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Suisse

Chantage contre Berset: un procureur extraordinaire enquête

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Un procureur extraordinaire va enquêter sur le cas de chantage contre Alain Berset. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Un enquêteur va examiner une éventuelle violation du secret de fonction dans l'affaire du chantage contre le conseiller fédéral Alain Berset. Le Ministère public de la Confédération a nommé vendredi un procureur extraordinaire, sous sa surveillance.

Une porte-parole du Ministère public de la Confédération (MPC) a confirmé à l'agence Keystone-ATS ces informations parues dans divers médias alémaniques. Jeudi, l'hebdomadaire Weltwoche a fait référence à des actes d'enquête confidentiels. Le journal, proche de l'UDC, a notamment reproché au conseiller fédéral Alain Berset d'avoir eu recours à du personnel de l'administration pour gérer l'affaire.

Si des actes en question ont été divulgués par un organe soumis au secret de fonction, on pourrait parler d'une violation du secret de fonction, a communiqué le MPC. "Il s'agit de clarifier cette question ainsi que les circonstances exactes". Les enquêteurs de la Confédération ont déposé la demande de nommer un procureur extraordinaire auprès de l'autorité de surveillance du MPC (AS-MPC).

Photos

Une femme a tenté en 2019 de faire pression sur M. Berset en usant de photos et de correspondance privée entre elle et le chef du Département fédéral de l'intérieur. Elle exigeait 100'000 francs, menaçant de divulguer ses informations au public en cas de non-paiement.

La femme a été arrêtée en décembre 2020. La veille, elle avait envoyé une lettre au Fribourgeois lui indiquant qu'elle retirait sa demande et que ses affirmations ne correspondaient pas à la réalité. Elle a été condamnée à une peine de 150 jours-amende à 30 francs, soit 4500 francs avec un sursis de deux ans.

L'Autorité de surveillance du MPC avait ouvert une enquête pour savoir si le traitement de la plainte du conseiller fédéral s'est déroulé dans les règles.

Pas de commentaires

Interrogé en conférence de presse vendredi, Alain Berset a refusé de commenter et renvoyé à ses propos de l'an dernier, lorsqu'il invoquait une affaire privée. Selon le porte-parole de la Confédération André Simonazzi, le sujet n'a pas été discuté au sein du gouvernement vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

L'excédent de la balance des transactions courantes bondit

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Les soldes des échanges de services, des revenus primaires et des revenus secondaires n'ont pour leur part pas enregistré de changements majeurs par rapport au premier trimestre 2023. (KEYSTONE/Anthony Anex) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La balance des transactions courantes a affiché un excédent de 16 milliards de francs au premier trimestre, a annoncé lundi la Banque nationale suisse (BNS). Ce montant est supérieur de 5 milliards à celui correspondant sur la même période en 2023.

L'augmentation du solde de la balance des transactions courantes est due en premier lieu aux échanges de marchandises, affirme la BNS dans un communiqué. "Ces échanges ont progressé en raison de soldes plus élevés dans les échanges d'or non monétaire et le commerce de transit", explique-t-elle.

Les soldes des échanges de services, des revenus primaires et des revenus secondaires n'ont pour leur part pas enregistré de changements majeurs par rapport au premier trimestre 2023.

Les transactions figurant dans le compte financier ont enregistré une augmentation nette, tant du côté des actifs financiers (36 milliards de francs) que des passifs (27 milliards). Si l'on tient compte des produits dérivés, le solde du compte financier s'est établi à 8 milliards de francs.

Quant à la position extérieure nette de la Suisse, elle s'est établie à 902 milliards de francs, en progression de 142 milliards comparé au trimestre précédent. Les actifs à l'étranger ont notamment augmenté de 334 milliards à 5349 milliards et les passifs envers l'étranger de 192 milliards à 4447 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

La Suisse rejette à l'ONU à Genève être un "Etat proxénète"

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L'ambassadeur suisse à l'ONU à Genève Jürg Lauber a estimé que les termes utilisés par la rapporteuse spéciale de l'ONU n'étaient pas "appropriés" (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse réfute être un "Etat proxénète", comme l'affirme une rapporteuse spéciale de l'ONU. Lundi devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, l'ambassadeur de Suisse Jürg Lauber a estimé que ce terme n'était "pas approprié".

Dans son rapport présenté vendredi dernier devant l'entité onusienne, la rapporteuse spéciale sur les violences contre les femmes Reem Alsalem cible notamment la Suisse. Elle estime que dans plusieurs pays dont celui-ci, "l'Etat légalise, organise et réglemente l'activité et tire profit de la prostitution d'autrui ainsi que tous les établissements sexuels commerciaux".

Le texte souligne que "la dépénalisation du commerce sexuel a empêché d'identifier et de poursuivre les trafiquants aussi activement qu'il l'aurait fallu" dans le pays.

Les discussions sur une question qui divise "doivent être menées sans jugement moral", a affirmé lundi M. Lauber. Il a rappelé que la lutte contre les violences de genre était un chantier très important pour la Suisse.

Et il a affirmé que la légalisation de la prostitution avait permis de protéger les travailleuses et travailleurs du sexe. Une interdiction peut déplacer les conséquences "dans la clandestinité", estime-t-il également.

Enregistrer les clients comme délinquants

Mme Alsalem, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, demande de mettre un terme à l'achat d'actes sexuels dans le monde. Elle souhaite également que les consommateurs soient mentionnés dans un registre comme délinquants.

La rapporteuse appelle à un cadre légal en cinq composantes. De la protection des victimes à la décriminalisation des prostituées en passant par la criminalisation de l'achat d'actes sexuels et du proxénétisme et une campagne d'explications auprès des consommateurs.

Dans son rapport, Mme Alsalem souhaite également des obstacles pour la demande d'achat d'actes sexuels. Les personnes qui y recourent devraient être ajoutées dans un registre des délinquants sexuels, selon elle. La rapporteuse demande des dispositifs de droit international pour mettre un terme à la pornographie. Les crimes contre les prostituées devraient être considérés comme des féminicides, insiste-t-elle également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: 5000 visiteurs pour le retour de la Nuit des images

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Plateforme 10 a accueilli samedi la dixième édition de la Nuit des Images. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Nuit des images a attiré samedi quelque 5000 visiteurs sur le site de Plateforme 10 à Lausanne. La manifestation signait son grand retour après cinq ans d'absence.

Le public a bravé une météo froide et pluvieuse pour découvrir le programme concocté par Photo Elysée. Plus de 65 artistes nationaux et internationaux y ont présenté des projets inédits ou revisités, à l'image d'une animation monumentale de Damjanski.

Après des années dans les jardins de l'ex-Musée de l'Elysée, le Quartier des arts de Plateforme 10 servait pour la première fois de décor à cette fête de la photographie. Pour l'occasion, les trois musées du site - MCBA (Beaux-arts), mudac (design) et Photo Elysée - étaient exceptionnellement ouverts jusqu'à 01h00, avec entrée libre.

Tirages décalés

Plusieurs activités ludiques et créatives étaient proposées. Plus de 400 personnes sont ainsi reparties avec un tirage conçu dans le cadre de l'installation "Exquisite Corpse" de Jaap Scheeren et Luke Stephenson. Et une voiturette transformée en petite discothèque a accueilli environ 150 curieux, détaille lundi un communiqué.

La Nuit des images a également permis au public de rencontrer des artistes de renom. Le photographe Antoine d'Agata, membre de Magnum Photos, est revenu sur son travail avec un diaporama dévoilant 30 ans de carrière. Debi Cornwall, lauréate du Prix Elysée 2023, est venue présenter "Citoyens modèles", qui examine la mise en scène de la réalité et la citoyenneté aux Etats-Unis.

En 2019, la dernière édition de la Nuit des images, avant le déménagement de Photo Elysée sur le site proche de la gare, avait attiré quelque 7500 personnes. La manifestation avait atteint une fréquentation record en 2015, avec 11'000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Parmelin assez "optimiste" avec Pékin et prudent sur le Mercosur

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Le conseiller fédéral Guy Parmelin veut avancer "pas à pas" dans les discussions avec le Mercosur. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le conseiller fédéral Guy Parmelin sera la semaine prochaine en Chine pour discuter d'une révision de l'accord de libre-échange avec Pékin. Il se dit "relativement optimiste" et reste prudent sur les négociations avec le bloc latino-américain du Mercosur.

"Difficile à dire" quand un nouvel arrangement avec Pékin pourra être fait, mais "du côté de la Chine, on voit des intérêts" à réviser l'accord en vigueur depuis une dizaine d'années, a affirmé lundi dans un entretien à Keystone-ATS le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). La situation intérieure de ce pays, notamment les difficultés sur le marché de l'immobilier, le pousse à dialoguer.

Il aura fallu environ six ans pour identifier les points sur lesquels la discussion pouvait porter, explique le conseiller fédéral. Or, depuis la signature de l'accord entre l'Association européenne de libre-échange (AELE) et l'Inde il y a quelques mois, l'appétit chinois s'est aussi accéléré. "Nous sommes tombés d'accord" sur cette première phase, ajoute M. Parmelin, qui a présidé lundi une ministérielle de l'association.

Il se rend en Chine pour lancer la seconde étape, l'évaluation de la marge de manoeuvre des parties sur ces questions qui seront discutées. La négociation en elle-même est prévue pour une troisième phase.

Dialogue assez difficile avec le Mercosur

M. Parmelin n'a pas prévu en revanche de faire le suivi avec les Chinois de la conférence pour la paix en Ukraine du Bürgenstock (NW). Pékin n'avait pas participé parce que son allié russe n'avait pas été convié.

Autre grande négociation pour l'AELE, celle avec le Mercosur a été relancée fin avril après cinq ans de pause en raison de la pandémie et de la situation politique dans le bloc sud-américain. Selon des sources convergentes, le dialogue n'est pas bon.

L'ancien président argentin Alberto Fernandez faisait traîner pendant des mois tout dialogue et, alors que ce pays est désormais plus favorable, l'actuel président brésilien Luiz Inazio Lula da Silva a de nouvelles exigences. "Entre eux, il faut qu'ils soient d'accord", fait remarquer M. Parmelin.

Dialogue plus difficile avec Lula

"Il y a une fenêtre d'opportunité", relève-t-il toutefois. Il y a quelques mois, il n'excluait pas la possibilité d'un accord cette année encore, mais il se veut encore plus prudent désormais. "Il y a des questions sur la propriété intellectuelle avec lesquelles le Brésil est revenu à la table des négociations, alors qu'elles avaient été réglées en 2019", selon lui.

D'autres problèmes comme les marchés publics sont aussi en discussion. Et comme les négociations entre le Mercosur et l'UE restent bloquées en raison de quelques pays européens, l'urgence pour la Suisse est moindre. "Je préfère que nous avancions pas à pas", insiste le conseiller fédéral.

D'autant plus que des questions comme la déforestation et les importations agricoles seront âprement discutées en Suisse, admet M. Parmelin. Même si sur le second point, des contingents sont prévus pour ne pas fragiliser l'agriculture suisse. Aucune date n'est encore décidée pour une prochaine négociation, selon des sources convergentes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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