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Guerre en Ukraine: la situation sur le terrain au 140e jour

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Du blé stocké près de Louhansk, en attendant d'être éventuellement exporté. (© KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY)

Au moins 46 corps ont été retirés des décombres d'un immeuble frappé par Moscou dans le Donbass, alors que des experts ukrainiens, russes et turcs se sont rencontrés mercredi à Istanbul pour discuter des possibilités d'exportations de céréales depuis l'Ukraine.

Voici un point de la situation mardi, au 140e jour de la guerre, à partir d'informations des journalistes de l'AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d'analystes et d'organisations internationales.

Les morts de Tchassiv Iar

Le bilan de la frappe russe contre un immeuble d'habitation à Tchassiv Iar, dans l'est de l'Ukraine, est monté à 46 morts, ont annoncé mercredi les secours ukrainiens. Jusqu'à présent, il était fait état d'une trentaine de décès.

Des journalistes de l'AFP arrivés sur place dimanche après la frappe avaient vu l'immeuble partiellement effondré, des secouristes et une pelleteuse s'attelant à déblayer les lieux.

Lundi, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, avait affirmé que "plus de 300" combattants ukrainiens avaient été tués dans une frappe sur Tchassiv Iar, sans évoquer l'immeuble d'habitation, mais parlant à la place de "missile de haute précision" ayant détruit un "point de déploiement" de l'armée ukrainienne.

Tchassiv Iar, une petite ville de 12'000 habitants, est située dans la région de Donetsk qui constitue l'objectif prioritaire des troupes russes après leur capture revendiquée de la région voisine de Lougansk.

Ailleurs dans le Donbass

La Russie a mené des assauts terrestres mardi au nord de Sloviansk, ville clé de cette région minière devenue objectif prioritaire à venir pour Moscou, mais l'armée ukrainienne affirme l'avoir repoussée, selon l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW).

"Dans le Donbass, les forces russes vont probablement se concentrer sur la prise de plusieurs petites villes au cours de la semaine à venir, notamment Siversk et Dolyna, aux abords de Sloviansk et de Kramatorsk", celles-ci constituant leurs "principaux objectifs" à ce stade, observe le ministre britannique de la Défense sur Twitter.

Des frappes aériennes et d'artillerie ont également touché les environs de Bakhmout, ville sur le front située à quelques dizaines de kilomètres de Kramatorsk, selon l'armée ukrainienne, citée par l'ISW.

Severodonetsk et Lyssytchansk, tombées ces dernières semaines aux mains des Russes, sont, elles, des villes ravagées du Donbass, où les façades noircies et trouées sont foison, ont constaté des journalistes de l'AFP participant à un voyage de presse organisé par l'armée russe.

Si les lettres massives en béton formant le nom Severodonetsk à l'entrée de cette ville ont été immédiatement repeintes en blanc-bleu-rouge, les couleurs du drapeau russe, les rares habitants croisés y vivent sans électricité ni approvisionnement régulier en eau et en nourriture.

Sud

Dans le sud de l'Ukraine, 28 roquettes russes ont frappé la ville de Mykolaïv, touchant un hôpital ainsi que des zones résidentielles et tuant au moins cinq personnes, selon Kiril Timochenko, le chef adjoint de l'administration présidentielle ukrainienne.

Le ministère russe de la Défense affirme de son côté avoir "anéanti" 350 soldats ukrainiens et 20 équipements militaires sur le chantier naval de la ville de Mykolaïv "par des missiles air-sol de haute précision", ainsi que 70 autres soldats dans l'est de la ville.

Réunion mystérieuse sur les céréales

Des experts militaires d'Ukraine, de Russie et de Turquie ont discuté mercredi à Istanbul des possibilités d'exportations de céréales au départ des ports ukrainiens sous blocus russe.

La plus grande discrétion a entouré la tenue de ces discussions à huis clos entre experts et en présence d'une délégation des Nations unies.

Après presque trois heures de pourparlers, les discussions ont été levées en fin d'après-midi sans qu'il soit possible d'évaluer si elles ont permis la moindre avancée.

Quelque 20 millions de tonnes de céréales sont actuellement immobilisées dans les ports de la région d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, en raison de l'invasion russe déclenchée le 24 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump nomme Blair et Rubio à son Conseil de la paix pour Gaza

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Tony Blair (à g.) fera partie du Conseil de la paix pour Gaza, qui sera présidé par Donald Trump. (© KEYSTONE/AP Pool/EVAN VUCCI)

Donald Trump a dévoilé vendredi dans un communiqué une liste de membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu'il présidera et auquel siègeront en particulier le chef de la diplomatie Marco Rubio et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

L'émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: la vague de protestation étouffée par la répression

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Le fils de l'ancien chah d'Iran s'est dit convaincu que la République islamique allait "tomber". "Ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'", a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.

Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l'ancien chah d'Iran s'est dit convaincu que la République islamique allait "tomber". "Ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'", a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington.

Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre la cherté de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l'ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.

Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher "la brutalité" de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.

Jeudi soir, début d'un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette riposte a "probablement étouffé le mouvement de protestation pour l'instant", analyse l'Institut américain pour l'étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre "possible une reprise des manifestations".

Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l'agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt "des individus armés" et "des membres d'organisations terroristes".

"Témoignages horrifiants"

La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20'000 arrestations et au moins 3428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes.

D'autres évaluations donnent plus de 5000 morts, voire 20'000, selon IHR, la coupure d'internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias.

Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont "commis l'un des crimes les plus graves de notre époque".

Il invoque "des témoignages directs horrifiants" faisant état de "manifestants abattus alors qu'ils tentaient de fuir, de l'utilisation d'armes de guerre et de l'exécution en pleine rue de manifestants blessés".

"Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays", estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l'ONG Human Rights Watch.

Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l'AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail.

La chaîne d'opposition Iran International, opérant depuis l'étranger, affirme pour sa part qu'au moins 12'000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.

Appel Poutine-Pezeshkian

Sur le front diplomatique, la menace d'une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l'Iran semble s'éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.

Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d'intervention, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin".

Alors que Vladimir Poutine ne s'était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s'est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l'a remercié du soutien de Moscou.

La veille, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis "d'attiser les tensions et d'alimenter l'hystérie".

Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.

L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque "de graves répercussions pour la région", selon un haut responsable saoudien interrogé par l'AFP.

"Toutes les options restent sur la table côté américain", a toutefois spécifié jeudi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant que le président américain avait averti Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression du mouvement de contestation continuait.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zelensky espère un accord, rencontre samedi à Miami

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Une bonne centaine d'immeubles de Kiev étaient encore privés de chauffage vendredi. (© KEYSTONE/AP/Efrem Lukatsky)

Le président Volodymyr Zelensky a exprimé vendredi son espoir de voir l'Ukraine conclure la semaine prochaine des accords avec Washington pour mettre fin à la guerre contre la Russie. Les négociateurs ukrainiens doivent rencontrer la partie américaine samedi à Miami.

Les émissaires américains négocient séparément avec Kiev et Moscou depuis des mois un accord destiné à faire cesser quatre ans de combats, mais plusieurs questions restent non résolues, dont celles des territoires occupés et des garanties de sécurité pour l'Ukraine.

Ces nouvelles discussions interviennent alors qu'une série de bombardements russes massifs contre les infrastructures de l'Ukraine ont provoqué des coupures de courant et de chauffage massives en plein hiver. Une situation que M. Zelensky a imputée vendredi à une pénurie de missiles antiaériens occidentaux.

"Des négociations auront lieu demain (samedi) à Miami en Floride" entre les négociateurs ukrainiens et la partie américaine, a indiqué vendredi l'ambassadrice d'Ukraine aux Etats-Unis Olga Stefanishyna, sans préciser qui représentera Washington.

Plus tôt, Volodymyr Zelensky avait annoncé le déplacement et dit espérer obtenir "plus de clarté" sur les documents préparés avec les Américains et la position de la Russie à leur sujet.

"Si tout est finalisé et si la partie américaine donne son accord (...), alors une signature pendant le Forum économique mondial de Davos sera possible" la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump avait assuré mercredi à l'agence Reuters que Vladimir Poutine était "prêt à conclure un accord", mais que "l'Ukraine était moins disposée à le faire". Il avait imputé le blocage dans les négociations à Volodymyr Zelensky.

M. Zelensky a quant à lui assuré vendredi que l'Ukraine avait "l'initiative dans les négociations" et "avance plus vite que la Russie sur ce point". "Nous avons très bien collaboré avec les États-Unis. Nous ne sommes simplement pas d'accord sur certaines questions", a-t-il estimé.

"Systèmes sans missiles"

Selon Kiev, plus de 15'000 employés du secteur énergétique s'efforcent, par des températures négatives, de remettre en service les centrales et les sous-stations électriques endommagées par des frappes russes massives qui ont laissé la moitié de la capitale ukrainienne sans chauffage.

Le dirigeant ukrainien a reconnu des lacunes dans les systèmes de protection antiaérienne.

"Jusqu'à ce matin, nous avions plusieurs systèmes sans missiles. Aujourd'hui, je peux le dire ouvertement, parce qu'aujourd'hui j'ai reçu ces missiles", a-t-il déclaré, semblant blâmer les alliés de l'Ukraine pour ces pénuries.

Vendredi, 67 immeubles de la capitale étaient encore privés de chauffage, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko, qui a également annoncé que les écoles de la capitale ukrainienne seraient fermées jusqu'au 1er février.

L'administration municipale a également annoncé qu'elle instaurerait à partir de vendredi des mesures pour économiser l'électricité, notamment en réduisant l'éclairage public des rues à 20% de ses capacités.

Des journalistes de l'AFP à Kiev ont constaté des coupures de courant fréquentes et une baisse des capacités de chauffage dans les habitations. Certains feux de circulation étaient éteints, des magasins et des restaurants fermés.

Face à cette situation, M. Zelensky a décrété un "état d'urgence" dans le secteur énergétique, qui implique notamment d'augmenter les importations d'électricité du pays.

Le ministre ukrainien de l'Énergie Denys Chmygal a ainsi ordonné aux entreprises publiques, et en particulier à la compagnie ferroviaire Ukrzaliznytsia et à l'opérateur gazier Naftogaz, de "veiller d'urgence à l'achat d'électricité importée (...) pour au moins 50 % de la consommation totale".

Kiev a aussi annoncé son intention de demander l'aide financière de ses partenaires occidentaux.

Dialoguer avec la Russie

"La Russie parie qu'elle peut nous briser", a déclaré M. Chmygal vendredi devant le Parlement, tandis que la Première ministre Ioulia Svyrydenko a annoncé que le gouvernement ne disposait de réserves de carburant que pour 20 jours.

Sur le front, la Russie a poursuivi ses avancées vendredi en revendiquant la capture des localités de Zakitné dans la région de Donetsk (est) et de Jovtnevé dans celle de Zaporijjia (sud).

Des bombardements russes ont tué deux personnes dans la ville de Nikopol, dans le centre de l'Ukraine, selon les autorités locales.

Le Kremlin a lui jugé vendredi "positive" la volonté affichée de certains pays européens, dont l'Italie et la France, de restaurer le dialogue avec la Russie, rompu depuis 2022.

"Si cela reflète réellement la vision stratégique des Européens, il s'agit d'une évolution positive de leur position", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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De nouveaux pourparlers en vue entre Ukrainiens et Américains

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La délégation ukrainienne est actuellement en route vers les Etats-Unis, a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse (archives). (© KEYSTONE/EPA/GEORGE CHRISTOPHOROU)

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé vendredi qu'une délégation de son pays était en route vers les Etats-Unis pour de nouveaux pourparlers avec les émissaires américains en vue de mettre fin à la guerre avec la Russie.

"Dans les prochains jours, des réunions entre nos représentants ukrainiens et les Etats-Unis seront programmées. La délégation ukrainienne est actuellement en route vers les Etats-Unis", a déclaré M. Zelensky lors d'une conférence de presse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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