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International

La première partie de la COP15 biodiversité s'achève avec des progrès

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"La biodiversité continue à décliner à un rythme sans précédent", s'alarme Bruno Oberle, directeur général de l'Union international pour la conservation de la nature (UICN). (© KEYSTONE/LUKAS LEHMANN)

La première partie de la COP15 biodiversité s'est achevée vendredi avec l'engagement de la Chine à tout faire pour parvenir à un accord ambitieux pour sauvegarder la nature et apporter des financements. Des progrès salués par les observateurs.

"La communauté internationale attend de la COP15 qu'elle soit un moment clé pour inverser la perte de biodiversité, tout comme le sommet de Paris (en 2015 l'a été) pour le changement climatique", a insisté le ministre chinois de l'Environnement, Huang Runqiu. Il s'exprimait lors de la conférence de presse de fermeture de cette session à Kunming, dans le sud-ouest de la Chine.

Ces négociations ont rassemblé environ 2900 délégués à Kunming et 2500 en ligne, un format hybride adopté à cause de la pandémie de Covid-19. Des chefs d'Etat y ont participé en ligne.

Session en Suisse prévue

La COP15 se conclura au printemps 2022 par des négociations en présentiel prévues en Chine, avec une session intermédiaire en Suisse. Ce format a été adopté pour ne pas retarder davantage les discussions après plusieurs reports.

Cette première partie, présentée comme essentiellement protocolaire, a aussi permis des avancées sur le fond, avec "une relance du souffle politique" dont "on a envie qu'il se traduise dans le texte des négociations", commente Julien Rochette, du laboratoire d'idées français IDDRI.

La COP15 a adopté la déclaration de Kunming, portée par la Chine et qui défend le concept de "civilisation écologique". Elle reprend en partie les objectifs contenus dans le texte qui sera négocié par les délégations des 196 membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en janvier à Genève, puis au printemps 2022 lors de la 15e Conférence des parties (COP).

"Début modeste"

Des engagements ont été pris pour financer la protection de la biodiversité. La Chine a lancé un fonds pour les pays en développement, abondé à hauteur de 200 millions d'euros, et le Japon a mis sur la table environ 14 millions d'euros.

Selon l'Agence française de développement (AFD), les besoins sont évalués entre 722 et 967 milliards de dollars par an d'ici à 2030, quand 124 à 143 milliards de dollars sont dépensés et que 500 milliards vont à des subventions néfastes à la nature.

Ces annonces constituent "un début modeste", relève Li Shuo de Greenpeace, qui demande plus d'éclaircissements sur le fonds chinois. Pour certains pays, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) est l'outil adéquat pour financer les actions en faveur de la biodiversité.

"La question du financement est cruciale, elle va déterminer l'engagement de certains pays (dans les négociations), notamment des pays du Sud", relève Julien Rochette. Les regards se tournent à présent vers Genève, puis vers Kunming au printemps.

Déclin sans précédent

"La biodiversité continue à décliner à un rythme sans précédent", s'alarme Bruno Oberle, directeur général de l'Union international pour la conservation de la nature (UICN). "Nous ne pouvons pas nous satisfaire du rythme de progression à ce stade. Mais la bonne nouvelle est que nous pouvons encore stopper et renverser le déclin si nous prenons maintenant des actions urgentes".

"Nous devons continuer à avancer sur plusieurs questions en suspens", a insisté Elizabeth Maruma Mrema, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CDB), lors de la conférence de presse. "La plus grande difficulté est la capacité à entraîner toutes les parties prenantes", a-t-elle poursuivi. Un autre point important sera la mise en oeuvre effective des mesures adoptées.

"Nous devons résoudre ensemble les crises de la perte de biodiversité et du changement climatique", a-t-elle encore insisté, alors que se tiendra en novembre la COP26 climat à Glasgow.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

USA: place évacuée, discours de Trump menacé par un orage

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Un orage menace la cérémonie XXL du 250e anniversaire des Etats-Unis à Washington. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

L'immense esplanade du National Mall à Washington, où devaient se tenir les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, a été évacuée samedi en raison de la menace d'un violent orage, a constaté l'AFP.

Quelques heures avant le discours prévu du président Donald Trump, de fortes rafales de vent ont balayé le site et des éclairs ont zébré le ciel, poussant les autorités à ordonner aux personnes présentes de se mettre immédiatement à l'abri.

"Pour votre sécurité, nous demandons à tous les invités d'évacuer immédiatement", ont annoncé des responsables de l'événement, tandis que la majeure partie de la foule commençait à se diriger vers les sorties pour s'abriter dans les musées et bâtiments gouvernementaux voisins.

La moitié est des Etats-Unis, dont Washington, est frappée depuis le milieu de la semaine par une vague de chaleur intense qui devait provoquer de violents orages vendredi et samedi selon les services météorologiques.

Pensant que l'esplanade avait rouvert rapidement, certaines personnes se sont ruées vers les points de contrôle de sécurité en criant "Chargez!" et "Trump! Trump!"

Ailleurs, les autorités tentaient de convaincre les gens de partir.

"Lorsque vous avez des éclairs à moins de trois miles (5 km), l'évacuation est obligatoire", a expliqué un policier à une famille hésitante.

Un groupe d'une centaine de personnes près de la scène a refusé de partir, scandant "USA! USA! USA!".

Des policiers se sont rapidement précipités vers les récalcitrants et les ont forcés à quitter la zone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen

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Mbappé marque sur penalty (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.

Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.

Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.

Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.

Chaleur étouffante

La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.

Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.

La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).

Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Tirana: mobilisation contre un projet immobilier lié aux Trump

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La foule a manifesté à Tirana contre un projet immobilier porté par Jarod Kushner. (© KEYSTONE/EPA/MALTON DIBRA)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Tirana lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation contre un projet immobilier touristique lié à la famille du président américain Donald Trump.

La 35e manifestation quotidienne consécutive a été la plus importante depuis le début, fin mai, des rassemblements contre la construction d'un hôtel de luxe lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner, dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest de l'Albanie, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'opposition à ce projet est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence.

"Ce qui a commencé comme la 'Révolution des flamants roses' se mue en un large mécontentement populaire", a déclaré à l'AFP la manifestante Alketa Ademi. "Le manque de transparence, l'arrogance - ça suffit! Le Premier ministre doit partir", estime cette quadragénaire.

La mobilisation a reçu le surnom de "révolution des flamants roses" en référence aux flamants roses vivant dans la zone naturelle protégée où est prévu le complexe touristique.

Les manifestants affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique, représente un risque pour l'environnement et pour une lagune voisine essentielle à la migration des oiseaux.

Les promoteurs espèrent également transformer l'île inhabitée de Sazan - autrefois une base militaire communiste secrète - en une destination touristique prestigieuse.

Le projet se heurte pratiquement depuis sa présentation en 2024 à une vive opposition. La dernière vague de manifestations a débuté après l'apparition, fin mai, de clôtures en fil barbelé et de bulldozers sur les plages avoisinantes.

"L'Albanie n'est pas à vendre"

Des manifestations ont lieu chaque jour dans la capitale albanaise Tirana, et par deux fois cette semaine, d'importants groupes de manifestants se sont rassemblés devant le parlement pour tenter d'affronter les députés et de bloquer l'accès au bâtiment, notamment jeudi.

Des centaines de manifestants ont buté sur des cordons de police anti-émeute qui les ont repoussés, provoquant des affrontements et plusieurs arrestations. La police a utilisé des lacrymogènes et un canon à eau pour tenter de disperser la foule, certains manifestants tentant de franchir les cordons policiers, ou envoyant des oeufs, des pierres et d'autres projectiles.

Quinze agents ont été blessés, et 25 manifestants arrêtés, selon la police.

L'Albanian Helsinki Comittee (AHC), une organisation de défense des droits humains, a exprimé samedi "sa préoccupation face à l'escalade de la situation".

"La violence individuelle ne peut justifier l'usage disproportionné de la force", a-t-elle déclaré, dénonçant l'usage, par les forces de l'ordre, de gaz lacrymogène sans sommation, de matraques et de coups contre des manifestants neutralisés à même le sol, et appelant à une enquête rapide et indépendante.

Ces violences contrastent avec le caractère essentiellement pacifique des rassemblements qui ont attiré quotidiennement des milliers de personnes dans les rues depuis le début du mouvement.

"Libérez les gars", scandaient samedi soir des manifestants, en référence aux 19 protestataires encore détenus dans un commissariat de Tirana.

Certains brandissaient des banderoles indiquant "L'Albanie n'est pas à vendre" et "Abrogez la loi sur les zones protégées", en référence à la législation qui a permis au gouvernement d'accélérer l'avancée du projet.

Plusieurs flamants roses géants étaient visibles dans les bras des manifestants qui marchaient samedi vers le siège du gouvernement, sur le boulevard principal de Tirana. Un groupe transportait un grand gâteau en béton, une référence symbolique à l'anniversaire du Premier ministre Edi Rama, qui fêtait ses 62 ans ce samedi.

Des Albanais de la diaspora sont là pour manifester. Parmi eux, Xheku Shena, revenue du Canada, explique à l'AFP : "Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers, nous sommes pour la dignité, le respect et la transparence, et contre le modèle actuel qui nuit à l'intérêt public".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bousculé, le Maroc s'en sort et élimine le Canada

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Le doublé d'Azzedine Ounahi a sorti le Maroc d'une situation compliquée. (© KEYSTONE/EPA/SAM WASSON)

Le Maroc a été bousculé, mais il sera bien au rendez-vous des quarts de finale du Mondial 2026. Les Lions de l'Atlas ont mis fin à la belle histoire du Canada en s'imposant 3-0, samedi à Houston.

Demi-finaliste en 2022, le Maroc devient ainsi la première nation africaine à se qualifier deux fois de suite pour les quarts de finale en Coupe du monde. Les Lions de l'Atlas peuvent remercier leur milieu de terrain Azzedine Ounahi, dont le doublé les a sortis d'une situation compliquée.

Pour la première fois de son histoire à ce niveau de la compétition, le Canada a répondu présent en commençant la rencontre avec une intensité impressionnante. Le score de 3-0 paraît finalement très sévère pour les Candiens. Tanitoluwa Oluwaseyi aurait même pu ouvrir le score dès la 11e, mais le gardien marocain Yassine Bounou s'est interposé du bout du pied en face-à-face avec l'attaquant de Villareal.

Le Maroc perd Saibari

Bousculé, le Maroc perdait encore son homme fort Ismael Saibari (3 buts dans le tournoi) sur blessure à la 22e. Les Lions de l'Atlas ont vécu une première période difficile, au cours de laquelle les cartons jaunes (6), ont été plus nombreux que le total des tirs des deux équipes (5).

Les Marocains ont toutefois repris leurs esprits après la pause. Sur l'une de leurs premières occasions du match, les hommes de Mohamed Ouhabi ont marqué cinq minutes après le retour des vestiaires grâce à une belle frappe d'Azzedine Ounahi après une combinaison sur coup franc.

Le Canada a jeté ses dernières forces dans la bataille pour revenir, en vain. Dans les dix dernières minutes, le milieu de terrain de Gérone s'est retrouvé à la conclusion d'une contre-attaque parfaitement menée (82e) pour signer un doublé - ses deux premiers buts en Coupe du monde -, avant que Soufiane Rahimi ne scelle le score dans les dernières secondes.

Au tour suivant, les Lions retrouveront une redoutable équipe de France ou l'outsider paraguayen, qui s'affrontent plus tard samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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