Suisse
Cybercriminalité et guerre en Ukraine au coeur des débats
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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a participé, ce lundi, à la rencontre des ministres de la justice des pays de langue allemande, à Langenlois, en Basse-Autriche.
Les discussions ont porté sur le renforcement de la collaboration dans la lutte contre la cybercriminalité transfrontière, le développement du droit de la famille et de l’enfant et sur les conséquences pénales de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Les ministres de la justice ont discuté en particulier de la possibilité d'instituer un tribunal spécial pour juger du crime d'agression. Cette mesure permettrait de renforcer le droit pénal international et son application : la Cour pénale internationale est compétente aujourd'hui pour juger les crimes de guerre, ceux contre l'humanité et les génocides, mais pour l'Ukraine, elle ne peut pas poursuivre le crime d'agression, pourtant aussi mentionné dans le Statut de Rome.
En faveur d'un tribunal spécial
"La Suisse suit avec bienveillance l'initiative visant à créer un tribunal spécial", a déclaré la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP).
L'élue jurassienne a rappelé "que le Conseil fédéral est par ailleurs en train de préparer, sur mandat du Parlement, un projet transposant dans le droit pénal suisse le crime d'agression. La Suisse apportera ainsi une contribution importante pour renforcer l'interdiction de la violence dans le droit international."
Lutter contre la cybercriminalité
La lutte contre la cybercriminalité a été un autre sujet de discussion. Les formes numériques de criminalité gagnent du terrain dans le monde entier. La haine et les campagnes de dénigrement dans l'espace numérique sont, en outre, devenu un problème transfrontalier pour les pays germanophones.
"La lutte contre la cybercriminalité est très importante pour la Suisse", a expliqué la cheffe du DFJP. La coopération avec d'autres États est tout particulièrement déterminante concernant les abus sexuels perpétrés contre des enfants sur Internet et la diffusion de discours de haine, en raison de la dimension internationale de ces phénomènes."
Échanges sur les droits de l'enfant
Dans une déclaration commune, les ministres de la justice ont affirmé leur volonté de s'attaquer, ensemble, à ce défi et de collaborer plus étroitement dans la lutte contre la cybercriminalité. Les victimes de campagnes de haine sur les réseaux devraient par ailleurs obtenir un accès simple et peu onéreux aux tribunaux pour attaquer les auteurs et faire effacer les contenus haineux.
Les délégations ont encore discuté des développements actuels du droit de la famille et de l'enfant. L'importance des échanges internationaux a également été soulignée à ce sujet.
La réunion a regroupé les ministres de la justice allemand, autrichien, luxembourgeois, liechtensteinois et suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Droits de douane: questions en suspens pour les entreprises suisses
Après le revers de Donald Trump samedi, faisant passer sa taxe douanière mondiale de 10 à 15%, les entreprises suisses semblent avoir plus de questions que de réponses. Quand certaines réclament le remboursement des taxes, d'autres attendent plus de clarté.
Si les taux douaniers changent tous les trois mois, "cela nous complique la tâche", a déclaré le directeur général de Nestlé, Philipp Navratil, lundi à l'agence AWP. Bien que peu exposé, les produits du géant agroalimentaire étant fabriqués à plus de 90% localement sur les marchés concernés, les modifications fréquentes empêchent une planification stable des chaînes d'approvisionnement.
Interrogé sur la nécessité des négociations prévues pour un accord douanier ou sur l'opportunité de les suspendre, le patron s'est montré réservé. Face aux points juridiques à clarifier, il a déclaré avoir "pleinement" confiance dans le Conseil fédéral et le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) pour trouver un accord satisfaisant, et n'a pas confirmé se joindre à une action en justice intentée par d'autres entreprises pour obtenir un remboursement.
Tel est le cas de Swatch. Sa filiale outre-Atlantique va demander le remboursement rétroactif des surtaxes payées. Les informations au sujet des nouveaux droits de douane "sont pour l'heure contradictoires et lacunaires. Il est donc difficile de prendre position", a expliqué un porte-parole du groupe horloger biennois.
De son côté, la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) dit attendre plus de clarté. "La situation est très différente d'une société à l'autre en fonction de leur mode d'importation", a mis en avant son président Yves Bugmann.
Suspension européenne
"La Cour suprême des États-Unis ne s'est pas prononcée sur la question du remboursement des droits de douane, qui doit désormais être tranchée par les instances inférieures", a ajouté la faîtière Swissmem.
Techniquement, les surtaxes ont été payés par l'importateur aux États-Unis. C'est donc à lui qu'il revient de demander le remboursement de ces droits. "Dans la réalité, les entreprises industrielles suisses ont, dans la plupart des cas, pris en charge une partie des frais de douane en ajustant leurs prix. Elles devront trouver un accord avec leurs clients".
Le Parlement européen va suspendre lundi la procédure de mise en oeuvre de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, après la décision de la Cour suprême invalidant les droits de douane de Donald Trump, ont indiqué plusieurs élus avant une réunion extraordinaire sur ce sujet.
L'accord, conclu l'été dernier après d'intenses négociations entre Bruxelles et Washington, a permis de limiter à 15% les droits de douane imposés par les Etats-Unis sur la plupart des produits européens, loin des 30% que le président américain avait menacé d'appliquer.
En échange, l'UE s'est engagée à supprimer ses propres droits de douane sur les importations américaines, ce qui nécessite l'accord du Parlement européen.
De son côté, la Commission européenne a déclaré dimanche attendre des États-Unis qu'ils respectent cet accord commercial, alors que Donald Trump a décrété une nouvelle taxe douanière mondiale de 10%, ensuite portée à 15%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
OpenAI conclut un partenariat avec quatre géants du conseil
OpenAI a conclu un partenariat avec quatre grandes sociétés de conseil pour accélérer la mise en place chez leurs clients d'agents d'intelligence artificielle (IA), assistants capables d'effectuer seuls des tâches normalement assurées par un humain.
Cette collaboration, baptisée Frontier Alliances, inclut le Boston Consulting Group (BCG), McKinsey, Accenture et le français Capgemini, selon un communiqué publié lundi.
A la mode au sein de l'écosystème IA depuis plus d'un an, les agents y ont pris une nouvelle importance depuis fin 2025 avec l'arrivée de nouveaux modèles d'intelligence artificielle plus performants.
Ils peuvent, par exemple, écrire des lignes de code, chercher des documents et les synthétiser ou préparer une présentation.
Mais selon une enquête publiée en novembre par McKinsey, moins de 2% des sociétés sondées indiquent avoir complètement déployé un agent IA.
La majorité évoque la nécessité de s'assurer de la fiabilité de ces instruments et de limiter les risques qu'ils présentent en matière de cybersécurité.
Le déploiement de l'IA est un enjeu majeur pour les cabinets de conseil, dont l'utilité et la valeur ajoutée sont questionnées par de nombreuses entreprises, les assistants d'IA comme ChatGPT étant désormais régulièrement utilisés pour de la réflexion stratégique et des cas d'usage précis.
"Notre partenariat avec OpenAI (...) renforce notre position à l'avant-garde de la transformation des entreprises grâce à l'IA", a commenté Aiman Ezzat, directeur général de Capgemini, cité dans un communiqué distinct du groupe français.
"Nous envisageons (ce partenariat) comme une collaboration stratégique à long terme qui va structurer l'avenir de notre industrie", a-t-il ajouté.
Le marché des entreprises est devenu une priorité pour OpenAI, qui cherche à refaire son retard dans ce domaine sur son rival Anthropic, considéré comme le mieux positionné actuellement.
Ce secteur présente des marges et une visibilité plus élevées que le marché des particuliers, sur lequel la start-up californienne reste en tête avec ChatGPT.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Pictet va ouvrir un bureau en Afrique du Sud
Le groupe bancaire genevois Pictet va ouvrir un bureau de représentation en Afrique du Sud. Situé à Johannesburg, il s'agit de sa première implantation africaine.
"Pictet a récemment reçu l'autorisation d'ouvrir un bureau de représentation de la part de la Prudential Authority", l'autorité de régulation financière sud-africaine, a expliqué lundi une porte-parole à l'agence AWP, confirmant les informations du journal de Johannesburg BusinessDay.
La banque est également en discussion avec la FSCA (Financial Sector Conduct Authority) pour obtenir une licence en tant que fournisseur de services financiers.
Selon des médias locaux, cette annonce s'inscrit dans un mouvement global des banques privées vers les marchés émergents, avec un fort potentiel de croissance sur le continent africain.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Football
Gianluca Prestianni suspendu mercredi contre le Real Madrid
Gianluca Prestianni a été "suspendu provisoirement" par l'UEFA pour le match retour mercredi à Madrid. L'Argentin du Benfica avait été accusé de racisme par les joueurs du Real Madrid.
En attendant les conclusions de l'enquête, l'organe de discipline et d'éthique (CEDB) de l'UEFA "a décidé aujourd'hui (lundi) de suspendre M. Gianluca Prestianni" pour "comportement discriminatoire", peut-on lire dans un communiqué délivré par l'instance.
La rencontre, remportée 1-0 par les Madrilènes, a été interrompue une dizaine de minutes après que l'attaquant brésilien Vinicius Junior s'est plaint d'avoir été traité de "singe" par l'Argentin. Des accusations que ce dernier a réfutées sur son compte Instagram.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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