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International

Chili: feu vert des députés pour une procédure de destitution du président Piñera

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Le président chilien est mis en cause pour la vente controversée d'une compagnie minière, réalisée dans un paradis fiscal et révélée par l'enquête internationale des Pandora Papers. (© KEYSTONE/EPA EFE/RICARDO MALDONADO)

Les députés chiliens ont approuvé mardi une procédure de destitution lancée contre le président Sebastian Piñera pour la vente controversée d'une compagnie minière. Cette opération, réalisée dans un paradis fiscal, a été révélée par l'enquête des Pandora Papers.

La Chambre des députés, contrôlée par l'opposition, a donné son feu vert par 83 voix sur 155. C'est maintenant au tour du Sénat de se prononcer par un vote des deux tiers, fort difficile à obtenir, avant les élections générales du 21 novembre où un nouveau président sera élu et le Parlement renouvelé.

M. Piñera "a agi en cherchant son bénéfice personnel et celui de sa propre famille, utilisant des informations auxquelles il avait accès grâce à ses fonctions présidentielles", a dénoncé le député socialiste Jaime Naranjo au cours d'un débat entamé lundi matin. Celui-ci s'est exprimé pendant 15 heures lisant un texte de 1300 pages et appelant à "en finir avec l'impunité".

"Je vous prie, messieurs les députés, rejetez cette accusation constitutionnelle injuste et irrecevable", avait lancé de son côté l'avocat du président, Jorge Gálvez.

Première enquête en 2017

L'opposition chilienne avait demandé le 13 octobre au Parlement la destitution du chef de l'Etat dans cette affaire. M. Piñera, un des dirigeants politiques apparaissant dans les Pandora Papers, l'enquête réalisée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), a démenti tout conflit d'intérêt dans la vente de la compagnie minière à un ami proche.

Le président de droite, un des hommes les plus riches du Chili, clame sa "totale innocence". Il estime qu'il y a déjà eu en 2017 "une enquête approfondie du ministère public" et que c'est "une affaire close par la justice".

Le parquet a toutefois fait valoir que les faits liés à la vente et à l'achat de la société minière "n'étaient pas expressément inclus" dans la décision de non-lieu de 2017.

"Une zone unique au monde"

Selon une enquête menée par les médias chiliens CIPER et LaBot, membres de l'ICIJ, la compagnie minière Minera Dominga a été vendue à l'homme d'affaires Carlos Alberto Délano pour 152 millions de dollars, une transaction opérée aux îles Vierges britanniques.

La transaction devait être effectué en trois versements. Elle contenait une clause controversée qui subordonnait le dernier paiement à la condition "qu'une zone de protection environnementale ne soit pas établie sur la zone d'exploitation de la société minière, comme le demandent des groupes écologistes".

D'après l'enquête, le gouvernement de Sebastian Piñera n'a finalement pas protégé la zone où l'exploitation minière était prévue, si bien que le troisième paiement a bien été effectué.

Pour le député de gauche Tomas Hirsch, M. Piñera a "ainsi empêché qu'une zone unique au monde soit déclarée réserve naturelle, dans le seul but de favoriser ses intérêts personnels".

Toujours en attente

Ce projet d'exploitation à ciel ouvert de cuivre et fer dans le désert d'Atacama (nord), toujours en attente d'une décision de la Cour suprême après des recours, prévoit aussi la construction d'un port de chargement de minerais à proximité d'une réserve nationale abritant des manchots de Humboldt, une espèce menacée qui ne nichent qu'au Chili et au Pérou.

Début août, une commission d'évaluation environnementale a approuvé le projet malgré les protestations des défenseurs de l'environnement, mais elle doit encore recevoir l'aval en Conseil des ministres.

Pendant son premier mandat, M. Piñera avait annoncé l'annulation d'un projet de construction d'une centrale thermoélectrique qui devait être installée près de Minera Dominga. Plus aucune autre mesure de protection n'avait ensuite été prise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

LdC: Le PSG accueille le Bayern

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Kompany et le Bayern défient le PSG en demi-finale de C1 (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Ligue des champions entre cette semaine dans sa phase décisive, avec les demi-finales aller.

Mardi dès 21h, le Paris St-Germain accueille le Bayern Munich pour un "remake" de la finale de l'édition 2020 remportée par les Bavarois.

Les deux équipes se sont affrontées cinq fois en C1 depuis cette finale, avec quatre succès pour le "Rekordmeister" contre un seul pour le PSG. Mais le tenant du trophée peut s'appuyer sur le quart de finale de la Coupe du monde des clubs gagné 2-0 en juillet dernier.

Et les Parisiens montent en puissance depuis quelques semaines. Les hommes de Luis Enrique, qui sont quasiment assurés de décrocher le titre en Ligue 1, ont retrouvé leur jeu habituel (intense pressing, mouvements permanents, passes fluides et insaisissables, accélérations et transitions rapides).

Déjà sacré en Bundesliga, le Bayern Munich de Vincent Kompany n'est toutefois pas en reste. Harry Kane et ses équipiers restent même sur neuf victoires consécutives toutes compétitions confondues, avec pas moins de 32 buts marqués au passage. Cette double confrontation, véritable finale avant la lettre, s'annonce vraiment prometteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire

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L'accident à la gare de Bekasi Timur a causé d'importants dégâts à plusieurs voitures. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Une collision de deux trains a fait au moins sept morts et des dizaines de blessés lundi près de Jakarta. Une vaste opération de secours se poursuivait mardi matin.

D'après une porte-parole de la compagnie publique des chemins de fer KAI, deux personnes, en vie, sont encore piégées au milieu des tôles tordues. L'accident s'est produit en fin de journée près de la gare de Bekasi Timur, à 25 km à l'est de la capitale indonésienne.

Le chef de la police de Jakarta a expliqué qu'un train de grandes lignes avait percuté la dernière voiture, réservée aux femmes, d'un train de banlieue à l'arrêt. Au total, la collision a fait sept morts et 81 blessés.

"J'ai cru que j'allais mourir"

Une passagère survivante du train de banlieue a raconté à l'AFP les instants d'horreur qui ont suivi la collision. "J'ai cru que j'allais mourir", a confié Sausan Sarifah, 29 ans, de son lit à hôpital RSUD Bekasi, où elle a été admise avec un bras cassé et une profonde coupure à la cuisse.

"Tout s'est passé si vite, en une fraction de seconde", a poursuivi la jeune femme, qui rentrait du travail lorsque la rame s'est arrêtée à la gare de Bekasi Timur. "Il y a eu deux annonces dans notre train. Tout le monde était prêt à descendre et, soudain, on a entendu [...] un bruit assourdissant", a-t-elle encore dit.

"On n'a pas eu le temps de sortir et nous nous sommes toutes retrouvées entassées dans le train, écrasées les unes sur les autres. Je ne sais pas comment va la personne qui était en dessous de moi".

Toutes les victimes se trouvaient dans la dernière voiture du train de banlieue et les sauveteurs découpaient la carrosserie pour libérer les personnes piégées à l'intérieur. L'accident a causé d'"importants dégâts à plusieurs voitures", a souligné l'agence de recherche et de sauvetage de Jakarta dans un communiqué.

Selon un autre porte-parole de KAI, un taxi a apparemment heurté le train de banlieue à un passage à niveau, l'immobilisant sur la voie où il a été percuté. Les 240 personnes à bord du train de longue distance ont toutes été évacuées saines et sauves, a assuré la compagnie KAI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Etats-Unis: une femme accouche en plein vol

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Selon des médias américains, le nouveau-né est une fille. (© KEYSTONE/AP/Tina Frtiz)

Une passagère d'un vol de Delta Air Lines a accouché alors que l'avion se trouvait encore à une trentaine de minutes de sa destination finale, a indiqué lundi la compagnie aérienne américaine. L'appareil a fait un atterrissage d'urgence.

La femme enceinte avait embarqué vendredi à Atlanta, en Géorgie, (sud-est) pour un vol d'un peu plus de cinq heures vers Portland, dans l'Oregon (nord-ouest), avec une arrivée prévue vers 22h00 locales.

Selon la compagnie aérienne, le nouveau-né, une fille d'après des médias américains, est né alors que l'avion avait encore environ une demi-heure de vol à effectuer.

Un médecin parmi les passagers

"Nous remercions l'équipage et les bénévoles médicaux qui se trouvaient à bord d'être intervenus pour prodiguer des soins à une cliente à bord avant l'atterrissage à Portland", a précisé Delta dans une déclaration transmise à l'AFP, souhaitant "tout le meilleur à la nouvelle famille".

Des membres d'équipage ont porté assistance à la passagère, ainsi qu'un médecin et deux infirmiers qui faisaient tous trois partie des 153 passagers du vol DL478.

L'avion transportait également deux pilotes et quatre hôtesses/stewards, qui suivent des formations pour faire face à ce genre de situation.

Les services d'urgence au sol attendaient après l'atterrissage, qui s'est passé sans problème et a été traité en priorité par la tour de contrôle.

Des compagnies aériennes imposent parfois des restrictions sur les grossesses, refusant d'embarquer des passagères au-delà d'une certaine période avant la date prévue d'accouchement et/ou exigeant un certificat médical. Selon son site en ligne, Delta n'applique aucune de ces deux limitations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Golfe Persique: Téhéran veut des "garanties crédibles" de sécurité

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L'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington (archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le golfe Persique passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien à l'ONU. La session avait été convoquée par le Bahreïn.

Lors de la réunion à New York du Conseil de sécurité, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du golfe Persique vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, l'ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré.

"Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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