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Genève

Compromis trouvé sur la réforme de la fiscalité des entreprises

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Le Grand Conseil genevois a mis sous toit jeudi au terme d'un débat-fleuve un accord sur la réforme de l'imposition des entreprises. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, le volet cantonal de la réforme fiscale des entreprises est sous toit. Le Grand Conseil a accepté jeudi un compromis qui fixe le taux unique d'imposition à 13,99%. Le peuple aura le dernier mot le 19 mai.

L'enjeu majeur pour Genève est de maintenir l'attractivité du canton et de préserver l'emploi, a relevé la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet. "C'est un signal fort pour l'avenir", a ajouté la grande argentière.

Les Verts et Ensemble à Gauche se sont opposés lors d'un débat-fleuve à ce "compromis boîteux" et "antisocial". L'UDC a aussi refusé l'accord, mais en fustigeant pour sa part le pendant social de cette réforme beaucoup trop généreux à ses yeux.

La réforme de l'imposition des entreprises supprime l'inégalité entre les entreprises à statut, actuellement imposées à 11,6% et les autres qui sont soumises à un taux de 24,2%. Le paquet ficelé réduit les pertes fiscales à 186 millions au niveau cantonal à 46 millions pour les communes.

La principale mesure compensatoire passe par une aide de 186 millions de francs en faveur des ménages pour payer les primes d'assurance-maladie. Il s'agit d'un contre-projet à une initiative de la gauche qui plafonne les primes à 10% du revenu des ménages. Ce contre-projet a été accepté jeudi par 73 voix contre 11 et 4 abstentions alors que l'initiative a été rejetée par 55 voix contre 39.

Les deux textes seront au menu des votations du 19 mai en même temps que l'élément central de la réforme fiscale, soit la loi sur l'imposition des personnes morales (LIPM) soumise à référendum obligatoire. Première de plusieurs lois votées jeudi par le Grand Conseil, la LIPM est passée par 62 voix contre 18.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Trafic de drogue dans un appartement proche de la gare Cornavin

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La police genevoise a découvert qu'un appartement proche de la gare Cornavin servait de point de vente de drogues. Les inspecteurs y ont trouvé 703 grammes d'héroïne, 125 grammes de cocaïne, du matériel de conditionnement et 722 francs. Deux hommes de 26 et 52 ans ont été interpellés. (Illustration - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
La police genevoise a découvert qu'un appartement proche de la gare Cornavin servait de point de vente de drogues. Les inspecteurs y ont trouvé 703,2 grammes d'héroïne, 124,8 grammes de cocaïne, du matériel de conditionnement et 722 francs. Deux hommes de 26 et 52 ans ont été interpellés.

Un dispositif de surveillance a été mis en place lundi par la Brigade voie publique et stupéfiants, a indiqué mardi la police genevoise. Les policiers ont interpellé un homme sortant de l'appartement: il détenait cinq sachets d'héroïne, pour un total de 27,1 grammes. Un autre homme a été interpellé dans l'appartement en possession de 900 francs.

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Le PLR exclut Pierre Maudet

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Le comité directeur du PLR genevois et son président Bertrand Reich ont décidé d'exclure Pierre Maudet. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Le comité directeur du PLR Genève a décidé d’exclure lundi matin le conseiller d’Etat Pierre Maudet du parti. Vingt-deux voix se sont prononcées en faveur de l’exclusion, une personne s’est abstenue et une autre s’est prononcée contre.

Le vote s'est déroulé au terme d'une heure et demie de discussions, a indiqué le président du PLR Genève Bertrand Reich lors d'un point de presse improvisé. M.Reich a parlé d'un choix "clair et lourd" qui a été pris en lien avec les valeurs du parti. Jamais encore un conseiller d'Etat en fonction n'avait été exclu de son parti.

Pierre Maudet, qui se débat dans les filets de la justice depuis bientôt deux ans, a maintenant la possibilité de s’opposer à cette exclusion du comité directeur en appelant à l’assemblée générale du PLR Genève et en tentant de retourner la situation auprès de celle-ci. Il a trente jours pour le faire.

Le conseiller d'Etat avait prévenu en fin de semaine dernière qu'il ne se rendrait pas à la réunion de lundi matin. "Mon droit à être entendu est un leurre", avait-il dit, affirmant qu'il ne participerait pas "à ce procès politique".

Impensable

Du côté du comité directeur du PLR, la vision est tout autre. Il est impensable d'avoir un conseiller d'Etat impliqué dans un procès pénal, a estimé M.Reich. Ce dernier faisait référence à l'intention du Ministère public genevois de renvoyer le magistrat en jugement pour acceptation d'avantages.

Une autre procédure devant la justice a aussi pesé sur le vote. M.Maudet a effet affiché sa volonté de s'associer à une plainte déposée par son fidèle lieutenant Simon Brandt pour abus d'autorité. Le conseiller municipal, soupçonné de violation de secrets de fonction, avait été arrêté et auditionné en décembre dernier.

"M.Maudet a le droit de se défendre, je l'y encourage", a souligné M.Reich. "Mais le conseiller d'Etat a aussi le devoir de préserver les institutions". Il peut accuser la justice d'errements, la police d'abus, le procureur général de partialité, mais "il doit le faire en tant que citoyen", a souligné le président du PLR.

Exclusion immédiate

"La décision d'exclusion entre en vigueur maintenant", a relevé M.Reich. Si une assemblée générale du parti est convoquée, il faudra alors attendre qu'elle se prononce sur la question avant d'éventuellement réintégrer le magistrat au sein du PLR. M.Maudet, qui a affirmé qu'il ne démissionnerait qu'en cas de condamnation, exercera sa fonction en tant qu'indépendant.

M.Reich a déclaré avoir de l'incompréhension vis-à-vis de Pierre Maudet. Il a reconnu ses qualités politiques, sa capacité de travail, son activité durant la crise sanitaire. Il lui a reproché toutefois d'être centré sur son destin à lui et "de ne pas s'intéresser au sort du parti qui lui a permis d'être là".

"Sans le PLR, Pierre Maudet n'existerait pas", a encore insisté M.Reich. Le conseiller d'Etat ne semble d'ailleurs plus disposer de beaucoup d'appuis au sein de la formation politique qui l'a vu grandir. Pour l'affirmer, le président du PLR s'est référé aux nombreux messages que lui a envoyés la base du parti.

Une escapade qui coûte cher

L'affaire "Maudet", qui plombe la vie politique genevoise depuis bientôt deux ans, s'est à nouveau emballée la semaine dernière, lorsque le Ministère public a déclaré son intention de renvoyer le conseiller d'Etat devant un tribunal, le soupçonnant d'acceptation d'avantages.

Le voyage controversé du magistrat à Abu Dhabi en novembre 2015 est la principale charge qui pèse sur les épaules du magistrat. En revanche, le volet portant sur le financement des activités politiques de Pierre Maudet, et notamment des fonds versés par le groupe hôtelier Manotel, devrait faire l'objet d'un classement.

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Genève

2300 signatures pour demander la gratuité des transports publics à Genève

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Les Jeunes POP veulent la gratuité des transports publics dans le canton de Genève (photo d'illustration). KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Les Jeunes POP Genève ont déposé mercredi auprès du Grand Conseil genevois une pétition munie de 2331 signatures qui demande des transports publics gratuits dans tout le canton. Pour les Jeunes POP, il s'agit de la seule solution pour désengorger les villes de façon écologique.

La gratuité des transports publics permettrait aussi d'alléger les budgets des familles et des petits revenus. Selon les pétitionnaires, les transports publics ne doivent pas être réservés à ceux qui en ont les moyens. C'est un droit de toutes et tous, soulignent-ils.

Des pétitions semblables avaient déjà été déposées par les sections neuchâteloise, vaudoise et fribourgeoise des Jeunes POP.

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15 millions demandés pour le Salon de l'auto

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Prévu début mars 2020, le salon de l'auto avait dû être demantelé après l'interdiction de grandes manifestations en raison de la propagation du coronavirus (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
La fondation qui détient les droits du Salon de l'auto de Genève estime la valeur de la manifestation à 15 millions de francs.

C'est sur cette base que les négociations seront engagées prochainement avec Palexpo, désigné comme le repreneur naturel du Geneva International Motor Show (GIMS).

"Nous pensons que c'est une proposition honnête. Cela donnera la possibilité à Palexpo de devenir propriétaire du GIMS. (...) Je rappelle que le Salon rapporte à Palexpo 30 à 35 millions de francs par an, un tiers de son chiffre d'affaires", a indiqué mardi François Launaz, président d'Auto-Suisse, faîtière des importateurs suisses d'automobiles, lors d'une conférence de presse.

Les organisateurs du GIMS ont réuni la presse mardi afin de commenter la décision communiquée la veille d'abandonner l'édition 2021 et du salon et de vendre celui-ci à la société Palexpo, détenue majoritairement par l'Etat de Genève. Les actuels propriétaires de la manifestation ont refusé le prêt de 16,8 millions de francs débloqué par le Grand Conseil genevois début juin.

"Il est temps d'accélérer les choses. Nous attendons une solution depuis mars."

M. Launaz a souligné que les responsables de Palexpo ont accepté de lancer des négociations. "Si nous attendons jusqu'en septembre ou octobre, ce serait mauvais. Il serait préférable de parvenir à un accord d'ici fin août", a renchéri Maurice Turrettini, président de la Fondation Salon International de l'Automobile.

L'objectif serait de garder une marge de manoeuvre suffisante pour préparer l'édition 2022 du GIMS. La tenue d'un salon l'année prochaine n'est pas totalement exclue, mais la décision reviendra au nouveau propriétaire, a considéré M. Turrettini.

Aux yeux des importateurs automobiles, Palexpo apparaît comme le repreneur idéal, bien qu'initialement ceux-ci s'étaient opposés à une prise de contrôle par la société. Pour Maurice Turrettini, les choses ont changé. Désormais, la vente à Palexpo constitue la priorité.

Si les négociations venaient à capoter, la fondation se mettrait à la recherche d'un nouvel investisseur. Une "personne" intéressée se serait déjà manifestée.

La fondation sera liquidée à terme et sa fortune distribuée à une association ou une fondation oeuvrant en faveur de l'automobile, selon François Launaz.

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Genève

Le salon de l'auto n'aura pas lieu en 2021

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Le secteur automobile étant confronté à une crise majeure, les exposants ont besoin de temps avant de pouvoir investir dans un salon. En outre, il n'est pas certain que la situation sanitaire permette l’organisation d’un événement regroupant plus de (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
L'édition 2021 du Salon de l'auto de Genève a été annulée en raison des conséquences financières de la pandémie, ont annoncé ses organisateurs. Le prêt de 16,8 millions de francs de l'Etat de Genève est refusé. Une vente du salon à Palexpo est la solution privilégiée.

Dans un communiqué, le Comité et le Conseil de Fondation du Salon International de l'Automobile indiquent lundi avoir "renoncé à organiser une manifestation en 2021 pour des raisons évidentes: suite à un sondage, la majorité des exposants a indiqué qu'elle ne participerait probablement pas à une édition 2021 et qu'elle favorisait une prochaine édition en 2022".

Le secteur automobile étant actuellement confronté à une crise majeure, les exposants ont besoin de temps avant de pouvoir investir dans un salon. En outre, il n'est pas certain que la situation sanitaire permette l’organisation d’un événement regroupant plus de 600'000 visiteurs et 10'000 journalistes au printemps prochain.

Prêt refusé

La Fondation avait demandé au canton de Genève un soutien financier pour couvrir les pertes causées par l'annulation de l'édition 2020, estimées à 11 millions de francs, et préparer une nouvelle édition. Début juin, le Grand Conseil de Genève a approuvé un prêt de 16,8 millions de francs suisses pour la Fondation.

Tout en remerciant les autorités cantonales, la Fondation ne considère pas les termes de ce prêt comme une garantie de stabilité financière à long terme. En effet, la Fondation devrait dès juin 2021 rembourser un million de francs sans avoir bénéficié d’une entrée d’argent au préalable, l’édition 2021 ne pouvant avoir lieu.

Ce prêt étant également soumis à la condition qu'un événement soit organisé en 2021, la Fondation se voit dans l’obligation de refuser la proposition du canton.

Vente à Palexpo

La Fondation a décidé de privilégier la vente du salon à Palexpo SA, l’objectif étant de trouver une solution permettant l’organisation régulière d’un salon automobile international à Genève. L'achat des actifs transférerait tous les droits de l'organisation à Palexpo.

Le salon de l'auto est la plus grande manifestation publique de Suisse, rappellent les organisateurs. Ses retombées économiques pour le canton de Genève sont estimées à quelque 200 millions de francs par an.

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