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International

Six ans pour un des hommes qui ont enlevé des chiens de Lady Gaga

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Lady Gaga a retrouvé ses deux chiens qui avaient été enlevés (archives). (© KEYSTONE/EPA/HERNERT PFARRHOFER)

Un deuxième homme accusé d'avoir agressé violemment un employé de la chanteuse américaine Lady Gaga pour enlever les chiens de la star a été condamné à six ans de prison jeudi à Los Angeles. L'homme de 28 ans a plaidé coupable de tentative de vol.

Il a reconnu avoir fait partie du groupe, qui avait tiré sur l'employé, alors qu'il promenait les trois bouledogues français de l'interprète de "Poker Face" à Hollywood, en février 2021. Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine.

Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, et s'étaient enfuis en laissant l'employé à terre, en sang. Le troisième chien, Miss Asia, s'était enfui, mais était ensuite revenu se blottir près de son promeneur.

Récompense

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500'000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français.

Une femme les avait ramenés, disant les avoir trouvés attachés à un poteau, avant d'être arrêtée à son tour. Selon les policiers, elle entretenait une relation avec le père d'un des agresseurs et avait été chargée de récupérer la récompense pour leur compte.

Cette sentence survient une semaine après celle d'un complice de 20 ans, condamné à quatre ans de prison, et l'arrestation d'un troisième homme de 19 ans, suspecté d'avoir tiré sur l'employé.

L'affaire avait illustré la popularité de ces chiens auprès des stars et des criminels, pour qui leur petite taille et leur prix élevé en font des cibles privilégiées en vue d'une revente sur le marché noir.

Lady Gaga est particulièrement attachée à ses chiens, qui l'accompagnent fréquemment lors d'événements publics et dont elle publie des photos sur les réseaux sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Ester Manas: faire oublier aux femmes rondes les "obsessions"

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Ashley Graham, emblème de la nouvelle mode inclusive, lors d'un défilé Dolce @ Gabbana à Milan en début de semaine (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

"Les femmes rondes n'ont plus de mal à exister", déclare à l'AFP la créatrice belge Ester Manas, connue pour ses robes à taille unique allant à tout le monde et qui livrait sa version du "summer body", samedi à la Fashion Week à Paris.

La collection sensuelle printemps-été 2023 dévoile la peau et les courbes: "C'est l'ADN de la maison, soyons clairs."

Baptisée "Sunset body" ("Corps au coucher du soleil"), c'est une réflexion sur le "summer body", la ligne la plus parfaite possible qu'on est censé avoir pour aller à la plage, à force de régimes et de sport.

"La collection est partie du fait que beaucoup de femmes ont une obsession un peu ridicule, qui est le +summer body+. On s'est posé la question: +C'est quoi? Le corps dans lequel on va s'aimer le mieux+", explique la créatrice dans les coulisses du défilé au Palais de Tokyo.

Les robes "seconde peau" sont taille unique et extensibles, marque de fabrique du duo composé d'Ester Manas et Balthazar Delepierre, demi-finalistes du Prix LVMH en 2020 et vainqueurs du Prix Galeries Lafayette au Festival international de Hyères en 2018 pour leur collection "Big Again".

La palette copie celle du coucher du soleil, vibrant avec le rose, l'orange, le violet ou la lavande. Les tenues sont ornées de volants et de froufrous, histoire de "faire des vagues" et surtout se faire remarquer et affirmer: "J'existe".

La mode "doit se plier"

Outre les robes de soirée qu'on enfile après une journée à la plage avec des cheveux pleins de sable, la collection offre des maillots de bain très échancrés et des robes de mariée sexy.

Venu des pays anglo-saxons, le mouvement "body positive", qui lutte contre les normes stéréotypées, gagne du terrain en France et s'infiltre sur les podiums - la mannequin star américaine ronde Ashley Graham a ainsi défilé mercredi pour Balmain en mini-robe--, sans toutefois faire la loi.

"Avec les réseaux sociaux, il y a une prise de pouvoir des femmes rondes là où elles étaient solitaires avant. Il y a une communauté immense qui est en train de se créer où elles peuvent discuter entre elles et s'affirmer", souligne Ester Manas.

"Il y a quelque chose de très rassurant dedans. Etant donné que les clientes, les filles dans la rue, ont envie de ça, la mode doit se plier", ajoute-t-elle, même si son défilé fait figure d'exception qui confirme la règle.

"Démocratiser la mode"

Les rondes "existent, mais pas forcément dans le luxe où il est un peu difficile d'avoir accès à de belles choses quand on est +grande taille+. C'est ce qu'on essaie de changer".

La styliste est pour la "démocratisation totale" de la mode, qu'elle juge trop "élitiste".

"Les femmes minces achètent aussi chez nous, le but est qu'on soit toutes à la même table", conclut-elle.

"C'est un immense défilé et je suis heureuse d'en faire partie", confie à l'AFP la mannequin britannique Alva Claire. "Regardez ce casting, c'est l'avenir de la mode"!

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La fin de la guerre quasi impossible après les annexions (Borrell)

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Josep Borrell estime que la Russie est en train de perdre la guerre mais que l'Ukraine ne l'a pas encore gagnée. (© KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ)

L'annexion par Moscou de quatre nouveaux territoires ukrainiens occupés rend "presque" impossible la fin de la guerre en Ukraine, a estimé samedi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Proclamée vendredi par le président russe Vladimir Poutine, l'annexion des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson rend "beaucoup plus difficile, impossible, presque, la fin de la guerre", a déclaré M. Borrell sur la chaîne de télévision espagnole RTVE.

"La Russie est en train de perdre" la guerre, "elle l'a perdue en termes moraux et politiques", mais "l'Ukraine n'a pas encore gagné", a-t-il analysé un peu plus tard lors d'un forum à La Toja en Galice, où il a défendu les sanctions européennes infligées à Moscou et l'aide militaire à Kiev, et appelé à persévérer dans cette direction.

"Il faut faire mieux que ça" et "faire prendre conscience au monde des raisons et des conséquences de cette guerre", a-t-il plaidé, rappelant que le Brésil et l'Inde s'étaient abstenus de condamner les annexions russes au Conseil de sécurité de l'ONU.

Selon Josep Borrell, les Européens ont construit "un jardin" qui est "entouré de jungle".

"Si nous ne voulons pas que la jungle envahisse le jardin (...) il va falloir nous impliquer", a-t-il prévenu, appelant à l'Europe à notamment renforcer son arsenal militaire. "Ce n'est pas un caprice (...) c'est nécessaire, indispensable pour la survie", a-t-il jugé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Granit Xhaka buteur contre Tottenham

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La joie de Granit Xhaka après son but. (© KEYSTONE/AP/Kirsty Wigglesworth)

La septième saison de Granit Xhaka à Arsenal s'annonce comme la plus belle. Le capitaine de l'équipe de Suisse l'a démontré avec brio face à Tottenham.

Dans leur antre de l'Emirates, les Gunners se sont imposés 3-1 dans ce derby londonien pour cueillir leur septième victoire en huit journées et pour consolider ainsi leur place de leader. Auteur du 3-1 pour son deuxième but de la saison d'une frappe imparable à la 67e minute, Granit Xhaka a été l'un des grands artisans de cette victoire. Dans un rôle de plus en plus offensif, le Bâlois a su donner le ton juste.

Si Granit Xhaka traverse peut-être la plus belle période de sa carrière à moins de deux mois de la Coupe du monde, Hugo Lloris, en revanche, est dans le dur. Coupable sur le but du 2-1 de Gabriel Jesus à la 49e, le gardien de l'équipe de France, qui relevait de blessure, n'a pas offert toutes les assurances au sein d'une équipe bâtie avant tout pour défendre.

Battu pour la première fois de la saison en Premier League, Tottenham a lâché prise après le repos, trahi à la fois par l'erreur de Lloris et par l'expulsion d'Emerson pour une faute aussi grossière qu'inutile sur Gabriel Martinelli. Le style prôné par Antonio Conte ne peut souffrir de telles bavures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Rassemblements de solidarité à travers le monde

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Les premiers à manifester samedi, décalage horaire oblige, furent les Australiens, comme ici à Sydney. (© KEYSTONE/EPA/ROUNAK AMINI)

Des rassemblements se tiennent samedi dans des dizaines de villes à travers le monde en solidarité avec le mouvement de contestation en Iran. Celui-ci a été déclenché il y a 15 jours par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs.

Les manifestations en Iran, dont la répression a fait au moins 83 morts, ont débuté après le décès le 16 septembre de cette Kurde iranienne, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l'Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l'ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d'"émeutiers".

Des manifestations de solidarité, auxquelles participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes du monde, de Tokyo à San Francisco, en passant par Londres ou Genève, selon les organisateurs.

"Nos soeurs iraniennes"

A Rome, un millier de personnes a défilé au rythme des tambours. "Nous demandons justice pour Mahsa Amini et toutes les victimes de la violence brutale et aveugle des autorités, ainsi que la liberté de choix pour nos soeurs iraniennes", a déclaré une participante, responsable du petit parti centriste +Europa, citée par l'agence AGI.

A Tokyo, des manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "We'll not stop" ("On ne s'arrêtera pas") et des photos de femmes brûlant leur voile ou se coupant les cheveux en Iran.

Pour la 15ème nuit consécutive de manifestations, des Iraniens sont sortis vendredi soir dans la ville de Saqez, dans la province iranienne du Kurdistan, dont est originaire Mahsa Amini, selon des images diffusées par l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

"Femmes, vie, liberté", a lancé un groupe d'hommes et de femmes au milieu d'une rue en tapant des mains, reprenant un des slogans phare du mouvement de contestation.

Plus de 1200 arrestations

Depuis le début des manifestations, des ONG dénoncent la répression des forces de l'ordre ainsi qu'une vague d'arrestations.

Selon l'agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu'Iran Human Rights a fait état d'au moins 83 morts.

Un bilan officiel a fait état de l'arrestation de plus de 1200 manifestants. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, d'après des ONG.

A Téhéran, de nombreux policiers anti-émeute ont pris position samedi à différents carrefours de la capitale, selon des témoins, alors que des informations circulent sur des manifestations à l'université pour réclamer la libération d'étudiants.

Sur les réseaux sociaux, la chaîne 1500tasvir a partagé une vidéo montrant d'importantes manifestations dans des universités à Téhéran, à Mashhad (nord) et Kermanshah (nord-ouest).

Amnesty International a dénoncé une violence "impitoyable" à laquelle se livrent les forces de l'ordre contre le mouvement de contestation, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l'encontre des femmes.

Les autorités accusent, elles, les manifestants de semer le "chaos" et des forces à l'étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d'être derrière les rassemblements ou de les attiser.

Arrestation d'étrangers

Vendredi, elles ont annoncé l'arrestation de "neuf ressortissants d'Allemagne, de Pologne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc". Selon Téhéran, ils ont été interpellés "sur les lieux d'émeutes ou y ont été mêlés". Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a indiqué samedi avoir demandé à Téhéran d'avoir accès à un ressortissant néerlandais arrêté.

A l'étranger, des médias d'opposition diffusent de leur côté des images des rassemblements, comme Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres, qui a posté vendredi plusieurs vidéos que l'AFP ne pouvait pas dans l'immédiat authentifier.

D'après l'une d'elle, des hommes ont essuyé des tirs alors qu'ils jetaient des pierres sur un commissariat à Zahedan, capitale de la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan et théâtre fréquent d'attentats ou d'accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés.

Le chef de la police du Sistan-Baloutchistan a indiqué à la TV officielle que trois commissariats de la province avaient été attaqués, sans donner de bilan. L'agence de presse Tasnim a rapporté samedi que le groupe rebelle sunnite de Jaish al-Adl avait revendiqué l'attaque d'un commissariat.

Le gouverneur régional, Hossein Khiabani, a lui indiqué vendredi à la télévision d'Etat que 19 personnes, dont un colonel des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, avaient été tuées dans des "incidents" dans cette même province. Les Gardiens ont fait état samedi de la mort d'un autre colonel dans des affrontements avec des "terroristes".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si ces violences étaient liées aux manifestations.

Celles-ci sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Situation trouble, condamnations internationales

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Une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole peu avant 20h00 sur le plateau de la radiotélévision nationale burkinabè. (© KEYSTONE/AP)

Des militaires étaient déployés samedi à Ouagadougou après de nouveaux tirs, un regain de tension au lendemain d'un coup d'Etat, le deuxième en huit mois. Ces troubles traduisent une profonde crise au sein de l'armée du Burkina, pays miné par les violences jihadistes.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir en janvier par un putsch, a été démis de ses fonctions par des militaires vendredi soir et remplacé à la tête de la junte par Ibrahim Traoré, un jeune capitaine de 34 ans.

Après une nuit et une matinée calmes, plusieurs témoins ont rapporté à l'AFP avoir entendu une rafale de tirs aux alentours du rond-point des Nations Unies, dans le centre-ville, vers midi.

Des militaires ont alors, comme vendredi, repris leurs positions pour bloquer les principaux axes de la ville et notamment le quartier de Ouaga 2000 qui abrite notamment la présidence, et des hélicoptères survolaient le centre-ville, selon un journaliste de l'AFP.

Départs

Les commerçants qui avaient rouvert leurs magasins dans la matinée de samedi alors que le calme était revenu ont fermé boutique et s'empressaient de quitter le centre-ville.

Vendredi soir, après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 22h00 (heure suisse) sur le plateau de la radiotélévision nationale.

Ils ont démis de ses fonctions le colonel Damiba - dont le sort restait inconnu samedi - et annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. Un couvre-feu a également été mis en place durant la nuit.

Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays.

Armée divisée

Le nouveau chef de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes.

Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste reprochant notamment au président Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain.

"Ce sont les mêmes jeunes officiers qui étaient déjà aux manoeuvres lors du premier coup d'Etat en janvier. C'est un coup de force intra-muros. Damiba a été lâché par sa base qui s'est sentie trahie. Les choses devront être recentrées sur la lutte antijihadiste", décrypte l'analyste politique Drissa Traoré.

UE et UA condamnent

Dans les rues samedi matin, plusieurs habitants accueillaient de manière plutôt positive ce nouveau putsch.

"Damiba a échoué. Depuis son arrivée au pouvoir, des zones qui étaient en paix ont été assiégées. Il a pris le pouvoir, puis il nous a trahis", estimait Habibata Rouamba, commerçante et militante de la société civile.

"Sur le plan sécuritaire rien ne va, il n'y a pas de résultats. Depuis que Damiba a pris le pouvoir ça ne fait qu'empirer", abonde Honoré Yonli, un responsable d'une organisation de jeunes entrepreneurs.

La communauté internationale était de son côté beaucoup moins enthousiaste.

Dès vendredi soir, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) -dont le Burkina est suspendu des instances depuis le coup d'Etat de janvier- a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer".

La Cedeao trouve "inopportun ce nouveau coup de force au moment où des progrès ont été réalisés (...) pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024".

Pour l'heure, les nouveaux putschistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter ce calendrier de transition.

Samedi, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a condamné "le changement anticonstitutionnel de gouvernement" et appelé également à un retour à l'ordre constitutionnel pour juillet 2024.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a de son côté estimé que ce coup de force "met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois" au sujet de la transition.

Nouveaux partenaires ?

La présence de drapeaux russes dans une manifestation de plusieurs centaines de personnes vendredi après-midi pour demander le départ de M. Damiba soulevait aussi des questions sur l'influence de Moscou dans ce nouveau putsch.

"Il est évident que les partisans russes sont de plus en nombreux. Au sein de l'armée et des populations, des voix s'élèvent pour demander un partenariat avec la Russie. Mais cela reste au stade de la théorie. Il ne faut pas s'attendre à une rupture avec la France mais peut-être une coopération plus accrue avec d'autres partenaires comme la Russie", tempère l'analyste Drissa Traoré.

Le colonel Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'État qui avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, discrédité par la hausse des violences.

Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.

Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

Avec les deux putschs au Mali en août 2020 et mai 2021 et celui en Guinée en septembre 2021, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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