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International

Italie: Mario Draghi reçu par le président

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Mario Draghi quitte son domicile. Le premier ministre désigné est reçu vendredi par le président de la République. (© KEYSTONE/EPA/CLAUDIO PERI)

Mario Draghi, chargé de former un gouvernement pour sortir l'Italie de la crise politique en pleine pandémie, sera reçu vendredi par le président Sergio Mattarella, a annoncé la présidence dans un communiqué.

L'ex-chef de la Banque centrale européenne (BCE), assuré d'une majorité parlementaire à l'issue de consultations politiques marathon, devrait à cette occasion accepter formellement le poste de premier ministre. Sergio Mattarella l'avait choisi pour succéder à Giuseppe Conte, contraint à la démission le 26 janvier après l'éclatement de sa coalition.

M. Draghi, surnommé "Super Mario" pour son rôle dans la crise de la dette de la zone euro en 2012, pourrait dévoiler son gouvernement et prêter serment d'ici la fin du week-end, puis demander la confiance au Parlement en début de semaine, alors que la péninsule, durement frappée par le Covid-19, est en pleine récession.

Union nationale

Depuis que M. Mattarella a fait appel à lui le 3 février, Mario Draghi a mené des entretiens tous azimuts avec les partis politiques représentés au parlement, qui lui ont permis de former un attelage hétéroclite allant du Parti démocrate (PD, centre-gauche) à la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini en passant par le parti de droite Forza Italia de Silvio Berlusconi.

Jeudi, in extremis, l'inclassable Mouvement 5 Etoiles (M5S), antisystème jusqu'à son arrivée au pouvoir, a donné lui aussi son feu vert lors d'un vote en ligne de ses militants, faisant ainsi tomber le dernier obstacle à un gouvernement d'union nationale.

Mario Draghi, qui ne s'est exprimé qu'une seule fois en public depuis son entrée en jeu, devra maintenant présenter une liste de ministres à M. Mattarella, qui de par la Constitution a son mot à dire sur les nominations. Les difficultés ne font cependant que commencer pour cet Italien affable de 73 ans réputé pour sa discrétion, son sérieux et sa détermination.

"Lune de miel"

L'Italie, qui approche de la barre des 100'000 morts dus au Covid, a enregistré en 2020 l'une des pires chutes du PIB de la zone euro, avec un plongeon de 8,9%. La troisième économie de la zone compte beaucoup sur la manne de plus de 200 milliards de fonds européens, conditionnée à la présentation à Bruxelles d'ici fin avril d'un plan détaillé de dépenses.

"Le Covid-19 a aggravé la crise et l'Italie continue à être l'homme malade de l'Europe", résume pour l'AFP Fabio Pammolli, professeur d'économie à l'école de commerce Polytechnique à Milan. Au fil des années, l'Italie a accumulé une dette colossale de près de 2600 milliards d'euros, soit 158% du PIB fin 2020, le ratio le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

En tête des priorités figure aussi l'accélération de la campagne vaccinale, affectée comme dans les autres pays européens par des lenteurs d'approvisionnement. Seulement 1,2 million d'Italiens sur 60 millions ont été vaccinés.

D'autres chantiers restés en plan depuis des décennies l'attendent sur son bureau à Palazzo Chigi, siège du gouvernement en plein centre de Rome: remédier à la lenteur de la justice, s'attaquer à la bureaucratie en rendant l'administration plus efficace, et lancer la transition écologique, qui sera coordonnée par un ministère à part entière, le premier du genre en Italie.

Même s'il bénéficie pour l'instant de son aura de "sauveur de la nation", cet homme aux cheveux poivre et sel formé chez les jésuites, dont l'arrivée a réjoui les marchés financiers, devra faire preuve de beaucoup d'habileté pour rester en selle sur le long terme face à des partis politiques qui devraient s'agiter de plus en plus à l'approche des prochaines élections, prévues en 2023.

"En politique, comme dans la nature, il y a des cycles: lune de miel, sommet, déclin. Même Draghi ne peut pas défier cette loi", avertit le site d'analyse politique Policy Sonar. "Maintenant il est dans la phase 'lune de miel' et personne n'osera le défier dans les prochains mois", rassure-t-il toutefois.

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International

Assange fait appel de la décision de son extradition vers les USA

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Quelques dizaines des soutiens de Julian Assange se sont rassemblés vendredi à Londres pour protester contre la décision d'extradition. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a fait appel vendredi de la décision prise par le gouvernement britannique de l'extrader vers les Etats-Unis, a indiqué la Haute Cour de Londres. C'était le dernier délai pour interjeter appel.

L'Australien de 50 ans est poursuivi aux Etats-Unis où il risque 175 ans de prison pour une fuite massive de documents confidentiels. Après un long bras de fer judiciaire à rebondissements, la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel a signé le 17 juin un décret d'extradition.

M. Assange, détenu depuis trois ans à la prison de haute sécurité de Belmarsh près de Londres, avait jusqu'à vendredi pour interjeter appel. La justice britannique a confirmé qu'une "notification de Julian Assange pour faire appel de la décision du Home Office de l'extrader a été reçue".

Vendredi, en amont du 51e anniversaire dimanche de Julian Assange, quelques dizaines de ses soutiens - dont sa femme Stella Assange qu'il a épousée en mars - se sont rassemblés devant le ministère de l'Intérieur pour protester contre la décision d'extradition. Ils sont ensuite montés dans un bus londonien "vintage" et ont fait un petit tour dans le centre de la capitale britannique en criant "Free Julian Assange now" (Libérez Julian Assange maintenant).

"Il est en prison pour avoir dit la vérité. Il est innocent alors pourquoi est-il en prison?", a déclaré à l'AFP Gloria Wildman, une retraitée de 79 ans habituée des rassemblements de soutien à l'Australien. "Si Julian Assange n'est pas libre, nous ne le sommes pas non plus, personne n'est libre", a-t-elle ajouté.

Si l'autorisation de faire appel est accordée, l'audience pourrait ne pas avoir lieu avant début 2023, avait expliqué mi-juin à l'agence de presse britannique PA Kate Goold, associée du cabinet d'avocats Bindmans et spécialisée dans les affaires d'extradition. Selon elle, M. Assange pourrait aussi saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, un processus susceptible de prendre plusieurs années.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Séances "éducatives", couture: le quotidien de Navalny en prison

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L'opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny a été transféré mi-juin dans une prison ultra-sécurisée située à environ 250 km à l'est de Moscou (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI KOCHETKOV)

L'opposant russe Alexeï Navalny a raconté sur un ton grinçant vendredi son quotidien dans une prison ultrasécurisée où il a été transféré. Ses journées sont notamment occupées par des ateliers de couture et des séances "éducatives" sous un portrait de Poutine.

Après l'entrée en vigueur d'une nouvelle condamnation judiciaire, l'opposant numéro un du Kremlin a été transféré mi-juin dans une prison située à environ 250 km à l'est de Moscou et réputée pour les mauvais traitements infligés aux détenus. Dans un message publié sur Instagram, M. Navalny détaille son emploi du temps, avec lever chaque matin à 06h00 et travail dans un atelier de couture aménagé dans l'établissement.

"On reste pendant sept heures devant une machine à coudre, assis sur un tabouret plus bas que le niveau des genoux", indique M. Navalny. Lorsqu'il ne coud pas, l'opposant doit se plier à des "activités éducatives" consistant à "s'asseoir pendant des heures sur un banc, sous un portrait de Poutine".

"J'ignore qui ce genre d'activités peut 'éduquer', à part éventuellement un infirme avec le dos en compote", commente-t-il. "Le samedi, la journée de travail dure cinq heures. Puis on doit encore s'asseoir sur le banc sous le portrait", raconte l'opposant. Le dimanche, c'est "jour de repos", mais il faut à nouveau retourner sur le banc "pendant dix heures".

Passages de "Hamlet" appris par coeur

En dépit de ce rude quotidien, M. Navalny dit rester "optimiste" et avoir appris par coeur et en anglais des passages de "Hamlet", de Shakespeare. "Les prisonniers qui travaillent avec moi disent que lorsque je ferme les yeux et marmonne des choses dans un anglais shakespearien (...), on dirait que j'invoque un démon", plaisante M. Navalny.

"Mais cela ne me traverse même pas l'esprit, car invoquer un démon serait une violation du règlement intérieur", ajoute l'opposant. Celui-ci accuse régulièrement les autorités carcérales de lui reprocher des infractions fictives pour durcir ses conditions de détention.

Blogueur anticorruption et principal opposant de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été arrêté en janvier 2021 à son retour de Berlin. Il y avait passé plusieurs mois en convalescence après avoir survécu de peu à un empoisonnement dont il tient le président russe pour responsable.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Airbus obtient une méga-commande de 292 avions en Chine

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La méga-commande chinoise vient conforter l'ambition de l'avionneur européen Airbus d'augmenter ses cadences à 75 avions de type A320 produits par mois en 2025. (archives) (© KEYSTONE/EPA/WU HONG)

Malgré un trafic aérien paralysé en Chine par la pandémie, les besoins restent immenses: quatre compagnies aériennes chinoises ont annoncé vendredi passer une méga-commande de 292 avions monocouloirs de la famille A320 à Airbus.

Les commandes, au profit des compagnies Air China, China Eastern, China Southern et Shenzhen Airlines, représentent un total de près de 37 milliards de dollars (35,6 milliards de francs) au prix catalogue, rarement appliqué.

Pour Airbus, ces commandes, qui doivent encore être finalisées, "démontrent la dynamique de reprise positive et les perspectives prospères du marché chinois de l'aviation".

China Eastern va ainsi se doter de 100 appareils de la famille A320neo, China Southern de 96 appareils du même modèle. Air China et sa filiale Shenzhen Airlines vont elles respectivement se doter de 64 et 32 A320neo.

Les compagnies n'ont pas précisé les modèles de la famille A320 concernés, mais selon une source proche du dossier, il s'agit aussi bien d'A320 que des A321 pouvant emporter davantage de passagers, ainsi que quelques A319, plus petits.

Toutes les livraisons sont prévues entre 2023 et 2027, ce qui semble indiquer que le contrat était négocié de longue date, car les créneaux de livraison disponibles se raréfient pour Airbus, confronté à une importante demande pour ses monocouloirs.

Bien qu'affaiblies par la pandémie, les compagnies aériennes dans le monde cherchent à se préparer pour une croissance du trafic mondial, qui devrait doubler dans les 20 prochaines années par rapport à 2019. Pour cela, elles se préparent à renouveler leurs flottes par des avions plus modernes, consommant moins de carburant et émettant donc moins de CO2.

Et si le trafic aérien en Chine reste atrophié par les sévères restrictions sanitaires dans le pays, celui-ci devrait exploser dans les années à venir. La flotte d'appareils en service en Chine devrait ainsi tripler d'ici à 2040 pour atteindre près de 11'000 avions, selon les prévisions d'Airbus.

Le carnet de commandes de l'avionneur européen totalisait fin mai plus de 8'000 commandes pour des avions de la famille A320.

Hausse des cadences

Interrogé il y a quelques mois sur l'absence de commandes chinoises depuis plusieurs années malgré les perspectives de croissance à terme, le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury, affichait sa confiance.

"Il va y avoir besoin de renouvellement de ce carnet de commandes pour que les compagnies aériennes retrouvent de la visibilité", avait-il estimé devant quelques journalistes.

Cette méga-commande vient également conforter l'ambition de l'avionneur européen d'augmenter ses cadences à 75 avions de type A320 produits par mois en 2025, selon une source proche du dossier.

Certains fournisseurs, au premier rang desquels le motoriste Safran, ont fait part de leurs doutes sur l'opportunité de telles cadences, en raison des investissements que cela supposait et du besoin attendu à terme.

Airbus avait drastiquement réduit sa production pendant la pandémie et a entamé une remontée progressive en cadence avec 45 appareils de la famille A320 par mois fin 2021. Il compte en produire 65 par mois à l'été 2023 malgré des tensions ces derniers mois sur les approvisionnements et parfois des difficultés à embaucher.

Cette commande intervient alors que la Chine doit encore certifier le biréacteur C919 de son avionneur national Comac, destiné à concurrencer les Airbus 320 et les Boeing 737 MAX. L'appareil a été commandé à 815 exemplaires par des compagnies chinoises, selon Comac.

A quelques jours du salon international de l'aéronautique de Farnborough (Royaume-Uni), traditionnelle occasion pour les avionneurs d'annoncer ce type de commandes, elle constitue également un revers pour Boeing et son 737 MAX, jugé depuis décembre apte à revoler par Pékin.

L'avionneur américain mise sur l'immense marché intérieur chinois pour retrouver des couleurs avec son monocouloir concurrent de l'A320. Les quatre compagnies qui ont annoncé vendredi la commande d'Airbus sont déjà clientes du MAX.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

L'entraîneur Jorge Sampaoli quitte l'Olympique de Marseille

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Jorge Sampaoli quitte Marseille avant la Ligue des champions. (© KEYSTONE/AP/JEREMIAS GONZALEZ)

L'Argentin Jorge Sampaoli, arrivé à Marseille en février 2021, n'est plus l'entraîneur de l'OM, a annoncé le club vendredi, en parlant d'une "décision commune".

"Nous sommes satisfaits du chemin parcouru et des émotions vécues ensemble, mais à la suite d'une longue réflexion, les deux parties, qui agissent dans l'intérêt du projet de l'Olympique de Marseille, ont convenu de mettre un terme à cette étape", écrit l'OM dans un communiqué.

Avec Sampaoli, l'OM a fini deuxième de Ligue 1 la saison dernière et s'est donc qualifié directement pour la Ligue des champions. Mais dès le mois de mai, l'Argentin avait fait passer un message très clair à ses dirigeants quant à ses exigences sur le mercato.

"Est-ce qu'on veut la Ligue des champions pour l'argent ou pour y être compétitif ? C'est ce qu'il y a de plus important à savoir pour le président, le propriétaire et le coach: savoir pourquoi on se donne cet objectif", avait-il dit.

"Il faut savoir si il y a la possibilité de créer une équipe de Ligue des champions. Parce que jouer la Ligue des champions, c'est jouer contre de grandes équipes. Venir pour jouer quelques matches et ne pas vraiment faire partie de la compétition, ça me semble illogique", avait ajouté Sampaoli, réputé être très exigeant en matière de recrutement.

Pour l'instant, l'OM n'a recruté que deux défenseurs centraux, Samuel Gigot et le jeune Isaak Touré. Le club a aussi perdu deux titulaires indiscutables, William Saliba, reparti à Arsenal, et Boubacar Kamara, parti libre à Aston Villa.

Sampaoli, 62 ans, était arrivé à Marseille après la démission d'André Villas-Boas, qui concluait un cycle chaotique, marqué par l'attaque du centre d'entraînement de la Commanderie par des supporters et par le remplacement de Jacques-Henri Eyraud par Longoria.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Afghanes: l'ONU parle de droits au plus bas "depuis des décennies"

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La Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet demande aux talibans une "date ferme" pour l'accès à l'éducation de toutes les Afghanes dans leur pays (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Afghanes font face "au recul le plus significatif et rapide" de leurs droits "depuis des décennies", selon l'ONU. La Haute-commissaire aux droits de l'homme a appelé vendredi à Genève les talibans à établir une "date ferme" pour l'accès des filles à l'éducation.

"La responsabilité nous revient à tous" pour obtenir des changements rapides, a affirmé Michelle Bachelet au début d'un débat urgent sur les droits des femmes afghanes au Conseil des droits de l'homme. Dans un discours salué ensuite par la Chilienne, la premier femme à avoir été vice-présidente du Parlement afghan, Fawzia Koofi, a fait de cette question une condition de sécurité pour toute la communauté internationale.

Il faut passer des "belles déclarations aux actes", a-t-elle dit. Et cette activiste des droits humains d'estimer que la situation actuelle des femmes afghanes est "désastreuse", dénonçant une société qui les discrimine. Des filles de neuf ans sont même parfois vendues par leur famille qui fait face à d'importantes difficultés.

Tout dialogue avec les talibans doit mettre les droits des femmes au centre, a ajouté de son côté Mme Bachelet. Comme Mme Koofi, elle demande que les travailleuses humanitaires soient associées aux décisions sur l'assistance à la population.

Les Afghans qui se sont exprimés vendredi devant le Conseil ont lancé quelques revendications. Mme Koofi souhaite que la Mission de l'ONU en Afghanistan (MANUA) justifie son action devant cette instance. Opposé aux talibans, l'ambassadeur Nasir Andisha a lui demandé des mécanismes de collecte et de préservation des preuves de violations. "Il en va de la crédibilité" du Conseil que celui-ci étende sa surveillance, selon lui.

Rejet par les talibans

Mme Bachelet a à nouveau déploré que les islamistes n'aient pas honoré leurs engagements auprès d'elle en mars dernier, en violation de leurs obligations internationales. "Nous voyons progressivement une exclusion des femmes et des filles" de la société, ajoute-t-elle.

Elle appelle à s'appuyer sur les ouvertures garanties par certains dirigeants dans des régions du pays. De même, les talibans doivent dialoguer avec les Etats musulmans qui ont "de l'expérience" en matière de droits de femmes, dit Mme Bachelet. Une délégation musulmane s'est rendue récemment en Afghanistan pour parler avec eux.

Avant le débat urgent, devant une assemblée de dignitaires à Kaboul à laquelle aucune femme ne participait, le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, avait appelé la communauté internationale à cesser de "se mêler" des affaires afghanes. Il a encore estimé que l'application de la loi islamique était indispensable pour son pays.

La réunion de vendredi au Conseil avait été demandée par des Etats européens qui condamnent "la détérioration significative" des droits des femmes depuis le retour au pouvoir des talibans en août dernier. L'instance onusienne doit se prononcer sur un projet de résolution la semaine prochaine.

Appel à un dialogue

Devant les Etats, la Haute-commissaire a à nouveau ciblé vendredi une "oppression systématique institutionnalisée". Malgré leurs promesses, notamment auprès de la Suisse, les talibans n'ont toujours pas garanti un accès à l'éducation à toutes les jeunes filles. Ils doivent établir "une date ferme", ajoute Mme Bachelet.

Récemment dans le pays, le rapporteur spécial de l'ONU Richard Bennett, qui ne s'exprime pas au nom de l'organisation, a affirmé que les talibans lui ont dit avoir établi un comité pour réfléchir à la question sans pour autant qu'un engagement soit encore pris.

Les femmes se sont vu imposer le port du voile intégral et ne peuvent se déplacer ou travailler que de manière restreinte. L'insécurité alimentaire affecte plus de 90% des ménages qu'elles dirigent.

"La situation des femmes et des filles se détériore", a ajouté de son côté l'ambassadeur suisse auprès de l'ONU à Genève Jürg Lauber. Il a à nouveau "fermement" condamné toutes les différentes restrictions qui ont pu être décidées contre elles.

Aussi selon Mme Bachelet, l'ONU mène des efforts pour établir un dialogue direct entre les talibans et les femmes. La Haute-commissaire demande aux islamistes d'accepter ce format. Les mécanismes indépendants pour recevoir des plaintes sur les violences sexistes doivent être rétablis pour poursuivre les responsables, selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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