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International

"Super Tuesday": Biden prend l'ascendant sur "Bernie"

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EPA/CRISTOBAL HERRERA

Joe Biden a effectué un spectaculaire retour en force dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine lors du Super Tuesday. Il a enlevé neuf Etats dont le Texas. Ses victoires laissent augurer d'un âpre combat avec son rival Bernie Sanders.

Fort d'une impressionnante série de victoires à l'occasion du "Super Tuesday", l'ancien vice-président de Barack Obama a désormais le vent en poupe dans une primaire dans laquelle où "Bernie" était archi-favori il y encore deux semaines.

Illustration de cet étonnant "comeback", M. Biden a, au terme d'un coude-à-coude plein de suspense, arraché à M. Sanders l'Etat du Texas, un important vivier de délégués. Le centriste de 77 ans a en outre devancé son rival socialiste de 78 ans dans huit autres Etats: la Virginie, la Caroline du Nord, l'Alabama, l'Oklahoma, le Tennessee, l'Arkansas, le Minnesota, le Massachusetts.

Mais le sénateur du Vermont qui se revendique "socialiste" devait selon toute vraisemblance l'emporter en Californie, Etat encore plus crucial en nombre de délégués. Il a également enlevé le Colorado, l'Utah et le Vermont. Lors d'une allocution à Essex Junction, dans ce dernier Etat, Bernie Sanders a martelé, fidèle à son style combatif, sa certitude de parvenir à la victoire finale.

Claque pour Bloomberg

"Je vous le dis avec une confiance absolue: nous allons emporter la primaire démocrate et nous allons battre le président le plus dangereux de l'histoire de ce pays", a-t-il lancé devant une foule enthousiaste, multipliant les piques envers son rival sans jamais le nommer.

Le grand perdant de la soirée est le milliardaire Michael Bloomberg, qui s'est lancé très tard dans la course. Il espérait, grâce à son immense fortune personnelle, déjouer les pronostics. Très loin derrière ses adversaires, il a en particulier obtenu des résultats médiocres en Virginie, Etat emblématique dans lequel il avait lourdement investi.

"J'ai besoin de votre aide et j'ai besoin de vos votes", a-t-il lancé à West Palm Beach, en Floride, sur fond de spéculations croissantes sur son retrait imminent de la course.

Mauvaise soirée pour Warren

L'autre revers cruel est celui essuyé par la sénatrice progressiste Elizabeth Warren qui a passé une très mauvaise soirée, perdant même dans son fief du Massachusetts. Si elle n'a pas encore annoncé son retrait, son rêve de devenir la première présidente des Etats-Unis semble s'être définitivement envolé.

Joe Biden, vieux routier de la politique américaine, se présente comme l'homme de la "garantie de résultats" face à "la promesse de révolution" de son grand rival qui se revendique "socialiste".

Au total, les primaires de mardi permettront de distribuer plus d'un tiers des délégués (sur un total de 3979) qui désigneront leur candidat lors de la convention démocrate de juillet. Le vainqueur de la convention sera l'adversaire du président Donald Trump, qui briguera le 3 novembre un deuxième mandat de quatre ans.

Après un démarrage catastrophique, Joe Biden a réussi une remontée exceptionnelle en remportant largement la Caroline du Sud et son vote afro-américain jugé indispensable pour tout prétendant démocrate.

Trump ironise

Dans la foulée, il a engrangé lundi le soutien de trois ex-candidats: le jeune Pete Buttigieg, révélation des primaires, la sénatrice Amy Klobuchar, populaire dans le Midwest, et le Texan Beto O'Rourke. Les candidats qui se sont désistés en faveur de l'ancien vice-président espèrent lui permettre de faire barrage à "Bernie".

Donald Trump, qui suivait la soirée électorale à la Maison-Blanche, a multiplié les tweets ironiques, voire franchement assassins.

Michael Bloomberg? "Le plus grand perdant ce soir". "Ses consultants 'politiques' l'ont pris pour un gogo. 700 millions de dollars dilapidés et il n'a rien récolté si ce n'est un surnom, Mini Mike, et la destruction complète de sa réputation", a écrit le président.

Elizabeth Warren? "Elle n'était même pas proche de l'emporter dans son Etat du Massachusetts", a poursuivi le locataire de la Maison-Blanche. "Elle peut désormais se reposer tranquillement avec son mari et prendre une bonne bière fraîche!"

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Football

Bref retour de Pelé en soins intensifs

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Pelé, ici en compagnie de l'Italien Paolo Rossi, a connu un nouvel ennui de santé. (© KEYSTONE/EPA ANSA)

Pelé, 80 ans, a été transféré brièvement vendredi matin dans une unité de soins intensifs après des difficultés respiratoires, a annoncé en soirée l'hôpital Albert Einstein de Sao Paulo.

La légende brésilienne du football y a été opéré début septembre.

"Après des difficultés respiratoires", Pelé a été "transféré à titre préventif en unité de soins intensifs et, une fois son état stabilisé, le patient a été placé en soins semi-intensifs", a précisé dans un bulletin l'hôpital.

Pelé avait été opéré le 4 septembre dans cet établissement d'une tumeur "suspecte" au côlon découverte lors d'examens de routine. Il était resté en soins intensifs jusqu'au 14 septembre, avant d'être transféré dans une chambre normale. La situation de Pelé "est stable d'un point de vue cardiovasculaire et respiratoire", a poursuivi l'hôpital, il "continue de récupérer de sa chirurgie abdominale".

Auparavant, l'une de ses filles avait assuré sur Instagram que Pelé "se remet(tait) bien", tentant de rassurer ses nombreux fans après que les chaînes de télévision TV Record et ESPN Brasil ont indiqué que l'ex-star du football était retournée en soins intensifs.

"C'est le scénario normal de convalescence pour un homme de son âge. Après une opération comme celle-là, parfois, on fait deux pas en avant, un pas en arrière. Hier, il était fatigué et il a fait un pas en arrière. Aujourd'hui, il a fait deux pas en avant", a écrit Kely Nascimento, sans démentir toutefois que son père ait pu retourner en unité de soins intensifs.

"Il se remet bien"

"Il se remet bien, dans des conditions normales, c'est promis!", a-t-elle insisté dans ce message illustré d'une photo d'elle à côté de Pelé tout sourire, vêtu d'une doudoune noire sans manches, sur son lit de l'hôpital Albert Einstein où il a été admis le 31 août.

"Cette photo a été prise à l'instant. Il porte une doudoune parce qu'il est de Santos (cité balnéaire près de Sao Paulo) et le froid de Sao Paulo le dérange", a plaisanté la fille du "Roi" du football. "Il y a beaucoup d'angoisse dans le monde de nos jours et nous ne voulons pas en rajouter", a-t-elle écrit.

La santé de celui que beaucoup considèrent comme le plus grand footballeur de tous les temps a été fragile ces dernières années, avec plusieurs hospitalisations. La dernière remonte à avril 2019, à Paris, en raison d'une infection urinaire sévère. De retour au Brésil, il s'était vu retirer un calcul rénal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mathias Flückiger remporte la Coupe du monde

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Mathias Flückiger est le quatrième Suisse à remporter la Coupe du monde. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mathias Flückiger a couronné sa saison avec la victoire finale en Coupe du monde. Aux Etats-Unis, le Bernois a pris la 5e place de l'épreuve de short race en cross-country et s'est assuré le trophée.

Pour confirmer son succès au classement général avant la course de cross-country de samedi, Flückiger devait se classer dans les douze premiers à Snowshoe dans l'Etat de Virginie de l'Ouest. Le médaillé d'argent des Jeux de Tokyo a facilement rempli sa tâche. Il s'est classé 5e au terme des huit tours.

Ainsi, Flückiger rejoint Thomas Frischknecht, Christoph Sauser et Nino Schurter dans la liste des vainqueurs suisses du classement général de la Coupe du monde. "C'est fou, je n'y aurais jamais songé il y a une année. Ce fut une saison parfaite", a résumé le Bernois de 32 ans à l'arrivée. Avec une avance de 299 points, il ne peut plus être délogé de la tête avant la dernière course, où 250 points seront attribués au vainqueur.

A l'occasion de la short race, Filippo Colombo est monté sur le podium. Le Tessinois s'est classé troisième d'une course dominée par le Français Victor Koretzky, le vainqueur de Lenzerheide. Lars Forster et Nino Schurter ont pris les 12e et 15e rangs.

Chez les femmes, Jolanda Neff a retrouvé le podium. La championne olympique n'a été battue que par la championne du monde britannique Evie Richards. Linda Indergand, Sina Frei et Nicole Koller ont souligné la force collective des Suissesses en classant 4e, 5e et 6e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Paris rappelle ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie

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Le ministre des affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a justifié le rappel des ambassadeurs par "la gravité exceptionnelle des annonces" faites par l'Australie et les Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/Jens Schlueter)

La France a rappelé vendredi ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie après le torpillage d'un méga contrat de sous-marins français à Canberra. Il s'agit d'une décision sans précédent.

A la demande du Président de la République, j'ai décidé du rappel immédiat à Paris pour consultations de nos deux ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie", a annoncé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. "Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées le 15 septembre par l'Australie et les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

"Nous avons été en contact étroit avec nos alliés français", et "nous espérons pouvoir continuer notre discussion sur ce sujet à haut niveau dans les prochains jours, y compris à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine" à New York, a réagi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, dans un tweet, assurant "comprendre leur position".

"Comportements inacceptables"

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et M. Le Drian seront tous les deux présents la semaine prochaine à New York pour le grand rendez-vous annuel de la diplomatie mondiale.

Un peu plus tôt, un haut responsable de la Maison Blanche avait déjà dit sous couvert de l'anonymat "regretter" que les Français "aient franchi ce pas".

Les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, AUKUS, incluant la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra, qui a sorti de fait les Français du jeu.

L'abandon du projet de sous-marins français et l'annonce d'un nouveau partenariat "constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances, de nos partenariats et de l'importance de l'Indopacifique pour l'Europe", a martelé Jean-Yves Le Drian.

Rivalité avec la Chine

La France avait signé en 2016 un contrat de 90 milliards de dollars australiens (environ 60 milliards de francs) pour la fourniture de 12 sous-marins à propulsion diesel à l'Australie, souvent qualifié de "contrat de siècle" en raison de son ampleur et de sa portée stratégique.

Depuis l'annonce du partenariat, Paris ne décolère pas, jugeant avoir été trahi par l'Australie comme par les Etats-Unis qui ont fait de la rivalité contre la Chine leur priorité numéro un et demandent à leurs alliés un plus grand engagement à leur côté en Indo-Pacifique, une zone cruciale pour l'économie mondiale.

La toile de fond de cette crise diplomatique est la montée en puissance de la Chine et sa politique de plus en plus agressive dans la zone, qui inquiète de très nombreux pays. Les tensions commerciales entre Pékin et Canberra n'ont cessé de croître depuis 2018. Ces derniers mois, la Chine a imposé de sévères sanctions économiques à l'encontre de nombreux produits australiens.

"America First"

Le chef de la diplomatie française a dénoncé jeudi un "coup dans le dos" de l'Australie, et une décision "brutale" du président américain Joe Biden, qu'il a comparée aux méthodes de son prédécesseur Donald Trump.

La France a également annulé une soirée de gala prévue vendredi soir pour commémorer l'anniversaire de la bataille de Chesapeake Bay, décisive dans la guerre d'indépendance des Etats-Unis, conclue par une victoire de la flotte française sur la flotte britannique, le 5 septembre 1781.

Les Européens ont désormais une idée "assez claire" de la façon dont Washington considère ses alliés, souligne-t-on à Paris. Joe Biden, dont l'élection avait été accueillie avec soulagement en Europe, a certes promis de traiter ses alliés de l'Otan avec plus d'égards que son prédécesseur.

Mais de l'Afghanistan à l'alliance américano-australo-britannique dont la France a fait les frais, il a agi de façon unilatérale, en assumant une continuité absolue avec le slogan "America first" de Donald Trump.

Une déception bien comprise ?

L'Australie a dit vendredi comprendre la "déception" française tout en souhaitant continuer à travailler avec Paris. "Il est évident que ce sont des questions très difficiles à gérer", a déclaré la cheffe de la diplomatie australienne Marise Payne depuis Washington. "Mais nous continuerons à travailler de manière constructive et en étroite collaboration avec nos collègues français", a-t-elle promis.

Faisant feu de tout bois, Paris s'est demandé comment faire confiance désormais à Canberra dans la négociation commerciale entre l'UE et l'Australie.

"On a des négociations commerciales avec l'Australie, je ne vois pas comment on peut faire confiance au partenaire australien", a lancé le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Constitution aux enchères pour 15 à 20 millions de dollars

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L'exemplaire de la Consitution américaine, datant de 1787, sera mis aux enchères en novembre. (© Keystone/EPA/JASON SZENES)

Un rarissime exemplaire original de la Constitution américaine signée le 17 septembre 1787 à Philadelphie sera bientôt mis aux enchères à New York pour une valeur estimée entre 15 et 20 millions de dollars, a annoncé vendredi la maison Sotheby's.

Sotheby's expose jusqu'à dimanche une collection privée de documents constitutionnels américains datant de la période révolutionnaire, 1776 à 1789, dont la fameuse Charte constitutionnelle signée à Philadelphie par les "Pères fondateurs" des Etats-Unis d'Amérique, parmi lesquels George Washington, Benjamin Franklin et James Madison.

Pour Selby Kiffer, un historien expert en manuscrits et livres anciens chez Sotheby's, il s'agit d'un "fantastique premier (exemplaire) imprimé de la Constitution des Etats-Unis, probablement imprimée le 16 septembre (1787) au soir".

Un document "extrêmement rare" puisqu'il n'en reste que "onze exemplaires connus" alors que "cinq cents" avaient probablement été imprimés, a expliqué à l'AFP M. Kiffer à l'occasion du 234e anniversaire de la Constitution américaine.

Le texte constitutionnel qui débute par cette fameuse formule "Nous, le peuple des Etats-Unis, en vue de former une union plus parfaite, (...) nous décrétons et établissons cette Constitution pour les Etats-Unis d'Amérique", a été estimé par Sotheby's entre 15 et 20 millions de dollars et sera mis aux enchères fin novembre.

M. Kiffer assure ne pas redouter que cet exemplaire - l'unique appartenant encore à un particulier, la collectionneuse américaine Dorothy Tapper Goldman - parte éventuellement à l'étranger, même s'il pense que le document, dans un état de conservation assez exceptionnel, restera aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika est mort

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Abdelaziz Bouteflika avait annoncé sa démission de la présidence en avril 2019 après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat (archives). (© KEYSTONE/AP entv)

L'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019 après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, est décédé vendredi. Il avait 84 ans.

"Décès de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika", a indiqué un bandeau déroulant à la télévision nationale, qui cite un communiqué de la présidence de la République.

Bouteflika, né le 2 mars 1937, est décédé à "22h00 (23h00 en Suisse) à son lieu de résidence", selon la chaîne privée El Hayet TV. La date de son enterrement n'a pas été annoncée.

Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l'armée et de la rue, celui que les Algériens appelaient familièrement "Boutef" était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l'ouest d'Alger, alors que ses proches étaient poursuivis en justice pour des accusations de corruption.

Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat, après 20 ans au pouvoir, malgré sa maladie.

Longévité exceptionnelle

Omniprésent dans la vie politique algérienne durant des décennies, mais devenu quasi-invisible depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, Bouteflika n'avait donné aucun signe de vie depuis que le mouvement de contestation populaire du "Hirak" et l'armée l'avaient contraint à la démission.

Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu'il jetait l'éponge. Le Hirak s'est toutefois poursuivi malgré l'éviction de Bouteflika et de son clan, puis l'élection en 2019 de son successeur Abdelmadjid Tebboune. Le mouvement réclame le démantèlement du système de gouvernance en place depuis l'indépendance en 1962, mais les autorités affirment que les principales revendications des protestataires ont été satisfaites.

Le quatrième mandat de Bouteflika s'était déroulé sur fond de dégringolade des prix du pétrole pour une économie très dépendante des hydrocarbures. Les caisses étaient vides et il n'était plus possible d'acheter la paix sociale, comme en 2011 quand le Printemps arabe avait balayé la région.

Les télévisions officielles se sont contentées d'annoncer le décès de l'ex-chef de l'Etat, sans toutefois interrompre leurs programmes pour lui consacrer des émissions spéciales. A part l'annonce officielle, le décès de Bouteflika n'a donné lieu a aucun commentaire des autorités dans l'immédiat, mais des internautes ont abondamment commenté la disparition de celui qui est resté au pouvoir de 1999 à 2019, un record de longévité en Algérie.

Rumeurs

"Abdelaziz Bouteflika est décédé laissant derrière lui un pays détruit. Enfin, il sera entre de bonnes mains qui le jugeront comme il le mérite", écrit sur sa page Facebook Sabrina Debabcha. "La dernière mort d'un président. Bouteflika a survécu à toutes les rumeurs. Cette fois la rumeur est morte. Et lui avec", fait remarquer sur le même réseau le journaliste Karim Alem.

Depuis son AVC, qui l'a rendu aphasique et l'a cloué sur un fauteuil roulant, Bouteflika faisait constamment l'objet de rumeurs sur sa santé et sur sa mort. Mais, à chaque fois, il réapparaissait en public pour les démentir.

Sa candidature à un cinquième mandat successif avait été perçue comme l'humiliation de trop par des millions d'Algériens, qui sont descendus dans la rue dans les grandes villes du pays à partir du 22 février 2019.

"Le pouvoir à tout prix "

Elu pour la première fois en 1999, constamment réélu au premier tour avec plus de 80% des voix en 2004, 2009 et 2014, ce cinquième mandat semblait acquis aux yeux du régime. Mais six semaines de mobilisation massive du Hirak - du jamais vu en Algérie - avaient poussé le patron de l'armée à l'époque, le général Ahmed Gaid Salah, un de ses fidèles, à obtenir sa démission.

"Toute sa vie, Abdelaziz Bouteflika a été animé par deux obsessions: conquérir le pouvoir et le garder à tout prix. Il voulait faire un cinquième mandat en dépit du fait qu'il était malade et impotent", a affirmé à l'AFP Farid Alilat, auteur de "Bouteflika, L'histoire secrète", une enquête intime sur le parcours de l'ancien "raïs".

Bouteflika est considéré comme l'artisan de la réconciliation nationale qui a permis de rétablir la paix en Algérie, plongée dans la guerre civile depuis 1992 contre une guérilla islamiste qui a fait quelque 200'000 morts en dix ans selon le bilan officiel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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