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Poutine vante ses armes nucléaires "plus avancées"

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Dans une interview, le maître du Kremlin évoque l'arme nucléaire et répond à Emmanuel Macron. (© KEYSTONE/AP/Sergey Guneyev)

Le président russe Vladimir Poutine a vanté mercredi l'armement nucléaire de son pays, le jugeant "plus avancé" que celui des Etats-Unis et assurant que son arsenal était toujours "prêt" à une guerre nucléaire.

L'Occident a régulièrement accusé le président russe d'user de menaces voilées à ce sujet, notamment quant à l'utilisation de ces armes en Ukraine.

"Des triades (les vecteurs de lancement d'armes atomiques, ndlr), seuls les Américains et nous en avons vraiment. Et là, nous sommes beaucoup plus avancés. Toute la composante nucléaire est plus moderne chez nous", a-t-il dit dans un long entretien à la télévision russe, à l'approche du début, vendredi, de l'élection présidentielle qui en l'absence de toute opposition doit voir sa réélection triomphale.

Vladimir Poutine a ajouté que son pays était "prêt" à un conflit nucléaire, mais qu'il n'avait jamais songé à utiliser de telles armes en Ukraine.

"Pourquoi devrions-nous utiliser des moyens de destruction massive? Il n'y a jamais eu une telle nécessité", a-t-il assuré, soulignant que la doctrine militaire russe prévoit l'usage de l'arme ultime si l'existence de la Russie est menacée ou en cas "d'atteinte à notre souveraineté et à notre indépendance".

Le président russe a également réagi pour la première fois aux propos de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a dit le 26 février "ne pas exclure" l'envoi de troupes occidentales en Ukraine.

Ca "ne change rien"

"S'il s'agit de contingents militaires officiels de pays étrangers, je suis certain que cela ne changera pas la situation sur le champ de bataille. C'est le plus important, tout comme l'envoi d'armes ne change rien", a répondu le maître du Kremlin.

Il a également accusé l'Ukraine de redoubler ses attaques contre le territoire russe pour perturber le scrutin présidentiel, prévu du 15 au 17 mars.

Kiev de son côté souligne qu'elle continuera ses attaques en Russie tant que l'armée russe occupera son territoire et bombardera ses villes.

"L'objectif principal, je n'en ai aucun doute, s'ils n'arrivent pas à saper les élections présidentielles en Russie, c'est au moins de tenter d'empêcher de manière quelconque les citoyens d'exprimer leur volonté", a pointé le président russe.

Ces attaques, a-t-il affirmé, s'expliquent de manière "très simple", avec les "échecs sur la ligne de front" des Ukrainiens.

Si la Russie est en position de force depuis l'échec de la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, elle ne parvient pas à vaincre l'Ukraine deux ans après y avoir envoyé ses troupes.

Le territoire russe est régulièrement visé par des drones, des tirs d'artillerie et plus rarement des attaques terrestres.

Incursions

Mardi, des combattants russes pro-Ukraine ont dit avoir franchi la frontière russe dans une incursion armée qui a fait au moins un mort et que Moscou a dit avoir repoussée.

Mais les assaillants ont revendiqué la prise du village frontalier de Tiotkino, dans la région de Koursk. Mercredi, l'un de ses groupes, "Légion Liberté de la Russie" a diffusé une vidéo dans laquelle deux combattants affirment combattre dans la localité.

L'AFP n'est pas en mesure de confirmer ou d'infirmer ces informations.

En outre, une nouvelle attaque de dizaines de drones ukrainiens a eu lieu dans la nuit et la matinée de mercredi.

Un de ces appareils a provoqué un incendie dans une raffinerie à Riazan, à environ 200 km au sud-est de Moscou. La frappe a fait "des blessés", a écrit sur Telegram le gouverneur de la région de Riazan, Pavel Malkov.

Un autre drone a été abattu mercredi à l'approche d'une raffinerie de pétrole dans la région de Léningrad, près de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), a indiqué sur Telegram le gouverneur régional, Alexandre Drozdenko, précisant que l'attaque "n'a pas fait de victimes, ni de dégâts".

Au total, 58 drones ont visé dans la nuit et la matinée plusieurs régions russes, notamment celles de Belgorod, Briansk, Koursk et Voronej, frontalières de l'Ukraine, selon un communiqué du ministère russe de la Défense, assurant qu'ils ont tous été détruits.

Mardi, des drones ukrainiens ont notamment touché la mairie de Belgorod, ville proche de l'Ukraine et régulièrement visée, ainsi qu'une raffinerie de pétrole de la région de Nijni-Novgorod, à 800 km de la frontière ukrainienne, et un dépôt de carburant à Orel.

Une source ukrainienne a indiqué à l'AFP que les attaques étaient des opérations des services spéciaux, le SBU.

Depuis l'été dernier, l'armée ukrainienne a multiplié les attaques de drones contre la Russie, frappant de plus en plus loin dans le territoire russe pour répliquer aux attaques de Moscou contre son propre territoire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump accuse l'Iran d'avoir abattu un hélicoptère américain

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Le président Donald Trump a accusé l'Iran d'avoir abattu un hélicoptère américain au-dessus du détroit d'Ormuz et a promis mardi de "répliquer" (archive). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a promis mardi de "répliquer" à l'Iran, l'accusant d'avoir abattu un hélicoptère américain au-dessus du détroit d'Ormuz. Le président des Etats-Unis avait auparavant affirmé qu'un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était proche.

"Les Iraniens ont abattu la nuit dernière l'un de nos hélicoptères très perfectionnés de type Apache pendant qu'il survolait le détroit d'Ormuz", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en précisant que les deux pilotes étaient indemnes.

"Néanmoins les Etats-Unis doivent, nécessairement, répliquer à cette attaque", a-t-il ajouté.

"Nous préférons le langage de la diplomatie, mais nous parlons bien plus couramment d'autres langues. Rompez vos engagements, et nous passerons à celle que nous maîtrisons le mieux", a déclaré de son côté sur X le négociateur en chef de l'Iran, le puissant président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Changement de ton

Il s'agit d'un changement de ton notable alors que Donald Trump affirmait quelques heures plus tôt que la diplomatie américaine était "dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord" pour mettre fin aux hostilités, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour qu'il soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les attaques réciproques avaient repris entre l'Iran et Israël dimanche et lundi, tuant trois personnes dont deux militaires et blessant 15 personnes en Iran, selon un nouveau bilan de la télévision d'Etat mardi.

M. Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités. Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité.

Avant cette énième remontée des tensions mardi, les prix du pétrole, qui avaient flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, crucial pour le transport d'hydrocarbures, avaient baissé, portés par les espoirs d'un accord: vers 16h30 GMT (18h30 en Suisse), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 4,27% à 90,23 dollars.

Frappes sur Beyrouth

En moins de 24 heures, l'Iran avait tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Si les forces armées iraniennes ont annoncé "la cessation de l'opération" lundi à la mi-journée, elles ont également prévenu qu'en cas "de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant (seraient) entreprises".

Téhéran continue d'exiger que le Liban fasse partie d'un accord pour mettre fin à la guerre avec Israël et les Etats-Unis entamée le 28 février, ce que rejette Washington, qui souhaite aborder le dossier libanais dans un second temps.

Tyr désertée

En attendant, au Liban, frappes israéliennes et attaques du Hezbollah se poursuivent, le groupe pro-iranien continuant de refuser un cessez-le-feu sous conditions entre le Liban et Israël.

Dans le sud du pays, Tyr, pilonnée sans relâche par l'armée israélienne, a été visée mardi par une "lourde frappe" après un appel israélien à évacuer, selon l'agence nationale d'information libanaise (ANI).

Pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement chiite, le 2 mars, l'appel à évacuer concernait toute la ville, y compris le quartier chrétien où des habitants de Tyr et de localités voisines s'étaient réfugiés.

"Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", a rapporté à l'AFP Walid al-Tawil, du conseil municipal.

Avant cette mise en garde, au moins huit personnes avaient été tuées et 32 blessées, dans une autre frappe israélienne sur cette ville millénaire, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé.

Le Hezbollah avait, lui, revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban - qui n'ont pas fait de blessés selon l'armée israélienne. Par ailleurs, dans le nord d'Israël, un homme, accusé d'avoir tiré sur des soldats après avoir traversé la frontière depuis le Liban, a été abattu, selon l'armée.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a discuté mardi de "la situation sécuritaire régionale" avec Asim Munir, son homologue au Pakistan - principal pays médiateur dans les pourparlers visant à mettre durablement fin à la guerre.

Selon son Premier ministre Shehbaz Sharif, un accord américano-iranien pour mettre fin à la guerre était "sur le point d'être conclu" lorsque de nouveaux combats entre l'Iran et Israël ont éclaté dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le chrono par équipes pour Visma, Baudin reste en jaune

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Le Français Alex Baudin est toujours leader du Tour Auvergne-Rhône-Alpes après la 3e étape. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La formation Visma-Lease a Bike a remporté la 3e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Dauphiné).

Elle a devancé de 9" l'équipe Netcompany-Ineos lors de ce contre-la-montre par équipes de 28 km disputé mardi à Perreux.

L'équipe néerlandaise s'est imposée sur un parcours alternant portions roulantes et passages techniques et se concluant par une montée sèche de 800 mètres à 10% de déclivité moyenne. Le Français Alex Baudin a conservé le maillot jaune de leader grâce à la troisième place d'EF Education, à 29".

Au classement provisoire, le vainqueur de la première étape dimanche à Saint-Ismier compte 12" d'avance sur Vauquelin et le Britannique Oscar Onley. Le leader de la Visma, l'Américain Matteo Jorgenson, est quatrième à 15" tandis que l'Espagnol Juan Ayuso (Lidl-Trek) complète le top 5 provisoire à 47 secondes.

La formation Decathlon CMA CGM de Paul Seixas, favori à la victoire finale dimanche, a terminé en 6e position à 45" de la Visma. Le vainqueur de la Flèche Wallonne pointe à la 12e place du classement général à une minute de Baudin.

Autre candidat au podium final, Isaac Del Toro fait figure de battu du jour, l'équipe UAE s'étant contentée de la 8e place. Le Mexicain concède déjà 1'16 sur la tête de la course, à la 16e place. Mercredi, la 4e étape relie le Puy-en-Velay à Montrond-les-Bains sur un parcours de 167 kilomètres parsemés de six côtes répertoriées dans sa première partie avant d'arriver dans une portion de 60 kilomètres sans difficulté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Périscolaire à Paris: 132 animateurs suspendus en 2026

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Le maire de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé la suspension de 132 animateurs dans le périscolaire depuis le 1er janvier 2026 (archive). (© KEYSTONE/EPA/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

La Ville de Paris a suspendu 132 animateurs en 2026, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", a annoncé mardi le maire Emmanuel Grégoire. Il a lancé une commission d'enquête indépendante sur le sujet.

"Ces suspensions font systématiquement l'objet de l'arsenal de déclenchement d'enquêtes administratives, de saisines du parquet", a souligné le nouveau maire socialiste de Paris, en marge de la visite d'une école.

Emmanuel Grégoire, qui avait déjà promis en avril un plan d'action à 20 millions d'euros, a par ailleurs annoncé mardi le lancement d'une "commission d'enquête indépendante" sur ce sujet, confiée à un ancien juge des enfants.

"C'est un garant de compétence, d'indépendance et d'autorité morale", s'est félicité M. Grégoire, expliquant que le périmètre de la commission correspond au périscolaire des écoles parisiennes.

"Je veux comprendre ce qui peut encore défaillir dans l'organisation actuelle et tirer l'enseignement de tout ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.

Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat, a annoncé en avril un plan d'action à 20 millions d'euros, qui promet une "tolérance zéro" en cas de suspicion, un audit "indépendant" et des mesures pour rendre moins précaire la filière de l'animation.

Une "convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant" doit en outre remettre ses conclusions fin juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Léon XIV à Barcelone, à la veille d'une messe à la Sagrada Familia

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Le pape Léon XIV a été accueilli à Barcelone par le président régional catalan Salvador Illa (à gauche). (© KEYSTONE/EPA/Quique Garcia / POOL)

Le pape Léon XIV est arrivé mardi à Barcelone en provenance de Madrid. Il doit célébrer mercredi une messe très attendue à la Sagrada Familia coïncidant avec le centenaire de la mort de son architecte catalan, Antoni Gaudí.

Le pape a atterri à 12h45 à l'aéroport El Prat, selon un journaliste de l'AFP à bord de l'avion papal. A Barcelone, Léon XIV devait animer notamment dans la soirée une veillée de prière au stade olympique sur la colline de Montjuic. Mercredi, il doit rencontrer des prisonniers puis se rendre à l'abbaye de Montserrat.

Le soir, le pape célébrera une messe à la Sagrada Família, où il bénira la tour de Jésus-Christ, haute de 172,5 mètres, un record qui fait de la célèbre basilique - toujours inachevée plus de 140 ans après le début des travaux - l'église la plus haute du monde.

Cette messe coïncide avec le centenaire de la mort de son architecte, Antoni Gaudí, décédé le 10 juin 1926 à 73 ans, quelques jours après avoir été renversé par un tramway alors qu'il allait prier dans une église.

L'architecte catalan a franchi l'an dernier la première étape vers la béatification après avoir été déclaré "vénérable" par le Vatican. En 2025, près de cinq millions de personnes se sont pressées dans la Sagrada Familia, le monument payant le plus visité d'Espagne.

Visite aux Canaries

Au cours de son séjour entamé à Madrid depuis samedi, le pape a notamment prononcé lundi un discours devant le Parlement espagnol, une première dans l'histoire pour un souverain pontife, et célébré dimanche une messe devant plus d'un million et demi de fidèles.

Léon XIV achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière. Il doit y rendre hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l'Atlantique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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