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International

Le propriétaire des Commanders cité à comparaître

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Dan Snyder a été cité à comparaître devant le Congrès américain (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le propriétaire de la franchise NFL des Washington Commanders a été cité à comparaître mercredi devant une commission du Congrès américain.

Celle-ci est chargée d'enquêter sur l'environnement de travail présumé toxique au sein du club.

Dan Snyder est soupçonné de chercher à entraver une enquête de la NFL ouverte sur les conditions et l'atmosphère de travail dans sa franchise. Carolyn Maloney, présidente de la commission de la Chambre des représentants chargée du contrôle et de la réforme, a déclaré dans un communiqué qu'il allait être cité à comparaître après son "refus continu et infondé" de témoigner volontairement devant ladite commission.

Déjà une amende de 10 millions

"Le refus de M. Snyder de témoigner montre clairement qu'il est plus soucieux de se protéger que de dire la vérité. Si la NFL n'est pas disposée à lui demander des comptes, je suis prête à le faire", a-t-elle déclaré.

Les parlementaires tentent de faire la lumière sur des accusations de mauvaises conduites et de harcèlement sexuel sur le lieu de travail au sein des Washington Commanders. La franchise a déjà été condamnée l'an dernier à une amende de 10 millions de dollars par la NFL, qui a établi des faits de harcèlement sexuel et d'intimidation.

En février dernier, une ancienne pom-pom girl et cadre du marketing de l'équipe a raconté à la commission du Congrès la façon dont elle avait été harcelée sexuellement par Snyder. Dans un mémo de 29 pages diffusé mercredi, les législateurs détaillent la manière dont les Commanders ont traité les allégations portées par des employées du club.

"Enquête fantôme"

Ils dénoncent aussi l'ouverture par Snyder d'une "enquête fantôme" destinée à "discréditer ses accusateurs aux yeux de la NFL". Cette "enquête fantôme" avait pour but de monter "un dossier (...) consistant en un document PowerPoint de 100 pages détaillant les communications privées et les activités sur les réseaux sociaux de journalistes du Washington Post et d'anciens employés".

"Cette présentation, en date du 23 novembre 2020, semble se baser sur des textos, des courriels, des registres d'appels téléphoniques, des transcriptions d'appels téléphoniques et des messages postés sur les réseaux sociaux d'une cinquantaine de personnes dont M. Snyder semblait penser qu'elles étaient impliquées dans un complot visant à le dénigrer", poursuivent les parlementaires.

La commission a également établi que, pendant l'enquête de la NFL dirigée par l'ancienne procureure fédérale Beth Wilkinson, Snyder et son équipe juridique avaient proposé des transactions financières à d'anciennes pom-pom girls pour acheter leur silence.

Mme Wilkinson a également dit avoir trouvé des preuves contestant le caractère indépendant de l'enquête diligentée par la NFL, car Snyder disposait d'un moyen pour bloquer la communication de certaines informations.

La Ligue, informée des efforts de Snyder visant à faire échouer l'enquête dirigée par Beth Wilkinson, "n'a pas pris de mesures significatives pour l'en empêcher", a cinglé la commission, fustigeant de surcroit l'incapacité de la NFL de publier un rapport écrit complet.

"Raisons impérieuses"

Le patron de la Ligue, Roger Goodell, a plaidé mercredi, devant les membres du Congrès, des "raisons impérieuses" de ne pas rendre publiques les conclusions complètes de l'enquête.

"Nous avons été francs et directs sur le fait que la culture du travail au sein des Commanders n'était pas uniquement non-professionnelle, mais toxique pendant beaucoup trop longtemps", a-t-il dit, se drapant ensuite dans l'importance de préserver la confidentialité des témoins.

Interrogé, quant à savoir s'il était "prêt à faire plus" pour sanctionner Snyder, Goodell a répondu: "Je n'ai pas l'autorité pour le destituer."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le jeu vidéo Fortnite, accusé de créer une dépendance, poursuivi

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Sorti en 2017, le jeu Fortnite a rapidement séduit de nombreux joueurs (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La justice canadienne se penchera prochainement sur un recours collectif contre le concepteur du jeu vidéo Fortnite, Epic Games. Il l'accuse de créer une dépendance chez ses adeptes au Canada.

Trois parents reprochent à Fortnite de provoquer une dépendance assimilable à celle que "peut créer l'héroïne ou la cocaïne", citant des symptômes "physiques et psychologiques" tels que "des migraines", des "douleurs dorsales" ainsi que "des troubles sociaux importants".

Selon le jugement, rendu mercredi et autorisant ce recours, sur les trois mineurs cités, l'un aurait reçu un diagnostic de cyberdépendance alors qu'un autre, âgé de 13 ans à l'époque, aurait joué 7781 parties en deux ans, "au minimum trois heures par jour", parfois jusqu'au milieu de la nuit. Les plaignants avancent également que le jeu de tir et de survie "encouragerait des dépenses excessives".

"Victime d'une fraude"

Bien qu'il soit téléchargeable gratuitement, les utilisateurs peuvent acheter des V-Bucks, une monnaie virtuelle, afin de se procurer des accessoires dans le jeu, tels que des tenues ou des danses.

Un des enfants cité dans l'action collective aurait ainsi dépensé plus de 6000 dollars canadiens (environ 4130 francs suisses) et "serait allé jusqu'à dire qu'il a été victime d'une fraude", a indiqué à l'AFP Jean-Philippe Caron, un des deux avocats ayant déposé la requête.

L'avocat s'est dit "satisfait" et "confiant" pour la suite, considérant les "preuves probantes" qui viennent appuyer les différents dossiers qu'il défend. Les trois parents et leurs avocats demandent des "dommages moraux et matériels ainsi que la restitution des prestations", notamment le remboursement de tous les achats de joueurs mineurs.

"Dangereux et nocif"

De leur côté, les représentants d'Epic Games avancent que la preuve est "insuffisante", évoquant l'absence de "rapport d'expertise", de "dossier médical qui pose un diagnostic de 'dépendance'" et d'étude sur "les effets indésirables d'un jeu vidéo".

Dans les mois à venir, le concepteur de jeux vidéo devra se défendre devant les tribunaux québécois d'avoir développé et commercialisé un produit "dangereux et nocif", d'avoir omis d'en divulguer les risques et d'avoir lésé des mineurs avec son système de monnaie personnalisée.

En avril, Epic Games avait déjà conclu un accord de 26,5 millions de dollars américains en Caroline du Nord lié aux achats de sa monnaie virtuelle par des mineurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le Metropolitan Opera se dit la cible d'une cyberattaque

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Bien que les représentations soient maintenues, l'attaque empêche la commande de nouveaux billets (archives). (© KEYSTONE/FR170537 AP/JOHN MINCHILLO)

Le Metropolitan Opera de New York s'est dit jeudi la cible d'une cyberattaque. Elle a entravé le fonctionnement de ses site internet, billetterie et centre d'appel.

Le prestigieux opéra de la mégapole américaine des arts et de la culture a indiqué que ses "problèmes de réseau" avaient débuté jeudi. Concrètement, les représentations programmées auront bien lieu mais les commandes de nouveaux billets, les échanges et remboursements ne sont pour l'instant pas possibles, selon le Met Opera.

L'institution dans un quartier huppé du nord de Manhattan n'a donné aucune explication sur la nature de l'attaque informatique et n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Le media spécialisé OperaWire, citant un courrier du directeur général du Met Opera Peter Gelb aux membres de l'institution, précise qu'une enquête est en cours.

Depuis des années, des attaques informatiques s'en prennent aux entreprises, institutions privées et publiques et services gouvernementaux aux Etats-Unis et dans nombre de pays étrangers. Dernier incident en date en France, l'hôpital de Versailles près de Paris est visé depuis le 3 décembre par une cyberattaque qui l'a contraint à transférer plusieurs patients.

La Chambre des représentants du Congrès à Washington a voté jeudi une loi sur la défense nationale, avec un volet de dizaines de millions de dollars pour doper la cybersécurité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

La star des Backstreet Boys, Nick Carter, accusé de viol

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Nick Carter a déjà été accusé en 2017 de viol par la chanteuse américaine Melissa Schuman. Le parquet de Los Angeles ne l'a pas poursuivi car les faits dénoncés étaient prescrits (archives). (© KEYSTONE/AP/ABRAHAM CARO MARIN)

Nick Carter, l'un des membres du groupe américain Backstreet Boys, a été accusé de viol jeudi par une ancienne fan autiste. Elle a dénoncé des faits remontants à 2001, lorsqu'elle était âgée de 17 ans.

Accompagnée de son avocat, Shannon Ruth a expliqué lors d'une conférence de presse en Californie avoir déposé plainte pour un viol commis par le chanteur en marge d'un concert du boys band à Tacoma, dans l'Etat de Washington.

"Bien que je sois autiste et que je vive avec une paralysie cérébrale, je crois que rien ne m'a plus fait souffrir dans ma vie que ce que m'a fait Nick Carter", a dénoncé en sanglots cette femme, aujourd'hui âgée de 39 ans.

"Calvaire"

Après une demande d'autographe, la star l'a invitée dans un bus de la tournée, où il lui a donné une boisson au "goût étrange" vantée comme un "jus VIP", a assuré l'avocat de la plaignante, Mark Boskovich.

"Après qu'elle ait bu le jus, Carter l'a amenée dans les toilettes du bus, lui a dit de s'agenouiller, et a sorti ses parties génitales en lui ordonnant de réaliser des actes sexuels", a-t-il détaillé. Selon l'avocat, l'adolescente, vierge à l'époque, a pleuré tout au long de son calvaire et le chanteur a poursuivi son agression.

Il l'a ensuite "poussée sur le lit" au fond du bus "et l'a violée, malgré ses protestations", a-t-il ajouté. La star, aujourd'hui âgée de 42 ans, l'a ensuite traitée de "petite garce arriérée" que "personne ne croirait" si elle dénonçait les faits, selon l'avocat.

Trois autres femmes

Mme Ruth a déposé sa plainte au civil à Las Vegas, dans le Nevada, où elle et le chanteur habitent. Elle réclame une réparation financière dont le montant n'a pas été divulgué.

Selon son avocat, la plainte inclut les déclarations de trois autres femmes, qui accusent également le chanteur d'agressions sexuelles. Elles souhaitent rester anonymes et n'ont pour l'instant pas porté plainte à titre individuel.

Nick Carter, dont le groupe a produit les morceaux "I Want It That Way" and "Everybody (Backstreet's Back)", a déjà été accusé en 2017 de viol par la chanteuse américaine Melissa Schuman. Dans cette affaire, M. Carter a toujours nié les faits et le parquet de Los Angeles ne l'a pas poursuivi car les faits dénoncés étaient prescrits.

Contactés par l'AFP, ses représentants n'avaient pas réagi jeudi après-midi aux nouvelles accusations portées contre lui. Le chanteur ne faisait aucune mention de la plainte sur les réseaux sociaux, où de récents posts rendent hommage à son frère, décédé le mois dernier. "Cette accusation est complètement fausse", a assuré un membre de son entourage au site people TMZ. "Nick se concentre sur sa famille et sur le deuil de son frère."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nucléaire: avant un week-end froid, 37% du parc encore à l'arrêt

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Le réacteur Bugey 3 doit redémarrer samedi matin, ce qui fera descendre à 16 le nombre de réacteurs indisponibles et monter à 40 les réacteurs en fonctionnement lors de la journée cruciale de lundi. (© KEYSTONE/AP/LAURENT CIPRIANI)

Dix-huit des 56 réacteurs nucléaires français étaient à l'arrêt pour maintenance ou réparations jeudi soir, selon les données d'EDF. Cela avant un refroidissement des températures dans les prochains jours qui fait craindre des tensions sur le réseau électrique.

Les 38 réacteurs en fonctionnement jeudi fournissent 62,6% de la capacité nucléaire française installée, soit 38,4 gigawatts (GW) sur 61,4 GW; 37,4% de la puissance était donc indisponible. Il y a un mois, EDF prévoyait d'être plus en avance sur le redémarrage de ses réacteurs avec 72,9% de puissance disponible.

Mais comme ce fut le cas avec d'autres réacteurs cet automne, la relance de plusieurs unités a été reportée, parfois de quelques jours.

Le réacteur numéro 3 de la centrale de Dampierre doit redémarrer vendredi matin, au lieu de lundi. Un autre réacteur, Bugey 3, doit redémarrer samedi matin, ce qui fera descendre à 16 le nombre de réacteurs indisponibles et monter à 40 les réacteurs en fonctionnement lors de la journée cruciale de lundi.

Alerte "Ecowatt" possible lundi

Ce lundi est le premier jour de l'automne/hiver pour lequel le gestionnaire des lignes à haute et très haute tension, RTE, pourrait lancer une alerte "Ecowatt" de couleur orange, le premier niveau qui signifie que l'approvisionnement sera "tendu".

Ce signal sert à appeler les Français, entreprises comme ménages, à multiplier les écogestes pour réduire leur consommation d'électricité, afin d'éviter des délestages ou coupures ciblées. Principalement en réduisant leur chauffage ou en reportant leur consommation (lave-linge, etc.) en dehors des pics de demande du matin (8h00-13h00) et du soir vers 19h00.

Décision vendredi

Cette décision de lancer un signal Ecowatt orange serait prise trois jours avant, soit vendredi, car elle dépend du froid et de la force du vent attendu qui permet d'anticiper précisément la puissance que fourniront les éoliennes.

"On fait ça en J-3 parce que ce n'est qu'à ce moment que nous avons des chroniques météo dans lesquelles on peut avoir confiance sur les températures mais aussi sur le vent. Parce que les prévisions de vent sont des prévisions qu'on a très tard", a expliqué mercredi Xavier Piechaczyk, le président de RTE. "Les couleurs du signal EcoWatt, c'est en J-3 et c'est pas autrement."

Un signal d'alerte orange avait ainsi déjà été déclenché le 4 avril, au cours d'une journée très froide.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Vote au Congrès US pour 10 milliards d'aide et d'armes à Taïwan

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Le projet de loi, qui risque de provoquer l'ire de Pékin, est le fruit de longues tractations. Une version précédente du texte prévoyait entre autres d'accorder à l'île le statut d'"allié majeur hors Otan". (© KEYSTONE/AP/Johnson Lai)

La Chambre américaine des représentants a adopté jeudi un projet de loi qui prévoit 10 milliards de dollars d'aide militaire et de ventes d'armes à Taïwan. Cette enveloppe, comprise dans le budget 2023 de la défense, doit désormais être approuvée par le Sénat.

Elle "renforcera considérablement le partenariat de défense des Etats-Unis avec Taïwan", a assuré le chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Bob Menendez.

Ce texte, qui risque de provoquer l'ire de Pékin, est le fruit de longues tractations. Une version précédente du texte prévoyait entre autres d'accorder à l'île le statut d'"allié majeur hors Otan".

Rapprochement significatif

Il marque malgré tout un rapprochement significatif entre les Etats-Unis et Taïwan, à l'heure où les relations entre Pékin et Washington sont à leur plus bas depuis des décennies.

La Chine avait procédé à de vastes exercices militaires autour de Taïwan, une démonstration de force sans précédent en représailles à une visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi.

Pékin estime que Taïwan, peuplée de quelque 23 millions d'habitants, est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise, en 1949.

En sept décennies, l'armée communiste n'a jamais pu conquérir l'île, laquelle est restée sous le contrôle de la République de Chine - le régime qui gouvernait jadis la Chine continentale et ne gouverne plus aujourd'hui que Taïwan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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