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Le G7 cherche un front commun face à la Chine

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La première réunion du G7 a été consacrée à la Chine, acteur économique incontournable dont la volonté de s'affirmer comme une puissance militaire et d'exercer son influence dans le monde inquiète les capitales occidentales. (© KEYSTONE/AP/Stefan Rousseau)

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont discuté mardi d'un possible front commun face à une Chine de plus en plus affirmée sur la scène internationale. Ils s'exprimaient lors de leur première réunion en personne en plus de deux ans.

Au lendemain d'un dîner consacré aux programmes nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord, les chefs de la diplomatie du club des pays riches ont ouvert des discussions formelles mardi dans le centre de Londres.

Leur première réunion a été consacrée à la Chine, acteur économique incontournable dont la volonté de s'affirmer comme une puissance militaire et d'exercer son influence dans le monde inquiète les capitales occidentales.

"Faire respecter l'ordre international"

"Notre objectif n'est pas d'essayer de juguler la Chine", a confié le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken lundi à des journalistes.

"Ce que nous essayons de faire, c'est de faire respecter l'ordre international fondé sur des règles, dans lequel nos pays ont tellement investi ces dernières décennies (...) pas seulement dans l'intérêt de nos propres citoyens, mais aussi des peuples à travers le monde, dont la Chine", a-t-il ajouté.

"Coopération robuste" avec Londres

M. Blinken s'est engagé à une "coopération robuste" avec le Royaume-Uni pour faire pression sur Pékin concernant la répression du mouvement pro-démocratie à Hong Kong et celle de la minorité musulmane ouïghoure dans la région du Xinjiang, qualifiée de "génocide" par Washington.

Forts de leur "relation spéciale", Londres et Washington ont adopté des approches communes en matière de politique étrangère, en particulier à l'égard de la Russie et de la Chine.

Lors d'une conférence de presse lundi, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab, dont le pays assure la présidence du G7, a déclaré que la "porte était ouverte" à une amélioration des relations avec la Chine, pour travailler avec elle de manière "constructive" notamment en matière de changement climatique. "Mais cela dépend du comportement et des actes", a-t-il ajouté.

Autres dossiers

Jusqu'à mercredi, les chefs de la diplomatie de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni tentent de s'accorder sur des réponses conjointes aux menaces mondiales.

Outre la Chine, la Birmanie, la Libye, la Syrie et la Russie sont à l'agenda des discussions, avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement en juin dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Ils doivent évoquer aussi les violences en Ethiopie, l'Iran et la Corée du Nord, la Somalie, le Sahel et les Balkans, autant de "problèmes géopolitiques pressants qui sapent démocratie, libertés et droits humains", selon Londres.

Vaccins

Les rencontres entre les participants se font selon un strict protocole en raison de la pandémie. Le Royaume-Uni assouplit progressivement ses restrictions à mesure que la campagne de vaccination progresse et que les cas de Covid-19 diminuent, alors même que d'autres pays connaissent de nouveaux pics.

Ces disparités ont entraîné des appels pour une action internationale plus importante, notamment un accès plus large aux vaccins, au menu des échanges mercredi.

Autres participants attendus

Les chefs de la diplomatie du G7 seront rejoints par des représentants de l'Union européenne. L'Inde, l'Australie, la Corée du Sud, l'Afrique du Sud et l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ont également été conviés.

Depuis sa sortie de l'UE, le Royaume-Uni se tourne vers la région Asie-Pacifique. Il souhaite également des engagements mondiaux plus larges et plus forts en matière de lutte contre le changement climatique, alors qu'il se prépare à accueillir la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) en novembre.

Après le G7, Antony Blinken se rendra à Kiev pour témoigner du soutien "indéfectible" des Etats-Unis à l'Ukraine à la suite du déploiement de troupes russes à la frontière, sur fond de relations tendues avec Moscou.

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Économie

Les maladies et accidents du travail font 1,9 million de victimes

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De futures estimations doivent montrer les effets de la pandémie sur les victimes au travail dans les différents pays (archives). (© KEYSTONE/EPA/YONHAP)

Les maladies et les accidents du travail font 1,9 million de victimes par an dans le monde, selon des données de 2016 publiées vendredi à Genève pour la première fois. La majorité des décès sont liés à des problèmes cardio-vasculaires, selon deux agences onusiennes.

Au total, les maladies non transmissibles sont responsables de près de 85% d'entre eux, selon les indications de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation internationale du travail (OIT). Le reste est lié à des blessures en raison de l'activité. Une partie de l'Asie et le Pacifique occidental sont davantage affectés.

Parmi une vingtaine de facteurs identifiés, l'exposition à de longues heures de travail est le plus problématique. Elle provoque plus d'un tiers des décès, contre moins d'un quart pour l'exposition à la pollution de l'air.

Le rapport doit alerter les gouvernements et les entreprises "pour améliorer et protéger la santé et la sécurité des travailleurs", affirme le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les maladies et accidents du travail pèsent sur les systèmes de santé, réduisent la productivité et peuvent être désastreux pour les revenus des employés.

Selon les données de 2016, le taux de décès liés au travail a toutefois diminué en une quinzaine d'années. En revanche, celui des victimes de longues heures de travail s'est étendu.

L'OMS et l'OIT appellent à davantage d'efforts pour des environnements de travail sains. Aussi bien les gouvernements que les employeurs et les travailleurs doivent oeuvrer, affirme le directeur général de l'OIT Guy Ryder. De prochaines estimations devront porter sur les effets de la pandémie, selon les deux organisations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Corps calciné trouvé à Marseille: enquête pour homicide volontaire

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Marseille est touchée par des réglements de comptes liés aux trafics de drogue. (© KEYSTONE/AP/DANIEL COLE)

Une enquête pour "homicide volontaire en bande organisée" a été ouverte vendredi après la découverte du corps calciné d'un homme à Marseille, ont indiqué le parquet et des sources policières. La cité est touchée par des réglements de comptes liés aux trafic de drogue.

Vers 5h00 du matin vendredi, "les pompiers sont intervenus sur un feu de broussaille et ils ont trouvé un corps calciné", a expliqué à l'AFP une source policière, "Le corps d'un individu de sexe masculin" a "été incendié", a précisé le parquet de Marseille.

La police judiciaire est chargée de l'enquête, ouverte pour les chefs "d'homicide volontaire en bande organisée" et d'"association de malfaiteurs en vue de la commission d'un crime", selon le parquet.

"En l'état des constatations, la victime n'a pu être identifiée, l'autopsie permettra de déterminer les circonstance exactes du décès", a-t-on ajouté de même source.

La découverte du corps a eu lieu au milieu des immeubles du Parc Corot, dans un quartier du nord de Marseille connu pour des affaires de trafic de stupéfiants et qui a été le théâtre de règlements de comptes par le passé.

La police estime toutefois qu'il est encore trop tôt pour lier la découverte de ce corps à une affaire de stupéfiants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Seuls et pas assez forts: comment le Panchir est tombé

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Des soldats talibans gardent le portail d'accès à la vallée du Panchir, tombée dans leurs mains. Des habitants racontent comment ils ont dû capituler pour la première fois de leur histoire face à leurs ennemis héréditaires (archives). (© KEYSTONE/AP/Mohammad Asif Khan)

"Ils étaient trop nombreux": dans la province afghane du Panchir, les habitants racontent ces jours d'impuissance où ils ont dû capituler pour la première fois de leur histoire face à leurs ennemis héréditaires talibans.

A quel moment est-ce que tout a basculé? Adossé à une porte de boutique close, aux abords du village de Khenj, Abdul Wajeed ne se rappelle plus le jour exact, tout début septembre.

Mais il se souvient bien de ce moment où il a vu des dizaines de talibans arriver du nord avec des véhicules blindés. Il a compris qu'ils avaient fait sauter un verrou d'accès à la vallée, que d'autres suivraient et qu'"on ne pouvait plus rien faire".

Il y eut bien ensuite dans son village des combats "à l'arme lourde, pendant trois jours" avec les résistants locaux du Front national de résistance (FNR) postés sur les hauteurs avec leurs mitrailleuses, roquettes et canons antiaériens. Mais au final, les talibans ont été les plus forts, et les résistants toujours motivés ont dû fuir dans la montagne.

"On était surpris, on ne savait pas quoi faire. Ils étaient très bien équipés, protégés, et nous, on n'avait pas assez d'armes. Chacun a fui là où il pouvait", explique à l'AFP un combattant resté clandestinement dans la vallée.

Un peu plus bas en aval, à Malaspa, belle oasis verdoyante qui borde la rivière Panchir, Khol Mohammad, 67 ans, a lui eu l'impression ces jours-là de voir descendre "mille véhicules pleins de talibans", tant ils étaient nombreux.

Au fil de la vallée, plus d'une dizaine de carcasses tordues et renversées de véhicules talibans détruits à l'arme lourde témoignent de la lutte intense mais vaine des résistants.

Matériel vieillot

Le 6 septembre, dans la capitale provinciale Bazarak, c'est le choc: les talibans victorieux hissent leur drapeau sur la colline du mausolée où repose le héros panchiri Ahmad Shah Massoud, qui les combattit sans relâche lors de leur premier règne, entre 1996 et 2001.

A l'époque, Massoud avait un avantage: une seule route, celle du Sud, encaissée et facile à défendre des hauteurs, permettait à des véhicules de pénétrer dans le Panchir.

Mais vingt ans plus tard, la province est un peu moins enclavée. Fin août, les talibans se positionnent dans plusieurs vallées adjacentes, et le 30, ils lancent leur offensive par au moins quatre routes ou chemins différents, selon des sources locales.

Pris à revers et surpris, les résistants touchent vite leur limites.

En hommes, d'abord: sur 10.000 résistants revendiqués au départ, il en resterait aujourd'hui un millier, face à 30.000 talibans venus des quatre coins du pays, selon des sources locales.

En armes, ensuite. Mercredi, près de Bazarak, des talibans exposaient un énorme tas de fusils, balles, roquettes et autres canons abandonnés par les résistants dans leur fuite. "Ça date principalement de l'époque de l'occupation soviétique" il y a au moins trente ans, a précisé à l'AFP le commandant du groupe taliban, le mollah Sanaullah Sangin Fatih.

En face, les talibans avaient du matériel plus récent, parfois de pointe. "Un commandant taliban avait un drone, qui lui a permis de repérer et bombarder facilement nos positions", explique le combattant panchiri. Des témoignages concordants ont fait état de bombardements aériens décisifs, sans qu'on sache s'ils ont été effectués par des talibans ou leurs alliés, les Panchiris accusant à l'envi le Pakistan, parrain historique des islamistes.

Pas de leader charismatique

Il a enfin manqué aux Panchiris un leader charismatique et influent de la trempe d'Ahmad Shah Massoud, qui galvanisait ses hommes, obtenait des armes neuves et des soutiens financiers à l'étranger, et qui avait des relais bien au-delà du Panchir, expliquent plusieurs habitants.

Ces derniers respectent son fils Ahmad, qui à 32 ans a pris la tête du FNR, mais pointent son manque d'expérience "et de soutien à l'étranger".

Ils sont moins tendres avec un autre leader de la résistance, l'ex-vice président Amrullah Saleh. Mercredi, la banque centrale afghane a annoncé avoir retrouvé 12,3 millions de dollars chez d'anciens membres du gouvernement, en citant son nom en premier.

"La plupart des gens ici détestent Saleh. Quand il est venu en août appeler les gens à résister avec lui, les anciens lui ont reproché de n'avoir jamais rien fait, rien donné pour le Panchir. Ça n'a pas aidé à fédérer la lutte", explique un journaliste local. On ne sait pas aujourd'hui où se trouvent les deux têtes de la résistance panchirie.

Dans la vallée, après quelques exactions au départ, les choses se passent ces jours-ci "plutôt bien" avec l'occupant, selon la dizaine d'habitants interrogés par l'AFP.

En signe de respect, les talibans viennent de réparer la tombe d'Ahmad Shah Massoud, que quelques-uns de leurs combattants trop revanchards avaient dégradée à leur arrivée.

Traque aux résistants

Ils disent vouloir apporter "la paix et la sécurité" aux Panchiris, tout en continuant à traquer les résistants, qui ont blessé mardi deux talibans, selon une source des islamistes.

Assis au bord de la rivière, Khair Mohammad, barbe blanche du village de Peshjrur, relativise la situation. Elle lui rappelle l'occupation des Soviétiques qui, lassés de la guérilla d'usure menée par Massoud et autres, finirent par quitter le pays au bout de dix ans.

"C'était exactement la même chose. Ils sont venus, ils nous ont dit au début qu'on pouvait être amis, on a dit oui bien sûr", sourit-il. "Et vous savez ce qui est arrivé après".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le patron de Stellantis va quitter le conseil d'Airbus en 2022

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Carlos Tavares, patron de Stellantis, récemment né de la fusion du français PSA avec l'italien Fiat-Chrysler, avait prévenu des "énormes défis technologiques" auxquels ce nouveau groupe serait confronté (archives). (© KEYSTONE/AP/ZACHARIE SCHEURER)

Carlos Tavares, directeur général du constructeur automobile Stellantis, quittera l'année prochaine le conseil d'administration d'Airbus, a annoncé Stellantis vendredi.

"Cette décision personnelle permettra à Carlos Tavares de consacrer tout son temps professionnel pour mener Stellantis vers le succès, avec son équipe de direction, en cette période de transformation et d'évolution de l'industrie automobile", explique l'entreprise dans un communiqué.

L'administrateur portugais quittera le conseil d'administration de l'avionneur européen à la fin de son second mandat en 2022.

Le patron de Stellantis, récemment né de la fusion du français PSA avec l'italien Fiat-Chrysler, avait prévenu des "énormes défis technologiques" auxquels ce nouveau groupe serait confronté à l'heure du développement des véhicules électriques, de la numérisation et de la conduite autonome.

Stellantis, né en janvier 2021, rassemble 14 marques emblématiques comme Citroën, Peugeot et Alfa Romeo. La fusion PSA-Fiat Chrysler avait pour but de se renforcer notamment face aux concurrents Toyota et Volkswagen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Mort à 103 ans d'un des derniers "Tigres volants"

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L'escadrille comptait à sa formation 259 pilotes et membres d'équipage sous le commandement du légendaire général Claire Lee Chennault. (à gauche) (© KEYSTONE/AP)

Un as du pilotage de combat aux Etats-Unis et l'un des derniers survivants du groupe héroïque des "Tigres volants" (Flying Tigers) est mort à 103 ans, ont annoncé jeudi ses proches. Il avait combattu le Japon pour aider la Chine durant la deuxième guerre mondiale.

Les Tigres volants constituaient au départ un groupe de mercenaires opérant depuis la Birmanie, créé début 1941 avec l'accord tacite du gouvernement américain pour aider la Chine nationaliste contre le Japon, ensuite intégré à la US Air Force en juillet 1942. Ils effectuaient des missions périlleuses et secrètes en Chine et dans le Pacifique et ont abattu des centaines d'avions de combat ennemis.

L'escadrille comptait à sa formation 259 pilotes et membres d'équipage sous le commandement du légendaire général Claire Lee Chennault. Recrutés dans tous les Etats-Unis, ils s'étaient rendus en Birmanie, déguisés en fermiers, missionnaires et mécaniciens pour participer aux combats contre les Japonais.

Financés par la Chine

Leurs opérations, financées par le gouvernement chinois, ont permis la destruction de 296 avions japonais en six mois. Equipés de vieux Curtiss-Wright P-40, ils n'ont perdu que quatre appareils.

Stephen Bonner, qui a servi sous les ordres du général Chennault entre 1943 et 1944, "a remporté cinq victoires aériennes confirmées et cinq victoires probables et a également endommagé deux autres avions", a expliqué Jeff Green, président de la Sino-American Aviation Heritage Foundation.

"Avec sa longévité remarquable, Steve était le dernier Fighter Ace (as de l'air) vivant à avoir combattu en Chine durant la Deuxième guerre mondiale", a-t-il ajouté.

Steve Bonner avait fondé la Sino-American Aviation Heritage Foundation, travaillant à la mémoire des Tigres volants et au dialogue sino-américain. Il avait reçu la Médaille d'or du Congrès, la "plus haute expression de reconnaissance nationale" de la part des parlementaires américains.

En 2005, il s'était rendu en Chine accompagné d'autres anciens combattants. Ils avaient reçu le titre de citoyens d'honneur de la ville de Kunming, où les Tigres volants avaient joué un rôle majeur pour mettre fin à une campagne de bombardements aériens japonais durant la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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