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Suisse

Vers un rejet des initiatives alimentaires

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Entre crainte de voir le prix des denrées alimentaires augmenter et inquiétude de voir le secteur agricole helvétique coupé du marché, les initiatives agricoles font de plus en plus peur. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le soutien aux initiatives agricoles continue de faiblir. On s’achemine vers un double « non » le 23 septembre, selon les derniers sondages diffusés mercredi. Le contre-projet à l’initiative vélo, lui, est bien parti.

L’initiative des Verts « pour des aliments équitables » n’est plus soutenue que par 43% des sondés (55% précédemment), selon le dernier sondage Tamedia. Quelque 56% des personnes interrogées s’y opposent et 1% ne se prononcent pas.

Ce même objet serait accepté par 53% des votants (78% précédemment), selon la dernière enquête de l’institut gfs.bern menée pour le compte de la SSR, contre 45% qui le refuseraient et 2% d’indécis. Mais vu la tendance vers le « non », le sondage SSR considère qu’un rejet est probable le 23 septembre.

La polarisation partisane est forte. Les sympathisants des Verts sont pour l’initiative à 94% et ceux du PS à 77%, alors que les personnes affiliées au PLR sont 65% à ne pas en vouloir, contre 64% côté UDC et 52% au sein de l’électorat PDC, selon l’enquête SSR.

Peur d’une hausse des prix

Les francophones (57% de « oui ») et les italophones (52% de « oui ») continuent d’afficher leur soutien, contrairement aux germanophones qui disent « non » à 62%, selon le sondage Tamedia. Autre ligne de fracture: le projet trouve davantage grâce aux yeux des femmes et des jeunes qu’auprès des hommes et des personnes âgées.

L’argument qui convainc le plus les détracteurs du texte (51%) est que le prix des denrées et le tourisme d’achat vont augmenter, selon l’enquête Tamedia. A l’inverse, celui qui séduit le plus ses partisans (45%) est que l’offre alimentaire contiendra plus de produits fabriqués de manière équitable et écologique.

Le but de l’initiative « pour des aliments équitables » est d’encourager l’agriculture durable. Elle veut renforcer l’offre de denrées alimentaires sûres et de qualité produites dans le respect de l’environnement, des ressources, des travailleurs et des animaux.

La souveraineté alimentaire dégringole aussi

Concernant l’initiative « pour la souveraineté alimentaire », le sondage Tamedia fait ressortir 39% d’opinions favorables (53% précédemment), contre 59% de « non » et 2% d’indécis. L’enquête SSR prédit aussi une défaite dans les urnes, le texte d’Uniterre étant également en perte de vitesse. Il ne recueille plus que 49% d’avis positifs (75% précédemment), contre 46% de « non » et 5% d’indécis.

Les sympathisants du PLR balaient l’idée à 67%, ceux du PDC à 63% et ceux de l’UDC à 53%, selon le sondage SSR. Au contraire, les personnes qui se réclament des Verts l’approuvent à 88% et celles du PS à 52%. Les mêmes clivages régionaux, hommes/femmes et générationnel se retrouvent pour cet objet, selon l’enquête Tamedia.

Préserver l’accès au marché

Les pourfendeurs de l’initiative craignent surtout (28%) qu’elle ne coupe l’agriculture helvétique du marché, selon le sondage Tamedia. Du côté de ses défenseurs, c’est l’argument selon lequel les paysans doivent être justement rétribués qui fait le plus mouche (40%).

L’initiative « pour la souveraineté alimentaire » veut privilégier une agriculture diversifiée et durable, soutenir les produits indigènes et protéger les terres arables. Elle souhaite que les agriculteurs produisent de manière écologique et conservent la haute main sur les semences.

Le vélo bien parti

Le contre-projet à l’initiative vélo gagne du terrain et obtient un soutien de 57% des sondés dans l’enquête Tamedia (50% précédemment), contre 40% d’oppositions et 3% d’indécis. Il est plébiscité par 69% des personnes interrogées dans le sondage SSR (64% précédemment), contre 25% de « non » et 6% d’indécis.

L’arrêté fédéral sur les voies cyclables et les chemins et sentiers pédestres propose d’inscrire le vélo dans la Constitution. Il veut encourager les pistes cyclables au même titre que les chemins pédestres.

Participation en légère hausse

Si les votations fédérales avaient eu lieu le 2 septembre, la participation aurait été de 43%, selon l’enquête SSR. Un chiffre en légère hausse.

Le sondage SSR a été réalisé entre le 29 août et le 5 septembre par téléphone auprès de 1400 personnes. La fourchette d’incertitude statistique est de +/- 2,7 points de pourcentage. L’enquête Tamedia a été elle réalisée en ligne entre le 6 et le 7 septembre auprès de 10’230 personnes. La marge d’erreur est de +/- 1,6 point de pourcentage. Dans les deux cas, les sondés proviennent de toutes les régions linguistiques.

 

(KEYSTONE-ATS / PHOTO : MARTIAL TREZZINI)

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Reprise des vols Swiss après inspection

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En tout, Swiss a annulé une centaine de vols, touchant 10'000 passagers entre mardi et mercredi (archives). (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

Swiss a repris le rythme habituel de ses activités, après deux journées marquées par des perturbations sur ses vols. La compagnie avait cloué dès mardi ses avions A220, appelés aussi C-Series, pour inspection.

Un incident technique sur un vol reliant Londres à Genève en avait été l’élément déclencheur. Les affaires ont repris leur cours habituel, a indiqué jeudi un porte-parole à AWP.

Swiss a remis en service sa flotte de 29 avions après une inspection menée sur tous les appareils. « Les moteurs sont dans un état impeccable », a assuré auparavant l’entreprise.

Ce n’est pas la première fois qu’un avion C-Series/A220 équipé de réacteurs Pratt & Whitney est touché par un incident technique. Lors d’un vol reliant Londres à Genève, l’avion a cette fois-ci dû atterrir en urgence mardi à Paris suite à un problème de réacteur, selon des informations de plusieurs médias.

En tout, Swiss a annulé une centaine de vols, touchant 10’000 passagers entre mardi et mercredi. La compagnie a indiqué que les passagers touchés ont été contactés et pourront être transférés sur d’autres vols aux frais de Swiss ou remboursés. Si la société a regretté l’incident, elle a également souligné que la sécurité restait la « priorité absolue ».

Conçus par le canadien Bombardier et repris depuis par son homologue européen Airbus, ces avions représentent près de la moitié de la flotte assurant les vols européens de Swiss. Ces appareils, qui consomment moins d’énergie et peuvent transporter plus de passagers, ont remplacé à partir de 2016 les vieux Jumbolinos.

D’autres compagnies aériennes sont également affectées. Selon aerotelegraph.com, le vol d’un A220 d’Air Baltic a également dû être annulé.

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Suisse

Swiss remet en service 12 appareils

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La situation devrait revenir complètement à la normale dès jeudi (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Swiss a remis en service 12 appareils, après une inspection complète en raison de problèmes de moteur survenus sur des avions A220, appelés aussi C-Series. Cinq autres avions seront remis en service mercredi après-midi, a indiqué mercredi la compagnie aérienne.

« Les moteurs sont dans un état impeccable », a assuré l’entreprise, après avoir mené une inspection sur 17 appareils. Mardi, Swiss avait temporairement cloué au sol ses 29 appareils de type A220.

Cette mesure est la conséquence d’un nouvel incident avec un avion C-Series/A220 équipés de réacteurs Pratt & Whitney, cette fois lors d’un vol reliant Londres à Genève. L’avion a du atterrir en urgence mardi à Paris suite à un problème de réacteur, selon des informations de plusieurs médias.

Conçus par le canadien Bombardier et repris depuis par son homologue européen Airbus, ces avions représentent près de la moitié de la flotte assurant les vols européens de Swiss. Ces appareils, qui consomment moins d’énergie et peuvent transporter plus de passagers, ont remplacé à partir de 2016 les vieux Jumbolinos.

En tout, Swiss a annulé une centaine de vols, touchant 10’000 passagers. La compagnie a indiqué que les passagers touchés ont été contactés activement, si leurs coordonnées ont été fournis lors de la réservation. Ces passagers pourront être transférés sur d’autres vols aux frais de Swiss ou remboursés.

Les activités devraient reprendre normalement dès jeudi, a précisé l’entreprise.

D’autres compagnies aériennes sont également affectées. Selon aerotelegraph.com, le vol d’un A220 d’Air Baltic a également dû être annulé.

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Suisse

Moins 10% en cinq ans pour nos glaciers

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Le glacier du Pizol (SG), photographié ici en septembre dernier, a tellement rétréci qu'il a dû être supprimé du réseau de mesures (archives). (©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les glaciers suisses ont diminué de 10% en cinq ans. Une telle perte n’a jamais été observée dans les séries de données depuis plus de cent ans, a indiqué mardi l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT).

Les fortes chutes de neige de l’hiver dernier n’ont pas permis d’enrayer le phénomène, comme le montrent des mesures sur vingt glaciers suisses.

En avril et mai, il y avait 20% à 40% de neige supplémentaire sur les glaciers par rapport aux conditions habituelles. Début juin, six mètres étaient encore mesurés par endroits. Mais les deux intenses vagues de chaleur d’une semaine fin juin et fin juillet ont eu raison de cette épaisse couche de neige.

En seulement quinze jours, des masses de neige et de glace correspondant à la consommation nationale annuelle d’eau potable ont fondu sur les glaciers suisses. Et la fonte s’est poursuivie jusqu’au début du mois de septembre.

Au cours des douze derniers mois, environ 2% du volume total des glaciers suisses ont été perdus. Sur les cinq dernières années, le total a dépassé 10%. Une telle perte n’a jamais été observée dans les séries de données depuis plus de cent ans, selon ce rapport de la Commission d’experts sur les réseaux de mesure cryosphérique de la SCNAT.

Différences régionales

Le bilan de masse des glaciers en 2019 est marqué par des différences régionales. A l’est et au nord des Alpes, les pertes ont été plus importantes que la moyenne de la dernière décennie. Sur de nombreux glaciers, on a mesuré une réduction de l’épaisseur moyenne de la glace d’un à deux mètres (p. ex. Silvretta/GR, Tsanfleuron/VS/VD).

Dans la région méridionale du Gothard, cependant, les conditions ont été plus favorables en raison des fortes chutes de neige au début et à la fin de l’hiver, et certains glaciers ont enregistré des pertes relativement faibles (St. Annafirn/UR, Basòdino/TI).

Quant aux petits glaciers, leur disparition se poursuit: plus de 500 d’entre eux, la plupart sans nom, ont déjà disparu depuis 1900 environ. Avec le glacier du Pizol/SG, c’est un des premiers glaciers avec de longues séries de données qui a dû être supprimé du réseau de mesure, tellement il a rétréci.

Quantité de neige record

L’hiver 2018/19 a été caractérisé dans toute la Suisse par un mois de janvier très froid avec de fortes précipitations, en particulier sur le versant nord des Alpes. De grandes quantités de neige sont tombées, surtout à l’est.

En raison de fortes chutes de neige en décembre et avril, l’épaisseur de neige à moyenne et haute altitude le long de la crête principale des Alpes, en Valais, sur le versant est du nord des Alpes et dans les Grisons était supérieure à la moyenne, voire nettement supérieure à la moyenne.

Le mois de mai a été le plus froid depuis 1991, avec des chutes de neige occasionnelles jusqu’en plaine, tandis que l’épaisseur de la neige continuait à augmenter dans les hautes montagnes. En plus des quantités déjà importantes de neige hivernale, l’épaisseur de la neige en haute altitude atteignait deux à trois fois la moyenne sur le long terme à la fin mai.

Ces masses de neige ont toutefois fondu extrêmement vite au cours du deuxième mois de juin le plus chaud depuis le début de la mesure et d’un mois de juillet également très chaud, détaille la SCNAT.

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Suisse

Initiative contre la 5G lancée

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Une manifestation contre la 5G a rassemblé quelques milliers de personnes à Berne en septembre dernier; la Chancellerie fédérale a donné son feu vert au lancement d'une initiative populaire contre le développement de la technologie en Suisse (archive (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’introduction de la technologie de communication mobile 5G en Suisse suscite de nombreuses craintes. Ses opposants ont lancé une initiative populaire limitant l’extension du réseau. Ils ont jusqu’au 15 avril 2021 pour récolter les 100’000 signatures nécessaires.

La Chancellerie a donné son feu vert à l’initiative fédérale « Pour une téléphonie mobile respectueuse de la santé et économe en énergie », indique mardi la Feuille fédérale. Le texte demande que les valeurs limites, fixées par l’ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant, ne soient pas relevées, pas même en raison de nouvelles méthodes de mesure.

La desserte en téléphonie mobile et Internet serait séparée entre espace extérieur et intérieur. Ainsi, la puissance des émetteurs devrait être abaissée pour que les émissions n’entrent pas dans un bâtiment. A l’intérieur, les données seraient transmises par câbles à fibre optique ou par câbles coaxiaux, et non pas par ondes électromagnétiques.

Places réservées dans les transports

D’autres mesures préconisent d’équiper les transports publics de sièges interdisant l’utilisation d’appareils électroniques. Les locaux des bâtiments publics tels que jardins d’enfants, écoles, hôpitaux ou EMS devraient être aménagés afin d’éviter tout rayonnement électromagnétique.

Les opérateurs qui envisagent d’installer de nouvelles antennes ou d’augmenter la puissance de celles existantes devraient obtenir l’accord écrit des habitants du quartier dans un rayon de 400 mètres. Les personnes électrosensibles auraient accès gratuitement à des centres de conseil.

Réseau en cours d’extension

Malgré les nombreuses oppositions contre la 5G, les opérateurs ont commencé à déployer leur réseau en vue d’une couverture quasiment intégrale du territoire helvétique. Pourtant plusieurs cantons romands ont pris des mesures par précaution.

Genève, Vaud et le Jura ont décrété un moratoire dans l’attente des conclusions d’un rapport de l’Office fédéral de l’environnement sur la question. Fribourg a décidé début juin de soumettre l’implantation d’antennes à l’octroi d’un permis de construire. Neuchâtel veut appliquer le principe de précaution, quant au Grand Conseil valaisan, il a refusé d’introduire un moratoire.

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Fisc: l’Union européenne sort la Suisse de la liste grise

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La Suisse n'est plus un paradis fiscal. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse est définitivement retirée de la liste grise des paradis fiscaux établie par l’Union européenne. Les ministres des 28 ont suivi jeudi à Luxembourg la recommandation de leurs ambassadeurs, ont confirmé à Keystone-ATS des observateurs sur place.

Cette décision était attendue. Les groupes d’experts de l’Union avaient en effet déjà recommandé à la mi-septembre que la Suisse soit retirée de la liste grise. La modification entre en vigueur dès la publication des annexes révisées au Journal officiel de l’UE, précise le secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI) dans un communiqué.

La condition posée pour retirer la Suisse de la liste grise était l’acceptation par le peuple helvétique de la réforme de l’imposition des entreprises liée au financement de l’AVS (RFFA). Le pays a désormais un système fiscal compatible avec l’OCDE et l’UE. La nouvelle loi fiscale doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020.

Réactions contrastées

La Suisse faisait partie de la liste dite « grise », qui regroupe tous les mauvais élèves en matière fiscale ayant pris des engagements non encore concrétisés, depuis le début de son établissement par l’UE le 5 décembre 2017.

« Si la Suisse sort de cette liste, c’est un succès pour moi. La meilleure liste, c’est la plus courte », s’est félicité le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d’une conférence de presse à Luxembourg.

L’ONG Oxfam, qui lutte contre l’évasion fiscale, a en revanche regretté cette décision de la part des ministres des Finances de l’UE. « La Suisse a aboli ses régimes fiscaux préférentiels, mais elle offre encore aux entreprises des incitations fiscales importantes et des taux bas. Cela continuera probablement d’attirer les entreprises qui cherchent à éviter de payer leur juste part d’impôt », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

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