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Essais cliniques: "graves manquements" à l'IHU de Didier Raoult

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Les autorités sanitaires françaises ont dénoncé mercredi des années de "graves manquements" dans le cadre d'essais cliniques à l'institut dirigé par Didier Raoult, l'IHU (archives). (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

Les autorités sanitaires françaises ont dénoncé mercredi des années de "graves manquements" dans le cadre d'essais cliniques à l'institut dirigé par Didier Raoult, l'IHU. Elles ont annoncé saisir à nouveau la justice et exiger une remise en ordre de l'organisme.

L'IHU de Marseille a été le cadre "de graves manquements et non-conformités à la réglementation des recherches impliquant à la personne humaine", a résumé dans un communiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui publie les conclusions d'une enquête menée fin 2021.

Didier Raoult, qui dirige encore l'IHU pour quelques mois, a acquis une importante célébrité médiatique depuis deux ans en tenant des positions, aujourd'hui discréditées, sur le Covid-19, notamment l'efficacité supposée de traitements comme l'hydroxychloroquine.

C'est la première fois que les autorités sanitaires s'attaquent aussi explicitement au Pr Raoult. Il est déjà poussé vers la sortie par son autorité de tutelle, les hôpitaux de Marseille (AP-HM), et blâmé par l'Ordre des médecins.

Faits datant d'avant le Covid

Le réquisitoire de l'ANSM, qui confirme largement des révélations de L'Express et Mediapart, ne concerne pas le Covid et remonte bien avant. L'autorité accuse l'IHU de s'être affranchi pendant des années de multiples règles pour mener des recherches sur des patients.

"Les règles éthiques n'ont pas été systématiquement respectées, ne permettant pas d'assurer la protection des personnes à un niveau suffisant", indique l'ANSM dans son communiqué, qui accompagne un rapport plus détaillé. A de multiples reprises, des essais ont ainsi été engagés sans obtenir l'avis obligatoire d'un comité indépendant ni, parfois, le consentement de tous les patients examinés.

C'est par exemple le cas de prélèvements rectaux réalisés au début des années 2010 sur des enfants atteints de gastro-entérite. Pour des dizaines d'entre eux, le consentement des parents est absent.

Justice saisie

En conséquence, l'ANSM annonce deux types d'actions. L'une, menée par ses propres soins, consiste à demander l'interruption des essais entamés irrégulièrement et imposer "des actions correctives et préventives" pour remettre en bon ordre les recherches à l'IHU.

Ces mesures ne seront pas immédiates, puisque l'ANSM doit passer par une procédure contradictoire avec l'IHU ainsi que l'AP-HM, dont la responsabilité est aussi mise en cause. Parallèlement, l'ANSM annonce saisir la justice, ce qu'elle avait déjà fait à l'automne lors de la publication de l'enquête de Mediapart.

Comme à l'époque, elle accuse l'IHU d'avoir mené des essais irréguliers, mais elle y ajoute une autre charge: lui avoir communiqué un faux document pour justifier le lancement d'une des recherches incriminées.

En revanche, les autorités sanitaires attendent d'en savoir plus sur le volet le plus spectaculaire des accusations portées contre l'IHU: depuis des années, ses équipes expérimentent des traitements censés lutter contre la tuberculose malgré leur absence d'efficacité.

Patients tuberculeux concernés

Alors que les autres manquements sont essentiellement déontologiques, ces pratiques ont eu des conséquences dramatiques. Chez nombre de patients tuberculeux, des effets secondaires graves ont été enregistrés, allant dans un cas jusqu'à imposer une opération chirurgicale.

Mais l'ANSM estime qu'elles ne constituaient pas en tant que telles un essai clinique et ne se considère pas en mesure d'intervenir directement sur le sujet car il dépasse son domaine de compétences d'autorité réglementaire. Or, la ligne de défense de M. Raoult se concentre sur ce volet.

"Satisfait que l'ANSM constate qu'il n'y a jamais eu le moindre essai thérapeutique sur la tuberculose (...), contrairement aux allégations contenues dans l'enquête interne de l'AP-HM et dans les articles de Mediapart", Didier Raoult a estimé dans un communiqué que les "reproches" de l'ANSM sur d'autres études "ne paraissent pas justifier une remise en cause du projet IHU dans son ensemble".

L'enquête continue

Pour autant, même à supposer l'absence de recherches à proprement parler, le rapport de l'ANSM est loin de dédouaner l'IHU, attaquant un choix de traitements qui "n'apparaît pas justifié". L'autorité compte poursuivre son enquête et n'exclut pas, à terme, de saisir aussi la justice à ce propos.

Après publication du rapport, l'AP-HM a affirmé, dans un communiqué, mettre en oeuvre "l'ensemble des recommandations à effet immédiat", dont la suspension des recherches réalisées sans avis d'un comité, et se tenir "à disposition de l'ANSM et de la justice pour toutes les enquêtes ultérieures".

Interrogés par l'AFP, le ministère français de la Santé n'a pas souhaité faire de commentaire, comme l'Ordre des médecins, qui a dit vouloir d'abord "prendre pleinement connaissance du rapport". Une autre enquête est menée par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la façon dont est géré l'IHU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Journée de deuil à Kiev après au moins 24 morts la nuit précédente

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En cette journée de deuil à Kiev, les secours s'activent encore à fouiller les décombres d'un immeuble effondré dans le quartier de Darnytskyi, déjà frappé il y a deux ans et demi, à l'image de cette photo (Archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Kiev observe une journée de deuil vendredi au lendemain de bombardements russes massifs qui ont frappé la capitale ukrainienne dans la nuit, faisant 24 morts dont trois enfants, selon un nouveau bilan des secours qui s'activent encore à déblayer un immeuble effondré.

"Les secouristes continuent non-stop de fouiller les décombres à la recherche de personnes dans l'immeuble (qui s'est effondré) dans le quartier de Darnytskyi", ont annoncé vendredi les services de secours d'Etat, faisant état d'un nouveau bilan de 24 morts contre 21 précédemment. Quarante-sept personnes sont blessées.

Coté russe, des frappes ukrainiennes sur la ville de Riazan, au sud-est de Moscou, ont fait trois morts et 12 blessés, ont annoncé vendredi les autorités locales. Et l'armée russe a dit avoir abattu 355 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi, notamment au-dessus de régions frontalières de l'Ukraine et de celle de Moscou.

En Ukraine, l'attaque de missiles et de drones de la nuit de mercredi à jeudi, survenue 48 heures après la fin d'un cessez-le-feu de trois jours à l'occasion des célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, est l'une des plus sanglantes à avoir visé dernièrement la capitale, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.

"Moscou ne sait pas comment terminer sa guerre"

Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a visé l'Ukraine avec 675 drones et 56 missiles russes dans la nuit de mercredi à jeudi, dont respectivement 652 et 41 ont été abattus par la défense.

Cette attaque a notamment touché une douzaine de districts de la capitale et de sa région. Dans celui de Darnytskyi, un missile "a littéralement rasé un immeuble résidentiel, du premier au neuvième étage", a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi.

Il a accusé la Russie d'avoir lancé au total "plus de 1560 drones" en moins de 24 heures. "Ce ne sont certainement pas là les agissements de ceux qui pensent que la guerre touche à sa fin", a-t-il écrit dans une allusion à une remarque de son homologue russe Vladimir Poutine le 9 mai.

Les alliés de l'Ukraine ont dénoncé cette nouvelle attaque, le président français, Emmanuel Macron, y voyant la preuve de la "faiblesse" de Moscou, qui "ne sait pas comment terminer sa guerre d'agression".

Les bombardements "montrent que Moscou mise sur l'escalade plutôt que sur la négociation", a déploré le chancelier allemand Friedrich Merz sur X.

Les pourparlers entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, sont en suspens depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les seules avancées concrètes des négociations précédentes sont des échanges de prisonniers.

Le président Volodymyr Zelensky exhorte ses alliés à faire pression sur Moscou pour mettre fin à l'invasion russe lancée en février 2022.

"Les gens hurlaient"

Dans le sud du pays, un véhicule de l'ONU a également été frappé jeudi par des drones russes, sans que des blessés soient à déplorer, selon M. Zelensky. "Les Russes ne pouvaient ignorer quel véhicule ils visaient", a-t-il dénoncé.

A Kiev, des dégâts ont été recensés sur plus de "vingt sites à travers la ville", notamment des infrastructures civiles, a indiqué le président ukrainien.

"Tout était en feu. Les gens hurlaient", a témoigné auprès de l'AFP Andriï, un habitant de la capitale, la chemise tachée de sang.

Alors que les secours tentaient d'évacuer une victime coincée sous les gravats, une femme s'est écriée en larmes: "C'est sûrement Macha", a rapporté un journaliste de l'AFP sur place.

Des journalistes de l'AFP avaient entendu de violentes explosions une grande partie de la nuit et observé les systèmes de défense antiaérienne entrer en action au-dessus de la ville.

Un haut responsable de la présidence ukrainienne a estimé auprès de l'AFP que cette nouvelle attaque massive était "une démonstration à l'occasion des discussions (de Donald) Trump en Chine" avec son homologue Xi Jinping.

Volodymyr Zelensky avait appelé mercredi les deux dirigeants à discuter des moyens de mettre fin à l'invasion russe de l'Ukraine.

Après une trêve de trois jours annoncée par Donald Trump quelques heures avant les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Russie, les attaques quotidiennes russes sur les villes ukrainiennes ont repris dès la nuit de lundi à mardi.

Le cessez-le-feu avait été entaché par des accusations de violations de part et d'autre mais il n'avait été marqué par aucune offensive d'ampleur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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WTA 1000: Svitolina rejoint Gauff en finale à Rome

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Elina Svitolina vise un 2e trophée en 2026 à Rome. (© KEYSTONE/EPA/ALESSANDRO DI MEO)

Elina Svitolina, 10e mondiale, s'est hissée en finale du WTA 1000 de Rome en s'imposant face à Iga Swiatek (3e) 6-4 2-6 6-2 jeudi. L'Ukrainienne jouera le titre face l'Américaine Coco Gauff (4e).

Double lauréate du tournoi italien sur terre battue (2017, 2018), celle qui a battu la triple vainqueure du tournoi à Rome jeudi en demies visera samedi un vingtième titre WTA. Ce serait son deuxième cette année après le WTA 250 d'Auckland, et son cinquième WTA 1000 en carrière, catégorie la plus importante après ceux du Grand Chelem.

Gauff disputera elle sa deuxième finale consécutive à Rome après avoir mis fin en deux sets (6-4 6-3) au beau parcours de la Roumaine Sorana Cirstea, 27e mondiale à 36 ans, qui mettra un terme à sa carrière en fin de saison.

La revanche de Gauff?

L'Américaine de 22 ans est en quête de son 12e titre, le premier cette année. En 2025, Gauff s'est inclinée en finale au Foro Italico contre l'Italienne Jasmine Paolini, éliminée cette année au 3e tour.

Au bilan de leurs confrontations, Svitolina mène par trois victoires à deux. Elle a remporté leurs deux derniers duels, disputés cette année en quarts de finale de l'Open d'Australie et en demi-finales du WTA 1000 de Dubaï.

"On s'est affrontées à plusieurs reprises, on sait comment joue l'autre. Notre dernier duel était extraordinaire, je vais le regarder de nouveau", a déclaré Svitolina.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Propriété de LVMH, Marc Jacobs change de mains

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Le styliste américain de 63 ans Marc Jacobs restera à la tête de la création une fois la transaction finalisée (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/EVAN AGOSTINI)

Après presque trente ans dans le giron du géant français du luxe LVMH, la marque Marc Jacobs doit passer d'ici la fin de l'année entre les mains de la société d'investissements WHP Global (rag&bone, G-Star, Vera Wang) alliée au holding G-III (DKNY, Karl Lagerfeld),

LVMH, dirigé par Bernard Arnault, et WHP Global ont fait part dans un communiqué commun jeudi soir d'un accord définitif de cession de la marque de prêt-à-porter américaine, sans divulguer de montant. Les estimations de la transaction oscillent quant à elles autour d'un milliard de dollars.

WHP Global a conclu parallèlement un partenariat avec le holding de prêt-à-porter G-III - propriétaire de DKNY, Donna Karan, Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel, Vilebrequin - qui valorise ces actifs à environ un milliard de dollars.

La marque Marc Jacobs conservera son styliste américain de 63 ans comme directeur de la création une fois la transaction finalisée. Elle devrait l'être d'ici la fin de l'année, une fois obtenus les feux verts réglementaires nécessaires.

"Je serai toujours reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien, sa conviction et sa confiance en moi au cours des trente dernières années", a réagi Marc Jacobs, qui a fondé sa marque en 1984, cité dans le communiqué commun.

Avant de se consacrer exclusivement à sa marque, le designer américain a été durant 16 ans, de 1997 à 2013, le directeur artistique à succès de Louis Vuitton, marque phare de LVMH et ultra rentable.

"Je reste déterminé dans mon rôle de directeur de la création de Marc Jacobs International et j'ai hâte de ce nouveau chapitre", a ajouté Marc Jacobs dans le communiqué.

De son côté, Bernard Arnault a rendu hommage à la "rare créativité et à la vision unique" du styliste américain, dont "l'impact sur le monde de la mode est indéniable".

En vogue au tournant des années 2000, la maison Marc Jacobs, en perte de vitesse, a opéré plusieurs évolutions stratégiques pour tenter de trouver un modèle économique viable. Selon plusieurs médias, elle est redevenue bénéficiaire.

Elle avait été acquise par LVMH en 1997.

WHP Global précise que son chiffre d'affaires dépassera les 9,5 milliards de dollars avec ce nouveau venu dans son portefeuille.

Société commune

Le groupe formera de manière concomitante avec G-III une société commune à parité, qui détiendra la propriété intellectuelle de Marc Jacobs, a indiqué G-III Apparel Group dans un communiqué distinct, précisant que son investissement serait d'environ 500 millions de dollars financés en liquidités disponibles et par un emprunt.

Selon le communiqué de LVMH et WHP Global, l'accord prévoit aussi que G-III "achète et gère certaines parties de l'activité" (vente directe et de gros).

"Cette transaction souligne notre engagement de long terme de bâtir un portefeuille diversifié de marques emblématiques et majeures au niveau mondial", a indiqué Morris Goldfarb, patron de G-III, cité dans le communiqué de son entreprise.

"Cette opportunité accélère nos efforts de transformation et nous place en position pour dégager de la valeur pour nos actionnaires sur le long terme", a-t-il relevé.

Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l'action G-III cédait 0,10%.

Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, avait écrit en juillet que LVMH était en discussions pour vendre Marc Jacobs.

Selon le journal américain, le groupe français discutait avec plusieurs acheteurs potentiels, notamment les groupes américains Authentic, propriétaire de Reebok, et WHP Global.

Numéro un mondial du luxe (Louis Vuitton, Dior, Céline, Moët Hennessy...), LVMH a publié pour 2025 un bénéfice net en repli de 13% (à 10,9 milliards d'euros) pour des ventes en recul de 5% à près de 81 milliards.

Le géant français s'était délesté en septembre 2024 de Off-White, maison fondée en 2012 par l'ancien directeur artistique des collections homme de Louis Vuitton, Virgil Abloh - décédé en 2021.

En janvier 2025, la créatrice britannique Stella McCartney a racheté la participation minoritaire (49%) détenue par LVMH dans sa société.

Un an plus tard, en janvier 2026, il a vendu ses activités Duty Free Shops (DFS) en Chine à CTG Duty-Free, un important opérateur du "travel retail" (vente dans les lieux de transport), dont le siège est à Pékin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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PGA Championship: Scheffler co-leader après le premier tour

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Scotty Scheffler est dans le coup après la première journée au PGA Championship. (© KEYSTONE/EPA/STEVEN M. FALK)

Le no 1 mondial Scottie Scheffler a idéalement lancé la défense de son titre au PGA Championship en prenant la tête dès jeudi. Au Masters, il avait terminé 2e suite à un début de concours raté.

Auteur d'une solide carte de 67 (-3) sur le parcours exigeant d'Aronimink, l'Américain partage cependant les commandes avec six autres joueurs. "C'est vraiment le meilleur départ que j'ai pris cette année", a-t-il savouré.

Cette entame réussie tranche avec ses récentes performances au Masters, à Hilton Head et à Doral, où ses premiers tours ratés l'avaient contraint à des remontées impossibles. En quête d'un nouveau titre majeur, il s'élancera tôt vendredi matin pour tenter de se détacher d'un classement particulièrement dense.

Le cauchemar de McIlroy

Plus loin, le vainqueur du Masters et autre grand favori Rory McIlroy a connu une journée difficile, rendant une décevante carte de 74 (+4). Le Nord-Irlandais n'y est d'ailleurs pas allé par quatre chemins au moment de commenter sa prestation: de la "m...", a-t-il lâché devant les médias.

McIlroy, 36 ans, a notamment réalisé cinq bogeys sur les six derniers trous, un cauchemar pour celui qui a connu le paradis à Augusta le 12 avril en réalisant le doublé au Masters.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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