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Finance, commerce, médias: les sanctions visant l'économie russe

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Les autorités françaises ont notamment saisi le yacht Amore Vero à La Ciotat, propriété d'Igor Sechine, proche de Poutine et à la tête du géant pétrolier Rosneft (archives). (© KEYSTONE/AP)

Fermeture des espaces aériens, gel d'avoirs de personnalités ou d'entreprises, remise en question de liens commerciaux: depuis le début des hostilités en Ukraine, l'Occident multiplient les sanctions économiques contre Vladimir Poutine, et l'économie russe.

Le secteur financier

Il est privilégié par les Occidentaux afin de limiter les capacités de financement de la guerre.

États-Unis, Union européenne, suivis d'autres pays, ont choisi de viser directement la banque centrale russe, interdisant depuis lundi toute transaction avec l'institution monétaire russe et immobilisant ses actifs en devises. Conséquence: le rouble est en chute libre par rapport au dollar et les retraits aux guichets se sont multipliés.

Autre coup sévère: l'exclusion des principales banques du pays du système interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale permettant de communiquer rapidement et de manière sécurisée au sujet de transactions.

Afin de limiter le risque de contournement des sanctions, les pays du G7 et de l'UE envisagent de prendre des dispositions spécifiques aux cryptomonnaies, sur lesquels de nombreux Russes se sont rués en espérant y trouver une valeur refuge.

Les transports

L'espace aérien de l'ensemble des membres de l'OTAN et de l'UE est désormais fermé aux avions russes, obligeant la compagnie aérienne russe Aeroflot à suspendre de nombreux vols. En représailles, la Russie a interdit le survol de son territoire par les compagnies aériennes de ces pays, forçant de nombreuses compagnies à revoir leurs routes vers l'Asie.

Plus largement, l'ensemble de l'industrie aéronautique russe est visée: l'UE et le Canada ont interdit l'exportation vers la Russie d'avions, pièces et équipements de l'industrie aéronautique et spatiale. Boeing et Airbus ont annoncé qu'ils ne fournissaient plus de pièces de rechanges et de maintenance pour les avions immatriculés en Russie.

Londres a ajouté un niveau en interdisant l'accès des entreprises russes d'aviation et d'aérospatiale aux services d'assurance et de réassurance.

Le transport maritime n'est pas épargné: le Royaume-Uni a fermé l'ensemble de ses ports aux navires battant pavillon russe mais également affrétés ou détenus par des Russes. Les armateurs Maersk, CMA CGM, Hapag Lloyd et MSC ont annoncé la suspension des livraisons à destination de ports russes.

L'énergie

Gazprom, le géant russe du gaz, fait partie des entreprises qui n'ont plus la possibilité de lever des fonds sur les marchés financiers occidentaux.

Autre décision symbolique, la suspension du gazoduc Nord Stream 2, qui devait permettre d'augmenter les livraisons de gaz russe à destination de l'Allemagne. La société qui le gère a d'ailleurs déposé le bilan.

Mais s'attaquer directement au secteur énergétique russe est plus compliqué pour les Occidentaux, au premier rang desquels les Européens, qui restent très dépendants du gaz russe.

Le commerce

L'exportation de semi-conducteurs et équipements technologiques a été la première phase, dès la semaine dernière par le Japon, parmi l'un des principaux producteurs, puis par les États-Unis, alors que ces composants électroniques sont désormais essentiels à une large gamme de produits industriels.

Mercredi, la Maison-Blanche a élargi les interdictions, d'une part à destination de l'industrie de défense russe, en gelant les avoirs des entreprises aux États-Unis et en interdisant toute transaction avec des entreprises ou des personnes américaines, d'autre part en bloquant les exportations vers la Russie d'équipements et technologies nécessaires à l'industrie pétrolière, principale source de devises du pays.

Washington en a profité pour élargir ses sanctions au Bélarus, pour son aide apportée à l'invasion russe.

Le Canada de son côté va révoquer le statut commercial spécial de la Russie et du Bélarus, entraînant une taxe d'importation de 35% sur les produits des deux pays.

Les médias

L'UE a interdit de diffusion des médias d'État russes RT et Sputnik, quel que soit leur canal de diffusion, radiotélévisé ou via internet.

Facebook, filiale de Meta, et YouTube, filiale de Google ont de leur côté décidé de bloquer ces publications de ces médias en Europe.

Plus largement, Google a annoncé avoir suspendu la possibilité par des médias financés par l'État russe de générer de l'argent sur ses plateformes.

Les personnalités

Plusieurs personnalités russes de premier plan font également l'objet de sanctions. Côté politique, elles concernent 350 députés, le cercle proche du président russe, dont son Premier ministre Mikhail Michoustine ou son ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov, mais aussi Vladimir Poutine lui-même.

Elles touchent aussi de nombreux hommes d'affaires russes, parmi lesquels Roman Abrahamovitch, le propriétaire du club anglais de Chelsea, qu'il a mis en vente, ou le patron du groupe pétrolier Rosneft, Igor Setchine.

Les sanctions incluent l'interdiction de se rendre dans les pays européens ainsi que le gel de leurs avoirs qui y sont présents. En France, le yacht d'Igor Setchine a été saisi jeudi. Plusieurs autres oligarques, à l'image de M. Abrahamovitch, ont déplacé les leurs aux Maldives pour éviter un destin similaire.

Washington a décidé d'aller plus loin, en créant une cellule d'enquêteurs chargés d'engager des poursuites contre les "oligarques russes corrompus", ainsi que tous ceux qui violeraient les sanctions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Puces mémoire: résultats records de l'américain Micron

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Micron Technology a publié des résultats trimestriels records. (archive) (© KEYSTONE/AP/STEVE HELBER)

Le fabricant américain de puces mémoire Micron Technology a publié mercredi des résultats trimestriels records, portés par la demande des centres de données dédiés à l'intelligence artificielle (IA), au lendemain d'un décrochage des valeurs du secteur.

Le chiffre d'affaires du groupe de Boise (Idaho) a bondi de 346% sur un an, à 41,46 milliards de dollars (33,65 milliards de francs). Et son bénéfice net a été multiplié par quinze, à 28,24 milliards.

Micron dit tabler sur environ 50 milliards de recettes au trimestre en cours.

Cette croissance reflète la bascule du marché vers les centres de données: les activités liées au cloud et aux serveurs pèsent désormais environ 25 milliards de dollars, soit plus de 60% des ventes du groupe.

La construction accélérée des centres de données a provoqué un goulot d'étranglement sur les puces mémoire, dont les prix flambent, affectant tous les produits électroniques, y compris les téléphones et les ordinateurs. Sans détente attendue avant 2028, selon Micron.

Ses résultats étaient attendus comme un test de la demande du secteur, deux jours après une chute de plus de 10% de la Bourse de Séoul, sur fond de craintes sur le volume record des dépenses dans l'IA.

Avec Micron, les deux groupes sud-coréens SK hynix et Samsung dominent le marché mondial de la mémoire.

Premier des trois à publier ses comptes trimestriels, Micron a vu son action progresser d'environ 14% mercredi dans les échanges suivant la clôture de Wall Street, se rapprochant de son record du 22 juin sans toutefois l'effacer.

Nvidia, le champion américain des processeurs, "a connu son moment IA il y a quelques années (...) aujourd'hui, la mémoire n'a jamais été un maillon aussi précieux de la chaîne informatique", a déclaré Manish Bhatia, vice-président exécutif des opérations mondiales de Micron.

La totalité de sa production 2026 de mémoire à haute bande passante (HBM), un composant crucial associé aux processeurs d'IA, est déjà vendue, a indiqué l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Russie: incendie dans un dépôt de carburant attaqué par l'Ukraine

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Les frappes ukrainiennes sur des raffineries ou oléoducs russes provoquent souvent de spectaculaires incendies (archives). (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Un incendie s'est déclaré dans un dépôt de carburant de Krasnodar, dans le sud de la Russie, touché par un drone ukrainien, ont annoncé jeudi les autorités locales. L'armée ukrainienne vise régulièrement des raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie.

"A la suite de la chute de débris d'un drone, un incendie s'est déclaré au dépôt pétrolier de Poltavskaïa. Les services d'urgence et d'intervention sont à pied d'oeuvre sur place", a écrit sur les réseaux sociaux le chef du district de Krasnorarmeysky de la région de Krasnodar, Aleksandr Kharitonov.

En ciblant les raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie, Kiev espère priver Moscou des revenus tirés de la vente d'hydrocarbures, qui servent notamment à financer son effort de guerre en Ukraine depuis 2022.

Ces frappes provoquent souvent de spectaculaires incendies, mais leur impact sur la production russe reste difficile à évaluer.

Selon un récent rapport d'Energy Intelligence, une société américaine de recherche dans le secteur de l'énergie, environ un tiers des capacités russes de raffinage de pétrole ont été mises à l'arrêt en raison des frappes ukrainiennes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump lance les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis

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Le discours de Donald Trump était plus politique qu'historique ou philosophique pour les 250 ans des Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Le président américain Donald Trump a lancé mercredi les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis. Son discours était plus politique qu'historique ou philosophique et il n'a pas oublié de mentionner longuement ses chantiers.

L'intervention du président américain, bien que plus brève et plus mesurée que ses réunions électorales, y a tout de même ressemblé, lancée par la chanson "God bless the USA" et conclue avec le slogan "Make America Great Again", puis l'obligatoire petite danse présidentielle au son du tube "YMCA".

Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le milliardaire de 80 ans a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs, mais sans aller jusqu'à lancer des insultes personnelles.

"Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus excitant au monde", a-t-il clamé, en assurant que son gouvernement livrait "une victoire après l'autre pour le peuple américain".

Public acquis

Le public groupé sur le Mall, immense esplanade qui traverse la capitale américaine, était composé pour bonne part de partisans convaincus du président américain.

La soirée a été rythmée par des survols d'avions militaires, dont le bombardier B-2 et des chasseurs F-35, tandis que l'animation musicale a été en grande partie assurée par des musiciens du corps des Marines.

Un grand concert était initialement prévu, mais face aux défections en cascade des artistes invités, Donald Trump avait décidé d'être lui-même la tête d'affiche.

L'ancien promoteur immobilier s'est particulièrement animé en évoquant les multiples travaux qu'il a lancés à Washington, dont la salle de bal qu'il fait construire à la Maison-Blanche, son projet de grande arche, rappelant l'arc de triomphe de Paris, et le chantier le plus commenté du moment: la réfection d'un vaste bassin jouxtant le monument dédié à Abraham Lincoln.

Ces projets sont critiqués par l'opposition démocrate, qui reproche au républicain de vouloir marquer physiquement la capitale et de s'accaparer les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, au lieu d'en faire un moment d'unité nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

La Bosnie bat le Qatar et se qualifie pour les 16es

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Ermin Mahmic auteur du 3-1 (© KEYSTONE/AP/Lindsey Wasson)

Dans le groupe B, la Bosnie a assuré sa 3e place en dominant le Qatar. A Seattle, les joueurs des Balkans se sont imposés 3-1, une victoire synonyme de qualification pour les 16es de finale.

Les Bosniens terminent avec quatre points comme le Canada, mais restent à la troisième place à cause d'une moins bonne différence de buts (-1 contre +5). Ils se sont cependant qualifiés quelques heures plus tard après le revers de l'Ecosse face au Brésil, leur assurant de terminer parmi les huit meilleurs troisièmes.

Il s'agit de la première fois que la sélection bosnienne parvient à atteindre la phase à élimination directe. Et ce à l'occasion de sa deuxième participation à la Coupe du monde après 2014.

Les joueurs de Sergej Barbarez ont ouvert le score à la 29e. Et avec la manière. Auteur d'une superbe frappe de loin, Kerim Alajbegovic a prouvé qu'il faisait partie, à 18 ans, des jeunes à suivre dans le futur. Le joueur de Salzbourg a trouvé la lucarne de fort belle façon.

Les Bosniens ont ensuite profité d’un but contre son camp de Mahmoud Abunada à la 34e pour faire le break. Le Qatar a tout de même réagi avant la pause grâce à Hasan Al Haydos, à la 42e, après une remise d’Edmilson Junior. La Bosnie aurait même pu compter trois buts d’avance à la 39e, mais Edin Dzeko a trouvé le poteau.

Les joueurs de Lopetegui ont tenu jusqu'à la 80e et le 3-1 signé Mahmic. Et avant cela, ils n'ont pas eu de véritables occasions pour éviter la dernière place du groupe et une élimination précoce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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