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Berne affirme son soutien à l’Iran

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Au côté de son homologue iranien Hassan Rohani, le président de la Confédération a réaffirmé le plein soutien de la Suisse à l'accord sur le programme nucléaire iranien. Cet accord doit continuer d'être mis en oeuvre et la Suisse va faire tout ce qu'elle peut.

"Vous pouvez compter sur nous pour la poursuite de ces efforts", a déclaré Alain Berset en conclusion de son allocution devant les médias mardi midi, au terme de la visite officielle du chef d'Etat iranien. La situation actuelle, depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord, crée de "l'insécurité et de l'instabilité", a-t-il déploré.

Cet accord est "dans l'intérêt des pays du monde entier et pour la paix internationale", a pour sa part souligné M. Rohani. Et d'insister sur la nécessité pour "tous les pays" de respecter l'accord signé en 2015 après de "longues et difficiles négociations". Le texte avait été approuvé dans la foulée par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2231.

Trois signatures

A plusieurs reprises, les deux présidents ont relevé les bonnes relations bilatérales, "malgré des points de divergence", a relevé M. Berset. De concert, ils ont insisté sur leur volonté d'approfondir ces relations et le dialogue sur "tous les sujets", selon M. Berset, et en particulier la coopération dans les domaines de la science, de la culture et des technologies, a expliqué le chef d'Etat iranien.

Les hauts représentants suisses et iraniens ont signé à cette occasion deux déclarations d'intention et un accord, a constaté Keystone-ATS. L'accord porte sur le transport routier entre les deux pays, c'est-à-dire la possibilité pour des compagnies des deux pays de transporter entre eux des marchandises ou des personnes.

Prochaine étape: Vienne

Johann Schneider-Ammann a signé avec le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif une déclaration d'intention sur la recherche scientifique. Enfin, les deux pays ont paraphé une déclaration d'intention dans le domaine de la santé.

Après sa visite en Suisse, M. Rohani poursuivra son périple diplomatique en Autriche. C'est à Vienne qu'a été conclu en juillet 2015 l'accord ayant permis à l'Iran de sortir de son isolement international en échange de la mise en sommeil de son programme nucléaire et de son engagement à ne jamais chercher à acquérir la bombe atomique.

(ATS / KEYSTONE - PETER KLAUNZER)

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Des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires

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La première étape du projet consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques. (©AP/OXFORD UNIVERSITY POOL)

Une première mondiale qui pose des questions éthiques: des chercheurs britanniques comptent infecter des volontaires avec le nouveau coronavirus et les scruter pour faire avancer la recherche, en vue notamment de la mise au point d'un vaccin très attendu.

Déjà employée pour d'autres maladies, cette méthode n'avait jamais été utilisée dans la riposte à la pandémie de Covid-19, dont la deuxième vague actuelle en Europe provoque le retour au confinement dans certains pays sans assurance qu'un vaccin soit disponible prochainement.

La première étape du projet, mené en partenariat par l'Imperial College de Londres, consiste à explorer la faisabilité d'une exposition au SARS-CoV2 de volontaires de 18 à 30 ans en bonne santé et sans facteurs de risques.

Cette phase initiale vise à déterminer la quantité de virus qui produit des symptômes chez une personne, explique l'Imperial College sur son site internet. Il s'agira ensuite d'étudier "comment les vaccins agissent dans le corps pour stopper ou empêcher le Covid-19, regarder les traitements potentiels et étudier la réponse immunitaire" de l'organisme.

"Notre priorité numéro un est la sécurité des volontaires", a souligné le Dr Chris Chiu, qui conduit ces recherches au département des maladies infectieuses à l'Imperial College, dont l'équipe réalise de telles études sur des virus respiratoires depuis 10 ans.

Les volontaires seront infectés "par le nez", une "voie naturelle" qu'emprunte le virus, a déclaré sur BBC Radio 4 Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à la même université, qui codirige les travaux.

"Le grand avantage de ces études sur des volontaires est que nous pouvons regarder chaque volontaire avec beaucoup d'attention, non seulement pendant l'infection mais aussi avant l'infection, et que nous pouvons surveiller ce qui se passe à chaque étape, y compris avant que les symptômes ne se développent", a-t-il ajouté.

Les volontaires devront rester pendant deux semaines et demie, "à la fois pour effectuer les prélèvements et surveiller leur état avec beaucoup de soin et assurer la sécurité du public", a-t-il ajouté.

Risque "raisonnable"

Constituant une énorme source d'informations, ces recherches permettent de travailler sur un nombre de patients beaucoup plus faible que les essais cliniques pour des vaccins, qui impliquent jusqu'à des milliers de volontaires.

"De petites centaines ou quelques dizaines de volontaires" permettent d'avoir une "idée très nette sur le fait de savoir si un vaccin va fonctionner" et sur "la manière dont il agit", apportant de précieuses informations sur l'évolution de la recherche, a ajouté le professeur Openshaw.

Une fois déterminés les paramètres du modèle, une phase qui devrait durer jusqu'au mois de mai, des comparaisons entre vaccins pourront alors être effectuées. "Assez optimiste", le scientifique estime que des vaccins seront disponibles en quantité limitée pour les personnes les plus à risque en début d'année prochaine.

Questions éthiques

Ce type d'essais, déjà utilisé dans le passé dans la lutte contre des pathologies comme la typhoïde et le choléra, ne va pas sans poser des questions morales. Ils "doivent être soigneusement conçus pour s'assurer que ceux qui y participent sont pleinement informés des risques" et que ceux-ci "soient réduits au minimum", a réagi Dominic Wilkinson, professeur d'éthique médicale à l'université d'Oxford.

Selon lui, "des centaines de jeunes gens au Royaume-Uni et ailleurs se sont déjà inscrits pour y participer". Ces essais "sont éthiques si les risques sont présentés en totalité et s'ils sont raisonnables", renchérit son collègue Julian Savulescu, qui dirige le centre d'éthique pratique de l'université d'Oxford.

"Les chances pour quelqu'un âgé de 20 ou 30 ans de mourir du Covid-19 sont à peu près les mêmes que le risque annuel d'être tué dans un accident de voiture", a-t-il poursuivi. "C'est un risque raisonnable à prendre, particulièrement pour sauver des centaines de milliers de vies".

Mais plusieurs scientifiques notent aussi les limites des conclusions qui pourraient être tirées d'une telle étude, justement car elle porte sur une population jeune et bien portante et car certains facteurs limitent la comparaison avec une exposition naturelle au virus.

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Plus de 40 millions de cas de Covid-19 déclarés dans le monde

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La hausse des contaminations détectées peut s'expliquer en partie par la forte augmentation du nombre de tests réalisés dans un certain nombre de pays. (©EPA/MATTEO CORNER)

Plus de 40 millions de cas de Covid-19 ont été recensés dans le monde, selon un comptage de l'AFP de sources officielles lundi 07H15 GMT. Plus de 2,5 millions de cas ont été déclarés ces 7 derniers jours, bilan le plus élevé depuis le début de la pandémie.

Au total, au moins 40'000'234 cas, dont 1'113'896 décès, ont été déclarés. Plus de la moitié des cas se situent aux États-Unis, en Inde et au Brésil, les trois pays les plus touchés avec respectivement 8'154'935 cas (219'674 décès), 7'550'273 infections (114'610 morts) et 5'235'344 cas (153'905 décès).

La hausse des contaminations détectées peut s'expliquer en partie par la forte augmentation du nombre de tests réalisés dans un certain nombre de pays. Malgré cette augmentation, une part importante des cas les moins graves ou asymptomatiques reste probablement non détectée.

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Couvre-feu nocturne en Ile-de-France et dans huit agglomérations

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Les habitants de Paris ne pourront pas sortir entre 21h00 et 06h00. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

Emmanuel Macron a annoncé mardi la mise en place dès samedi d'un couvre-feu entre 21h00 et 06h00 en Ile-de-France et dans 8 autres métropoles afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19 qui atteint un niveau "préoccupant". Cette mesure doit durer au moins quatre semaines.

Outre Paris, les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne sont concernées par cette mesure que le chef de l'Etat entend étendre jusqu'au 1er décembre, si le Parlement l'autorise.

Des amendes de 135 euros seront dressées en cas de non-respect du couvre-feu, et jusqu'à 1500 euros en cas de récidive. Des dérogations seront accordées, par exemple pour ceux qui "rentrent du travail après 21h00, ou qui travaillent de nuit", a indiqué le chef de l'Etat, lors d'une interview sur TF1 et France2.

En revanche, il n'y aura ni restrictions de transport lors du couvre-feu, ni de déplacement entre les régions, a-t-il précisé. Ces mesures n'empêcheront pas les gens de partir en vacances de la Toussaint qui débutent vendredi soir.

Face à une situation épidémique qu'il juge "préoccupante", le chef de l'Etat, égrénant les derniers chiffres d'entrées en réanimation ou d'hospitalisations, a appelé les Français à "réagir" et promis des aides économiques supplémentaires.

Jusqu'à l'été 2021

"Le virus est partout en France", a souligné le chef de l'Etat en estimant que "nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus". Il a également précisé que les soignants étaient "très fatigués" et qu'il n'y avait "pas de lits en réserve".

En ce sens, M. Macron a exhorté les Français à essayer au maximum de ne pas être plus de "six à table" dans les réunions privées, et d'y porter le masque. Il a en outre préconisé "deux à trois jours de télétravail par semaine" dans les entreprises où cela est possible, pour "réduire un peu la pression collective".

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Covid-19: une baisse "sans précédent" des émissions de CO2

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Les émissions de CO2 liées au transport ont plongé de 40% au premier semestre. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les restrictions liées à l'épidémie de Covid-19 ont entraîné une chute sans précédent des émissions de CO2 au premier semestre 2020, plus que pendant la crise financière de 2008 et la Seconde Guerre mondiale, ont indiqué des experts mercredi.

Les mesures de confinement prises par les gouvernements pour contrer la première vague du Covid-19 ont causé une baisse drastique des émissions de CO2 liées au transport, à l'aviation et l'énergie, selon une équipe internationale de chercheurs, dont l'étude a été publiée dans Nature Communications.

Se basant sur des chiffres de production électrique, du trafic de véhicules dans plus de 400 villes dans le monde, du nombre de vols ou encore de la production et la consommation, ils ont conclu que cette chute des émissions était la plus importante dans l'histoire récente.

Les émissions de CO2 liées au transport ont plongé de 40% au premier semestre, celles liées à la production d'énergie de 22% et celles liées à l'industrie de 17%, selon l'étude. Celles liées au logement résidentiel ont décliné de 3%, en dépit du télétravail massif, des chercheurs attribuant ce recul à un hiver anormalement doux qui a limité les besoins en chauffage.

Les chercheurs ont toutefois noté que les émissions avaient renoué avec leurs niveaux habituels en juillet 2020, quand la plupart des pays ont levé les restrictions mises en place.

L'Accord de Paris de 2015 prévoit de limiter la température en-dessous de 2°C, voire à 1,5°C comparé à la période pré-industrielle. Pour tenir cet objectif, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an entre 2020 et 2030, selon l'ONU.

Les auteurs de l'étude soulignent que la baisse des émissions début 2020 n'aidera pas à une réduction sur le long terme. Il faudrait une "refonte complète" de l'industrie et du commerce pour y parvenir, ajoutent-ils.

"Alors que la baisse des émissions de CO2 est sans précédent, la baisse des activités humaines ne peut pas être la réponse", indique le coauteur de l'étude Hans Joachim Schellnhuber, du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK). "Nous avons besoin de changements structurels et transformationnels de nos systèmes de production d'énergie et de consommation", dit-il.

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Apple va recycler des terres rares pour ses smartphones

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La directrice des politiques d'Apple en matière d'environnement a présenté les objectifs environnementaux du groupe lors de la présentation des iPhones 12, qui seront équipés de la 5G. (©KEYSTONE/AP)

Apple, qui entend réduire à "zéro" son impact sur le climat d'ici 2030, a annoncé mardi que les aimants des nouveaux iPhone sont produits à partir de terres rares recyclées. Cette nouvelle a des implications environnementales mais aussi géopolitiques.

"Pour la première fois, nous utilisons 100% de terres rares recyclées dans tous les aimants, y compris la nouvelle caméra", a déclaré Lisa Jackson, directrice des politiques du groupe californien en matière d'environnement. Elle s'exprimait pendant la présentation de la nouvelle gamme de smartphones, quatre iPhone 12 avec la 5G.

Les terres rares regroupent 17 métaux très courants, mais rarement présents dans des gisements exploitables commercialement. Ils sont indispensables à la fabrication des écrans, aimants et autres composants de biens électroniques courants.

La majorité des réserves se trouve en Chine, et cette dépendance inquiète l'Union européenne et les Etats-Unis, surtout à l'heure de la guerre commerciale entre Washington et Pékin. Dans le passé, la Chine a déjà menacé de bloquer ses exportations de terres rares raffinées.

Apple a aussi annoncé que les écouteurs et chargeurs ne seront plus inclus avec les iPhone, puisque de nombreux clients les ont déjà. Cette mesure doit "réduire les émissions CO2 et d'éviter d'utiliser des matériaux précieux", et aussi diminuer la quantité d'emballages.

Elle implique cependant pour les consommateurs de devoir dépenser plus pour s'équiper de nouveaux accessoires adaptés et souvent indispensables, vendus à part.

Le géant de l'électronique et des technologies a promis d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2030. "Cela veut dire que pour tous les appareils Apple vendus, l'approvisionnement en matériaux, la fabrication des composants, l'assemblage, le transport, l'utilisation par les consommateurs, le chargement des batteries, et même le recyclage seront à 100% neutres en termes d'émissions carbone", précise le communiqué du groupe.

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