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Credit Suisse versera 47 millions d’amende

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La grande banque Credit Suisse, via sa filiale hongkongaise, a trouvé un accord extrajudiciaire avec les autorités américaines pour régler une affaire liée aux pratiques de recrutement dans la région Asie/Pacifique.

Le numéro deux bancaire helvétique sera exempté de poursuites moyennant une pénalité financière de 47 millions de dollars (46,3 millions de francs).

Cette amende n'aura aucun impact sur les résultats financiers de l'entreprise au deuxième trimestre, qui seront publiés le 31 juillet, indique mercredi Credit Suisse, dans un bref communiqué.

De janvier à fin mars 2018, l'établissement a généré des recettes de 5,64 milliards de francs, pour un bénéfice net de 694 millions.

Ces faits de népotisme présumé dans le cadre de l'activité de recrutement dans la région Asie/Pacifique remontent à la période 2007-2013. La banque aux deux voiles affirme avoir pris des mesures à partir de l'année 2013 afin d'améliorer ses "processus de conformité".

Différentes instances américaines, notamment le gendarme boursier et une antenne de la Réserve fédérale, avaient lancé en 2013 des investigations pour le compte du Département de la Justice (DoJ). Ces enquêtes portaient sur l'embauche de fils et filles de personnalités chinoises et visaient plusieurs grandes banques, dont UBS et Credit Suisse.

Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank et Citigroup étaient également dans l'oeil du cyclone. Des dizaines d'embauches sont pointées du doigt.

Héritiers chinois en cause

Les autorités américaines soupçonnaient ces banques d'avoir recruté à partir des années 2000 des "princes héritiers" ("princelings") chinois, dans l'espoir d'obtenir des contrats ou de s'assurer les connexions indispensables pour prospérer sur le marché domestique.

Au moment de l'éclatement de l'affaire en 2015, Credit Suisse n'avait pas souhaité commenter le cas. UBS avait dit collaborer avec les autorités.

Credit Suisse aurait embauché de 1999 à 2001 Wen Ruchun, sous le nom de "Lily Wen", la fille de l'ancien Premier ministre Wen Jiabao et l'aurait également payée comme collaboratrice de sa société Fullmark Consultants Limited, selon des sources citées en 2015 par l'AFP. JPMorgan a aussi embauché Wen Ruchun comme consultante.

Goldman Sachs avait pour sa part embauché Jiang Zhicheng, le petit-fils de l'ex-président chinois Jiang Zemin. Tang Xiaoning, le fils du président du géant financier China Everbright Group Tang Shuangning, a travaillé chez JPMorgan, Citigroup et Goldman Sachs.

Les autorités américaines enquêtaient dans le cadre de la loi anti-corruption FCPA (Foreign Corrupt Practices Act). Celle-ci interdit aux sociétés américaines et celles opérant aux Etats-Unis d'obtenir un avantage en échange d'un service.

(ATS / KEYSTONE - GAETAN BALLY)

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Pire épisode de blanchissement à la grande barrière de corail

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Le blanchiment du corail est provoqué par une hausse de la température de l'eau qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques lui donnant sa couleur vive (archives). (© KEYSTONE/AP)

La grande barrière de corail, au nord-est de l'Australie, subit le pire épisode de blanchissement jamais observé, a annoncé mercredi l'autorité qui la gère. "L'impact cumulé subi par la barrière cet été a été plus élevé que les étés précédents", a-t-elle ajouté.

Annoncé en mars, ce nouvel épisode de blanchissement massif, dû à la hausse de la température de l'eau sous l'effet du changement climatique, est le cinquième en huit ans.

La grande barrière de corail, qui s'étend sur 2300 km le long de la côte de l'Etat du Queensland, est souvent considérée comme la plus grande structure vivante au monde. Elle abrite une biodiversité extrêmement riche, avec plus de 600 espèces de coraux et 1625 espèces de poissons.

Records de chaleur

Des observations aériennes ont démontré qu'environ 730 récifs sur les plus de 1000 observés ont blanchi, a indiqué l'autorité.

Ce phénomène de dépérissement, qui se traduit par une décoloration, est provoqué par une hausse de la température de l'eau qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques donnant au corail sa couleur vive. Si les températures hautes persistent, le corail devient blanc et meurt.

Dans plusieurs régions du parc marin, "les coraux ont été exposés à des niveaux records de chaleur", souligne l'autorité, qui relève que l'été austral 2023-2024 a été le deuxième plus chaud jamais observé dans la région.

"La grande barrière de corail est un écosystème incroyable et, bien qu'elle ait montré sa résilience à maintes reprises, cet été a été particulièrement difficile", a déclaré Roger Beeden, le chef des scientifiques de l'autorité du parc matin.

Le phénomène n'est pas cantonné à l'Australie: lundi, l'agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) a annoncé que la planète connaissait son deuxième plus grand épisode de blanchissement des coraux en dix ans.

"Le blanchissement des coraux devient de plus en plus fréquent et grave", a relevé Derek Manzello, coordinateur de l'observatoire des récifs coralliens de la NOAA, pointant des températures océaniques records.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Etats-Unis vont imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran

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La plupart des missiles et drones iraniens ont été interceptés. (© KEYSTONE/AP/Tsafrir Abayov)

Les Etats-Unis vont imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran après l'attaque lancée contre Israël le week-end dernier, a annoncé mardi la Maison-Blanche. Washington "s'attend" à ce que ses alliés en fassent de même.

"Dans les prochains jours, les Etats-Unis vont imposer de nouvelles sanctions visant l'Iran, dont ses programmes de drones et missiles", son corps des gardiens de la révolution et son ministère de la défense, a détaillé dans un communiqué Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale.

"Ces nouvelles sanctions, ainsi que d'autres mesures, vont poursuivre la pression continue exercée sur l'Iran afin d'endiguer et de détériorer ses capacités militaires", a ajouté M. Sullivan.

Il a également fait savoir que les forces armées américaines vont s'attacher à hausser leur niveau de préparation pour faire face à d'éventuelles nouvelles frappes de drones et missiles venues d'Iran.

"Nous nous attendons à ce que nos alliés et partenaires nous suivent rapidement avec leurs propres sanctions", relève encore le communiqué de Washington, ce qui semble être en marche du côté de Bruxelles.

Centaines de sanctions

"L'idée est d'élargir le régime [de sanctions] existant contre les drones iraniens", a déclaré de son côté le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell, à l'issue d'une réunion extraordinaire, en visioconférence, des ministres des affaires étrangères de l'UE.

L'Iran a lancé des centaines de drones et de missiles en direction du territoire israélien dans la nuit de samedi à dimanche, en riposte à une frappe, le 1er avril, sur l'annexe consulaire de l'ambassade iranienne à Damas, en Syrie, attribuée à Israël.

La presque totalité des missiles et drones ont été détruits avant de toucher le territoire israélien. Il s'agissait de la première attaque directe de l'Iran contre Israël. L'armée israélienne a prévenu mardi que l'Iran ne sortirait "pas indemne" de cette attaque sans précédent.

"Depuis trois ans, en plus des sanctions liées aux drones et missiles, les Etats-Unis ont sanctionné plus de 600 individus et entités liées au terrorisme et au financement du terrorisme par le régime iranien" et les divers mouvements qui lui sont liés dans la région, a précisé Jake Sullivan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Historien italien renvoyé en justice pour diffamation envers Meloni

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La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni réclame 20'000 euros de dommages et intérêts (archives). (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Un historien italien connu a été renvoyé mardi en justice pour diffamation envers la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, qui avait porté plainte. L'intellectuel de 81 ans l'avait traitée de "néonazie dans l'âme".

Le procès s'ouvrira le 8 octobre à Bari, dans le sud de l'Italie. Ex-professeur de philologie grecque et latine à l'université de Bari, Luciano Canfora avait déclaré lors d'un débat dans un lycée de cette ville, en avril 2022, avant l'accession au pouvoir de Mme Meloni, qu'elle était "néonazie dans l'âme".

"Quand on dit néonazi, on ne pense pas à quelqu'un qui commet des crimes, des assassinats, on pense à quelqu'un qui a encore des idées, des approches morales qui se réfèrent à ce passé", a déclaré M. Canfora à l'AFP.

Il rappelle que dans son autobiographie "Io sono Giorgia" ("Giorgia Meloni - Mon itinéraire" en français), publié en 2021, la cheffe de Fratelli d'Italia (FDI, extrême droite) revendique avoir "pris le relai de Giorgio Almirante".

"La vérité m'est encore plus chère"

Giorgio Almirante (1914-1988) était, pendant la période fasciste, éditeur du journal "Défense de la race", dont les premiers numéros coïncident avec les lois raciales contre les juifs votées en 1938.

"M. Almirane était sous-secrétaire à la culture populaire de la République sociale italienne (RSI). La RSI était un Etat satellite du troisième Reich", précise M. Canfora pour expliquer l'expression "néonazi dans l'âme".

L'historien, soutenu par de nombreux intellectuels italiens et étrangers, ne regrette pas ses propos, utilisant un dicton latin pour expliquer sa position: "Platon m'est cher, mais la vérité m'est encore plus chère".

La cheffe du gouvernement italien réclame dans ce procès 20'000 euros de dommages et intérêts.

Mme Meloni a déjà gagné en octobre un procès pour diffamation contre l'écrivain et journaliste Roberto Saviano, condamné à 1000 euros d'amende avec sursis pour avoir traité de "salauds" Mme Meloni et Matteo Salvini, le chef de la Ligue anti-immigration aujourd'hui vice-premier ministre, en commentant le décès d'un nourrisson de six mois lors d'un naufrage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La sélection du jury s'accélère au procès de Donald Trump

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Le juge de New York a lancé durant l'audience de mardi une sèche mise en garde au prévenu Donald Trump, qui a semblé murmurer quelques mots à l'une des jurées potentielles. (© KEYSTONE/AP/Christine Cornell)

Le tribunal de Manhattan est parvenu mardi à choisir sept des douze citoyens chargés de juger Donald Trump au procès historique qui percute la campagne électorale de l'ancien président américain. La sélection des autres jurés doit se poursuivre ces prochains jours.

Au bout de la deuxième journée d'audience, les sept jurés, certains fébriles, d'autres souriants, ont été invités par le juge à remplir une rangée de leur box, avant de prêter serment devant le tribunal, debout, la main droite levée.

Tous ont vu leur vie scrutée: d'abord en répondant à un long questionnaire général sur leur profession, situation familiale, sources d'information, centres d'intérêts, et leur opinion sur Donald Trump, avant de se soumettre à des questions encore plus détaillées de l'accusation ou de la défense, qui a traqué tout signe de partialité possible à l'encontre du prévenu, jusque dans leurs publications sur les réseaux sociaux.

"La question n'est pas de savoir si quelqu'un est d'accord politiquement avec votre client. La question, c'est de savoir s'ils peuvent le juger de manière juste et impartiale", a rappelé le juge à la défense.

Mise en garde à Trump

Le magistrat, que Donald Trump qualifie de "corrompu" ou de "juge anti-Trump", a également lancé une sèche mise en garde au prévenu, qui a semblé murmurer quelques mots à l'une des jurées potentielles. "Je ne laisserai pas intimider des jurés dans mon tribunal", a lancé le juge aux avocats de Donald Trump, les sommant de brider leur client.

Pour être complet, le panel doit compter cinq jurés titulaires de plus, ainsi que six suppléants. Le juge a l'intention d'avancer et de clore le processus en une semaine. Il a annoncé que les plaidoiries d'ouverture de l'accusation et de la défense commenceraient lundi.

En pleine campagne présidentielle pour être réélu à la Maison-Blanche, Donald Trump, 77 ans, doit assister, en silence, à ce long et fastidieux processus de sélection du jury, au moment où son rival démocrate, l'actuel président américain Joe Biden, fait campagne sur le terrain dans sa ville natale de Scranton, dans l'Etat de Pennsylvanie (nord-est), crucial pour l'élection de novembre.

"Persécution politique"

"Je devrais être en ce moment même en Pennsylvanie et en Floride, dans beaucoup d'autres États, en Caroline du Nord, en Géorgie, en train de faire campagne", a ajouté Donald Trump, avant de s'asseoir dans son fauteuil de prévenu. "Tout cela vient de la Maison-Blanche", a encore déclaré celui qui qualifie ses affaires judiciaires de "persécution politique".

Donald Trump est poursuivi pour des paiements destinés à acheter le silence de l'ancienne star de films X Stormy Daniels, à quelques jours du scrutin de 2016 qu'il avait remporté sur le fil face à la candidate démocrate Hillary Clinton.

Plus de trois ans après avoir quitté la Maison-Blanche dans le chaos, il encourt en théorie une peine de prison. Cela ne l'empêcherait pas d'être candidat au scrutin présidentiel du 5 novembre, où il rêve d'une revanche sur Joe Biden, mais projetterait la campagne dans l'inconnu.

S'il était déclaré non coupable, ce serait un succès majeur pour le candidat républicain. D'autant plus qu'il est parvenu à force de recours à différer ses trois autres procès au pénal, deux pour tentatives illicites d'inverser les résultats de l'élection de 2020, et un pour gestion supposément désinvolte de documents classifiés.

Falsifications comptables

Donald Trump est inculpé de falsifications de documents comptables de son entreprise, la Trump Organization, qui auraient eu pour but de cacher, sous couvert de "frais juridiques", le paiement de 130'000 dollars à l'ex-vedette de la pornographie Stormy Daniels par son avocat personnel de l'époque, Michael Cohen.

En échange, cette dernière avait accepté de taire une relation sexuelle avec le milliardaire en 2006. Donald Trump a toujours nié cette relation et sa défense assure que les paiements relevaient de la sphère privée. Mais le procureur entend démontrer qu'il s'agit bien de manoeuvres frauduleuses pour cacher des informations aux électeurs quelques jours avant le vote.

"Personne ne peut sérieusement contester que la raison pour laquelle lui [Michael Cohen, ndlr] et Trump ont mis au point ce stratagème était de priver les électeurs d'informations qui auraient pu changer le résultat d'une élection extrêmement serrée", a ainsi expliqué l'analyste judiciaire Norman Eisen pour la chaîne CNN.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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