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Primaire aux USA : Biden repart en campagne favori face à Sanders

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Joe Biden peut désormais compter sur le soutien de Michael Bloomberg qui a retiré sa candidature. EPA/CRISTOBAL HERRERA
C'est une nouvelle campagne qui a commencé mercredi pour les démocrates américains: un duel de longue haleine entre Bernie Sanders et Joe Biden, relancé dans le rôle du favori par ses victoires spectaculaires du "Super Tuesday" et le retrait de Michael Bloomberg.

Malgré les montants record investis -plus d'un demi-milliard de dollars tirés de sa fortune personnelle -, M. Bloomberg a tiré les conclusions de ses résultats décevants à l'issue de la journée déterminante de la veille.

"Il y a trois mois, j'ai présenté ma candidature à la présidentielle pour battre Donald Trump. Aujourd'hui, je me retire de la course pour la même raison: battre Donald Trump", a annoncé l'ex-maire de New York, estimant que Joe Biden était désormais le mieux placé pour y parvenir lors de l'élection suprême du 3 novembre.

Modérés derrière Biden

Son désistement achève de clarifier le paysage au sein du camp modéré, après les retraits du jeune Pete Buttigieg, révélation de ces primaires démocrates, et de la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar, qui avaient apporté dès lundi leur soutien à l'ancien vice-président Biden.

Plus à gauche, la sénatrice Elizabeth Warren était également en train de "réévaluer" mercredi la suite à donner à sa candidature après avoir enchaîné les revers. "Elle n'a pris aucune décision", a dit Bernie Sanders qui lui a parlé au téléphone, appelant à "respecter le temps et l'espace dont elle a besoin".

Un nouveau face-à-face démarre donc entre deux quasi-octogénaires aux positions divergentes, le modéré Biden, 77 ans, et le socialiste Sanders, 78 ans.

"Incroyable come-back"

L'ex-bras droit de Barack Obama a repris sur Twitter son argument favori: "Nous devons bouter Trump hors de la Maison Blanche". "Cette nation pourra surmonter quatre années de Donald Trump. Mais si cet homme est réélu, nous ne reconnaîtrons plus ce pays dans quelques années", a-t-il prévenu, revigoré après avoir remporté dix des 14 Etats en jeu mardi.

"C'est un sacré come-back pour Joe Biden, un incroyable come-back quand vous y réfléchissez", a salué, fair-play, le milliardaire républicain.

De fait, cet homme politique chevronné revient de loin. Longtemps ultra-favori, il avait encaissé de piteux résultats lors des premiers scrutins en février, handicapé par une campagne terne et des dons parcimonieux.

Ce n'est qu'avec le vote de samedi en Caroline du Sud qu'il a pu faire mentir les pronostics le vouant à une mort politique quasi-certaine: grâce à une très large victoire dans cet Etat du Sud, il a enclenché une dynamique nouvelle, engrangeant ensuite soutien sur soutien.

Mardi, il a créé la surprise en décrochant la victoire au Texas et en écrasant la concurrence en Virginie et en Caroline du Nord, trois gros pourvoyeurs de délégués pour la convention démocrate qui décernera, en juillet, l'investiture dans la course à la Maison Blanche.

Il a aussi gagné dans l'Alabama, l'Oklahoma, le Tennessee, l'Arkansas, le Minnesota, le Massachusetts et le Maine. Il réalise ainsi un grand chelem dans les Etats du sud du pays et confirme être le champion des Afro-Américains, un électorat-clé côté démocrate.

"Vieilles recettes"

En face, Bernie Sanders, jusque-là considéré comme le favori depuis son démarrage en fanfare dans ces primaires, ne s'avoue pas vaincu. Il semblait en passe de remporter le plus gros Etat du "super mardi", la Californie, avec une avance de près de neuf points après dépouillement de 87% des bureaux de vote. Il a aussi gagné dans son petit Etat du Vermont, ainsi qu'au Colorado et dans l'Utah.

Signe d'une campagne qui s'annonce toujours plus âpre, "Bernie" est reparti à l'offensive en accusant Joe Biden d'avoir défendu des coupes dans les dépenses sociales "depuis 40 ans" et d'être soutenu par les grandes entreprises et les milliardaires.

"On ne peut pas vaincre Trump avec les vieilles recettes", a plaidé le sénateur du Vermont, qui prône une "révolution". "J'aime bien Joe, Joe est un type bien et je ne veux pas que cette campagne dégénère", a-t-il toutefois ajouté, appelant à un débat à la loyale, projet contre projet.

Ses idées très à gauche pour les Etats-Unis, comme une assurance-maladie publique universelle, se sont peu à peu imposées dans l'électorat démocrate, mais inquiètent toujours une partie de l'establishment du parti.

Comme en 2016 entre Bernie Sanders et Hillary Clinton, la chasse aux délégués pourrait donc durer.

Malgré son avance, Joe Biden reste loin des 1991 délégués nécessaires pour s'assurer l'investiture démocrate en juillet: le chemin est encore long. Il passera dès mardi prochain par six nouveaux Etats (Washington, Idaho, Michigan, Missouri, Mississippi et Dakota du Nord), puis, le 17 mars, par la Floride, l'Arizona, l'Ohio et l'Illinois.

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International

Stan Wawrinka pour une revanche

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Stan Wawrinka à Indian Wells pour lancer vraiment son année. (© KEYSTONE/EPA/ANTONIO LACERDA)

Stan Wawrinka (ATP 70) sera l’unique joueur suisse en lice dans les deux tableaux du tournoi d’Indian Wells. Son adversaire au premier tour sera le Tchèque Tomas Machac (ATP 63).

Stan Wawrinka, qui sort d’une mini-tournée décevante sur terre battue en Amérique du Sud, reste sur une défaite contre Tomas Machac. Il avait été battu 6-4 6-1 l’automne dernier au deuxième tour de l’ATP 250 de Stockholm. S’il s’impose, le Vaudois retrouvera Adrian Mannarino (no 21) au deuxième tour. Le Français l’avait battu en cinq sets en janvier dernier au premier tour de l’Open d’Australie.

Ce premier tour dans le désert californien offrira une affiche "vintage" entre Rafael Nadal (ATP 652) et Milos Raonic (ATP 224), deux hommes qui n’en finissent pas de se battre contre les blessures. Le vainqueur de cette rencontre affrontera Holger Rune (no 7) pour un deuxième tour "volcanique" si l’heureux élu est Rafael Nadal...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

El Niño peu moins intense mais son impact se poursuit

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La secrétaire générale de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Celeste Saulo affirme que les systèmes d'alerte sont utiles face à El Niño et ses effets pour les populations (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le courant chaud El Niño actuel a été l'un des cinq plus importants jamais observés avec un pic en décembre, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Même si son intensité diminue, l'impact continue dans différentes régions, a-t-elle dit mardi à Genève.

Selon une évaluation, la menace d'une poursuite d'El Niño de mars à mai atteint 60%. La possibilité de conditions neutres d'avril à juin est encore plus importante. Un courant froid La Niña n'est pas exclu plus tard dans l'année.

El Niño a lieu tous les deux à sept ans et dure de neuf à douze mois et ses effets sont plutôt attendus cette année. Il exacerbe les sécheresses dans des territoires comme l'Australie, ainsi qu'une partie de l'Asie et du continent américain.

A l'inverse, il provoque des précipitations importantes et des inondations dans plusieurs régions comme une partie des continents américain, africain et asiatique, de même que dans le sud de l'Amérique du Sud. Il aboutit également à un réchauffement des températures des océans dans le Pacifique tropical central et oriental.

Depuis juin dernier, chaque mois constitue un nouveau record de températures. "El Niño a contribué", admet la secrétaire générale de l'OMM Celeste Saulo. Mais "les gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur sont sans équivoque le principal responsable", dit-elle.

Elle répète l'importance d'un système mondial d'alerte pour tous sur laquelle son organisation oeuvre d'ici 2027. Ces dispositifs dans les pays qui les appliquent ont "sauvé de nombreuses personnes", dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

La porte pour Lindy Ruff

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La messe est dite pour Lindy Ruff. (© KEYSTONE/AP/Ben McKeown)

Révolution de palais à New Jersey ! Après cinq défaites lors de leurs sept derniers matches, les Devils ont limogé leur entraîneur Lindy Ruff.

La direction de l'équipe a été confiée jusqu'à la fin de la saison à Travis Green, un ancien joueur de Zoug qui était l'un des assistants de Lindy Ruff. La formation de Nico Hischier, de Timo Meier, de Jonas Siegenthaler et d'Akira Schmid est à huit points d'une place en play-off avec ses 30 victoires contre 31 défaites. Pour la direction du club, il était temps d'agir pour se donner une dernière chance de jouer les séries finales.

Lindy Ruff était à la tête des Devils depuis juillet 2020. L'an dernier, il avait mené l'équipe au deuxième tour des play-off. Après avoir éliminé les Rangers, les Devils étaient tombés face à Carolina. C'était la première fois depuis 2012 qu'ils avaient remporté une série. Ce retour au premier plan avait suscité les plus grands espoirs pour cette saison 2023/2024. Ils n'ont pas été tenus en raison d'une défense bien trop perméable qui ne peut pas, pour l'instant, s'appuyer sur un gardien capable vraiment de livrer la marchandise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'Iran a exécuté au moins 834 personnes en 2023

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Les exécutions en Iran, l'un des pays qui exécute le plus avec la Chine et l'Arabie saoudite, s'effectuent par pendaison (archives). (© KEYSTONE/AP Iranian Students News Agency, ISNA/ARASH KHAMOUSHI)

L'Iran a exécuté au moins 834 personnes en 2023, soit une augmentation "alarmante" de 43% par rapport à 2022, selon le rapport annuel des ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort. Il s'agit d'un plus haut depuis 2015.

"Le nombre d'exécutions a littéralement explosé en 2023", souligne ce 16e rapport des ONG sur la peine de mort en Iran. "C'est la seconde fois en 20 ans que le nombre d'exécutions dépasse le seuil de 800 par an", font valoir ces organisations, qui dénoncent un chiffre "effroyable".

Au moins 22 femmes ont été exécutées dans la République islamique d'Iran, le nombre le plus élevé de ces dix dernières années, rapportent ces ONG.

Les exécutions en Iran, l'un des pays qui exécute le plus avec la Chine et l'Arabie saoudite, s'effectuent par pendaison.

En 2015, les autorités iraniennes avaient procédé à l'exécution de 972 personnes, rappellent Iran Human Rights (IHRNGO), basé en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basé à Paris.

"Outil de répression politique"

Dans ce rapport de 100 pages, les ONG accusent l'Iran de recourir à la peine de mort comme un "outil de répression politique" après le vaste mouvement de contestation dans ce pays.

Ce mouvement a été déclenché par la mort en septembre 2022 de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, trois jours après avoir été arrêtée par la police des moeurs pour un voile mal ajusté. Sa famille et les militants des droits des humains soutiennent qu'elle a été battue à mort, ce que réfutent les responsables iraniens.

Les manifestations, qui avaient secoué pendant plusieurs semaines le régime de la République islamique, se sont désormais calmées face à une répression qui a entraîné la mort de centaines de personnes d'après des associations de défense des droits, et des milliers d'arrestations selon l'ONU.

"Instiller la peur dans la société est le seul moyen pour le régime de s'accrocher au pouvoir et la peine de mort est son instrument le plus important", dénonce Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur d'IHRNGO, dans un communiqué.

Le rapport n'inclut pas dans ses statistiques les "551 personnes, au moins, tuées lors des manifestations ou d'autres exécutions extrajudiciaires à l'intérieur et à l'extérieur des prisons", relève le communiqué.

Selon le rapport, au moins 471 personnes (56% du total des exécutions) ont été exécutées pour des affaires liées à la drogue - soit plus de 18 fois que le nombre enregistré en 2020 - et au moins 282 personnes (34% du total des exécutions) ont été exécutées pour meurtre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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