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Culture

Visions du Réel: le Grand Prix attribué à un réalisateur lausannois

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Le film "L'Îlot" du réalisateur lausannois Tizian Büchi a séduit le jury de Visions du Réel par son "observation brillante qui réécrit les coordonnées des espaces géographiques en termes universels". (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le prix principal du Festival international de cinéma Visions du Réel à Nyon (VD), le Grand Prix, a été attribué samedi soir au réalisateur lausannois Tizian Büchi. Son film "L'Îlot" raconte un quartier de Lausanne, entre réalisme magique et portrait collectif.

C'est la première fois qu'un film suisse remporte le Grand Prix de la Compétition internationale du festival depuis 2013. Ce premier long métrage a séduit le jury par son "observation brillante qui réécrit les coordonnées des espaces géographiques en termes universels", ont indiqué les organisateurs.

Dans "L'Îlot", pour une raison mystérieuse, deux vigiles sont chargés de sécuriser l'accès à la rivière d'un quartier lausannois peuplé de retraités et de familles immigrées. Au gré des rencontres, un territoire se dessine, une amitié se construit. "Entre documentaire et fiction, Tizian Büchi met en scène une fable teintée de réalisme magique qui interroge subtilement la société de surveillance".

Portrait de volcanologues primé

Le Prix du public a, lui, été attribué à la réalisatrice américaine Sara Dosa pour son film "Fire of Love", portrait épique et spectaculaire des volcanologues Katia et Maurice Krafft.

"A Long Journey Home", le premier long métrage de la Chinoise Wenqian Zhang est distingué comme meilleur film de la compétition Burning Lights, dédiée aux nouveaux vocabulaires et écritures, à la liberté narrative et formelle. La cinéaste helvético-japonaise Julie Sando remporte, elle, le Prix du jury de la Compétition nationale ainsi que le Prix Zonta (soutien pour de futures créations) avec son film "Fuku Nashi".

"La liste des lauréats de cette année comprend sept premiers longs métrages. De nouvelles voix côtoient ainsi le travail de cinéastes confirmés (...) Nous sommes particulièrement heureux que la diversité des genres cinématographiques, des générations, des approches ou des géographies qui nous guide ait été récompensée et saluée par le public et par les jurys", a déclaré Emilie Bujès, directrice artistique de Visions du Réel.

Fréquentation réjouissante

Le festival se poursuit encore en salle jusqu'à dimanche soir et en ligne jusqu'à lundi. Selon une première estimation des responsables, la fréquentation est comparable à celle de 2019, soit environ 45'000 entrées. Celles-ci se répartissent entre le grand public, les quelque 2100 professionnels accrédités, les 2600 enfants et adolescents des projections scolaires ainsi que les participants des programmes de la médiation culturelle.

"Nous avons gagné notre pari en misant sur un festival réinventé grâce à un retour au présentiel très fort et une dimension augmentée en virtuel acquise pendant la pandémie", a affirmé Raymond Loretan, président de la manifestation. "Visions du Réel est à la fois un festival de rencontres directes et une plateforme numérique forte au service d'une culture cinématographique diversifiée et globalisée".

Près de 70 pays représentés

Cette 53e édition a présenté 160 films documentaires de 68 pays différents depuis le 7 avril pour son grand retour en présentiel dans les salles. Sur 124 films dans la sélection officielle, 85 films ont été présentés en première mondiale.

Le réalisateur, scénariste et producteur italien Marco Bellocchio a reçu le Prix d'honneur de cette édition 2022. Kirsten Johnson, cinéaste américaine et directrice de la photographie était, elle, l'invitée spéciale cette année à Nyon.

La 54e édition de Visions du Réel aura lieu du 21 au 30 avril 2023, ont déjà annoncé les organisateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais

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La nouvelle expo temporaire du Musée romain de Lausanne-Vidy part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.

"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.

Dialogue présent-passé

Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.

Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.

Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.

Suivre l'héroïne Nova

Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.

"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.

Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les oeuvres d'Eric Alibert sur l'Arve au Musée de Carouge (GE)

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L'Arve sera au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'Arve et ses berges dans les oeuvres du peintre franco-suisse Eric Alibert seront au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE). Du 4 juin au 9 août, le public pourra observer ce dialogue avec la nature sur papiers japonais.

"Nous sommes la nature !", affirme notamment l'artiste qui a peint plusieurs animaux. Les badauds pourront voir cinq salles qui font le lien entre l'être humain et celle-ci.

La rivière, les langages non humains, la nature qui se cache ou encore la conscience écologique constituent les différentes composantes au menu.

Une exposition complémentaire d'une vingtaine de panneaux aura aussi lieu du 5 juin au 11 août aux Bains des Pâquis. Les professions liées à la rivière, ses infrastructures ou encore ses animaux seront au centre d'une approche plus historique de l'Arve.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Décès du sociologue français Edgar Morin, "braconnier du savoir"

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Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, Edgar Morin était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France (archives). (© KEYSTONE/EPA POOL/YOAN VALAT / POOL)

Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort vendredi à l'âge de 104 ans, a appris l'AFP samedi auprès de son épouse. Celui qui se considérait comme un "braconnier du savoir" était une figure majeure de la vie intellectuelle française.

Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science.

"Jusqu'à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Aujourd'hui, le vide qu'il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté.

Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque.

Briser les frontières

Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, dont celle de Genève, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits.

L'originalité de ce juif laïque a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. A la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines.

Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme".

Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin.

Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le MAH à Genève met à l'honneur le premier égyptologue suisse

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Le Musdée d'art et d'histoire (MAH) de Genève dévoile une exposition en lien avec le premier égyptologoue suisse (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Musée d'art et d'histoire (MAH) de Genève met à l'honneur le premier égyptologue Edouard Naville, pour les 100 ans de son décès. Une exposition revient sur ses recherches, de même que celles de son épouse Marguerite.

Dès ce samedi et jusqu'au 27 novembre, elle met en avant le travail de celui qui a contribué à faire de Genève un centre pour l'étude de l'Egypte antique. Des objets pharaoniques du musée viennent de ses fouilles menées en collaboration avec son épouse.

Leurs archives dévoilent une période importante de l'archéologie égyptienne, ajoute le MAH.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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