aujourd'hui ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine.
Deux égyptologues libérés
Deux éminents égyptologues français, qui avaient également été placés en garde à vue lundi, ont quant à eux été libérés sans poursuites à ce stade, a précisé la source judiciaire.
Selon l'hebdomadaire français Le Canard enchaîné, qui avait annoncé les gardes à vue, les enquêteurs cherchent à savoir si M. Martinez aurait "fermé les yeux" sur de faux certificats d'origine de cinq pièces d'antiquité égyptiennes acquises "pour plusieurs dizaines de millions d'euros" par le Louvre Abu Dhabi, l'antenne du musée parisien dans la capitale des Emirats arabes unis.
Parmi ces pièces figure une stèle en granit rose gravé au nom du roi Toutankhamon, "un objet exceptionnel", selon l'égyptologue Marc Gabolde cité par le quotidien français Le Monde.
C'est lui qui avait alerté les deux autres égyptologues sur la provenance douteuse de la stèle, dans une note début 2019, selon le journal. Les deux spécialistes auraient ensuite transmis le document à M. Martinez. Sollicitée par l'AFP, la direction du Louvre n'a pas souhaité réagir.
Centaines de pièces pillées
Une enquête préliminaire portant sur des soupçons de trafic d'antiquités provenant du Proche et Moyen-Orient avait été discrètement ouverte en juillet 2018 par le parquet de Paris.
Depuis février 2020, un juge d'instruction est chargé d'une information judiciaire ouverte pour recel de vol en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment et escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux ainsi qu'omission de mention par le vendeur sur le registre des objets mobiliers.
Ce trafic concernerait des centaines de pièces et porterait sur plusieurs dizaines de millions d'euros, selon des sources proches à l'époque. Les faits avaient été révélés lors d'un coup de filet retentissant dans le milieu feutré du marché de l'art et des antiquaires parisiens en juin 2020.
Un expert en archéologie méditerranéenne, Christophe Kunicki, et son mari Richard Semper, marchand, avaient été inculpés et placés sous contrôle judiciaire. Ces deux figures respectées du monde des antiquités de la capitale française sont soupçonnées d'avoir "blanchi" des objets archéologiques pillés dans plusieurs pays en proie à l'instabilité depuis le début des années 2010: Egypte, Libye, Yémen ou Syrie.
En mars dernier, Roben Dib, propriétaire d'une galerie à Hambourg (Allemagne), a également été mis en examen et placé en détention provisoire.
L'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels cherche à déterminer les conditions d'acquisition par le Louvre Abu Dhabi, par l'intermédiaire de ce galeriste germano-libanais, des cinq antiquités sorties illégalement d'Egypte, d'après le Canard enchaîné.
Les noms de M. Kunicki et M. Semper avaient déjà été cités dans l'affaire du sarcophage du prêtre Nedjemankh, vendu au "Met" de New York en 2017 pour 3,5 millions d'euros par M. Kunicki.
Une enquête avait établi que l'objet avait été volé en 2011, année du soulèvement contre le président Hosni Moubarak. Ce sarcophage a finalement été rendu solennellement à l'Egypte en 2019.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
L'arche monumentale voulue par Trump officiellement baptisée
Un temps baptisé "Arc de Trump", le projet monumental d'arche voulu par le président américain à Washington a vu son nom officiellement révélé mercredi par la Maison Blanche: "Arc de Triomphe des Etats-Unis".
La porte-parole de l'exécutif américain, Karoline Leavitt, l'a annoncé lors d'un point presse en soulignant que la structure serait construite pour marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, célébré le 4 juillet prochain.
"En l'honneur de cette occasion historique", Donald Trump et son gouvernement soumettront les plans pour "l'Arc de Triomphe des Etats-Unis", a-t-elle déclaré. Montrant une image tenue initialement à l'envers, Karoline Leavitt a précisé que l'arche monumentale s'élèvera à 250 pieds - plus de 76 m - "en hommage aux 250 ans" d'indépendance du pays.
Avec une colossale statue d'allégorie de la liberté à son sommet, l'arche sera bien plus grande que l'Arc de Triomphe à Paris avec ses 50 m de haut. Elle devrait même devenir la plus haute structure de son genre au monde, dépassant le monument de la révolution à Mexico, et reléguant l'Arc de Triomphe de Pyongyang, en Corée du Nord, à la troisième place.
Coût total pas révélé
Les plans pour l'arche de Washington ont été révélés pour la première fois en octobre, lorsque des journalistes de l'AFP ont repéré une maquette de la structure sur le bureau de Donald Trump dans le Bureau ovale. Les premières images complètes du monument ont été révélées vendredi.
L'arche fait partie d'une longue liste de projets architecturaux entrepris par Donald Trump dans la capitale américaine en ce début de second mandat, aux côtés notamment de la construction d'une gigantesque salle de bal à la Maison Blanche à la place de l'aile est.
La structure aux accents dorés va notamment faire de l'ombre à son futur voisin, le Mémorial Lincoln, qui ne fait qu'un peu plus de 30 m de haut. Pour ses détracteurs, l'arche ne sera qu'un monument à la vanité de l'actuel président de 79 ans.
Si le coût total n'a pas été révélé par la Maison Blanche, le projet sera financé en partie par les contribuables américains. Mais pour Karoline Leavitt, "l'Arc de Triomphe des Etats-Unis" permettra d'exalter la fierté nationale.
"Bien longtemps après que tout le monde dans cette pièce aura disparu, nos enfants et petits-enfants demeureront inspirés par ce monument national", a-t-elle déclaré à la presse.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire
L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.
Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.
Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.
Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'impact des guerres sur la Suisse à explorer au Musée national
Le Musée national de Zurich consacre une exposition à l'impact des guerres sur l'identité, la politique et le quotidien de la Suisse. Le sujet marque tant le passé que le présent malgré la neutralité du pays. "Nous et la guerre" est à voir jusqu'au 17 janvier 2027.
Médias et réseaux sociaux diffusent les images d’Ukraine, du Proche ou du Moyen-Orient, mais aussi d’autres zones de conflit dans le monde. Les conflits armés ne sont pas que des événements lointains: ils influencent les débats politiques, les valeurs sociétales et les perceptions individuelles à l’échelle internationale, écrit le Musée national mercredi.
L'exposition ouverte au public dès vendredi explore, en cinq sections, la manière dont les guerres ont façonné la politique, l’économie et la société en Suisse depuis le bas Moyen Âge. Elle montre comment les conflits déclenchent des processus identitaires, redéfinissent les dépendances économiques et exacerbent les tensions sociales. Elle met en évidence leurs répercussions considérables sur le quotidien, la culture et les décisions politiques.
Des mythes à l'engagement humanitaire
La première partie de la présentation montre la façon dont la guerre a forgé l’image que la Suisse se fait d’elle-même. Au fil des siècles, des mythes comme le serment du Grütli, Guillaume Tell ou Arnold de Winkelried sont devenus des récits identitaires symbolisant la liberté et l’unité.
Le deuxième espace est consacré au mercenariat suisse, puis à l’industrie de l’armement, qui ont donné naissance à des interdépendances économiques. La troisième section se penche sur les changements sociétaux entraînés par les guerres, des crises économiques aux mouvements protestataires, en passant par les flux migratoires et l'évolution des rôles de genre.
Le quatrième volet évoque l'illustration et la mise en scène de citoyens suisses prêts à se défendre entre le 19e et le milieu du 20e siècle. Enfin, le dernier chapitre traite des champs d'action internationaux de la Suisse en faveur de la paix et des droits humanitaires.
Neutralité en filigrane
La "boussole de la neutralité" accompagne le public de manière interactive tout au long de l’exposition et l'invite à réfléchir à son opinion au sujet de l’importance de la neutralité. Des questions lui sont posées dans chaque section, et une évaluation des réponses est fournie à l’issue de la visite, de même que des informations complémentaires sur la neutralité de la Suisse.
L’exposition se conclut par une perspective contemporaine: dans le cadre de l’installation vidéo "Repeat after me" ("Répète après moi"), des personnes réfugiées d’Ukraine imitent le bruit des tirs, de l’artillerie et des sirènes. Visiteuses et visiteurs sont invités à reproduire ces bruits.
www.landesmuseum.ch/guerre
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Belgique ouvre une enquête visant Patrick Bruel
Une enquête judiciaire a été ouverte en Belgique contre le chanteur et acteur français Patrick Bruel, a indiqué mercredi le parquet. Une plainte enregistrée fin mars dénonce une présumée agression sexuelle commise à Bruxelles.
"Une plainte déposée dans l'arrondissement judiciaire de Mons nous a été transmise" et "l'enquête est en cours", a souligné le parquet dans un communiqué à l'AFP, confirmant une information de Mediapart.
Selon une source proche du dossier, il s'agit de la plainte d'une attachée de presse belge ayant dénoncé une agression sexuelle qui se serait produite en 2010 dans les locaux de la radiotélévision publique belge francophone (RTBF).
Une première plainte déposée à l'époque des faits avait été rapidement retirée, et la victime présumée a de nouveau porté plainte il y a une quinzaine de jours dans le secteur où elle vit, en Wallonie. Cette plainte est désormais entre les mains du parquet de Bruxelles, lieu de l'infraction reprochée, a précisé cette même source.
En 2010, cette attachée de presse belge, Karine Viseur, à l'époque âgée de 38 ans, avait passé une journée aux côtés de Patrick Bruel dans le cadre de son travail pour la promotion du film "Comme les cinq doigts de la main", selon son récit livré à la radio française RTL fin mars.
"Personne n'a osé parler"
Elle a décrit une première scène dans une salle de maquillage, où il l'aurait "coincée" et lui aurait fait subir "une déferlante de caresses", "poitrine contre poitrine".
Il l'aurait ensuite contrainte à entrer, puis enfermée, dans des toilettes au siège de la RTBF. "Il essaye de m'embrasser de force. Il se frotte à moi. Il me caresse, il passe sous ma robe", a-t-elle raconté.
"Personne n'a osé parler" en raison du statut de star de Patrick Bruel, a expliqué Mme Viseur, racontant avoir retrouvé le courage de porter plainte le mois dernier quand d'autres femmes ont accusé à leur tour la vedette.
Sollicité par l'AFP le parquet de Bruxelles n'a pas voulu s'exprimer sur le chef d'infraction retenu pour l'enquête, ni sur une éventuelle prescription des faits.
Deux plaintes en France
En France, Patrick Bruel, qui aura 67 ans le mois prochain, est la cible d'investigations sur deux plaintes.
L'une est instruite à Saint-Malo (ouest) lui reprochant un viol en octobre 2012 en marge d'un festival de cinéma. L'autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits dénoncés par une responsable de la promotion des films français à l'étranger remonteraient à 1997 au Mexique.
Le 18 mars, Patrick Bruel avait assuré à l'AFP, par la voix de son avocat Christophe Ingrain, n'avoir "jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel". Le chanteur "affirme n'avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel", selon son conseil.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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