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International

L'auteur présumé de l'attentat de Strasbourg abattu

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Des passants rendent hommage aux victimes de l'attaque. (©KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

L'auteur de l'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg, qui a fait trois morts et treize blessés, a été abattu jeudi soir par la police dans la ville, après deux jours de traque. Il était un "soldat" de l'EI, affirme une agence de propagande citée par SITE.

L'homme, âgé de 29 ans, a été abattu dans le quartier du Neudorf, là où sa trace avait été perdue après son équipée sanglante mardi. Une équipe de la brigade spécialisée de terrain de Strasbourg, composée de trois policiers, a aperçu à 21h00 "un individu qui déambulait sur la voie publique" du quartier, a expliqué le ministre français de l'intérieur, Christophe Castaner.

"Cet individu correspondait au signalement de la personne recherchée depuis mardi soir", a poursuivi le ministre. "Ils l'ont interpellé et au moment de cette interpellation pour l'arrêter, ce dernier s'est retourné, faisant face aux fonctionnaires de police en tirant. Ils ont alors immédiatement riposté et ont neutralisé l'assaillant."

Blessé mardi soir

Il était seul au moment où il a été abattu et se trouvait au pied d'un immeuble, d'après une source policière. Le suspect avait été blessé lors d'un échange de coups de feu avec des soldats du dispositif Sentinelle mardi soir avant de disparaître dans le quartier de Neudorf, qu'il connaît bien pour y avoir vécu dans sa jeunesse.

Un très important dispositif de police était déployé jeudi soir, a constaté un journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont été applaudies par les badauds, rassemblés au niveau du périmètre de sécurité. "Bravo", ont lancé certains d'entre eux.

Des appels et des témoignages ont été déterminants pour le retrouver. Selon une source proche de l'enquête, une femme, répondant à un appel à témoins lancé mercredi soir, avait signalé avoir vu le suspect dans l'après-midi. Elle avait remarqué qu'il ressemblait au fugitif et qu'il était blessé au bras.

L'agence de propagande de l'Etat islamique, Amaq, l'a présenté comme un de ses "soldats" sur son site internet, sans fournir de preuve. Amaq affirme que l'homme avait répondu "à des appels à cibler des citoyens des pays de la coalition" internationale au Moyen-Orient.

Affiche de Ben Laden

Né à Strasbourg, le suspect avait un passé judiciaire très lourd, avec 27 condamnations en France, en Allemagne et en Suisse. Il était fiché "S" ("sûreté de l'État") pour sa radicalisation islamiste. A chacun de ses séjours en prison -, il avait une affiche de Ben Laden dans une de ses cellules - il avait été repéré pour son prosélytisme "parfois agressif", selon une source proche de l'enquête.

Il était suivi activement depuis sa sortie de prison, et ce jusqu'à mardi, sans que des velléités de passage à l'acte ne soient détectées. Selon le procureur, des témoins l'ont entendu crier "Allah Akbar!", cri de ralliement des djihadistes, lors de son équipée meurtrière de mardi soir.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et l'a étendu jeudi soir au chef de tentatives de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

Cinq personnes en garde à vue

Dans l'après-midi, le parquet de Paris avait annoncé la mort d'une troisième victime de mardi, un garagiste d’origine afghane en état de mort cérébrale depuis lors.

Une cinquième personne a été placée en garde à vue jeudi dans le cadre de l'enquête. Il s'agit d'un membre de l'entourage du tireur, mais pas de sa famille, précise-t-on de source proche de l'enquête. Quatre autres personnes, le père, la mère et deux frères du tueur, sont pour leur part en garde à vue depuis la nuit de mardi à mercredi.

Deux soeurs ont par ailleurs été entendues jeudi à Paris en audition libre par des enquêteurs et des perquisitions ont été menées en région parisienne, a-t-on appris de source judiciaire.

Mardi soir, peu avant 20h00, l'homme avait pénétré dans le centre historique de Strasbourg au coeur du marché de Noël et avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants. Porteur d'une arme de poing et d'un couteau, il avait ensuite échangé des tirs avec les forces de l'ordre, qui l'ont blessé au bras, avant de réussir à s'enfuir en taxi.

Plus de 700 membres des forces de l'ordre, dont 280 enquêteurs de la police judiciaire, selon M. Castaner, étaient à la recherche du suspect.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Économie

Les salaires réels reculent pour la première fois en plus de 20 ans

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Les salaires réels ont été affectés par les difficultés économiques dans de nombreux pays. (© KEYSTONE/EPA/BAGUS INDAHONO)

L'inflation combinée au ralentissement de la croissance économique a fait reculer les salaires réels dans de nombreux pays pour la première fois en plus de 20 ans. Ceux-ci ont reculé de 0,9% durant les six premiers mois, a dit mercredi l'OIT à Genève.

L'inflation affecte le pouvoir d'achat des classes moyennes et frappe plus largement les ménages à faibles revenus qui dépensent une grande partie de leurs revenus pour les produits indispensables. Parmi les Etats du G20, les salaires réels ont diminué de plus de 2% dans les pays avancés, contre une progression de 0,8% dans les pays émergents, soit 2,6% de moins qu'avant la pandémie.

Les pays riches ont davantage dû faire face à l'inflation. Parmi les régions où un recul est observé, celui-ci va de 0,5% en Afrique à plus de 3% dans le nord du continent américain en passant par 2,5% dans les pays de l'ouest et du centre de l'Europe et plus de 3% dans l'Est de l'Europe, selon l'Organisation internationale du travail (OIT). En revanche, des progressions sont observées dans les Etats arabes, de 1,2%, en Asie/Pacifique, de 1,3% et dans le centre et l'ouest de l'Asie, de 2,5%.

"Les multiples crises mondiales auxquelles nous sommes confrontés font chuter les salaires réels", a déclaré le directeur général de l'OIT Gilbert Houngbo. "Elles ont placé des dizaines de millions de travailleurs dans une situation désastreuse". En 2020 et 2021, les salaires réels ont progressé. Mais cette situation est due au fait que les travailleurs les moins bien payés ont souvent perdu leur emploi, faisant augmenter le chiffre pour ceux qui restent sur le marché de l'emploi, a dit à la presse une responsable de l'organisation, Manuela Tomei.

Et le directeur général d'appeler de son côté à maintenir le pouvoir d'achat des plus bas salaires pour éviter une augmentation de la pauvreté. Ce problème pourrait aussi remettre en cause la relance après le coronavirus. D'autant plus que la pandémie a déjà provoqué des pertes significatives pour les travailleurs. L'inflation affecte aussi le pouvoir d'achat des personnes payées au salaire minimum, système appliqué dans 90% des Etats membres, affirme également le rapport de l'OIT.

Celui-ci appelle à des dispositifs urgents comme l'ajustement des taux de ces rémunérations. Parmi les autres possibilités, il mentionne la distribution de bons pour les ménages à faibles revenus ou encore la réduction de la TVA. De quoi oeuvrer pour réduire la menace de récessions ou l'importance de celles-ci, dit l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Hongrie sous la menace pressante d'un gel des fonds européens

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Selon plusieurs sources européennes, l'influence des eurodéputés, réunis en session plénière la semaine dernière et largement partisans de la sévérité face à Victor Orban, a été décisive. (© KEYSTONE/EPA/Leszek Szymanski)

Les réformes engagées par Viktor Orban n'auront pas suffi: la Commission européenne a recommandé mercredi le gel de plus de 13 milliards d'euros (12,8 milliards de francs) de fonds européens destinés à la Hongrie, en réponse à des problèmes de corruption.

L'exécutif européen a finalement choisi de rester ferme face au dirigeant nationaliste - et ce malgré le "chantage" dont ce dernier est accusé, Budapest bloquant le plan d'aide commun de 18 milliards d'euros à l'Ukraine et l'impôt minimum sur les bénéfices des multinationales.

La Hongrie - qui dément tout lien entre ces blocages et la question des fonds européens - s'oppose aussi à de nouvelles sanctions contre la Russie avec laquelle elle maintient des liens, et reste le seul pays de l'Otan avec la Turquie à ne pas avoir ratifié l'adhésion à cette alliance de la Suède et de la Finlande.

Sous la pression du Parlement européen, la Commission européenne a proposé aux Etats membres, qui ont jusqu'au 19 décembre pour se prononcer, de suspendre 7,5 milliards de fonds de cohésion qui devaient être versés à la Hongrie dans le cadre du budget 2021-2027 de l'UE.

Une procédure dite de "conditionnalité" destinée à protéger le budget européen des atteintes à l'Etat de droit, a été lancée contre ce pays en avril, une première pour l'UE, en raison notamment "d'irrégularités systématiques dans les passations de marchés publics", de "défaillances" en matière de poursuites judiciaires et de lutte contre la corruption.

17 mesures engagées

La perspective de se voir privée de fonds a poussé la Hongrie à engager 17 mesures pour répondre aux inquiétudes de Bruxelles, dont la mise en place d'une "autorité indépendante" destinée à mieux contrôler l'utilisation des fonds de l'UE, soupçonnés d'enrichir des proches de Viktor Orban.

Mais la Commission estime que les réformes n'ont pas été menées de façon satisfaisante à la date butoir du 19 novembre. L'exécutif européen avait en septembre fixé cette échéance pour offrir une chance à la Hongrie d'échapper au gel de 7,5 milliards d'euros (environ 20% des fonds européens qu'elle doit recevoir sur 2021-2027).

L'exécutif européen a par ailleurs décidé de valider le plan de relance post-Covid de la Hongrie (5,8 milliards d'euros) mais en l'assortissant de 27 conditions, qui reprennent les 17 mesures de lutte anticorruption, ainsi que des réformes pour améliorer l'indépendance de la justice.

"Aucun versement de fonds n'aura lieu tant que ces conditions essentielles ne seront pas correctement remplies", a déclaré le vice-président exécutif de la Commission Valdis Dombrovskis lors d'une conférence de presse.

Balle dans le camp des Etats membres

L'exécutif européen, qui jusqu'il y a peu semblait privilégier une approche conciliante à l'égard de la Hongrie en soulignant les progrès réalisés par cette dernière, a finalement durci sa position.

Selon plusieurs sources européennes, l'influence des eurodéputés, réunis en session plénière la semaine dernière et largement partisans de la sévérité face à Orban, a été décisive.

L'éventualité d'une motion de censure de la Commission en cas de dégel des fonds a même été évoquée, notamment par le groupe Renew Europe (centristes). Le négociateur hongrois Tibor Navracsics a dénoncé mardi cette "énorme pression politique" du Parlement européen.

A un an et demi des élections européennes, de nombreux eurodéputés sont soucieux de faire campagne pour la défense de l'Etat de droit face aux dérives antidémocratiques dans l'UE.

Reste à savoir si cette ligne dure sera suivie par les Etats membres, qui doivent prendre leur décision à la majorité qualifiée (15 pays sur 27, représentant au moins 65% de la population totale de l'UE).

Une réunion des ministres de l'Economie et des finances est prévue le 6 décembre. Si les pays scandinaves et le Benelux sont traditionnellement sourcilleux sur les questions d'Etat de droit et de lutte anticorruption, de nombreux pays de l'est et du sud de l'Europe pourraient être plus réticents à un gel des fonds.

La Hongrie, en proie à une inflation galopante et à une monnaie (le forint) en chute libre, a un besoin criant de cet argent et son gouvernement pourrait faire usage de tous les recours possibles contre cette mesure, notamment devant la justice de l'UE. Il pourrait aussi demander que la question soit tranchée au prochain sommet des dirigeants, prévu les 15-16 décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Evenepoel participera bien au Giro, pas au Tour de France

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Evenepoel ne disputera pas le prochain Tour de France (© KEYSTONE/EPA AAP/DEAN LEWINS)

Remco Evenepoel, champion du monde et vainqueur du Tour d'Espagne cette année, a annoncé mercredi qu'il participerait au Giro en 2023. Le Belge ne prendra en revanche pas part au Tour de France.

Le prodige de 22 ans a dévoilé son choix, attendu, dans une petite vidéo postée sur les réseaux sociaux. "Je vais courir le Giro en 2023, ce sera spécial puisque ce sera avec le maillot arc-en-ciel (de champion du monde), j'attends ça avec impatience", explique le Flamand dans cette vidéo.

Cette annonce n'est pas une surprise puisque le patron de son équipe Quick-Step, Patrick Lefevere, a toujours dit préférer qu'Evenepoel attende 2024 pour découvrir le Tour de France. Ce choix est d'autant plus évident que le Giro proposera en mai prochain trois étapes contre-la-montre, avec une distance cumulée de 70,6 kilomètres. De quoi plaire au rouleur belge, spécialiste du chrono, alors que le Tour de France n'en proposera qu'un seul, de 22 km.

"Je sais qu'après mon succès en Espagne (en septembre), il y a eu beaucoup de commentaires de personnes qui veulent me voir très vite sur le Tour de France. Mais je reste très calme par rapport à cela. Il faut avancer pas à pas", avait déclaré Remco Evenepoel en octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Menacée, la baguette inscrite au patrimoine de l'humanité

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La baguette fait l'objet de concours nationaux, lors desquelles les candidates sont tranchées en longueur pour permettre au jury d'évaluer l'alvéolage et la couleur de la mie, "crème" dans l'idéal. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

"250 grammes de magie et de perfection": la baguette de pain, emblème dans le monde de la vie quotidienne des Français menacé par l'industrialisation, a été inscrite mercredi au patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco.

L'organisation, qui honore avant tout des traditions à sauvegarder plus que les produits eux-mêmes, a ainsi distingué les savoir-faire artisanaux et la culture entourant cet élément incontournable des tables françaises.

Avec sa croûte croustillante et sa mie moelleuse, la baguette, apparue au début du XXe siècle à Paris, est aujourd'hui le premier pain consommé dans le pays.

Tous les jours, 12 millions de consommateurs français poussent la porte d'une boulangerie et plus de six milliards de baguettes sortent des fournils chaque année. Aller acheter du pain est ainsi une véritable habitude sociale et conviviale qui rythme leur vie.

Reconnaissance pour les artisans

"C'est une reconnaissance pour la communauté des artisans boulangers-pâtissiers. (...) La baguette, c'est de la farine, de l'eau, du sel, de la levure et le savoir-faire de l'artisan", s'est félicité Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française dans un communiqué.

Le choix de présenter la candidature de la baguette de pain avait été effectué début 2021 par la France, qui l'avait préférée aux toits de zinc de Paris et à une fête vinicole jurassienne.

Savoir-faire menacé

Cette reconnaissance est particulièrement importante compte tenu des menaces qui pèsent sur ce savoir-faire, comme l'industrialisation et la baisse du nombre de leurs commerces, surtout dans les communes rurales.

En 1970, on comptait quelque 55'000 boulangeries artisanales (une boulangerie pour 790 habitants) contre 35'000 aujourd'hui (une pour 2000 habitants), soit une disparition de 400 boulangeries par an en moyenne depuis une cinquantaine d'années.

Exigences très strictes

Le président français Emmanuel Macron avait apporté son soutien au dossier, en décrivant la baguette comme "250 grammes de magie et de perfection".

En constante évolution, la baguette "de tradition" est strictement encadrée par un décret de 1993, qui vise à protéger les artisans boulangers et leur impose en même temps des exigences très strictes, comme l'interdiction des additifs.

Elle fait aussi l'objet de concours nationaux, lors desquelles les candidates sont tranchées en longueur pour permettre au jury d'évaluer l'alvéolage et la couleur de la mie, "crème" dans l'idéal.

Il peut y avoir un alvéolage régulier, dit "nid d'abeilles", avec des petits trous identiques, ou des trous moyens, plus gros, plus petits, selon le choix de chaque boulanger. S'il n'y a pas d'alvéoles "partout", le jury est formel: le pain a été mal façonné.

Toutes différentes

Les compétiteurs travaillent à partir des mêmes produits mais les baguettes sont toutes différentes. Chacun a sa petite touche particulière, par exemple sur le coup de lame, signature du boulanger.

Et il est facile de rater une baguette, même pour les plus aguerris. "On est très dépendant de la météo. On doit prendre (en compte) la température des pâtes, de l'eau, du fournil", expliquait en 2019 à l'AFP le boulanger parisien Jean-Yves Boullier.

"Idéalement, il faudrait qu'il fasse chaud, mais pas plus de 22 degrés, humide mais pas trop. Sinon, les pâtes relâchent et le pain se ramollit", ajoutait-il.

Outre les gestes indispensables comme un pétrissage lent, une longue fermentation, un façonnage à la main et une cuisson dans un four à sole, tout repose sur un savoir-faire, expliquent les professionnels.

Les classes aisées pour le pain au levain

Le mot baguette apparaît au début du XXe siècle et ce n'est qu'entre les deux guerres qu'il se banalise, souligne Loïc Bienassis, de l'Institut européen de l'histoire et des cultures de l'alimentation, qui a fait partie du comité scientifique ayant préparé le dossier pour l'Unesco.

"Au départ, la baguette est considérée comme un produit de luxe. Les classes populaires mangent des pains rustiques qui se conservent mieux. Puis la consommation se généralise, les campagnes sont gagnées par la baguette dans les années 1960-70", explique-t-il à l'AFP.

Désormais, la consommation de la baguette décline surtout dans les classes aisées urbaines, qui optent pour les pains au levain, plus intéressants du point de vue nutritionnel, selon M. Bienassis. De plus, "les céréales ont remplacé les tartines, les hamburgers supplantent le jambon-beurre", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Attentat dans une école coranique afghane: au moins 16 morts

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Au moins 16 personnes ont été tuées et 24 blessées mercredi dans une explosion dans une école coranique de la ville d'Aybak, dans le nord de l'Afghanistan, cible d'autres attentats par le passé, comme ici en 2020 (archives). (© KEYSTONE/AP/STR)

Au moins 16 personnes ont été tuées et 24 blessées, principalement des jeunes, mercredi dans un attentat dans une école coranique de la ville d'Aybak, dans le nord de l'Afghanistan.

"Ce sont tous des enfants et des gens ordinaires", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un médecin d'un hôpital d'Aybak, capitale de la province de Samangan, située à environ 300 km au nord de Kaboul. Un responsable provincial a confirmé l'explosion, mais n'a pas pu fournir de chiffres sur les victimes ni d'informations sur les circonstances.

Les talibans, qui minimisent souvent le nombre de victimes, ont déclaré que 10 étudiants étaient morts et que "beaucoup d'autres" étaient blessés.

Selon le médecin d'Aybak interrogé par l'AFP, des blessés ont reçu des éclats de l'explosion sur le corps et le visage et d'autres souffraient de fractures aux mains et aux jambes. Les plus gravement blessés ont été transférés vers des hôpitaux mieux équipés de la ville de Mazar-i-Sharif, à une centaine de kilomètres d'Aybak.

Dizaines d'attentats contre des civils

"Nos enquêteurs et nos forces de sécurité travaillent rapidement pour identifier les auteurs de ce crime impardonnable et les punir pour leurs actes", a tweeté Abdul Nafay Takor, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Des photos et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, qui n'ont pas pu être authentifiées dans l'immédiat, montrent des combattants talibans près de corps éparpillés sur le sol d'un bâtiment couvert de traces de sang. Des tapis de prière, du verre brisé et d'autres débris jonchent également la pièce.

Cette explosion "rappelle au monde que les souffrances du peuple afghan sont loin d'être terminées", a réagi dans un tweet l'ONG Amnesty international.

Le retour des talibans au pouvoir en août 2021 a mis fin à deux décennies de guerre en Afghanistan et entraîné une réduction significative de la violence.

Des dizaines d'attentats visant des civils ont cependant eu lieu, la plupart étant revendiquées par la section locale du groupe jihadiste État islamique (EI-K).

Principale menace visant le régime

Les responsables talibans assurent maîtriser la sécurité dans le pays, et nient ou minimisent souvent des incidents rapportés sur les réseaux sociaux.

Les analystes considèrent pourtant que les jihadistes de l'EI, un groupe sunnite comme les talibans, mais avec lequel ces derniers entretiennent une profonde inimitié et des divergences idéologiques, restent la principale menace au régime de Kaboul.

Le 5 octobre, au moins quatre personnes avaient été tuées à Kaboul dans une explosion survenue dans une mosquée du ministère de l'Intérieur.

Quelques jours plus tôt, le 30 septembre, un attentat-suicide commis dans un centre de formation de Kaboul préparant aux examens universitaires avait fait 54 morts, dont au moins 51 filles, selon l'ONU. L'attaque avait été perpétrée dans un quartier peuplé par la minorité chiite hazara. Cet attentat n'avait pas été revendiqué, mais le gouvernement afghan avait accusé l'EI-K de l'avoir perpétré.

Mi-octobre, les forces de sécurité afghanes avaient annoncé avoir tué six membres de l'EI-K, accusés d'être impliqués dans cet attentat ainsi que dans celui d'une mosquée de Kaboul.

Le 23 septembre, au moins sept personnes avaient été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée à proximité de cette mosquée de la capitale, fréquentée par des hauts responsables et combattants talibans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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