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Le froid et la neige perturbent toujours les Etats-Unis

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Froid et neige continuaient de semer la pagaille dans le sud et le centre des Etats-Unis. Certains, comme ici à Dallas, tentent de chauffer leur maison grâce à leur voiture. (© KEYSTONE/AP/Juan Figueroa)

Froid et neige continuaient de semer la pagaille dans le sud et le centre des Etats-Unis, avec des coupures d'électricité massives et un bilan humain conséquent, tandis qu'une tempête frappait le nord-est du pays.

La perturbation qui avait causé des chutes de neige massives dans le sud a commencé à se déplacer vers la côte est, où des flocons étaient attendus jeudi de Caroline du Nord jusqu'en Nouvelle-Angleterre (nord-est).

A New York, une nouvelle couche blanche venait progressivement se rajouter aux restes de la tempête qui avait déjà déposé plus de 40 centimètres de neige début février. Jusqu'à 20 cm pourraient tomber d'ici vendredi sur la métropole.

Selon le service de météorologie nationale (NWS), une accumulation de glace en Caroline et Virginie (est) était de nature à provoquer de "nombreuses" coupures de courant et des chutes d'arbres dans les heures à venir.

Au Texas (sud), plus de 250'000 foyers étaient encore privés d'électricité, selon le site Poweroutages.com, et plus de 240'000 en Louisiane et dans le Mississippi.

Coupures de courant

Le gestionnaire du réseau électrique texan ERCOT, qui n'est pas raccordé au réseau national, était encore privé de plusieurs centrales, ce qui pourrait générer de nouvelles coupures d'ici au week-end, a-t-il prévenu.

Lors d'un point de presse à la Maison Blanche, la conseillère de Joe Biden à la sécurité nationale Liz Sherwood-Randall a indiqué que des initiatives allaient être engagées pour améliorer le fonctionnement du réseau électrique américain et éviter des défaillances similaires à celles connues par le Texas cette semaine. Plusieurs personnes sont mortes de froid dans cette région où il ne gèle quasiment jamais, selon des médias locaux.

Sur la chaîne locale ABC13, une femme du comté de Galveston, dans la banlieue de Houston (Texas), a raconté que son frère de 57 ans, avec qui elle se trouvait, avait succombé chez lui bien qu'enveloppé de quatre couvertures.

Voitures comme refuge

L'institut médico-légal du comté a réclamé un camion frigorifique pour pouvoir entreposer de 20 à 50 victimes des conditions météorologiques. Selon les médias américains, le bilan national est, pour l'instant, d'une trentaine de morts.

Certains habitants se sont réfugiés dans leur véhicule pour y affronter les températures glaciales de la nuit, nettement inférieures à -10°C dans certaines parties du Texas.

David Hernandez, 38 ans, a lui passé la nuit dans le centre d'hébergement de l'église Lakewood, à Houston, après une panne de son véhicule. "J'essayais de dormir dans la voiture mais il faisait juste trop froid. Tous les liquides se transformaient en glaçons donc c'était comme dormir dans un congélateur", a-t-il confié. "Je devais venir ici, je n'avais pas le choix." Quelque 300 centres de ce genre ont été ouverts au Texas.

Records de froid attendus

Le raté gigantesque du système énergétique texan a suscité une vague de critiques, notammment de l'ancien candidat texan à la primaire démocrate Beto O'Rourke, pour qui cet Etat "n'est pas loin d'être défaillant", a-t-il expliqué sur MSNBC.

La colère était dirigée vers le gouverneur républicain Gregg Abbott, pour son impréparation, mais aussi vers le sénateur de l'Etat Ted Cruz. L'ancien candidat à la primaire républicaine et soutien actif de Donald Trump a été cloué au pilori sur les réseaux sociaux pour avoir quitté le Texas en pleine crise, direction avec sa famille la station balnéaire mexicaine de Cancun, sous les tropiques.

Il a plus tard expliqué avoir simplement déposé ses filles au Mexique avant de reprendre immédiatement l'avion pour rentrer aux Etats-Unis, sans convaincre.

De nombreux Texans sont aussi privés d'eau, notamment Madie Leon Riley, de Pflugerville, qui a expliqué au Texas Tribune avoir fait fondre de la neige pour assurer ses arrières. Outre le Texas, la Louisiane, et le Mississippi, l'Oregon (nord-ouest), frappé le week-end dernier, enregistrait encore jeudi plus de 100'000 foyers sans électricité.

Week-end attendu

Un retour à des températures plus clémentes était attendu ce week-end avec le déplacement de la masse d'air froid venue de l'Arctique, mais jeudi, il neigeait encore abondamment dans la banlieue de San Antonio, au sud du Texas. Le NWS prévenait que des "records de froid" pourraient être enregistrés dans le centre-sud des Etats-Unis, avec des températures inférieures de 11 à 16°C aux normales saisonnières.

Les conditions climatiques ont sensiblement perturbé la campagne de vaccination contre le coronavirus. En Louisiane, le département de la Santé a indiqué que l'acheminement des doses était ralenti par la météo et que certains rendez-vous devraient être repoussés.

Le président Joe Biden a de son côté dû repousser à vendredi une visite, prévue jeudi, dans une usine Pfizer produisant des vaccins à Kalamazoo, dans le Michigan.

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International

La lave du volcan en éruption aux Canaries a atteint l'océan

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La lave a atteint la mer à Playa Nueva. (© KEYSTONE/EPA/Spanish Institute of Oceanography / HANDOUT)

La lave du volcan entré en éruption il y a dix jours sur l'île de La Palma, dans l'archipel des Canaries, a atteint l'océan dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé l'Institut volcanologique des Canaries (Involcan). Ce phénomène est potentiellement dangereux.

"La coulée de lave a atteint la mer à Playa Nueva", a indiqué Involcan sur son compte Twitter peu après minuit. Le volcan Cumbre Vieja était entré en éruption le 19 septembre.

Mardi après-midi, la lave, dont la vitesse avait beaucoup varié au cours des derniers jours, au point même de s'immobiliser à un moment donné, se trouvait encore à quelque 800 mètres de la mer, ce qui rendait impossible de prévoir quand elle atteindrait l'océan.

Cette rencontre entre la lave en fusion et l'eau était particulièrement redoutée en raison de la production de gaz toxique et de particules nocives qu'elle pouvait entraîner, ce qui la rend potentiellement dangereuse. Pour cette raison, le gouvernement régional de l'archipel avait décrété un "rayon d'exclusion de 2 milles marins" autour de l'endroit où était prévue l'arrivée de la lave.

Lundi, les habitants de plusieurs quartiers de Tazacorte, un village situé près de la côte, avaient été appelés à se confiner en raison des craintes d'émanation de gaz toxiques résultant de l'arrivée de la lave dans l'océan.

Aide aux victimes

Cette décision avait été prise en raison de "la possibilité qu'il y ait un petit choc lorsque le magma pénètrera dans l'eau de mer, et que ce petit choc provoque des vapeurs qui peuvent être toxiques", avait souligné le directeur technique du Plan d'urgence volcanique des Canaries (Pevolca), Miguel Ángel Morcuende.

L'entrée de la couvée de lave dans la mer est survenue quelques heures après que le gouvernement eut débloqué mardi 10,5 millions d'euros d'aides directes aux victimes de l'éruption volcanique, afin notamment d'acheter des logements pour les personnes ayant vu leur maison engloutie par la lave.

L'état de catastrophe naturelle a été déclaré sur cette île de 85'000 habitants, où les coulées de lave ont au total détruit 589 bâtiments - qui ne sont pas tous des habitations - et recouvert 258 hectares de terrain, selon le système européen de mesures géospatiales Copernicus.

L'île de La Palma vit principalement de la culture de bananes et du tourisme. L'éruption n'a fait aucun mort ni blessé, mais a entraîné l'évacuation de plus de 6000 personnes qui ont dû abandonner leur domicile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Corée du Nord annonce avoir testé un missile hypersonique

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Selon des médias sud-coréens, le projectile lancé mardi par la Corée du Nord avait "des caractéristiques de vol différentes" des précédents. (© KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon)

La Corée du Nord a testé avec succès mardi un missile planeur hypersonique, a annoncé mercredi l'agence officielle KCNA. Elle a présenté cet essai comme une avancée technologique majeure.

La réussite de cet essai revêt "une grande importance stratégique" au moment où Pyongyang cherche à "multiplier par mille" ses capacités de défense, a affirmé KCNA.

Les missiles hypersoniques sont beaucoup plus rapides que les missiles balistiques ou de croisière classiques. Ils sont aussi beaucoup plus difficiles à détecter et à intercepter par les systèmes de défense antimissile, pour lesquels les Etats-Unis dépensent des milliards de dollars.

L'armée sud-coréenne avait annoncé le lancement d'un projectile par le Nord peu après l'avoir détecté mardi matin. Mais contrairement à son habitude, elle n'a pas dévoilé officiellement l'altitude maximale atteinte par le missile ni la distance parcourue, des informations que Séoul rend généralement publiques dans l'heure.

"Analyse exhaustive" demandée

Selon des médias sud-coréens, le projectile lancé mardi par la Corée du Nord avait "des caractéristiques de vol différentes" des précédents. Le président sud-coréen Moon Jae-In a demandé une "analyse exhaustive" de l'événement.

L'essai, réalisé depuis la province de Jagang, dans le nord du pays, a "confirmé le contrôle de la navigation et la stabilité du missile" de même que "la manoeuvrabilité de son système de guidage et les caractéristiques de vol plané de l'ogive hypersonique détachée", a encore affirmé KCNA.

Pyongyang avait déjà procédé à plusieurs autres tirs de missiles ce mois-ci, l'un impliquant des missiles de croisière à longue portée et un autre, selon l'armée sud-coréenne, des missiles balistiques à courte portée

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus

Les disparités vaccinales entre minorités résorbées aux Etats-Unis

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Les disparités vaccinales entre minorités ont été résorbées aux Etats-Unis selon une étude publiée mardi (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP Johnson & Johnson)

Les disparités vaccinales entre minorités, fortes aux Etats-Unis au début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, ont été éliminées. En revanche celles entre affiliations politiques persistent, selon un vaste sondage publié mardi.

Environ 70% des adultes noirs, 73% des hispaniques, et 71% des adultes blancs ont reçu au moins une dose de vaccin, selon cette étude de la Kaiser Family Foundation, conduite par téléphone auprès de 1500 personnes représentatives de la population américaine.

Ces chiffres contrastent avec ceux observés par le même sondage en avril: seuls 51% des adultes noirs et 47% des hispaniques avaient alors reçu au moins une injection, contre 60% des Blancs.

Selon Marcella Nunez-Smith, en charge des questions d'égalité dans la crise du Covid-19 pour la Maison Blanche, ce résultat a été obtenu grâce au "travail" mis en place pour remédier au problème. Elle a par exemple cité les événements de vaccination organisés par les églises ou encore dans les salons de coiffure tenus par des Afro-Américains.

Ces chiffres publiés mardi sont par ailleurs similaires à ceux observés par d'autres études - du centre de recherche Pew ou des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique américaine.

Sentiment "anti-science"

En revanche, l'affiliation politique reste un facteur important de division dans la vaccination: selon le sondage de la Kaiser Family Foundation, 90% des personnes se disant démocrates déclaraient avoir reçu au moins une dose, contre 58% des républicains.

Les experts avancent plusieurs explications, parmi lesquelles l'absence de soutien sans équivoque de Donald Trump aux vaccins, et le sentiment "anti-science" s'étant développé récemment au sein de son parti.

Les habitants de zones rurales, les chrétiens évangéliques et les personnes n'ayant pas de diplôme universitaire figurent parmi les groupes les moins vaccinés.

Concernant les personnes vaccinées récemment, parmi les raisons principales données pour franchir le pas sont citées: la poussée de l'épidémie liée au variant Delta, les informations circulant sur des hôpitaux saturés, et le fait de connaître quelqu'un ayant été gravement malade ou décédé de la maladie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Marine Le Pen veut instaurer la "priorité nationale"

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En vue de la présidentielle française en 2022, Marine Le Pen a proposé d'inscrire la "priorité nationale" dans la Constitution (archives). (© KEYSTONE/AP/Daniel Cole)

La cheffe de l'extrême-droite française Marine Le Pen a proposé mardi d'inscrire la "priorité nationale" dans la Constitution, d'abroger le droit du sol et de réserver les allocations familiales aux Français. Elle fait campagne pour l'élection présidentielle de 2022.

Mme Le Pen, déjà finaliste de la présidentielle de 2017, est bien placée pour se qualifier au second tour de celle de 2022, selon les sondages.

"La France restera-t-elle la France ou sera-t-elle emportée dans le torrent non maîtrisé de gigantesques flux migratoires qui balaieront notre culture, nos valeurs, nos modes de vie?", a interrogé la candidate du parti Rassemblement national (RN) à la présidentielle, lors d'une conférence de presse.

"Maîtrise de l'immigration"

Elle propose de soumettre à référendum un projet de loi de "maîtrise de l'immigration". Les trois objectifs sont "la maîtrise des flux migratoires, la protection de la nationalité et de la citoyenneté française, et la suprématie de la Constitution et du droit français" sur le droit international, comme celui de la CEDH (Convention européenne des droits de l'homme) ou de la CEJ (Cour européenne de justice).

Elle veut que soient inscrits dans la Constitution "la maîtrise de l'entrée des étrangers", "l'éloignement des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves ou ceux qui portent atteinte à l'ordre public", "la priorité nationale" et "l'interdiction de tout communautarisme".

Certaines prestations, comme les allocations familiales, "seront réservées aux Français", tandis que l'interdiction des régularisations "sera la règle", tout comme "l'expulsion des étrangers délinquants", a plaidé Marine Le Pen, qui entend aussi mettre fin au regroupement familial.

Le texte du RN prévoit également "l'abrogation du droit du sol", avec une naturalisation "soumise à des conditions d'assimilation strictes et vérifiées".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Danemark va prolonger l'interdiction de l'élevage des visons

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A partir de novembre 2020, le Danemark avait abattu son immense cheptel de visons pour lutter contre le coronavirus (archives). (© KEYSTONE/EPA RITZAU SCANPIX/MADS CLAUS RASMUSSEN)

Le Danemark, ancien premier exportateur mondial de visons, s'apprête à prolonger d'un an l'interdiction de leur élevage. Le pays avait abattu la totalité de son immense cheptel pour lutter contre le Covid-19.

"La seule chose à faire, c'est de prolonger d'un an l'interdiction en vigueur cette année, afin qu'elle s'applique en 2022", a dit à la presse le ministre de l'Agriculture, Rasmus Prehn, voulant protéger les Danois des risques de zoonoses.

Le vison est le seul animal identifié avec certitude à ce jour comme pouvant à la fois contracter le Covid-19 et recontaminer l'homme, ce qui lui vaut une surveillance particulière durant cette pandémie.

Un projet de loi doit être présenté et il bénéficie déjà du soutien de la majorité des partis présents au Parlement, a précisé M. Prehn.

Près de 15 millions de visons abattus

A partir de novembre 2020, le gouvernement danois avait mené une immense campagne d'abattage des près de 15 millions de visons pour combattre les risques de mutation du coronavirus chez l'animal à fourrure, dont il avait interdit l'élevage pour tout 2021.

Les autorités sanitaires avaient recommandé en juin de prolonger cette interdiction, jugeant que l'élevage continuait à présenter "un risque pour la santé humaine d'une ampleur inconnue".

La décision radicale d'abattre la totalité des visons avait été prise à cause d'une mutation du coronavirus qui pouvait selon des études préliminaires menacer l'efficacité du futur vaccin pour les humains.

Après des mesures drastiques dans la région concernée du Jutland du Nord, dans le nord-ouest du pays, la mutation avait été déclaré éteinte quelques semaines plus tard. Le gouvernement avait dû reconnaître qu'il n'avait pas de base légale à l'époque pour mener cet abattage.

La mutation identifiée chez les visons avait mis en avant les dangers des mutations du nouveau coronavirus. Un risque confirmé depuis par les variants Alpha puis Delta qui ont compliqué la lutte contre le Covid-19.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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