Suisse
Coup d'envoi du démantèlement de Mühleberg
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Le groupe BKW a entamé lundi le démantèlement de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE), un peu plus de deux semaines après son arrêt définitif. Les travaux de désaffectation de la centrale doivent durer 15 ans.
Le démantèlement de la centrale nucléaire de Mühleberg se fera par étapes, rappelle l'exploitant sur son site. Durant cette période, le groupe énergétique accordera la priorité à la sécurité de la population et des collaborateurs.
Il s'agira d'abord de préparer le démantèlement du réacteur. Les éléments combustibles seront acheminés dans la piscine de désactivation du combustible usé. L'eau permet de refroidir les barres de combustible qui continueront toutefois d'émettre de la chaleur.
D'ici 2024, tous les éléments nucléaires auront été retirés du site puis acheminés et entreposés au dépôt intermédiaire du Zwilag à Würenlingen (AG). A ce stade, 98% de la radioactivité aura disparu de la centrale. Au total 6000 tonnes de déchets radioactifs seront conditionnées pour le dépôt en couches géologiques profondes.
Toutes les parties de la centrale construite sur les bords de l'Aar qui étaient destinées à l'activité nucléaire seront démantelées d'ici 2030. Parallèlement, le personnel retirera les premiers éléments de la salle des machines comme les turbines et les alternateurs.
Entre 2030 et 2034, les bâtiments dont le groupe n'aura plus besoin seront démolis. Jusqu'à 200'000 tonnes de matériaux seront recyclés ou évacués sous forme de gravats. Une éventuelle réaffectation du site n'est pas prévue avant 2034. Ce terrain, propriété du groupe BKW, pourrait accueillir des activités industrielles.
Le groupe énergétique bernois réalisera l'essentiel des travaux avec son propre personnel. Pour des tâches hautement spécialisées, BKW fera appel à des experts au bénéfice d'une expérience dans le domaine du démantèlement de centrales à l'échelon international.
Le financement de la désaffectation, de l'évacuation ainsi que de la gestion des déchets radioactifs est assuré. BKW assumera la totalité des coûts, soit 3 milliards de francs,
Vaud
Numéro 142: Le canton de Vaud est le canton romand le plus sollicité
Depuis le 1er mai, toute personne victime de violence - qu’elle soit physique, psychique ou sexuelle et nécessitant un soutien immédiat, peut joindre gratuitement le 142. Dans le canton de Vaud, près de 200 appels ont été reçus de jour comme de nuit. Un record en Suisse romande.
Depuis un mois et demi, le numéro gratuit 142 offre aux victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles un accès direct à des spécialistes. Gérée en journée par le Centre LAVI du canton de Vaud — un service de la fondation ProFA —, la ligne rompt l'isolement.
« Ce sont des collaboratrices qui ont des formations diverses dans le domaine du social, des psychologues, des infirmières et des juristes qui répondent à la ligne », précise Naima Topkiran, cheffe de service au Centre LAVI vaudois.
Contrairement à un répondeur automatique, les appelants entrent immédiatement en contact avec des professionnels. L'objectif est d'accueillir la parole sans jugement, de poser des mots sur des situations complexes et de réorienter les personnes selon leurs besoins spécifiques.
Le canton de Vaud en tête des appels romands
Les premiers chiffres sont tombés et confirment la nécessité d'un tel dispositif. Le canton de Vaud se distingue particulièrement par son volume d'activité.
« Au niveau du canton de Vaud, on est le canton qui a eu le plus d'appels au niveau de la Suisse romande », relève Naima Topkiran. « Ça représentait une centaine d'appels en journée et plus ou moins la même chose en soirée, donc sur le mois de mai, on a eu 200 appels ».
Ce volume représente une moyenne de 15 à 20 sollicitations par période de 24 heures. Le profil des usagers reste majoritairement féminin: les femmes représentent environ 70 % des appelants. Quant aux motifs, les violences domestiques constituent le cœur des préoccupations. Elles représentent près de 40 % des situations traitées par les équipes.
La nuit: la spécificité des situations d'urgence
Si le Centre LAVI vaudois assure la prise en charge durant la journée, le relais nocturne est centralisé à Fribourg pour l'ensemble de la Romandie. Les appels de nuit révèlent une dynamique différente, souvent plus lourde et plus longue.
« Les appels sont plus longs (en moyenne entre 20 et 30 minutes NDLR), donc on sent que les personnes ont plus besoin de partager ou d'échanger », explique la cheffe de service. Elle ajoute qu'il y a à ces heures « plus de placements dans des foyers, dans des lieux d'hébergement d'urgence pour des femmes victimes ».
Bien que le 142 soit avant tout une ligne d'écoute, de conseil et d'orientation, les répondantes sont formées pour faire face aux menaces imminentes. En cas de crise majeure, des procédures strictes permettent d'effectuer une liaison directe ou un appel à trois avec la police afin de garantir la sécurité immédiate de la victime.
Au-delà des victimes: le rôle crucial des proches et des partenaires
La ligne ne s'adresse pas uniquement aux personnes directement touchées, mais s'ouvre aussi aux proches (parents, fratries) témoins de comportements alarmants, ainsi qu'aux professionnels de la santé ou du social. De plus, le spectre des violences couvertes dépasse le cadre strictement familial. Le 142 intervient également pour des violences urbaines, des altercations en sortie de boîte de nuit ou des drames de la route.
Interview réalisée par Tom Monaci
Adaptation web IA
Lausanne
Pas d'Unesco pour le bon sens vaudois
Le bon sens vaudois n'entrera pas au patrimoine immatériel de l'Unesco. Le Conseil d'Etat a répondu avec humour à un postulat, déposé comme poisson d'avril en 2022, qui demandait de valoriser ce trait de caractère que l'on prête aux habitants du canton.
Ce postulat avait été défendu à l'époque par l'ancien député PLR Nicolas Croci Torti. Il y faisait l'éloge de ce fameux bon sens, le décrivant notamment comme "un sixième sens chez les Vaudois".
Dans son rapport publié jeudi, le Conseil d'Etat reconnaît que ce bon sens, "compris comme un mélange de rationalité, de pragmatisme, de réalisme et de sagesse", serait en effet "un élément définitoire" du caractère vaudois. Il ironise toutefois sur le fait que d'autres pays viseraient la même reconnaissance internationale, notamment les Etats-Unis avec le dépôt du "common sens trumpien".
Le Ministère français de la culture entendrait, lui, faire enregistrer le cartésianisme français, tandis que l'Université d'Oxford voudrait faire reconnaître le rationalisme anglo-saxon. Quant à la Fédération allemande de football, "elle nourrirait les mêmes espoirs pour le réalisme germanique, en sport comme en politique", s'amuse encore le texte, signé par la présidente du gouvernement Christelle Luisier et le chancelier Michel Staffoni.
Ainsi, l'Unesco "se refusera à privilégier un projet au détriment des autres", affirme le Conseil d'Etat. Quant à la célébration annuelle souhaitée par le postulat, elle serait dispendieuse. Et au vu des finances cantonales, "le bon sens commande de ne pas faire de folie et donc d'y renoncer", conclut le texte.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
La LNM navigue dans les chiffres rouges, malgré une perte réduite
La Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM) reste dans les chiffres rouges. Elle a essuyé une perte de 470'000 francs l'an passé, après un débours de 770'000 francs en 2024. L'exercice en cours, toujours perturbé, s'annonce difficile lui aussi.
Les chiffres ont été annoncés lors de l'assemblée générale tenue mercredi. La LNM traverse une période difficile depuis plusieurs mois, voire années. "Nous atteignons les limites de la gouvernance des sociétés parapubliques", a indiqué mardi dans Le Temps son président du conseil d'administration depuis février Alain Ribaux.
L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois, 64 ans, a fait savoir devant les actionnaires, dont les cantons commanditaires de Neuchâtel, Fribourg et Vaud, espérer retrouver les chiffres noirs en 2027. Un plan d’assainissement des bateaux devrait être présenté aux cantons d’ici à la fin de l’année ou au début de l’an prochain.
Convaincre les cantons
La rénovation de la flotte se monte à plusieurs millions de francs et devrait prendre sept à huit ans. "Les cantons sont peu enclins à augmenter leur financement régulier, mais ils pourraient accepter de consentir à un investissement pour la rénovation", a relevé Alain Ribaux, dans des propos rapportés jeudi dans La Liberté.
"Nous allons présenter un plan sérieux pour convaincre les politiques de nous donner un coup de main", a insisté Alain Ribaux. En 2023 et 2024, Fribourg a financé la LNM avec 450'000 francs, puis 480'000 francs en 2025. Une même somme a été financée l’an dernier par Vaud et 830'000 francs ont été versés par Neuchâtel.
Une des conséquences de la vétusté des bateaux a été le report du début de la haute saison. Alors que ceux-ci devaient naviguer quotidiennement dès le début mai, ils ne le feront qu’à partir de ce vendredi, a confirmé la LNM. Au-delà, les communes d'Estavayer (FR) et Chevroux (VD) sont par ailleurs mécontentes de l'horaire.
Ecoute et analyse
Nommé directeur ad intérim il y a un mois à peine, l'économiste Julien Crevoisier s'est exprimé pour sa part jeudi sur les ondes de RTN à propos de la période qui s'ouvre dès ce vendredi. "Les bateaux sont prêts, les équipes sont prêtes et c’est un très grand plaisir de pouvoir entamer cette nouvelle saison."
"Même si des travaux de rénovation de fond restent indispensables, cinq navires sont en état de naviguer", a détaillé Julien Crevoisier. Le vapeur "Le Neuchâtel" devrait les rejoindre en cours de saison, normalement pour la période juillet-août. Au-delà, le directeur a dit consacré aussi son temps "à l’écoute et à l’analyse".
Alors qu’un audit a révélé un climat de travail dégradé au sein de l’entreprise fondée en 1872, Julien Crevoisier a indiqué que "la navigation est un monde de passionnés" et que si "ça n’a pas été facile ces dernières semaines, les sourires sont là". Mais il reste "beaucoup de travail" pour retrouver le bon cap.
La composition du conseil d’administration, surtout de politiciens, sauf le président et le directeur de Morat Tourisme, pourrait être revue. "Différentes compétences devraient être représentées, avec des profils plus diversifiés", estime Alain Ribaux, qui évoque une réduction de 9 à 7 membres.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
A Schwyz, un voyage dans l'histoire de la Suisse touristique
Le paysage alpin idéalisé a façonné l’identité touristique de la Suisse. Une nouvelle exposition du Forum de l’histoire suisse à Schwyz en retrace l'évolution depuis les "Grands Tours" culturels aux "spots à selfies" incontournables.
De simple étape à la fin du XVIIe siècle lors des voyages éducatifs d'aristocrates en route vers l'Italie, la Suisse est devenue une destination classique de vacances, explique jeudi le Forum de l'histoire suisse, mais aussi un lieu convoité des "Instagrameurs". Dès samedi, l'exposition "Tourisme. Destination Suisse" revient sur les étapes de cette transformation.
Sous l'influence des Lumières, les Alpes cessent d'être une simple zone de transit pour devenir un idéal de nature vierge. Des pionniers tels que Goethe ont façonné cette image romantique et sécurisante qui définit encore l'identité touristique de la Suisse aujourd'hui.
L'exposition met aussi en lumière l'âge d'or de l'alpinisme dès le milieu du XIXe siècle, porté par les exploits britanniques sur les sommets de plus de 4000 mètres, et le faste des palaces de la Belle Époque. Mais déjà, des voix critiques dénoncent la "défiguration du paysage" par le nombre croissant de touristes.
Démocratisation et responsabilité
Au XXe siècle, le tourisme de masse s’impose – avec le camping au Tessin ou les vacances de ski en montagne. Aujourd'hui, l'industrie oscille entre succès et responsabilité car le changement climatique, les crises globales et les réseaux sociaux transforment aussi le voyage.
Le secteur est confronté au manque de neige, à l’envolée des résidences secondaires et au surtourisme. Le Forum de l’histoire suisse invite ainsi le public à réfléchir à son propre comportement de voyageur et à l’avenir de la Suisse en tant que destination.
Avec une pointe de nostalgie, le parcours jalonné de bornes interactives démarre dans la zone d’accueil présentée comme une réception d'hôtel. Les visiteurs obtiennent, lors du "check-in", un "budget" de vacances sous la forme de jetons.
Avant même l'inauguration, le public est invité à faire don - via un formulaire disponible sur le site du Forum - de selfies privés de vacances qui deviendront partie intégrante de l’exposition. Une sélection de ces photos rejoindra ensuite, en tant que patrimoine culturel numérique, la collection de photographies du Musée national suisse. L'exposition court jusqu'au 2 mai 2027.
https://www.forumschwyz.ch/tourisme
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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