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Suisse

Analyser les pannes des trains duplex

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Actuellement, seuls douze nouveaux trains circulent depuis décembre sur la ligne InterRegio Bâle-Zurich-St-Gall-Coire (archives). (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La politique s'empare des problèmes techniques des nouveaux trains à deux étages des CFF. La commission compétente du National exige une analyse approfondie du dossier.

Préoccupée par les nombreuses défaillances des nouvelles rames, la commission des transports du Conseil National a rencontré lundi des représentants du Département fédéral des transports, des CFF et de Bombardier. Sans pouvoir concret, elle a transmis le dossier à la commission de gestion en lui demandant de mener des analyses approfondies sur la gouvernance et les risques financiers.

La commission appelle les deux entreprises à trouver ensemble des solutions constructives. Les trains doivent être adaptés le plus rapidement possible dans l'intérêt des clients, a souligné Edith Graf-Litscher (PS/TG), présidente de la commission lors d'un point presse à Berne.

Selon Edith Graf-Litscher, les problèmes sont survenus, car trop peu de tests ont été menés à cause de retards dans les livraisons. Il y a donc eu des maladies de jeunesse et des problèmes de software. Mais ces dysfonctionnements doivent maintenant être résolus, affirme-t-elle. Et de préciser que les difficultés sont techniques et elles seront résolues techniquement.

En tout, les membres de la commission des transports ont posé 54 questions aux deux entreprises. Les CFF et Bombardier leur ont répondu par écrit.

Dysfonctionnements des portes

Les nouveaux trains à deux étages "FV-Dosto" rencontrent des dysfonctionnements au niveau des portes et des marches électriques coulissantes. La fiabilité des trains et le confort des voyageurs dans les vitesses réduites sont aussi problématiques.

Des mesures ont déjà été mises en oeuvre comme la présence à bord d’un technicien, l’accompagnement par des pilotes chevronnés, l’amélioration de logiciels de gestion des portes et une première révision préventive des portes par Bombardier. Mais les lacunes persistent et ont été responsables à maintes reprises d'annulations et de retards, selon les CFF.

Excuses

Le patron des CFF, Andreas Meyer, et Laurent Troger de Bombardier Transportation ont présenté leurs excuses aux clients. Ils mettent tout en oeuvre pour résoudre les problèmes techniques et pour que les trains circulent dès que possible sur l'axe est-ouest, affirment-ils dans un communiqué commun.

Devant les médias, Andreas Meyer a parlé d'une "naissance aux forceps"."Nous voulons que le duplex soit un succès. Il faudra encore du temps jusqu'à ce que ce train réponde en tout point aux attentes élevées de la clientèle suisse".

La mise en service de nouveaux trains est toujours complexe et a déjà entraîné des restrictions. Les spécialistes des deux entreprises sont en contact quotidien.

En janvier, dans un entretien accordé aux journaux de "CH Media", Andreas Meyer accusait Bombardier d'être à l'origine des problèmes. Bombardier est responsable, car il s'est engagé à fournir ce matériel. Côté fournisseur, Stéphane Wettstein assurait que les problèmes sont aussi liés au réseau ferroviaire.

Seules douze rames en circulation

Soixante-deux "FV-Dosto" destinés aux grandes lignes ont été commandés à Bombardier en 2010. Les livraisons auraient dû intervenir dès 2013. Pour l'heure, seules douze rames circulent depuis décembre sur la ligne InterRegio Bâle-Zurich-St-Gall-Coire. Les CFF attendent de voir des améliorations avant d'étendre la zone d'exploitation des trains.

Au total, le contrat porte sur 1,9 milliard de francs. Les CFF ont déjà versé un tiers du prix global à titre d'acompte. Il s'agit de la plus importante transaction de l'histoire des CFF.

Une demande de dédommagements n'est pour le moment pas à l'ordre du jour, indique Andreas Meyer. Mais il souligne que le contrat signé avec Bombardier est assorti d'amendes dépassant l'ordinaire. De son côté, Stéphane Wettstein estime que le paiement d'indemnités n'est pas à l'ordre du jour.

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Climat

Les agriculteurs face au défi de la canicule

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Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Fête fédérale de yodel a commencé à Bâle en pleine canicule

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La 32e Fête fédérale de yodel a été ouverte officiellement dans un square bâlois, la Petersplatz. Jusqu'à dimanche, 12'000 yodleurs et 200'000 spectateurs sont attendus sur 12 sites de la cité rhénane par des températures de 35 à 38 degrés. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La 32e Fête fédérale de yodel s'est ouverte vendredi à Bâle. Jusqu'à dimanche, 200'000 visiteurs sont attendus dans la cité rhénane en pleine canicule pour écouter 12'000 yodleurs. La Suisse romande y donnera aussi de la voix, avec diverses formations.

"Nous pouvons enfin rattraper ce que nous avions préparé en 2020 et que nous avions dû annuler en 2021 à cause de la pandémie", s'est réjoui Carlo Conti, président du comité d'organisation, en déclarant la manifestation ouverte lors d'une cérémonie officielle. "Le week-end caniculaire ne doit pas nous empêcher de célébrer cette fête", a-t-il ajouté sur la Petersplatz, un square situé au centre-ville.

Suite à la pandémie, Bâle avait laissé passer son tour afin que Zoug puisse organiser son édition en 2023, comme prévu. La troisième ville de Suisse a récupéré sa place d'hôte cinq ans après la date prévue à l'origine.

Rassembler ville et campagne

Le passage du témoin, sous la forme d'un drapeau, a eu lieu en début d'après-midi à la Petersplatz. Cette bannière de l'Association fédérale de yodel restera à Bâle ces trois prochaines années, jusqu'à la prochaine édition, en 2029 à Berthoud (BE). La toute première édition de la Fête fédérale avait déjà eu lieu à Bâle en 1924.

La devise de la présente édition s'intitule "Ville et campagne, ensemble". Elle marque le souhait de réunir et de faire échanger des gens provenant des différentes réalités de vie qui font la Suisse.

Des concours sur douze sites

Les concours ont lieu sur douze sites dans les catégories solo, duo, trio, quatuor à octuor et groupe. Il existe aussi trois disciplines pour les jeunes yodleurs.

Un village du yodel, composé de chalets, est installé à la Petersplatz. La fête se déroule aussi dans des stands et des bistrots entourant le square, ainsi que dans les ruelles escarpées de la vieille ville. Trois caves de cliques de carnaval ouvrent aussi leurs portes aux yodleurs et trois scènes en plein air sont installées en ville.

En raison de la canicule, les organisateurs recommandent de ne pas s'exposer directement au soleil et de boire régulièrement des boissons sans alcool. Il pourrait faire entre 35 et 38 degrés durant les festivités.

Dimanche matin, une cérémonie officielle a lieu sur la Marktplatz en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Un cortège à travers le centre-ville doit clore la manifestation l'après-midi.

Une tradition romande, aussi

Diverses formations membres de l'Association romande des yodleurs (ARY) sont représentées à Bâle. L'ARY réunit les cantons de Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et le Valais.

Paradoxalement, c'est Genève qui s'est imposée comme le fief historique du yodel en Suisse romande. La cité de Calvin a accueilli le tout premier club de yodel alpin romand dès 1907, suivi de trois autres jusqu'en 1926, peut-on lire sur le site de l'ARY.

La tradition s'est ensuite étendue aux autres cantons romands. En mars 1937, les représentants des clubs romands ont fondé l'ARY, admise finalement un an plus tard au sein de la faîtière nationale, d'abord réticente.

www.jodlerfestbasel.ch/fr/home.html

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

A Bâle, le mercure atteint des sommets comme jamais

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A Bâle, le thermomètre a battu tous les records pour cette station de mesure (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les records de température de jeudi sont battus: la station de mesure de Météosuisse à Bâle-Binningen a enregistré 38,8 degrés vendredi peu avant 15h00.

C'est non seulement un record pour le mois de juin - le mercure avait atteint 38 jeudi -, mais aussi un record absolu pour cette station de mesure, indique Météosuisse sur son site internet. L'ancien record de 38,6 degrés remontait à 2003.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: après un arrêt complet des trains, le trafic repart

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Le trafic a été interrompu vendredi en début d'après-midi en gare de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu vendredi à la mi-journée durant 2h30 en gare de Lausanne. En cause: une absence de tension en raison d'un dérangement à une ligne de contact. La circulation des trains a partiellement repris dès 15h30.

Il faut cependant s'attendre à des retards et des suppressions de trains jusqu'en fin de soirée, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Mais les travaux de réparation ont désormais permis de rétablir le courant en gare, selon eux. La panne a duré entre 13h00 et 15h30 environ.

"Une ligne de contact a été arrachée sur quelques mètres par un train IC1 lors de son arrivée en gare de Lausanne, sur la voie 4 côté Valais. Cela a créé un dérangement impliquant l'arrêt complet de la circulation des trains en gare de Lausanne", expliquent les CFF.

Ils précisent que les trains grandes lignes Genève-Lausanne et Bienne-Lausanne ont terminé leur course à Renens. Sur la ligne du Plateau, les trains ont fini leur course à Palézieux (IR15) et à Fribourg (IC1). Sur la ligne du Simplon, les trains IR90 et IR95 ont rebroussé à Vevey. Des suppressions de trains ont également lieu en trafic régional.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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