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Bolsonaro rentre au Brésil pour la première fois depuis sa défaite

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Jair Bolsonaro a passé trois mois aux Etats-Unis après sa défaite à l'élection présidentielle (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Après un séjour de trois mois aux Etats-Unis, Jair Bolsonaro a effectué jeudi un retour discret au Brésil pour la première fois depuis sa défaite à la présidentielle contre Lula. Il est décidé à jouer un rôle politique important.

Décidé à refaire de la politique et porter haut les valeurs ultra-conservatrices, l'ex-président d'extrême droite n'est toutefois pas allé saluer les 200 sympathisants fervents qui l'attendaient en chantant et en scandant son nom à l'aéroport, après son arrivée de Floride peu avant 07h00 (12h00 en Suisse), a constaté l'AFP.

Il s'est rendu directement dans les locaux du Parti Libéral (PL) sous la bannière duquel il s'était présenté à la réélection, selon des images diffusées par CNN Brasil de son convoi de véhicules. Les retrouvailles avec ses alliés politiques et ses proches y ont donné lieu à des embrassades chaleureuses, selon ces images.

Bolsonaro a juste fait une apparition d'une fenêtre pour dire bonjour à ses admirateurs, souvent vêtus du jaune et vert du drapeau national, avant de sortir très rapidement des locaux, sous un soleil radieux, les saluer de la main.

La Police militaire avait été mobilisée en nombre pour cette arrivée, craignant des débordements alors que le PL avait fait beaucoup de publicité sur les réseaux sociaux pour le retour de Bolsonaro.

"Faire de la politique"

De retour au Brésil, l'ex-président, objet d'une longue série d'enquêtes, s'expose à des poursuites judiciaires avec une éventuelle inéligibilité et un possible emprisonnement, tout en compliquant la donne politique pour son successeur de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva.

Bolsonaro avait quitté le Brésil le 30 décembre, avant même la fin de son mandat, boycottant la cérémonie d'investiture de Lula le 1er janvier.

A 68 ans et après une défaite de moins de deux millions de voix qui l'avait plongé dans le mutisme, voire la dépression, Bolsonaro avait déclaré la semaine dernière son intention de "parcourir le pays", et "de faire de la politique".

Mauvaise séquence pour Lula

Le retour au Brésil de Bolsonaro intervient alors que le président Lula traverse une séquence difficile, moins de trois mois après son entrée en fonction. Après avoir contracté une pneumonie, il a dû reporter cette semaine une visite d'Etat en Chine sur laquelle comptaient ses conseillers pour redorer son blason à la suite de diverses polémiques et déclarations intempestives.

"Lula va devoir maintenant gouverner avec une opposition organisée, cela pourrait faire une grande différence", avançait pour l'AFP Jairo Nicolau, analyste politique à la Fondation Getulio Vargas (FGV).

Le Parti Libéral a confirmé à l'AFP que Bolsonaro, en devenant son président d'honneur, allait recevoir des émoluments mensuels de près de 7000 euros.

Après les locaux du PL, Bolsonaro devait se rendre dans sa future résidence, dans un complexe résidentiel très protégé du quartier de Jardim Botanico à Brasilia, avec son épouse Michelle. Cette fervente évangélique de 41 ans seulement vient de prendre la tête de la branche des femmes du PL et pourrait éventuellement briguer la présidence en 2026.

Ennuis judiciaires

Bolsonaro rentre en pleine polémique sur des bijoux de luxe, d'une valeur d'au moins trois millions d'euros, reçus d'Arabie saoudite qu'il aurait fait entrer illégalement au Brésil. Il a été convoqué par la police dès le 5 avril pour une déposition.

Mais il est aussi dans le collimateur de la justice pour plusieurs affaires et a perdu son immunité. Bolsonaro est notamment sous le coup de cinq enquêtes à la Cour suprême dans des affaires qui pourraient lui valoir des peines de réclusion.

La plus récente porte sur son rôle dans les émeutes du 8 janvier contre les lieux du pouvoir à Brasilia, saccagés par des milliers de ses partisans. Les quatre autres portent sur des délits présumés durant son mandat: désinformation sur le système d'urnes électroniques ou sur le Covid.

Jair Bolsonaro est également sous le coup de pas moins de 16 enquêtes au Tribunal supérieur électoral (TSE). Il pourrait être condamné à huit ans d'inéligibilité, ce qui l'empêcherait de se présenter à la présidentielle de 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une Autrichienne condamnée pour avoir martyrisé son fils

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Dans une affaire qui a choqué l'Autriche, une femme de 33 ans a été reconnue coupable de tentative de meurtre, actes de torture sur mineur et séquestration sur la personne de son fils. Sur la photo, l'avocate de la mère, assaillie par les journalistes. (© KEYSTONE/APA/APA/HELMUT FOHRINGER)

Un tribunal autrichien a condamné jeudi soir à 20 ans de prison une femme qui avait mené son fils de 12 ans au bord de la mort. Elle l'avait notamment enfermé dans une caisse de transport pour chien.

Dans cette affaire qui a choqué le pays, l'accusée de 33 ans a été reconnue coupable de tentative de meurtre, actes de torture sur mineur et séquestration, à l'issue de sept heures de délibérations.

Sa complice de 40 ans, qui avait appelé les secours, a été condamnée à 14 ans de prison pour avoir encouragé par des messages de chat et des appels téléphoniques le "recours continu à la violence" contre l'enfant.

La justice a ordonné leur placement en centre de thérapie médico-légale. L'expertise psychiatrique a mis en évidence des "troubles psychiques graves et durables", sans que la "capacité de discernement ne soit abolie".

L'enfant, désormais âgé de 13 ans, a "été entièrement détruit", a estimé la présidente de la cour d'assises. Au cours des débats, la principale accusée a affirmé qu'elle voulait simplement "discipliner" son fils et s'est dite "terriblement désolée de ce qui s'est passé", selon des propos rapportés par l'agence APA.

Le 22 novembre 2022, le garçon dans le coma, souffrant d'hypothermie, avait été emmené à l'hôpital. La mère célibataire au chômage avait été arrêtée dès le lendemain puis placée en détention à Krems, près de Vienne.

Défaillance des autorités

Pendant plusieurs mois, elle avait aspergé l'enfant d'eau froide tout en ouvrant les fenêtres de l'appartement malgré des températures extérieures inférieures à zéro, faisant chuter sa température corporelle à 26,8 degrés Celsius. Sauvé in extremis, il ne pesait plus que 40 kilos.

Elle l'a aussi battu, l'a privé de nourriture, l'a attaché et enfermé dans une petite caisse de transport pour chien, un fait ayant suscité l'indignation dans l'opinion publique. Des vidéos prises par l'accusée montrant l'enfant incapable de bouger et de parler ont été diffusées lors de l'audience.

La défense a pointé de possibles défaillances des autorités alors que l'école avait émis des signalements insistants. Quelques semaines avant son hospitalisation, le garçon s'était aussi enfui, demandant à une famille de l'héberger. La police l'avait ramené chez lui, selon le quotidien autrichien Der Standard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Iraniens aux urnes, victoire attendue des conservateurs

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Deux Iraniennes votent dans le sud de Téhéran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Les électeurs iraniens ont commencé à voter vendredi matin pour les législatives. Le principal enjeu de ce scrutin est le taux de participation car les conservateurs au pouvoir sont assurés de conserver une large majorité au Parlement.

Comme le veut la tradition, la journée électorale a été lancée à 08h00 (05h30 suisses) par l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême, qui a appelé à "des élections fortes et ferventes".

Devant des dizaines de caméras, il a déposé un bulletin dans une urne rouge pour renouveler le Parlement et un autre dans une urne bleue pour élire l'Assemblée des experts, chargée de désigner le guide suprême, plus haute autorité de la République islamique.

Quelque 61 millions d'électeurs d'habitants sont appelés à participer aux deux scrutins. Les 59'000 bureaux de vote, souvent installés dans des écoles et des mosquées, devaient fermer à 18h00 (15h30 suisses), mais les horaires d'ouverture pourraient être prolongés dans la soirée, comme lors des précédentes élections.

Faible participation attendue

Les résultats des législatives, auxquelles participent un nombre record de 15'200 candidats, sont attendus dimanche et la nouvelle assemblée se réunira en mai.

La télévision d'Etat a montré des images de bureaux de vote où femmes et hommes faisaient calmement la queue, séparément, pour s'approcher des urnes avant de ressortir, un doigt encré de bleu pour preuve de leur vote.

Mais des experts s'attendent à un taux de participation historiquement faible. Un dernier sondage publié par la télévision d'Etat a indiqué que 41% des personnes interrogées allaient "sans doute" voter.

Lors des dernières législatives, en 2020, seuls 42,57% des électeurs s'étaient déplacés, soit le taux le plus faible depuis la proclamation de la République islamique en 1979, selon les statistiques officielles.

"Mécontents"

Dans un bureau de vote du sud de Téhéran, Mme Moradiani, une institutrice de 35 ans, a expliqué à l'AFP avoir voté car "le guide suprême a dit que participer était une obligation pour tout le monde. Comme celle de prier".

Mais pour Hashem, un artiste de 32 ans du Kouzestan (sud-ouest), "beaucoup de gens ne votent pas car ils sont mécontents de la situation politique et économique", avec "des prix qui augmentent tous les jours" en raison d'un taux d'inflation proche de 50%.

"Imaginons que je vote, à quoi cela servirait-il? Les élus ne respectent pas leurs promesses", a dénoncé Hanna, une étudiante de 21 ans, qui boycotte le scrutin au Kurdistan (ouest).

Légitimité

L'enjeu de la participation est d'autant plus crucial pour le pouvoir qu'il le présente comme une preuve de sa légitimité sur la scène internationale sur fond de fortes tensions géopolitiques.

"Les ennemis de l'Iran veulent voir si le peuple est présent" car, dans le cas contraire, "ils menaceront votre sécurité d'une façon ou d'une autre", a prévenu Ali Khamenei. Selon lui, "les Etats-Unis, une majorité de pays européens, les sionistes malveillants, les capitalistes et les grandes entreprises" ont "peur de la puissance du peuple iranien". Washington a déclaré jeudi "ne pas s'attendre" à ce que les élections iraniennes soient "libres et équitables".

Le Corps des Gardiens de la Révolution, la puissante armée idéologique du pouvoir, a également estimé qu'une "forte participation" permettrait de décourager d'éventuelles "interventions étrangères" dans le contexte de la guerre à Gaza opposant Israël au Hamas palestinien soutenu par l'Iran.

Les conservateurs en force

Aucun bouleversement des équilibres politiques au sein de la seule chambre du Parlement (Majlis) n'est attendu, selon des experts. Le camp majoritaire, composé de groupes conservateurs et ultraconservateurs parfois rivaux, va continuer à la dominer très largement, comme il le fait dans le Parlement sortant dont il contrôle plus de 230 des 290 sièges.

Les formations centristes, réformatrices et modérées ont été marginalisées depuis le scrutin de 2020 et ne peuvent espérer qu'une poignée d'élus après la disqualification d'un nombre important de leurs candidats.

Les conservateurs vont également renforcer leur contrôle de l'Assemblée des experts, un collège de 88 religieux chargé de nommer et éventuellement de démettre le guide suprême.

Un total de 144 candidats sont en lice mais des personnalités notables ont été disqualifiées, au premier rang desquelles l'ancien président modéré, Hassan Rohani (2013-2021).

Ce scrutin est le premier depuis le vaste mouvement de contestation qui a secoué le pays après la mort en septembre 2022 de la jeune Mahsa Amini, quelques jours après son arrestation par la police pour non-respect du strict code vestimentaire du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des milliers de personnes aux obsèques de Navalny à Moscou

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Des milliers de partisans ont pu apercevoir le cercueil de l'opposant de Vladimir Poutine avant ses obsèques. (© KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY)

De nombreux partisans de l'opposant russe Alexeï Navalny se sont rassemblés vendredi pour lui rendre hommage dans une église de Moscou avant ses obsèques. Ils étaient des milliers à braver le risque d'arrestation.

Le corps du principal adversaire de Vladimir Poutine a été brièvement exposé dans cette église de la capitale russe, en présence notamment de ses parents. La dépouille d'Alexeï Navalny était présentée à cercueil ouvert, selon le rite orthodoxe, des dizaines de fleurs rouges et blanches le couvrant, tandis que les personnes présentes tenaient des cierges, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le corbillard transportant le cercueil était arrivé quelques instants plus tôt sous les applaudissements de la foule, quatre hommes avec des brassards noirs et rouges le transportant à l'intérieur.

"Rien à dire" à la famille

A l'extérieur de l'église, une importante foule de plusieurs milliers de personnes s'est rassemblée, formant une très longue queue. Certaines personnes sont venues avec des fleurs, d'autres avec les larmes aux yeux. La police était présente en nombre et a parsemé la zone de barrières.

"C'est douloureux, des gens comme lui ne devraient pas mourir, des gens honnêtes, avec des principes, prêts à se sacrifier", témoigne Anna Stepanova, en soulignant aussi "le sens de l'humour" de l'opposant. "Même en souffrant, il faisait des blagues".

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui averti de potentielles sanctions en cas de participation à toute manifestation "non autorisée" à l'occasion de ces funérailles. Lors de sa conférence de presse quotidienne, M. Peskov a aussi affirmé qu'il n'avait "rien à dire" à la famille du défunt.

"Pardonne-nous!"

Après de rapides obsèques, la dépouille de l'opposant est arrivée au cimetière de Borissovo, situé à proximité, selon une journaliste de l'AFP sur place. "Nous ne t'oublierons pas !", "Pardonne nous", ont crié des gens dans la foule à l'arrivée du corps.

Détracteur du Kremlin et charismatique militant anticorruption, Alexeï Navalny est mort le 16 février à l'âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire russe de l'Arctique dans des circonstances qui restent obscures. Ses collaborateurs, sa veuve Ioulia Navalnaïa et les Occidentaux ont accusé Vladimir Poutine d'être responsable de sa mort, ce que le Kremlin nie.

Après avoir tardé à remettre la dépouille de M. Navalny à ses proches, les autorités russes s'y sont finalement résolues le week-end dernier, permettant des funérailles. L'ambassadrice américaine et les ambassadeurs français et allemand se sont rendus sur place, ainsi que trois figures de l'opposition encore en liberté: Evguéni Roïzman, Boris Nadejdine et Ekaterina Dountsova.

Appels aux rassemblements

Depuis la remise du corps d'Alexeï Navalny à sa mère samedi, l'équipe de l'opposant cherchait un lieu pour un "adieu public". Elle se voyait toutefois "rejeter" toute demande et a accusé les autorités de faire pression sur les gérants.

Son équipe avait malgré tout appelé les Moscovites à venir faire leurs adieux à Alexeï Navalny, et ses soutiens dans les autres villes et à l'étranger à se rassembler devant des mémoriaux pour honorer sa mémoire. Des rassemblements qui pourraient être gênants pour le pouvoir, deux semaines avant l'élection présidentielle (15-17 mars) censée prolonger le règne de Vladimir Poutine au pouvoir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

OMC: accord sur la pêche pas exclu dans la dernière ligne droite

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Les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont négocié toute la nuit à Abou Dhabi pour tenter d'arracher des accords. (© KEYSTONE/AP/Jon Gambrell)

Les 164 membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont entamé la dernière ligne droite de la ministérielle à Abou Dhabi. Un arrangement sur les subventions à la pêche semble possible, mais l'agriculture peut encore tout faire capoter.

"Les ministres continuent d'être engagés dans des discussions intensives et difficiles sur un paquet d'accords", a insisté vendredi matin le porte-parole de l'OMC Ismaila Dieng. "Des défis subsistent, mais des avancées ont lieu vers des résultats tangibles", a dit de son côté la mission de l'UE auprès de l'OMC.

Preuve qu'un consensus peut être atteint mais que tout reste ouvert, après quatre jours, la réunion a été prolongée à plusieurs reprises, la nouvelle plénière finale n'étant désormais pas prévue avant 20h00 (17h00 en Suisse). Les dialogues sont également importants en coulisses. Plusieurs appels ont été menés entre chefs d'Etat et de gouvernement depuis quelques heures, selon une source proche des discussions.

Dans un nouveau projet de texte, les Etats ne pourraient attribuer un soutien financier à la pêche que s'ils prouvent que celui-ci n'affecte pas des stocks durables de poisson. Des exceptions seraient prévues pour les pays pauvres, les petits pays de pêche qui pèsent moins de 0,8% du volume mondial, la pêche artisanale et, pour une durée en négociation et dans leur zone exclusive, pour les pays en développement.

En revanche, dans le projet de texte, la volonté indienne d'un moratoire total de 25 ans sur le soutien financier à la pêche de longue distance, offensive contre la Chine et les Etats-Unis, n'est pas ajoutée. Une déception pour les ONG qui estiment déjà que l'objectif de durabilité ne serait pas atteint en l'absence d'interdiction formelle de ces subventions.

Des ratifications manquent

A Genève il y a près de deux ans, un accord considéré comme historique avait été arraché après plus de 20 ans de négociations, mais il ne règle qu'une partie du problème. Et il manque plusieurs dizaines de ratifications pour qu'il entre en vigueur.

Seules les subventions contribuant à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée faisaient partie du premier arrangement, soit un peu plus de 20 milliards. Le reste porte sur celles qui alimentent une surpêche ou une surcapacité. En cas d'accord à Abou Dhabi, l'OMC pourrait revendiquer le premier des Objectifs de développement durable (ODD) décidés par la communauté internationale qui serait entièrement honoré.

Un accord pourrait toutefois dépendre du lien avec les négociations sur l'agriculture. "L'un aide l'autre", admet un membre de la délégation indienne. "Dans une année électorale, nous ne pouvons pas rentrer en disant aux agriculteurs que nous les avons abandonnés", ajoute-t-il, à quelques mois du scrutin dans son pays.

Négociations "compliquées"

Ses négociations sont "compliquées", selon une source proche des discussions. L'Inde tente de pousser pour obtenir l'une de ses principales revendications à l'OMC, une solution permanente pour des stocks alimentaires publics pour garantir la sécurité alimentaire.

Problème pour de nombreux pays occidentaux, New Delhi ne devrait pas exporter ces denrées mais elle cherche à le faire malgré tout à des prix inférieurs à ceux du marché. Selon les projets de texte qui circulent, les membres pourraient faire un pas de principe dans la direction de l'Inde, sans décider des modalités et du calendrier, mais tout reste ouvert.

"Nous sommes dans l'expectative", admet une source occidentale. "Il y a de nombreux blocages". Une fois qu'un paquet entier sera clairement sur la table, la question d'une extension de deux ans du moratoire sur les tarifs douaniers des diffusions électroniques.

La Suisse et l'OMC ne cachent pas que le scénario d'un abandon de ce dispositif serait un important recul pour tous les pays. Sans moratoire, celui-ci coûterait aux Etats riches 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB), selon une étude. Mais, plus encore, 2,5% aux pays en développement.

Un Etat pourrait alors notamment décider de taxes sur la diffusion électronique de films ou sur des consultations en ligne. Les pays qui souhaitent mettre un terme au moratoire affirment perdre des revenus considérables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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