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Marioupol est tombée, "feu intense" dans le Donbass

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Une femme contemple les restes d'une maison détruite à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. (© KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov)

L'aciérie Azovstal, à Marioupol, ultime poche de résistance dans ce port stratégique sur la mer d'Azov, est passée vendredi soir sous contrôle russe, alors que dans le Donbass, plus au nord, l'artillerie de Moscou pilonnait les positions de Kiev.

En début de soirée, le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que le complexe sidérurgique était "passé sous le contrôle complet des forces armées russes" après la reddition des derniers soldats ukrainiens, et que la nouvelle avait été transmise au président Vladimir Poutine.

Des images publiées par Moscou montraient des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

"Sauvetage de nos héros"

"Le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville", avait affirmé dans la journée dans une vidéo sur Telegram le commandant du régiment Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, depuis ce qui semblait être un local souterrain.

Kiev récuse le terme de reddition, M. Zelensky évoquant "le sauvetage de nos héros".

L'armée russe a publié vendredi soir des images qu'elle a présentées comme étant celles de la fouille de combattants ukrainiens désarmés par des soldats russes.

L'Ukraine espère échanger des prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Le Comité international de la Croix-Rouge a exhorté les deux parties à lui accorder l'accès aux prisonniers de guerre et aux internés civils, "où qu'ils soient détenus".

La bataille pour le contrôle de Marioupol a donné lieu à de multiples accusations de crime de guerre par les puissances occidentales, notamment lors de l'attaque d'une maternité.

L'Ukraine a ouvert plus de 12'000 enquêtes pour crimes de guerre depuis le 24 février, selon le Parquet ukrainien.

Vendredi, le sergent Vadim Chichimarine, 21 ans, a admis avoir tué un civil non armé au début de l'offensive, lors du premier procès d'un soldat russe accusé de crimes de guerre depuis le début de l'invasion, dont le verdict est attendu lundi.

Le jeune soldat s'est dit "sincèrement désolé", mais son avocat l'a déclaré "non coupable" de meurtre avec préméditation et de crimes de guerre dans ses plaidoiries finales.

Contre-offensive en juin ?

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud.

"L'ennemi ne cesse de mener des opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d'établir un contrôle total du territoire des régions de Donetsk et de Lougansk et de maintenir le corridor terrestre avec la Crimée temporairement occupée", a indiqué l'état-major des forces ukrainiennes sur Facebook samedi matin.

Dans le bassin houiller du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a assuré que la conquête de la région de Lougansk était "presque achevée".

Le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk a avancé que la situation "montrait des signes d'aggravation", et que "les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front".

"Pendant que nous résistons, nos troupes reçoivent des armes étrangères, se réarment, se regroupent, et je pense qu'en juin nous verrons la contre-attaque", a toutefois assuré dans la nuit de vendredi à samedi le gouverneur local Serguiï Gaïdaï.

A Lozova, une ville de l'Est, au moins huit personnes dont un enfant ont été blessées par une frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit, ont annoncé vendredi des responsables ukrainiens.

Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon M. Gaïdaï, une attaque qualifiée par M. Zelensky de "brutale et absolument inutile", tandis que les habitants recroquevillés dans les sous-sols décrivaient un interminable calvaire de terreur.

Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région.

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à Turin.

L'heure est dans l'immédiat à la guerre, et les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros) afin d'aider l'Ukraine à "combler son déficit financier".

La veille, le Congrès américain a débloqué une gigantesque enveloppe de 40 milliards de dollars pour l'Ukraine, visant notamment à permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Otan va augmenter ses forces à haut niveau de préparation

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"Je pense que les alliés vont dire clairement à Madrid qu'ils considèrent la Russie comme la menace la plus importante et la plus directe pour notre sécurité", a déclaré le Norvégien Jens Stoltenberg. (© KEYSTONE/AP/Olivier Matthys)

Les dirigeants de l'Otan vont décider au sommet de Madrid mercredi de transformer leur Force de réaction. Ils veulent aussi porter "bien au-dessus" de 300'000 hommes les troupes à haut niveau de préparation pour faire face à la menace russe.

"Je pense que les alliés vont dire clairement à Madrid qu'ils considèrent la Russie comme la menace la plus importante et la plus directe pour notre sécurité", a déclaré le Norvégien Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Alliance, lors de la présentation des enjeux du sommet.

"Ce sommet sera un tournant et plusieurs décisions importantes vont être prises", a-t-il affirmé. "Nous allons renforcer nos groupements tactiques dans la partie orientale de l'Alliance, jusqu'au niveau de la brigade", a-t-il précisé.

Huit groupements tactiques ont été créés. Ils sont basés en Lituanie, en Estonie, en Lettonie, en Pologne, en Roumanie, en Hongrie, en Slovaquie et en Bulgarie. Ils seront renforcés par des unités "pré-désignées" dans d'autres pays de l'Alliance, appelées à intervenir dans ces pays où des armements lourds auront été prépositionnés, a-t-il expliqué.

Davantage d'investissements

L'Alliance va également "transformer sa Force de réaction", forte de 40'000 soldats, et va porter le nombre de ses forces à haut niveau de préparation "bien au-dessus" de 300'000 militaires, a-t-il ajouté.

"L'ensemble de ces mesures constitue le plus grand remaniement de notre défense collective et de notre présence depuis la guerre froide. Et pour ce faire, nous devons investir davantage", a-t-il averti.

Les Alliés se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses de défense en 2024, mais neuf seulement des 30 membres ont atteint cet objectif en 2022 (Grèce, Etats-Unis, Pologne, Lituanie, Estonie, Royaume-Uni, Lettonie, Croatie et Slovaquie).

La France est à 1,90%, l'Italie à 1,54%, l'Allemagne à 1,44% et l'Espagne, pays organisateur du sommet, est avant-dernière de la liste à 1,01%, devant le Luxembourg (0,58%), indiquent les données publiées lundi par l'Otan.

"Pour répondre à la menace, cet objectif de 2% devient un plancher, plus un plafond", a annoncé Jens Stoltenberg. "19 alliés ont des plans clairs pour atteindre cet objectif d'ici 2024 et cinq autres ont pris des engagements concrets", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Aucune chance pour Ylena In-Albon

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Ylena In-Albon a été trop friable au retour face à Alison Riske (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Ylena In-Albon (WTA 113) n'a pas passé le cap du premier tour à Wimbledon. Opposée à l'Américaine Alison Riske (WTA 36), la Valaisanne s'est inclinée 6-2 6-4.

La Haut-Valaisanne de 23 ans ne gardera pas un souvenir impérissable de son premier match en Grand Chelem. Qualifiée dans le tableau principal en raison de l'absence de l'Américaine Sofia Kenin et les "forfaits" des joueuses russes et bélarusses, In-Albon a mis du temps à entrer dans son match. Rapidement menée 4-0, l'athlète de Viège a stoppé l'hémorragie en remportant sa mise en jeu, mais elle a tout de même perdu le set 6-2 en 29 minutes.

Plus conquérante au cours de la deuxième manche, In-Albon a réussi à faire un peu douter son adversaire sur son engagement. Elle a ainsi saisi sa première occasion de breaker alors qu'elle était menée 5-2. Revenue à 5-4, la Valaisanne a finalement cédé sur la première balle de match de la joueuse de Pennsylvanie avec un retour trop long.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Turquie: rebond de la livre après une nouvelle mesure de soutien

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La livre turque accuse un plongeon de près de moitié de sa valeur face au dollar sur un an. (archive) (© KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS)

La livre turque a connu lundi son plus fort rebond de l'année, après l'annonce d'une nouvelle mesure de soutien imposant à certaines banques d'écouler leurs réserves de change.

L'Agence de régulation et de surveillance du secteur bancaire (BDDK) avait annoncé cette mesure vendredi soir, après la fermeture des marchés, afin de soutenir la livre turque.

La monnaie, qui s'échangeait vendredi après-midi à près de 17,4 livres pour un dollar, a rebondi autour de 16,7 livres pour un billet vert lundi peu après 11H00 GMT.

La livre turque, qui s'est échangée à 16,1 livres pour un dollar plus tôt lundi, a perdu 47,5% de sa valeur face au dollar sur les douze derniers mois, conséquence de la politique monétaire très décriée du président Recep Tayyip Erdogan.

A la demande du chef de l'État, la Banque centrale turque s'obstine depuis près d'un an à abaisser ou maintenir son principal taux directeur, malgré une inflation en constante accélération.

A rebours des théories économiques classiques, le président Erdogan estime que les taux d'intérêt élevés favorisent l'inflation.

Celle-ci a atteint 73,5% sur douze mois en mai, selon l'institut statistique turc. Mais les chiffres officiels sont remis en cause par maints économistes turcs et étrangers, qui pour certains calculent ce taux à plus de 160%.

La mesure annoncée vendredi par le régulateur bancaire turc impose aux banques possédant plus de 15 millions de livres turques (environ 900.000 dollars) en devises étrangères - si ce montant représente plus de 10% de leurs actifs ou de leurs ventes annuelles - de vendre leurs réserves en dollars et en euros avant de pouvoir délivrer de nouveaux prêts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Afghanistan: les victimes du séisme ont maintenant besoin d'une aide à long terme

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Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a estimé que les femmes seraient au coeur des efforts pour rebâtir les communautés les plus durement touchées. (© KEYSTONE/AP/Ebrahim Noroozi)

Les organisations humanitaires internationales et locales en Afghanistan commencent à se concentrer sur l'aide à long terme, et non plus d'urgence, pour les régions dévastées par le séisme de la semaine dernière, C'est ce qu'ont expliqué lundi certaines d'entre elles.

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 5,9, a frappé mercredi le sud-est du pays, à la frontière avec le Pakistan, faisant plus de 1000 morts et des milliers de sans-abri.

Si l'aide a atteint à peu près toutes les zones affectées, l'avenir à plus long terme des survivants paraît très incertain, l'Afghanistan étant déjà aux prises avec une grave crise financière et humanitaire depuis le retour au pouvoir des talibans en août.

"Nos équipes ont noté qu'actuellement il n'y a pas tant de besoins en nourriture ou produits non alimentaires", a déclaré le président adjoint de la Société afghane du Croissant-Rouge, Nooruddin Turabi, lors d'une conférence de presse à Kaboul.

Plan à long terme

Le plus pressant, à ses yeux, est de donner de l'argent aux rescapés afin qu'ils puissent acheter les produits de base dont ils ont besoin pour reconstruire leur vie.

"Nous discuterons (avec nos partenaires) un plan à long terme. Actuellement, suffisamment d'aide d'urgence a été distribuée - que ce soient des tentes, des abris, de la nourriture ou autre", a assuré M. Turabi.

Pour Médecins sans frontières (MSF) aussi, il est temps de regarder vers l'avenir. "Maintenant, les besoins sanitaires se tournent vers la déshydratation et les diarrhées causées par le manque d'eau potable", a souligné Jose Mas, coordinateur d'urgence de l'ONG.

Femmes au coeur des efforts

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour sa part, a estimé que les femmes seraient au coeur des efforts pour rebâtir les communautés les plus durement touchées.

"Pour ce qui tient à la reconstruction de l'économie (...), nous nous assurerons que les femmes en soient au centre", a déclaré Abdallah Al Dardari, le représentant résident du PNUD en Afghanistan.

Depuis août, les talibans ont été très critiqués par la communauté internationale pour avoir fortement restreint, au nom de leur interprétation ultra-rigoriste de l'islam, les libertés des femmes en matière d'éducation, de travail ou de déplacements.

"Ce sera un terrain d'essai de la manière dont nous pouvons avancer en termes d'émancipation économique des femmes", a affirmé M. Al Dardari à l'AFP. "Nous sommes déterminés, il n'y a pas d'échappatoire à ça. Et nous pensons d'ailleurs, d'après les premiers signes que nous voyons sur le terrain, que ce sont les femmes qui gardent déjà aujourd'hui en vie ces communautés locales", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

France: semaine de casse-tête pour Borne, chargée de trouver un "accord de gouvernement"

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Elisabeth Borne consulte de nouveau les groupes parlementaires à partir de lundi, notamment sur un possible "accord de gouvernement", voire leur participation à un gouvernement, ainsi que sur le vote des prochains textes de loi. (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

Sonder si un "accord de gouvernement" est possible: la nouvelle mission confiée par Emmanuel Macron à Elisabeth Borne pour la semaine s'annonce ardue, certains dans la majorité n'y croyant pas et les oppositions ayant déjà refusé de servir de "béquille".

Le chef de l'Etat a confirmé samedi à l'AFP sa "confiance" en la Première ministre "dans la durée", malgré le risque de blocage post-législatives.

Au retour du président français jeudi des sommets du G7 en Allemagne et de l'Otan en Espagne, Mme Borne devra faire des propositions "pour une feuille de route" et "pour la composition d'un nouveau gouvernement d'action" qui sera mis en place "dans les premiers jours du mois de juillet", a indiqué M. Macron à l'AFP.

Consultations

D'ici là, elle consulte de nouveau les groupes parlementaires à partir de lundi, notamment sur un possible "accord de gouvernement", voire leur participation à un gouvernement, ainsi que sur le vote des prochains textes de loi.

Mais chez Les Républicains, principale formation vers laquelle semble se tourner le président, le nouveau patron des députés Olivier Marleix refuse "de servir de béquille au pouvoir".

"Aujourd'hui, on a beaucoup mieux à faire que de se vendre individuellement, c'est d'obtenir des avancées pour les Français", a-t-il dit lundi sur Europe 1, "excluant" que des députés LR acceptent de rentrer dans le gouvernement.

Les Républicains vont "tout faire pour converger avec le gouvernement" lors de l'examen à l'Assemblée nationale du texte sur le pouvoir d'achat, mais seront "exigeants" sur la question du financement, a-t-il aussi précisé.

"Pragmatisme"

Pour la députée Nupes-PS Valérie Rabault, il est "impossible" de négocier une coalition en deux jours et elle a assuré sur franceinfo que son parti ne participerait pas au gouvernement, mais regarderait les textes "de manière pragmatique".

Au sein de la majorité présidentielle, certains sont sceptiques. Le patron du MoDem François Bayrou ne pense pas que des "accords d'appareil" ou une "coalition" soient possibles avec des oppositions.

"Peut-être le sens de la persuasion va faire bouger les choses..." Mais le dirigeant centriste croit plutôt "à un gouvernement des bonnes volontés et aux majorités d'idées".

"Marge de manoeuvre assez étroite"

Mme Borne a "une marge de manoeuvre assez étroite", note sur franceinfo Marc Lazar, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po. Car "ce n'est pas l'intérêt des partis qui viennent d'être élus" de passer un accord, cela risque "de les diviser profondément".

Le chercheur souligne aussi le laps de temps très restreint accordé à la cheffe de gouvernement, alors que "dans tous les autres pays européens, quand on s'engage dans des contrats de gouvernement, ça peut durer des mois".

Du côté de l'Elysée, on espère cette semaine des "clarifications", puisqu'au sein des oppositions il y a "des voix dissonantes", certains étant "fermés" quand d'autres montrent "une disponibilité".

Avec 245 députés, M. Macron a obtenu la majorité relative la plus basse de l'Histoire de la Ve République. Mais des parlementaires sont décrochés un à un, et Mme Borne comptait jeudi 252 députés, à 37 voix de la majorité absolue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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