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International

Johnson admet sa présence à une fête pendant le confinement

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"Je présente mes excuses du fond du coeur", a lancé Boris Johnson. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Acculé, le Premier ministre britannique Boris Johnson a reconnu mercredi devant les députés sa présence à une fête à Downing Street en plein confinement en 2020. Il a présenté ses "excuses", sans convaincre l'opposition qui demande sa démission.

Dans une chambre des Communes surchauffée, le chef du gouvernement conservateur a soutenu qu'il pensait que l'événement du 20 mai 2020 dans les jardins de sa résidence officielle était une réunion de travail.

A cette époque, en pleine première vague de Covid-19, seules deux personnes étaient autorisées à se retrouver en extérieur et de nombreux Britanniques n'ont pas pu dire adieu à leurs proches mourants, d'où l'ampleur de la colère provoquée par cet événement où auraient été invitées plus de 100 personnes avec comme consigne d'apporter à boire.

Boris Johnson a expliqué qu'il aurait dû estimer que si l'événement pouvait "techniquement" être considéré comme rentrant dans les règles, la perception des Britanniques, empêchés de rencontrer leur proches, pouvait être tout autre. "Je présente mes excuses du fond du coeur", a-t-il lancé.

Il a affirmé prendre la "responsabilité" des "erreurs" qui ont été commises.

Réponse "insultante"

Accusant Boris Johnson de "mentir comme un arracheur de dents", le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer a jugé la défense du Premier ministre "tellement ridicule" qu'elle en est "insultante" pour les Britanniques. "Aura-t-il maintenant la décence de démissionner?" a-t-il lancé.

Les indépendantistes écossais du SNP et les libéraux-démocrates ont également demandé son départ. Sur ce point, Boris Johnson a renvoyé à l'enquête interne menée par la haute-fonctionnaire Sue Gray.

Deux ans après sa victoire électorale historique, Boris Johnson a vu sa popularité, longtemps inoxydable, chuter ces derniers mois.

Confronté à une série de révélations en fin d'année dernière sur des fêtes organisées dans les cercles du pouvoir au mépris des règles sanitaires pour lutter contre le coronavirus en 2020, il a vu ces derniers jours les accusations se resserrer.

La chaîne ITV a révélé lundi soir l'existence d'un mail envoyé à une centaine de personnes par le secrétaire en chef du Premier ministre, Martin Reynolds, le 20 mai 2020. "Apportez vos bouteilles", lançait l'invitation qui appelait à "profiter du beau temps" lors d'un pot "avec distanciation sociale" dans les jardins de la résidence du Premier ministre.

Une trentaine ou quarantaine de personnes avaient répondu à l'invitation, selon la presse, dont le chef du gouvernement et sa fiancée Carrie qu'il a épousée peu après.

Colère au sein du parti

La colère gronde de plus en plus fort dans les rangs du parti conservateur au pouvoir, le chef de file du parti en Ecosse, Douglas Ross, réclamant une démission s'il s'avère que Boris Johnson a enfreint les règles. Selon les médias, certains estiment que la question n'est plus de savoir si Boris Johnson va devoir quitter le pouvoir, mais quand.

"Johnson perd le soutien des Tories", titre mercredi le conservateur Daily Telegraph, tandis le populaire Daily Mail se demande si "la fête est finie pour le Premier ministre".

Outre les fêtes, sa réputation a été ternie par des soupçons de mensonge sur le financement de la luxueuse rénovation de son appartement de fonction, d'attribution de contrats entre amis durant la pandémie ou encore d'accusations de favoritisme.

Un vote de défiance?

S'il continue de refuser de partir, un vote de défiance au sein du parti, nécessitant 54 lettres pour être déclenché, suffirait à le renverser. Peu probable dans l'immédiat, cette option n'est cependant plus taboue chez les conservateurs, peu enclins à s'embarrasser de dirigeants dans la tourmente et qui pourraient lui préférer le ministre des Finances Rishi Sunak ou la cheffe de la diplomatie Liz Truss.

Si cette crise autour du respect des règles apparaît comme la plus grave Pour Boris Johnson, elle est loin d'être la première.

Il a déjà été confronté aux tempêtes provoquées par le déplacement à travers l'Angleterre en plein confinement de son ex-conseiller Dominic Cummings et son ex-ministre de la Santé Matt Hancock avait dû démissionner après avoir été filmé embrassant une collaboratrice, au mépris des règles anti-Covid.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Ronaldinho en 3e division italienne, pour rejouer?

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Ronaldinho, ici lors d'un match d'exhibition le 6 juin dernier, fera-t-il son retour sur les terrains italiens à 46 ans? (© KEYSTONE/EPA/RONALD PENA)

L'ancien phénomène brésilien Ronaldinho va sortir de sa retraite à 46 ans pour rejoindre Ravenne, en 3e division italienne. Il n'est toutefois pas certain qu'il foule une pelouse en Italie.

La Gazzetta dello Sport indique dans son édition de samedi que Ronaldinho, actuellement aux Etats-Unis pour assister au Mondial 2026, sera présenté officiellement comme un joueur de Ravenne lors d'un événement à Miami le 23 juin.

Selon des propos rapportés par le quotidien sportif de référence en Italie, le Ballon d'Or 2005 dit avoir "hâte de pouvoir retourner danser avec le ballon pour écrire une nouvelle histoire avec Ignazio Cipriani (le propriétaire italo-américain de Ravenne, ndlr) et de toute sa famille".

"Le football a toujours été une source de joie pour moi, je veux apporter le même esprit à Ravenne", a ajouté l'ancien joueur du Paris SG (2001-03), du FC Barcelone (2003-08) ou de l'AC Milan (2008-11).

Ronaldinho, sacré champion du monde avec le Brésil en 2002 et comptant 97 sélections pour 33 buts avec la Seleçao, a disputé son dernier match officiel en septembre 2015 sous le maillot du club brésilien de Fluminense.

Interrogé par la presse italienne samedi, le vice-président de Ravenne, Ariedo Braida, a toutefois douché les espoirs de ceux qui espéraient voir Ronaldinho disputer l'intégralité de la saison de Serie C et suggéré que ce recrutement était surtout un coup marketing.

"C'est un joueur magique, qui aura sa licence, c'est un grand coup pour nous. Est-ce qu'il jouera à 46 ans? Cela dépend, mais disons qu'il aura sa licence", a-t-il déclaré à LaPresse

"Jouera-t-il? C'est à voir, ce n'est pas exclu. Un champion comme lui est hors catégorie et n'a pas d'âge", a-t-il ajouté dans des propos rapportés par l'agence Ansa.

Ravenne a terminé à la 3e place de la poule B du dernier championnat de 3e division et a été éliminé en barrages d'accession par la Salernitana. Il vise un retour en Serie B où il n'a plus évolué depuis 2008.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

France: 35 départements en vigilance rouge canicule, un record

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La France a placé 35 départements en alerte canicule rouge pour dimanche, un record. L'image a été prise vendredi à Sète. (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

L'escalade du thermomètre continue en France: l'organisme de météorologie a annoncé samedi avoir placé 35 départements "en vigilance rouge canicule", plus haut niveau d'alerte, à partir de dimanche, jour de la Fête de la musique dans tout le pays.

Météo-France précise que c'est un nombre record de vigilance rouge canicule. Le précédent était de 20 départements les 24 et 25 juillet 2019.

"Les très fortes chaleurs s'installent durablement sur le pays", souligne l'institut dans son bulletin de 16h00, qui a par ailleurs placé 45 autres départements en vigilance orange.

La vigilance rouge concerne notamment une large partie centre et ouest de la France à compter de dimanche midi.

Pour cette zone allant de la région parisienne au sud-ouest, Météo-France prédit un "épisode caniculaire d'intensité exceptionnelle, similaire à celle des canicules de juillet 2019 et août 2003, mais de durée encore incertaine".

Ce dispositif de vigilance canicule a été créé en 2004, une an après la canicule de 2003, qui a fait près de 15'000 morts en France.

"Le niveau de vigilance rouge correspond à une canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique, et présente un fort impact sanitaire pour l'ensemble de la population et des impacts sociétaux", selon Météo-France.

Selon un décompte de l'AFP basé sur les estimations de population dans les départements cités dans le dernier bulletin en date de Méteo-France, cette vigilance rouge concernera plus de 26 millions de personnes. Au total, 53 millions de Français seront concernés par les vigilances rouge et orange.

"En cours d'après-midi de ce samedi et jusqu'en soirée, des orages localement violents concernent" dans l'est du pays et de la région parisienne, ajoute Météo-France dans son bulletin.

Canicule prolongée

Dimanche, "les 39 à 40°C sont souvent atteints" dans le sud-ouest, en région parisienne et en Bourgogne (est). "Les 41°C pourront être atteints par endroits", prévient l'organisme.

Lundi, le mercure pourrait encore grimper et "la température moyenne sur l'Hexagone (indicateur thermique) pourrait atteindre le niveau de la journée la plus chaude jamais mesurée en France tous mois confondus", indique Météo-France.

Du fait des fortes chaleurs, la consommation d'alcool pour la Fête de la musique dimanche sera interdite dans les départements qui seront placés en vigilance rouge canicule et "consigne est donnée" de ne pas en proposer dans les évènements organisés par l'Etat, a annoncé le gouvernement, qui a activé une cellule interministérielle de crise.

Cette canicule prolongée, liée au changement climatique et qui a débuté jeudi, bouscule le pays, contraignant entre autres les écoles ou chantiers à s'adapter, voire à fermer.

La ville de Paris a par exemple décidé d'ouvrir ses parcs et jardins nuit et jour.

L'Europe voit aussi rouge. Une nouvelle vague de chaleur doit débuter au Royaume-Uni ce weekend avant un pic prévu lundi et mardi, selon l'agence météorologique Met office.

En Espagne, les autorités ont lancé une alerte concernant une vague de chaleur extrême qui devrait toucher la majeure partie du pays ainsi que les îles Baléares à partir de dimanche.

Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur.

La chaleur a coûté la vie à quelque 5700 personnes en France en 2025 après 3700 l'année précédente, selon des estimations de l'agence Santé publique France. Les trois quarts des décès concernent des plus de 75 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un mort dans une collision de trains de marchandises à Munich

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Allemagne: deux wagons de fret sont restés suspendus à un pont après la collision de deux trains de marchandises à Munich, dans la nuit de vendredi à samedi. Un agent ferroviaire a perdu la vie dans l'accident. (© Keystone/DPA/STEFAN PUCHNER)

Un agent impliqué dans des opérations de manoeuvre ferroviaire a perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi à Munich. Il a été mortellement blessé lors de la collision de deux trains de marchandises, ont indiqué les pompiers locaux.

Sous la violence du choc, deux wagons de fret se sont trouvés à moitié suspendus sur un pont enjambant une voie de circulation et à moitié sur la chaussée, selon cette source.

En sécurisant les lieux, les pompiers ont retrouvé le corps d'un homme mortellement blessé dans l'accident.

Les autorités n'ont pas immédiatement communiqué son identité.

Plusieurs voitures en stationnement ont été fortement endommagées par la chute des wagons ou des débris.

Un bus de ligne circulait au moment de l'accident sur la rue située sous le pont et a été touché par la chute d'un objet. Seul le conducteur se trouvait à bord et il est resté indemne, est-il détaillé.

La police a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l'accident.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Iran dit fermer Ormuz, et envoie une délégation en Suisse

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Des discussions techniques auront lieu dimanche entre les Etats-Unis et l'Iran au Bürgenstock (NW), ont annoncé plusieurs sources samedi. (© KEYSTONE/AP/Vadim Ghirda)

L'Iran a annoncé samedi fermer à nouveau le détroit d'Ormuz en représailles aux attaques israéliennes au Liban, sans pour autant rompre les discussions en vue d'un accord définitif sur la fin du conflit au Moyen-Orient qui doivent commencer en Suisse dimanche.

Le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz sera fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations" contractées dans le protocole d'accord irano-américain signé mercredi.

Dans une première réaction, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes", Selon le Centcom, les traversées du détroit d'Ormuz ont persisté de manière sûre samedi, avec le passage de 55 navires marchands.

L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant un emballement des cours du pétrole, ainsi que des pénuries.

Sa réouverture a constitué l'un des points clé du protocole d'accord irano-américain, qui prévoit une fin des hostilités sur l'ensemble des théâtres, y compris au Liban, Téhéran ayant insisté sur ce dernier élément.

Mais malgré ce texte, et une nouvelle annonce de cessez-le-feu vendredi, Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah s'affrontent depuis deux jours dans le sud du pays du Cèdre, où les opérations israéliennes ont fait au moins 24 morts samedi, et 83 la veille.

Les opérations israéliennes au Liban ont fait 4057 morts depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars, a annoncé samedi le ministère libanais de la Santé.

Israël, qui occupe une partie du sud, a indiqué viser des positions du Hezbollah en représailles à des attaques contre ses troupes. Selon l'armée israélienne, "plus de 50 projectiles" ont été tirés par l'organisation chiite contre ses soldats dans la nuit de vendredi à samedi.

"Le Hezbollah continue de violer constamment le cessez-le-feu", a accusé sur X le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein.

"Retrouver nos vies"

"Tout en étant engagé en faveur du cessez-le-feu, (le Hezbollah) ne fera preuve d'aucune tolérance face à toute tentative israélienne (...) d'étendre son occupation", a de son côté affirmé le mouvement dans un communiqué.

Il a accusé Israël d'être "totalement responsable" des violations de la trêve.

L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, avait assuré vendredi qu'Israël s'engageait à respecter le cessez-le-feu, à condition que le Hezbollah fasse de même.

"La peur domine chez tout le monde", témoigne auprès de l'AFP Fadi Zayat, un habitant du village méridional de Tayr Debba.

"Nous sommes retournés dans notre village il y a quelques jours, avec nos sacs prêts dans le cas où nous devrions repartir", déclare ce laborantin de 53 ans. "Nous attendons une décision sérieuse pour mettre fin à cette guerre (...) et retrouver nos vies".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué lors des frappes américano-israéliennes sur Téhéran qui ont déclenché la guerre le 28 février.

Discussions dimanche en Suisse

Dans le même temps, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la tenue dimanche en Suisse de discussions "techniques" entre Iraniens et Américains, en présence de représentants du Qatar et du Pakistan, pays médiateurs.

Islamabad a confirmé la tenue de ces "pourparlers techniques" dimanche au Bürgenstock (NW).

Selon un média d'Etat iranien, les négociateurs iraniens ont quitté le pays samedi pour la Suisse, où selon le vice-président américain JD Vance se trouvent déja l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner afin de "gérer certains des éléments techniques de cette négociation".

Le protocole d'accord prévoit le lancement de tractations d'une durée de 60 jours en vue de parvenir à un accord final, qui seront centrées sur le programme nucléaire iranien.

Des discussions "préparatoires" ont même commencé dès samedi entre diplomates, selon Berne.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole initial serait "en danger" si ses provisions n'étaient pas appliquées rapidement, autre allusion à la situation au Liban.

Le vice-président américain JD Vance, après un faux départ cette semaine, a déclaré samedi à Fox News s'attendre à partir "dans les prochains jours" pour la Suisse, avant l'annonce de Téhéran sur Ormuz.

Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, principal pays médiateur, est lui arrivé samedi en Iran dans le cadre des tractations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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