Rejoignez-nous

Économie

Le directeur général de Renault exclut une fusion avec Nissan

Publié

,

le

Le patron de Renault a exclu une fusion avec Nissan, dont le français est le principal actionnaire, mais a estimé que "beaucoup plus de coopération" était possible entre les deux constructeurs. (Archives © KEYSTONE/AP/DAVID ZALUBOWSKI)

Le directeur général de Renault a exclu une fusion avec Nissan, dont le français est le principal actionnaire, mais a estimé que "beaucoup plus de coopération" était possible entre les deux constructeurs dans un entretien avec un journal italien publié mercredi.

"Depuis 2010, la logique a été toujours de faire converger les organisations (de Renault et Nissan) pour préparer la fusion. Je ne vois pas ça, je n'imagine pas une fusion car je ne suis pas sûr que cela ait un sens opérationnel", a déclaré Luca de Meo dans une interview au quotidien Il Sole-24 Ore.

"Je vois en revanche beaucoup plus de coopération et cela sera possible si l'alliance (Renault-Nissan-Mitsubishi Motors évolue. Dans quelle direction, on verra", a-t-il ajouté.

Le président de Renault et de l'alliance, Jean-Dominique Senard, a déjà lui aussi déclaré à plusieurs reprises qu'une fusion n'était plus nécessaire.

Les relations entre Renault et Nissan s'étaient tendues en raison notamment de l'inégalité de leurs participations croisées et avaient éclaté au grand jour en 2018-2019 avec l'affaire Carlos Ghosn.

M. Ghosn, qui était le grand patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors à l'époque, avait été arrêté puis inculpé au Japon pour diverses malversations financières présumées.

Il a fui au Liban fin 2019, d'où il continue de clamer son innocence et de dénoncer un complot ourdi, selon lui, par Nissan avec l'appui du gouvernement japonais, pour le faire tomber et éviter ainsi une union plus étroite avec Renault qui était alors en projet.

"Cessez-le-feu"

Le constructeur tricolore, dont l'Etat français possède environ 15% du capital - un autre facteur d'inquiétude pour les Japonais - contrôle 43,4% du capital de Nissan, alors que le constructeur nippon ne détient que 15% des parts de Renault, sans droits de vote.

Les relations entre Renault et Nissan se sont réchauffées depuis l'arrivée fin 2019 d'une nouvelle équipe dirigeante pro-alliance à la tête du groupe japonais.

Affaiblis par la pandémie et désormais par la pénurie de semi-conducteurs, les trois groupes de l'alliance ont présenté en mai 2020 une nouvelle stratégie mondiale destinée à renforcer leur compétitivité et rentabilité, en s'appuyant chacun sur les forces de l'autre.

Interrogé récemment par le quotidien économique japonais Nikkei, un haut responsable de Nissan a toutefois estimé sous couvert de l'anonymat que la relation avec Renault ressemblait plutôt à un "cessez-le-feu", en mettant provisoirement de côté les sujets qui fâchent à cause de difficultés opérationnelles plus urgentes à régler chez l'un comme l'autre.

Arrivé en juillet 2020 chez Renault, M. de Meo voit pour sa part dans cette longue alliance un possible facteur de succès.

"Nous devons utiliser le fait que nous sommes mariés depuis 20 ans, il y a des enfants, il y a des moments de tension, mais nous avons tant à gagner en restant alignés" dans les politiques de développement futur, a-t-il insisté.

"En 2018, Renault-Nissan était techniquement en termes de volumes de ventes et d'immatriculations numéro 1 au monde, mais si le numéro 1 au monde ne gagne pas d'argent ça veut dire que ce modèle ne fonctionne pas sur le long terme", a-t-il dit, expliquant avoir mis Renault "au régime pour faire revenir le groupe à un poids idéal pour ses affaires".

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Vers un nouveau visage pour un axe central au coeur de Morges

Publié

le

Axe central et commerçant situé entre la Grande-Rue et les quais à Morges (VD), la rue Louis-de-Savoie va être repensée et réaménagée ces prochains mois (archives). (© Keystone/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Axe central et commerçant situé entre la Grande-Rue et les quais à Morges (VD), la rue Louis-de-Savoie va changer de visage ces prochains mois. Après des travaux de renouvellement des conduites souterraines, l'espace public sera réaménagé avec des terrasses, remis en valeur et végétalisé. La vitesse sera modérée à 30 km/h.

"Des travaux urgents de renouvellement des infrastructures souterraines nécessitent une intervention sur la rue Louis-de-Savoie. La Municipalité saisit cette occasion pour réaménager cet espace public et soumet un préavis au Conseil communal afin d'obtenir les crédits de construction pour ces aménagements", a-t-elle indiqué jeudi dans un communiqué.

"Pour rendre cet axe patrimonial du bourg plus agréable pour la population et les commerces", l'exécutif souhaite "apaiser le trafic, favoriser la mobilité douce, apporter de la végétalisation et de l'ombre, ou encore créer des espaces de vie, de pauses et de rencontres".

Cela se traduira par des aménagements réversibles, confortables, installés dans une approche modulaire et évolutive. Une phase-test d’une année permettra d’adapter le projet en fonction des retours des citoyennes et des citoyens, souligne la Ville. La pose d'un revêtement phono absorbant sur cette rue est également prévue, contribuant à la réduction du bruit routier.

La rue Louis-de-Savoie, les quais du Mont-Blanc et Jean-Louis-Lochmann ainsi que les traversées reliant ces deux axes bénéficieront par ailleurs d'une réduction de la vitesse à 30 km/h, facilitée grâce à la nouvelle procédure proposée par le canton, a encore indiqué la Municipalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Biden et Macron affichent une entente parfaite

Publié

le

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont été reçus en grande pompe à la Maison Blanche par le président américain avec tout l'apparat associé à une visite d'Etat. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS KLEPONIS / POOL)

Joe Biden et Emmanuel Macron ont affiché jeudi avec force leur bonne entente, s'engageant d'une même voix à soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra" et à "coordonner" leur réponse vis-à-vis de la Chine, ainsi qu'à gérer leurs différends.

"Nous resterons unis pour s'opposer à la brutalité" de la Russie en Ukraine, a affirmé le président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français, qui a lancé: "On veut réussir ensemble, pas l'un contre l'autre".

Les deux présidents se sont notamment engagés à fournir à l'Ukraine "une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra", y compris en renforçant la défense anti-aérienne de ce pays, selon un communiqué conjoint publié à l'issue d'une rencontre de plus d'une heure dans le Bureau ovale à la Maison Blanche.

"Coordonnés" sur la Chine

Sur la Chine, ils se sont engagés à "coordonner" la réponse de leurs pays aux "défis posés" par le géant asiatique, notamment en matière de droits humains et à travailler "avec la Chine sur des sujets mondiaux d'importance, comme le changement climatique".

Les deux dirigeants ont aussi exprimé leur désir de "renforcer le partenariat entre les Etats-Unis et l'Union européenne sur l'énergie propre et le climat" et se sont engagés à travailler pour "synchroniser" leurs approches en matière d'industrie verte, après des frictions autour des subventions accordées par les Etats-Unis aux produits "Made in USA". M. Macron a dénoncé des mesures "super agressives" pour les entreprises européennes.

Alliance solide

Les deux hommes avaient auparavant réaffirmé la solidité de l'alliance entre les Etats-Unis et la France. "Les Etats-Unis ne pourraient pas demander de meilleur partenaire avec qui travailler que la France", a affirmé le dirigeant américain depuis les jardins de la Maison Blanche.

"Notre destin commun est de répondre ensemble" aux défis du monde, lui a répondu le président français. "Nos deux nations sont soeurs dans leur combat pour la liberté", a-t-il assuré, appelant à ce que la France et les Etats-Unis redeviennent "frères d'armes".

Mauvais début

L'octogénaire démocrate se fait fort, après les convulsions de la présidence de Donald Trump, de resserrer les liens avec les partenaires traditionnels des Etats-Unis, dont leur "plus vieil allié", la formule consacrée à Washington pour désigner la France.

Cela n'avait pourtant pas très bien commencé avec son homologue français. En septembre 2021, les Etats-Unis avaient annoncé une spectaculaire nouvelle alliance militaire avec le Royaume-Uni et l'Australie, soufflant à la France un énorme contrat de sous-marins.

Joe Biden, sans revenir sur le fond de la décision, avait reconnu une "maladresse". Il a depuis tout fait pour apaiser Emmanuel Macron, un processus qui, selon les analystes, culmine dans cet accueil solennel à Washington.

Programme d'investissements

Depuis un autre sujet de dissension est apparu: voulant redynamiser son industrie et rassurer une classe moyenne ébranlée par la mondialisation, tout en tenant tête à Pékin, le président démocrate a en particulier fait voter un gigantesque programme d'investissements, le "Inflation Reduction Act" qui inquiète les Européens.

Mais jeudi, il a assuré que les créations d'emplois ne se fassent pas aux dépens de l'Europe. "Vous allez peut-être régler votre problème mais vous allez aggraver le mien", a dit Emmanuel Macron à des parlementaires américains, en insistant sur la nécessité pour la France aussi de soutenir la classe moyenne et l'emploi.

Ces choix "vont fragmenter l'Occident", a-t-il ensuite martelé devant la communauté française. Ils "ne peuvent fonctionner que s'il y a une coordination entre nous, si on se décide ensemble, si on se resynchronise".

Emmanuel Macron devait encore se rendre jeudi au département d'Etat pour un déjeuner en présence la vice-présidente Kamala Harris avant de participer au dîner de gala dans la soirée à la Maison Blanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

USA: l'inflation ralentit en octobre, à 6,0% sur un an (PCE)

Publié

le

L'inflation, qui a atteint aux Etats-Unis des niveaux inédits depuis quarante ans, est la priorité de la Réserve fédérale, qui relève ses taux pour faire faire ralentir la consommation. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS)

La hausse des prix à la consommation a ralenti en octobre aux Etats-Unis en octobre, à 6,0% sur un an contre 6,3% en septembre, selon l'indice PCE, privilégié par la Banque centrale américaine (Fed), et publié jeudi par le Département du Commerce.

Sur un mois seulement, l'inflation est stable, à 0,3%, surprenant les analystes qui s'attendaient à une légère accélération et tablaient sur +0,4%.

L'inflation, très forte depuis un an, à des niveaux qui n'avaient pas été observés depuis le début des années 1980, est la priorité de la Fed, qui relève ses taux pour faire ralentir la consommation, et donc l'économie. Cela doit permettre de desserrer cette pression sur les prix.

L'indice PCE de l'inflation est celui qu'elle privilégie, et souhaite ramener à 2%, niveau considéré comme sain pour l'économie.

Une autre mesure, l'indice CPI, qui fait référence notamment pour l'indexation des retraites, et avait été publiée deux semaines plus tôt, avait également montré un ralentissement, à 7,7% sur un an contre 8,2% en septembre, tombant à son plus bas niveau depuis janvier 2022.

Par ailleurs, les ménages ont vu en octobre leurs revenus augmenter de 0,7% sur un mois, selon le gouvernement, une hausse plus forte qu'attendu et supérieure à celle de septembre (0,4%). Cette progression est due aux augmentations de salaires, mais aussi de prestations sociales et aides des Etats.

Les Américains ont aussi accéléré leurs dépenses, qui sont, comme anticipé par les analystes, en hausse de 0,8% (contre +0,6% en septembre).

Ils ont notamment sorti leurs billets et cartes bancaires pour acheter de l'essence et des voitures, mais aussi se nourrir et se loger.

"Les dépenses de consommation restent résilientes, face à une inflation au plus haut depuis 40 ans et à une hausse des coûts d'emprunt", a commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE.

Ces dépenses de consommation, en biens comme en services, devraient cependant soutenir la croissance américaine, qui avait rebondi au deuxième trimestre après s'être contractée au premier semestre.

D'autant plus que la saison des fêtes a démarré en fanfare, avec les journées de promotion de Black Friday et Cyber Monday.

Les ventes sur l'ensemble de la saison devraient progresser de 6 à 8% par rapport à l'an dernier pour atteindre jusqu'à 960,44 milliards de dollars, anticipe la Fédération nationale de la distribution NRF.

Le risque de récession plane cependant toujours sur l'économie américaine.

Mais le président de la Fed, qui lutte contre la forte inflation en renchérissant le coût du crédit, au risque de trop ralentir l'économie et de provoquer une récession, s'est montré optimiste mercredi.

La possibilité de parvenir à un "atterrissage en douceur" pour l'économie américaine, qui verrait l'inflation rentrer dans les clous sans faire plonger les Etats-Unis dans la récession, est "très plausible", a estimé Jerome Powell.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Le parking de l'esplanade des Vernets va laisser la place à un parc

Publié

le

Le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc bordé d'un canal, en face des 1500 nouveaux logements en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le projet lauréat du concours d'aménagement de l'esplanade des Vernets, qui jouxte la patinoire et la piscine, est connu. Le parking va laisser la place à un parc d'un hectare, alors que 1500 nouveaux logements sont en cours de construction sur le terrain où se trouvait la caserne.

"L'urgence climatique ordonne de transformer en parc le paysage minéral et désolant du vaste parking, qui évoque une banlieue des années 1960", a souligné jeudi devant les médias la conseillère administrative Frédérique Perler, en charge du Département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité de la Ville de Genève, maître de l'ouvrage. Treize projets ont concouru.

Intitulé "L'eau et la terre" et conçu par l'Atelier Descombes Rampini, le projet lauréat a été choisi à l'unanimité pour son concept ouvert, a fait savoir le président du jury Gurric Péré, paysagiste et urbaniste à Lyon (F). "Tous les abords du parc sont équipables et pourront être adaptés en fonction des besoins", a-t-il salué.

Canopée dense

Alors qu'un ouvrage de 900 places verra le jour sous les nouveaux immeubles, le parking des Vernets sera remplacé par une prairie. A son nord, la bordure qui longe la patinoire restera minérale pour la tenue d'activités ou de manifestations. A l'est, une buvette sera aménagée avec une grande terrasse. Les bordures à l'ouest et au sud accueilleront un cordon arborisé à la canopée très dense.

Le projet prévoit la création d'un canal alimenté par le réseau GeniLac qui chauffera les immeubles voisins. L'eau irriguera les plantations avant d'être évacuée dans l'Arve, a indiqué l'architecte Julien Descombes. Largement végétalisée et essentiellement dédiée à la mobilité douce, la rue Hans-Wilsdorf servira de liaison entre la ville et le secteur Praille-Acacias Vernets, en pleine mutation.

Le projet lauréat devrait prendre forme en 2025 ou 2026, a fait savoir Madame Perler. Des études approfondies auront lieu l'an prochain. L'exécutif municipal déposera prochainement une demande de crédit d'investissement de 20 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Plus de 200'000 signatures pour des entreprises responsables

Publié

le

La "Coalition pour des multinationales responsables" a déposé jeudi une pétition munie de plus de 200'000 signatures à Berne. Elle demande au Conseil fédéral une loi efficace pour que les multinationales assument leurs responsabilités sociales et environnementales. (© KEYSTONE/AP/A.M. AHAD)

La "Coalition pour des multinationales responsables" a déposé jeudi une pétition munie de 217'509 signatures auprès de la Chancellerie fédérale. Elle demande au Conseil fédéral et au Parlement une loi efficace pour des entreprises responsables, sur un modèle de l'UE.

Exactement deux ans après la votation sur l’initiative pour des multinationales responsables qui avait échoué de justesse - rejetées par une majorité de cantons, mais acceptée par 50,7% des votants -, les initiants ont déposé une pétition à Berne. Alors que l’UE s’apprête à introduire une loi "efficace" sur la responsabilité des multinationales, le Conseil fédéral doit tenir sa promesse formulée lors de la campagne de votation de 2020, a relevé Dick Marty, ex-conseiller aux Etats (PLR/TI) et membre du comité de la Coalition pour des multinationales responsables.

"A ce jour, si une multinationale comme Glencore viole les droits humains ou détruit l’environnement, elle n'est toujours pas tenue de répondre de ses actes", a rappelé pour sa part Chantal Peyer, conseillère politique à l’EPER et également membre du comité de la Coalition.

De nouveaux cas de violation

Depuis la votation sur l’initiative pour des multinationales responsables, de nouveaux cas de violation des droits humains et de pollution de l’environnement par des multinationales établies en Suisse sont régulièrement rendus publics, relève encore la Coalition. Fin septembre, les journaux de Tamedia ont révélé que l’UBS finançait des multinationales agroalimentaires brésiliennes impliquées dans la déforestation illégale.

Le leader mondial du transport de conteneurs MSC fait démanteler ses navires dans des conditions catastrophiques sur des plages indiennes. De plus, de nouveaux documents révèlent par quels moyens Syngenta a dissimulé la dangerosité de son pesticide: le paraquat.

"Les multinationales doivent être tenues de répondre des dommages qu’elles causent. C’est la seule façon d’éviter de tels problèmes à l’avenir", conclut Rahel Ruch, directrice de la Coalition pour des multinationales responsables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X