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L'UE prévoit des sanctions contre Moscou: Moscou a de quoi répondre

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C'est la quatrième fois qu'Ursula von der Leyen se rend à Kiev depuis le déclenchement de l'invasion russe, le 24 février (ici en septembre dernier, archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Vladimir Poutine a juré jeudi avoir de quoi "répondre" aux Occidentaux livrant des armes à l'Ukraine. Une menace qui intervient en pleines conjectures sur une nouvelle escalade militaire russe et alors qu'Ursula von der Leyen était à Kiev jeudi.

S'exprimant pendant les cérémonies pour le 80e anniversaire de la victoire soviétique à Stalingrad, le président russe a établi un nouveau parallèle entre l'offensive de la Russie contre son voisin et la Deuxième Guerre mondiale.

Pour M. Poutine, le conflit en Ukraine s'inscrit dans l'héritage du triomphe de l'URSS face à Hitler. Il a accusé les responsables ukrainiens d'être des "néonazis" orchestrant le "génocide" des populations russophones.

Jeudi, il a estimé que l'histoire se répétait, avec la fourniture de chars allemands à l'Ukraine pour combattre la Russie.

"C'est incroyable, mais des chars allemands Leopard nous menacent à nouveau", a martelé M. Poutine, qui s'exprimait de Volgograd (ex-Stalingrad, sud-ouest), avant d'ajouter: "nous avons de quoi répondre et ça ne se limitera pas à des blindés".

Tout son potentiel

Dans la foulée, son porte-parole, Dmitri Peskov a précisé que la Russie userait de tout son potentiel pour répliquer aux livraisons d'armes occidentales. L'automne dernier, M. Poutine avait tenu des propos similaires, interprétés comme une allusion à l'arme nucléaire.

"Quand apparaîtront de nouvelles armes fournies par l''Occident collectif', la Russie utilisera pleinement son potentiel existant pour répondre", a dit M. Peskov.

Après de longues tergiversations de crainte de provoquer une aggravation du conflit, les Occidentaux ont finalement récemment accepté d'envoyer des chars modernes à l'Ukraine, des Leopard de conception allemande, des Abrams américains et des Challenger britanniques.

Mais Kiev n'a pas obtenu pour l'instant les missiles de haute précision d'une portée de plus de 100 km dont l'armée dit avoir besoin pour frapper les lignes logistiques russes, ni des avions.

Nouvelles offensives prévues

De nombreux observateurs jugent que Kiev comme Moscou planifient de nouvelles offensives pour la fin de l'hiver et le printemps.

Après une série d'humiliants revers à l'automne, le Kremlin a mobilisé des centaines de milliers de réservistes et a multiplié ses attaques terrestres, en particulier dans l'est.

Jeudi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a emboîté le pas à son ministre de la Défense Oleksiï Reznikov, déclarant que la Russie préparait une nouvelle attaque d'envergure, à l'approche du 24 février, la date du premier anniversaire du déclenchement de l'assaut russe.

"La Russie est en train de concentrer ses forces, nous le savons tous. Elle veut se venger non seulement de l'Ukraine mais aussi de l'Europe libre", a-t-il déclaré, au cours d'une conférence de presse en compagnie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Les forces Russes ont remporté quelques succès ces dernières semaines sur le champ de bataille autour de Bakhmout, une ville de l'est qu'elles tentent de conquérir depuis l'été, la réduisant à l'état de ruines.

10e paquets de sanctions

"Si on avait l'électricité tout serait plus facile, on pourrait se chauffer, cuisiner", raconte à l'AFP une de ses habitantes, Natalia Chevtchenko, 75 ans.

"Le pire c'est qu'il n'y a pas de réseau (téléphonique). Je ne peux pas appeler ma famille", poursuit-elle.

Néanmoins, Natalia reste, même si les bombardements quasi permanents la forcent de vivre sous terre dans une cave "comme une taupe".

A Kiev, Ursula von der Leyen a promis une fois encore un soutien sans faille de l'Europe à l'Ukraine et dit travailler à des sanctions supplémentaires contre la Russie pour le 24 février.

Elle n'a pas donné le détail de ses intentions pour ce dixième paquet mais a assuré que la Russie devrait "payer pour les destructions qu'elle a causées". M. Zelensky a appelé les Européens à faire "plus vite".

Question russe

Selon Mme von der Leyen, les mesures punitives prises depuis un an ont déjà fait reculer l'économie russe d'"une génération", notant que le plafonnement du prix du pétrole russe exporté à 60 dollars le baril coûtait à Moscou 160 millions d'euros par jour.

Vendredi, responsables européens et ukrainiens doivent, à l'occasion d'un sommet à Kiev, aussi discuter du processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, une procédure ardue que Kiev veut accélérer.

"Chaque pas en direction d'une plus grande intégration de l'Ukraine à l'UE est une source d'inspiration pour notre peuple", a plaidé M. Zelensky.

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait brocardé Ursula von der Leyen, l'accusant de vouloir anéantir son pays et la comparant aux nazis.

Selon lui, la présidente de la Commission européenne veut une défaite de la Russie "telle qu'elle ne se relève pas pendant des décennies".

"N'est-ce pas du racisme, du nazisme et une tentative de régler la question russe ?", a-t-il interrogé, comparant la situation à "la solution finale de la question juive", autrement dit l'Holocauste organisé par les nazis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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ONU: Washington veut réexaminer la présence dans les villes chères

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L'ambassadeur américain à l'ONU à New York Mike Waltz a peu goûté sans le dire clairement l'appétit de certains pour faire venir de New York à Genève certains organes de l'ONU. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

L’ambassadeur américain à l’ONU à New York Mike Waltz, en visite à Genève, ne répond pas directement à ceux qui veulent que la Suisse héberge le Conseil de sécurité. Il faut "réexaminer" la présence dans "les villes les plus chères", les a-t-il mis en garde mercredi.

Dans la Genève internationale, des voix estiment que l’ONU à New York n’est plus universelle depuis le refus de visas infligé à certains dirigeants lors de la dernière réunion de haut niveau de l'Assemblée générale. Elles proposent que la Suisse lance une campagne pour accueillir le Conseil de sécurité et celle-ci.

Le président Donald Trump estime qu"'il y a un lieu où chacun peut parler", a affirmé M. Waltz à quelques journalistes. "Evidemment ce lieu sera toujours New York", dit-il.

Il ne promet pas un changement sur les visas, notamment à l'égard du président palestinien Mahmoud Abbas, parlant d'"exceptions". Et il ajoute que Genève est bien dotée avec des dizaines d'agences onusiennes. Avec les nouvelles technologies, "la présence physique des employés est moins pertinente", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Procès de Marine Le Pen: la décision sera rendue le 7 juillet

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Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen. Celle-ci joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La décision dans le procès en appel de Marine Le Pen sera rendue le 7 juillet, a indiqué mercredi la présidente de la cour. La cheffe de file de l'extrême droite, contre laquelle le parquet a requis 5 ans d'inéligibilité, joue une 4e candidature à la présidentielle.

"Plus (la décision était rendue) tôt, mieux je me portais", a glissé Marine Le Pen à quelques journalistes à l'issue de l'audience.

Quelques minutes plus tôt, l'un de ses avocats, Me Rodolphe Bosselut, avait prévenu la cour d'appel de Paris: "La voilà à l'orée d'une élection primordiale pour le pays. (...) Mais cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à rendre vertigineux".

En première instance, Marine Le Pen avait notamment été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, qui l'empêche à ce stade d'être candidate à l'Élysée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le plan d'Israël accélérera la "dépossession des Palestiniens"

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"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a relevé la rapporteuse spéciale de l'ONU Francesca Albanese. (© KEYSTONE/DPA/BERND VON JUTRCZENKA)

Mahmoud Abbas a réclamé mercredi une "réaction résolue" des USA et de la communauté internationale après l'aval donné par Israël à des mesures visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie. Berlin a fustigé "une étape supplémentaire vers une annexion de facto".

Les projets d'Israël visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie occupée, qui ouvrent la voie à une nouvelle expansion des colonies, constituent une étape vers le renforcement d'une annexion illégale, a déploré le haut responsable des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk.

"Si ces décisions sont mises en oeuvre, elles accéléreront sans aucun doute la dépossession des Palestiniens et leur transfert forcé, et entraîneront la création M. Türk.

"C'est un nouveau pas des autorités israéliennes pour rendre impossible un Etat palestinien viable, en violation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination", a-t-il dénoncé.

Argent destiné aux Palestiniens gelé

Lors d'une visite à Oslo, le président palestinien Abbas a lui dit avoir discuté avec le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre de la décision du pays occupant ainsi que des violences de colons israéliens et du gel par Israël de "4 milliards de dollars" destinés au peuple palestinien.

"Ces violations graves exigent une réponse résolue de la part de l'administration américaine et de la communauté internationale car elles entravent les efforts du président Trump et constituent une violation du droit international", a-t-il dit lors d'un point de presse.

L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé de son côté le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies", a rappelé lors d'un point presse un porte-parole du ministère, alors que les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens.

La France s'en prend à l'ONU

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU a de son côté réclamé la démission de la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese, après des "propos outranciers et coupables" tenus lors d'une conférence samedi, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie française.

Selon Jean-Noël Barrot, "la France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese qui visent, non pas le gouvernement israélien dont il est permis de critiquer la politique, mais Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable".

Israël "armé et excusé"

Intervenant en visioconférence samedi lors d'un forum organisé à Doha par la chaîne Al Jazeera, Mme Albanese a évoqué un "ennemi commun" qui a permis, selon elle, un génocide à Gaza.

"Le fait qu'au lieu d'arrêter Israël, la plupart des pays du monde l'aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu'un soutien économique et financier, est un défi", a-t-elle affirmé.

"Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers ni les algorithmes ni les armes, constatons désormais qu'en tant qu'humanité, nous avons un ennemi commun", a-t-elle ajouté.

Dans un tweet lundi, Mme Albanese s'est défendue face aux critiques en précisant que "l'ennemi commun de l'humanité est LE SYSTEME qui a permis le génocide en Palestine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les démocrates accusent Pam Bondi d'"étouffer" l'affaire Epstein

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"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a déclaré un élu démocrate à propos de Pam Bondi. (© KEYSTONE/AP/Tom Brenner)

Les élus démocrates au Congrès ont accusé mercredi la ministre de la Justice, Pam Bondi, d'"étouffer" l'affaire Epstein. Cela en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

"Vous ne montrez pas beaucoup d'intérêt pour les victimes, Madame la ministre de la Justice, qu'il s'agisse de celles du réseau d'exploitation d'Epstein ou de la violence gouvernementale meurtrière contre des citoyens américains à Minneapolis", a déclaré au début de l'audition de Mme Bondi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jamie Raskin, principal membre de cette commission.

Il faisait notamment référence à deux manifestants protestant contre la police de l'immigration (ICE) tués en janvier par des policiers fédéraux.

"Du côté des auteurs de crimes"

"Vous êtes du côté des auteurs de crimes et vous ignorez les victimes. Ce sera votre bilan, à moins que vous ne changiez rapidement de cap. Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a poursuivi l'élu démocrate.

Sur les "plus de trois millions de pages" du dossier Epstein publiées le 30 janvier par le ministère de la Justice, "vous avez caviardé les noms des exploiteurs et des complices, apparemment pour leur éviter la gêne et le discrédit, ce qui est exactement le contraire de ce que la loi vous a ordonné de faire", a souligné M. Raskin.

La ministre a défendu la publication des documents par ses services. "J'ai passé toute ma carrière à me battre pour les victimes et je continuerai à le faire", a-t-elle assuré, se disant "profondément navrée" pour toutes les victimes, en particulier de Jeffrey Epstein, criminel sexuel mort en prison en août 2019 avant son procès pour exploitation sexuelle.

"Pas d'élément nouveau"

La masse de documents publiée le 30 janvier ne contient pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche.

L'administration Trump s'est acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la transparence sur cette affaire, avait affirmé M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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