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Football: Un match fou entre Allemands et Suisses

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Mario Gavranovic a signé un joli doublé. (©KEYSTONE/EPA/GEORGIOS KEFALAS)

La Suisse est en très mauvaise posture en Ligue des nations. Malgré un honnête 3-3 en Allemagne, l'équipe de Petkovic a désormais quatre points de retard sur l'Ukraine, vainqueur 1-0 de l'Espagne.

La mauvaise nouvelle est venue de Kiev. Oui, la Suisse faisait un bon match à Cologne. Oui, elle obtenait un point important dans la lutte contre la relégation. Mais cela fait déjà quelques matches que son destin ne dépend plus seulement d'elle. Alors c'est peu dire que le but de Viktor Tsygankov contre l'Espagne change la donne: l'Ukraine (comme l'Allemagne) compte quatre points d'avance sur la Suisse à deux matches de la fin de cette Ligue des nations. La relégation en Ligue B lui tend les bras.

Les calculs sont vite faits. La Suisse devra obtenir quatre points, voire remporter ses dernières rencontres (contre l'Espagne à Bâle le 14 novembre, puis contre l'Ukraine à Lucerne le 18) et espérer que soit l'Ukraine, soit l'Allemagne ne fasse zéro point dans le même temps. Bref, cela fait beaucoup de conditions et ce n'est pas vraiment de nature à profiter de ce bon 3-3 en Allemagne.

Avec Shaqiri, ce n'est pas pareil

Reste qu'il faut en parler. Ne serait-ce parce que ce n'est pas une défaite contre une des meilleures sélections du monde, renforcée là par ses champions d'Europe du Bayern Munich (Neuer, Kimmich, Goretzka et Gnabry). Dans l'optique de la préparation à l'Euro 2021, il ne faut pas le négliger. Surtout que ce résultat a été obtenu en retenant les leçons de la défaite 1-0 de samedi dernier en Espagne, où l'équipe nationale avait parfois forcé son jeu.

Car il y a le style, les principes, les intentions. Et puis, il y a l'adaptation: à un joueur, à un adversaire et à une dynamique de match. Avec Xherdan Shaqiri déjà, de retour comme titulaire après seize mois, la Suisse n'est pas tout à fait pareille. En termes de niveau (son impact se ressent) et en termes d'approche. Elle doit compenser son travail défensif moindre et se force à le chercher quand elle a la balle. Moins de pressing et moins de patience avec ballon que ces fameuses idées que prône Vladimir Petkovic.

Mais il serait malhonnête de ne pas mentionner cette 4e minute de jeu: une première - mais rare - séquence de pressing haut de la Suisse, la balle récupérée et une énorme occasion pour Shaqiri dans les cinq mètres, miraculeusement sauvée par Manuel Neuer. Qu'importe, c'est suite au corner qui a suivi que Mario Gavranovic a ouvert le score, lobant de la tête le portier du Bayern Munich (5e), après que Remo Freuler avait remis la balle "dans la boîte".

La force de résilience de la Suisse

De Freuler, il faut aussi en parler. Parce que face à l'Allemagne et son jeu de possession abouti, il fallait un milieu de terrain capable de s'associer parfaitement à Granit Xhaka pour protéger la défense. D'autant qu'une fois devant au score, la Suisse a subi. Beaucoup. Mais le duo a su se compléter.

Quand le capitaine a récupéré la balle pour lancer une transition dans une défense allemande aux abois, le Glaronais a suivi les transmissions de Shaqiri, puis Seferovic pour aller terminer au deuxième poteau. Et de quelle manière: une frappe piquée, tout en toucher, qui a une fois de plus lobé Neuer (26e).

Il y a aussi la force de résilience de cette équipe de Suisse, cette envie de s'accrocher toujours à ses convictions. Ce n'est pas la première fois qu'on le constate, puisqu'elle avait déjà égalisé en Ukraine (avant de perdre 2-1) et lors du match aller contre l'Allemagne (1-1). Il était assez prévisible que la Mannschaft reviendrait dans la partie et c'est ce qu'elle a fait en égalisant à 2-2: d'abord par Timo Werner, juste après le 2-0 (28e), puis par un sacré déboulé de Kai Havertz (55e), récupérant une passe manquée par Fabian Schär.

Mais il fallait une certaine force mentale pour inscrire le troisième, dans l'enchaînement de l'égalisation. C'est Gavranovic, signant ainsi un doublé, qui y est parvenu, suivant bien une première occasion manquée par Haris Seferovic. Problème, l'équipe de Joachim Löw avait beau être une proie affaiblie, elle qui est largement critiquée ces dernières semaines, elle n'était pas non plus prête à subir une défaite. Serge Gnabry a ainsi mis le 3-3 d'une talonnade très inspirée suite à un centre de Werner. De quoi clore ce match un peu fou. On s'en serait contenté. Mais il y a eu l'Ukraine...

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Lausanne

Nouvelles acquisitions pour le Musée olympique à Lausanne

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La combinaison de Loïc Meillard a fait son entrée au Musée olympique parmi quelque 300 objets récoltés durant les JO de Milan et Cortina. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Musée olympique à Lausanne a présenté une partie des plus de 300 objets récoltés durant les JO de Milan et Cortina. Les skis de Mathilde Gremaud, le casque de Franjo von Allmen ou encore la combinaison de Loïc Meillard rejoignent notamment la collection du musée.

C'est le cas également de l'équipement de Marianne Fatton, elle aussi médaillée d'or pour la Suisse en février dernier en Italie. Parmi les autres stars internationales de ces JO, le fondeur norvégien Johannes Klaebo, sextuple champion olympique, a fait don de ses bâtons, tandis que la patineuse de vitesse italienne Francesca Lollobrigida, double médaillée d'or, a cédé sa combinaison.

Une cérémonie de donation publique a aussi été organisée mardi à Lausanne. Des athlètes présents aux JO y ont participé, à l'image de la hockeyeuse suisse Alina Müller, médaillée de bronze et porte-drapeau à la cérémonie de clôture.

En plus des équipements sportifs, les responsables des collectes sont revenus d'Italie avec des objets liés à l'identité visuelle des Jeux et aux cérémonies d'ouverture et de clôture.

Le Musée olympique abrite plus de 90'000 objets collectés au cours des 120 dernières années. Cette collection existe grâce à la générosité des athlètes, lesquels "contribuent à préserver la précieuse histoire olympique et ses objets pour les générations futures", relève l'institution lausannoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le prodige Gout Gout sera de la partie

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Gout Gout foulera pour la première fois une piste d'athlétisme en Suisse à l'occasion d'Athletissima. (© KEYSTONE/AP/PETR DAVID JOSEK)

Le meeting d'Athletissima mettra aux prises deux stars sur 200m. Pour sa première venue en Suisse, le prodige australien Gout Gout se mesurera au champion olympique Letsile Tebogo.

Pour sa première saison en Diamond League, Gout Gout, âgé de 18 ans, affrontera le 21 août prochain le Botswanais, qui avait illuminé la Pontaise il y a deux ans en avalant le demi-tour de piste en 19''64. A 23 ans, ce dernier dispose déjà d'un palmarès bien fourni: double champion du monde juniors du 100 m en 2022 et champion du monde du 4x400 m en 2025 en plus de son titre olympique sur 200 m.

Lausanne constituera la seule course de Gout Gout en Europe dans la seconde partie de saison, et surtout sa première sur le sol suisse. Le phénomène du sprint, souvent comparé à Usain Bolt pour sa précocité et ses fins de course dévastatrices, a établi le record du monde juniors mi-avril à Sydney en 19''67.

Le natif de Brisbane n'a rencontré qu'une seule fois Tebogo à ce jour, en demi-finale des Mondiaux 2025 à Tokyo (avantage au Botswanais). Cette bataille entre les deux hommes pourrait mettre en danger le record du meeting de Noah Lyles (19''50).

Fin avril, les organisateurs avaient déjà annoncé la présence du carré d’as de l’athlétisme suisse, avec Audrey Werro - tout juste devenue la troisième femme la plus rapide de l'histoire sur 800m - Simon Ehammer, Ditaji Kambundji et Angelica Moser.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Wembanyama relance les Spurs à New York, sous les yeux de Trump

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"Wemby" (au centre) a livré une performance de choix lundi à New York. (© KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura)

Portés par Victor Wembanyama, les San Antonio Spurs se sont relancés en gagnant 115-111 lundi sur le parquet des Knicks et sous les yeux de Donald Trump. New York ne mène plus que 2-1 en finale NBA.

Après deux défaites à domicile qui ont grandement entamé leurs chances de titre, dont la deuxième, cruelle, d'un point après une énorme erreur en fin de rencontre, les Spurs ont prouvé qu'ils n'avaient pas abdiqué dans l'ambiance hostile du mythique Madison Square Garden.

En partie muselé et frustré par ses deux première rencontres, Victor Wembanyama a montré la voie avec une performance complète, compilant 32 points, 8 rebonds, 6 passes, 2 interceptions et 3 contres.

Anunoby et Brunson battus

Le Français de 22 ans, qui a déjà surpris en atteignant la finale pour sa troisième saison à la tête d'un effectif très jeune, a enfin pu trouver des positions près du cercle, où il a fait bon usage de ses 2,24 m.

"Wemby" a ouvert le score à la réception d'un alley-oop, et multiplié ces paniers "faciles", les Spurs trouvant enfin la clef de la défense des Knicks.

Dès le premier quart-temps, le tricolore a inscrit 9 points, marquant notamment d'un double pas avec la faute, de quoi mener 33-22.

Mais comme lors des deux premières parties, les Spurs ont peiné lors du deuxième quart-temps remporté 42 à 24 par des Knicks en mode tornade, avec leur meneur Jalen Brunson (32 points, 5 passes), mais aussi OG Anunoby, excellent des deux côtés du parquet (28 points).

Karl-Anthony Towns, à l'inverse, a été plutôt discret (11 points, 8 rebonds) après deux matches excellents.

Fin de match tendue

A l'issue d'une fin de rencontre sous haute pression, les Texans ont réussi à éteindre le volcanique "MSG", qui attendait de recevoir un match de finale depuis 1999 et la défaite des Knicks contre les Spurs, déjà.

La soucoupe de Manhattan, où l'avant-match a été rythmée par les sons de rappeurs new-yorkais (M.O.P, DMX, De La Soul), a évidemment pu compter sur ses célébrités (Jay-Z, Spike Lee, Timothée Chalamet, Ben Stiller, Larry David), accompagnées des glorieux anciens de la maison orange et bleue (Walt Frazier, Patrick Ewing, Latrell Sprewell).

Les irrévérencieux supporteurs locaux ont ciblé et insulté Wembanyama, surtout après un mauvais geste du Français non sanctionné sur le chouchou local Brunson.

Donald Trump hué

Les fans locaux avaient pu s'échauffer la voix en huant copieusement pendant l'hymne Donald Trump, dont la venue a occasionné des mesures de sécurité exceptionnelles.

Alors que l'écart n'a pas dépassé les 8 points dans les 12 dernières minutes, les Knicks se sont compliqués la tâche en concédant beaucoup de fautes dès les premières secondes de l'ultime quart-temps, de quoi offrir de nombreux lancers aux Spurs.

C'est justement sur la ligne que Stephon Castle a eu les nerfs de plier le match avec deux tirs réussis à 6 secondes de la sirène, répondant à un tir à trois d'Anunoby qui avait lui-même répondu à un mi-distance important de De'Aaron Fox. Les mains des deux collectifs s'étaient jusqu'alors montrées tremblantes face à l'enjeu (3 sur 23 de loin en cumulé dans le 4e quart-temps).

D'un alley-oop à une main et d'un contre autoritaire sur Landry Shamet, Wembanyama a aussi posé sa main sur les dernières minutes, lui qui avait rentré un tir très lointain annulé à la vidéo pour une faute d'un coéquipier.

Le Français devra répéter cette performance mercredi, toujours à New York, s'il veut complètement relancer les Spurs dans leur quête d'un sixième trophée Larry O'Brien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Yvan Quentin raconte l'épopée de 1994

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La Suisse a vécu une épopée fondatrice en 1994 (© KEYSTONE/STR)

L’aventure de la Suisse de Roy Hodgson lors de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis fut un acte fondateur.

Si la Suisse s'est qualifiée une sixième fois de rang pour la Coupe du monde, elle le doit en partie aux pionniers de 1994.

"Je pense en effet que nous avons ouvert pas mal de portes", glisse Yvan Quentin, l'immuable latéral gauche de cette sélection de 1994 qui a réconcilié tout un pays avec ses footballeurs, dans un entretien accordé à Keystone-ATS.

Cette participation à la Coupe du monde 1994 ne fermait-elle pas une parenthèse bien trop longue de 26 ans ? "Après cette Coupe du monde, les joueurs suisses ont davantage été sollicités par les clubs étrangers, poursuit Yvan Quentin. L'équipe de Suisse a bien sûr bénéficié de cet exode."

"Tout était démesuré"

Le Valaisan est toutefois resté au pays après cette Coupe du monde, qui a offert l'un des moments marquants de l'histoire du football suisse avec le coup-franc de Georges Bregy à Dallas pour l'ouverture du score face aux Etats-Unis lors de l'entrée en lice de la formation de Roy Hodgson dans le tournoi.

"Je retiens surtout le gigantisme de ce stade de Detroit. Nous n'avions pas l'habitude à l'époque de jouer dans une telle enceinte. L'impression que tout était démesuré aux Etats-Unis nous a vraiment accompagnés tout au long de notre séjour", se souvient Yvan Quentin.

Après le nul 1-1 contre les Etats-Unis, cette Suisse de 1994 devait livrer, toujours à Detroit, son plus beau match. La victoire 4-1 contre la Roumanie de Gheorghe Hagi reste encore aujourd'hui comme "le" match le plus abouti jamais disputé par une équipe de Suisse. "Avec la victoire contre l'Espagne en 2010", corrige toutefois Yvan Quentin.

Alain Sutter, le facteur X

Face à la Roumanie, c'est Alain Sutter qui avait ouvert le bal à la 16e d'une frappe du droit imparable à l'orée des 16 mètres. L'actuel directeur sportif des Grasshoppers était le facteur X de cette équipe de Suisse. "Il sortait de sa première année en Bundesliga à Nuremberg avant de signer au Bayern Munich. Il avait gagné en muscles, souligne Yvan Quentin. Il était vraiment au-dessus."

Malheureusement, Alain Sutter, touché à un orteil, n'était pas sur le terrain lors du huitième de finale à Washington contre l'Espagne. Le titulariser face à la Colombie lors du troisième match de poule, alors que la qualification de l'équipe de Suisse était acquise, fut sans doute une funeste erreur, comme celle commise 24 ans plus tard par Vladimir Petkovic face au Costa-Rica: le "Mister" avait perdu Stephan Lichtsteiner et Fabian Schär pour le huitième de finale contre la Suède alors que le principe de précaution incitait à les laisser sur le banc pour éviter le risque d'un second carton jaune fatal.

Sans Alain Sutter, la Suisse devait s'incliner 3-0 face à la Roja sur des réussites de Hierro (15e), Luis Enrique (74e) et Aitor Begiristain (86e). Trente-deux ans après cette défaite, Yvan Quentin réfute avec force cette théorie de bistrot qui raconte que les joueurs Suisses n'avaient qu'un seul désir en tête en ce 2 juillet 1994: rentrer le plus vite possible au pays.

"C'est absurde"

"Il est vrai que la préparation avait été très longue. Nous étions encore partis au Canada avant l'ouverture de cette Coupe du monde, rappelle Yvan Quentin. Mais nous étions prêts à rester encore une ou deux semaines de plus. Qui peut croire que l'on s'est dit: +on bâche contre l'Espagne et on rentre demain !+ C'est absurde. Je me souviens que nous avons eu une très belle occasion avant le 1-0. Après le but de Hierro, ce fut très compliqué".

Yvan Quentin précise que, pour reprendre une expression qui fait souvent sourire, "le groupe vivait bien". "On le doit à Roy Hodgson et à l'entraîneur des gardiens Mike Kelly. Ils prenaient le temps de parler avec tous les joueurs, de ne jamais laisser de côté ceux qui ne jouaient pas."

On rappellera aussi que Roy Hodgson avait dû opérer un choix déchirant dans sa liste des 22 avec la mise à l'écart de Christophe Bonvin qui avait sans doute sauvé sa tête deux ans auparavant avec son doublé contre la France (2-1) à Lausanne.

Christophe Bonvin n'a donc pas bénéficié des retombées financières d'une participation à la Coupe du monde. En 1994, un joueur comme Yvan Quentin avait pratiquement touché en primes l'équivalent de son salaire annuel au FC Sion. Aujourd'hui, la problématique des primes en équipe de Suisse ne se pose plus vraiment face à l'inflation des salaires. "Sur ce plan-là, c'était vraiment une autre époque", sourit Yvan Quentin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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