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Suisse

Elections et Big Data: mélange à haut risque

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Les partis politiques sont tenus d'informer clairement et de manière complète les électeurs du traitement de leurs données (photo prétexte). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Ce n'est plus un secret pour personne, les partis politiques suisses se sont mis au Big Data. La Confédération a rendu attentifs les partis à leurs devoirs relatifs au traitement des données personnelles des électeurs. Mais la collecte d'infos garde ses zones d'ombre.

En 2017 déjà, le Conseil de l'Europe a remis en question la légalité des bases de données permettant d'évaluer les préférences politiques des citoyens: "Elles peuvent facilement donner lieu à des violations de données massives", écrivait-il dans une étude sur l'utilisation d'internet dans le cadre de campagnes électorales. Cette préoccupation est aussi palpable en Suisse en cette année électorale.

Le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence a rappelé début juin les partis à leurs obligations. Il a publié une check-list de dix questions et mis à jour son guide concernant le traitement numérique de données personnelles des citoyens.

Le préposé a rappelé notamment aux partis qu'ils devraient informer de manière complète les visiteurs sur le traitement de leurs données. Si les partis utilisent des Social Plugins de Facebook - des fonctionnalités permettant de récupérer des informations sur le réseau des utilisateurs -, ils sont tenus d'assurer que le pistage et la transmission des données ont reçu l'accord des personnes concernées.

Transparence

Un rapide sondage sur les sites des cinq principaux partis suisses indique effectivement leur politique de protection des données. Le lien, situé généralement dans le bandeau de bas de page, livre les outils d'analyse utilisés comme Google Analytics, quelles données sont enregistrées (adresse IP, date, heure...) et l'usage qui en est fait. L'utilisateur peut choisir de livrer ou non ses données.

Mais cette transparence n'est pas venue toute seule. Selon une recherche de Republik il y a un an et de la radio SRF fin juin, certains partis suisses n'auraient pas respecté à la lettre les règles.

Des cas d'espionnage via les outils de Facebook sont avérés pour les votations sur les détectives des assurances sociales ou No Billag, selon Adrienne Fichter, politologue et journaliste chez Republik. "La plupart des partis et des comités de soutien, à gauche comme à droite, traitent encore trop de données", affirme-t-elle.

Prudence du préposé fédéral

Interrogé sur ces pratiques illicites dénoncées par la presse, le bureau du préposé à la protection des données adopte une attitude très prudente. Il n'entend pas dénoncer publiquement des acteurs politiques en cette année électorale par crainte que son intervention ne soit instrumentalisée par d'autres partis.

Pour le préposé fédéral, il revient à chaque parti d'assumer ses responsabilités envers le public. Il attend de ces acteurs majeurs de la démocratie directe qu'ils respectent de manière exemplaire la loi.

Sébastien Fanti, préposé à la protection des données en Valais, se montre très critique sur la retenue observée à Berne: "Les citoyens ont le droit de savoir par qui et comment ils sont manipulés". C'est le devoir d'une autorité de transparence de dénoncer les mauvais élèves, ajoute-t-il.

Moyens insuffisants

Le Valaisan juge par ailleurs clairement insuffisants les moyens à disposition du préposé fédéral pour traquer les pratiques illicites qui se limitent à des recommandations. "Le Guide élaboré avec les préposés cantonaux constitue un premier pas, mais ne permet pas de juguler les tricheries favorisées par la fulgurance du numérique", explique M. Fanti.

"Le Guide est bien mais trop général", renchérit Adrienne Fichter. Il stipule que "les données ne doivent être traitées que dans le but qui est indiqué lors de leur collecte". Or les partis qui mandatent des agences "chassent" les données personnelles des utilisateurs pour leurs objectifs marketing qui vont bien au-delà, selon elle.

Au chapitre des droits des citoyens, l'histoire n'en est encore qu'à ses débuts. Tant Adrienne Fichter que Sébastien Fanti n'ont connaissance d'aucune procédure engagée par un citoyen contre un parti devant la justice. La marge de manoeuvre est très faible, selon le préposé cantonal. Un recours coûte en outre cher et les sanctions actuellement prévues sont dérisoires.

Pourtant, le droit de ne pas livrer ses données personnelles est essentiel à la qualité de l'information. "La confidentialité protège la liberté d'expression et facilite le débat politique en offrant aux électeurs un espace de réflexion et de choix de leurs positions à l'abri des regards", selon le Conseil de l'Europe.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Les incidents restent élevés dans l’espace public

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Des policiers à moto attendaient les manifestants pro-palestiniens à Lausanne lors de l’'organisation en parallèle de deux manifestations, une marche silencieuse pour Israël contre l'antisémitisme et une manifestation pro-palestinienne antisioniste le 18 septembre dernier. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’antisémitisme reste à un niveau durablement élevé en Suisse, selon le rapport 2025 de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) et de la Fondation GRA. La guerre au Proche-Orient depuis octobre 2023 continue d’alimenter les tensions.

En 2025, 2185 incidents antisémites ont été recensés en ligne en Suisse, soit une hausse de près de 37% par rapport à l’année précédente (1596), lit-on dans le rapport publié mardi. La majorité d'entre eux provient de la messagerie Telegram, suivie par les commentaires sur journaux en ligne. Les théories du complot représentent la plus grande part des contenus signalés.

Dans l’espace public, 177 incidents ont été enregistrés, contre 221 en 2024. Ce chiffre demeure toutefois nettement supérieur à celui observé avant octobre 2023. Les cas recensés comprennent notamment des agressions, insultes, propos antisémites et graffitis.

Selon les auteurs, l’antisémitisme n’est plus un phénomène ponctuel, mais un problème structurel. Ils mettent en garde contre la banalisation des discours antisémites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les incidents restent élevés dans l’espace public

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Des policiers à moto attendaient les manifestants pro-palestiniens à Lausanne lors de l’'organisation en parallèle de deux manifestations, une marche silencieuse pour Israël contre l'antisémitisme et une manifestation pro-palestinienne antisioniste le 18 septembre dernier. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’antisémitisme reste à un niveau durablement élevé en Suisse, selon le rapport 2025 de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) et de la Fondation GRA. La guerre au Proche-Orient depuis octobre 2023 continue d’alimenter les tensions.

En 2025, 2185 incidents antisémites ont été recensés en ligne en Suisse, soit une hausse de près de 37% par rapport à l’année précédente (1596), lit-on dans le rapport publié mardi. La majorité d'entre eux provient de la messagerie Telegram, suivie par les commentaires sur journaux en ligne. Les théories du complot représentent la plus grande part des contenus signalés.

Dans l’espace public, 177 incidents ont été enregistrés, contre 221 en 2024. Ce chiffre demeure toutefois nettement supérieur à celui observé avant octobre 2023. Les cas recensés comprennent notamment des agressions, insultes, propos antisémites et graffitis.

Selon les auteurs, l’antisémitisme n’est plus un phénomène ponctuel, mais un problème structurel. Ils mettent en garde contre la banalisation des discours antisémites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Un derby lémanique en quarts de finale des play-off

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Les Finlandais de Genève ont une fois de plus fait la différence (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Lausanne affrontera Genève lors des quarts de finale des play-off de National League. Les Aigles ont terminé leur saison sur un succès 7-0 sur Kloten, les Lions ont eux été battus par Ajoie 3-2 tab.

L'intérêt de cette 52e et ultime journée de championnat était de connaître le classement des places 3 à 6 puisque tout le reste était plus ou moins sous toit. Hormis cette confrontation lémanique, Zurich (4e) se frottera à Lugano (5e). Les Lions ont dominé Langnau 2-0, alors que les Tessinois ont disposé de Zoug 4-1.

Grâce à cette fessée face à un Kloten déjà en vacances, Genève-Servette termine la saison régulière à la troisième place. Et pas besoin de chercher d'où la lumière est venue dans les rangs grenat. Comme d'habitude, ce sont les Finlandais qui ont donné le ton et plus précisément Sakari Manninen. Le centre de la première ligne a ouvert le score après 56 secondes de jeu et il a doublé la mise à une seconde de la première pause. C'est ce qu'on appelle marquer dans les moments-clés.

Le 3-0 signé Saarijärvi à la 22e a définitivement mis fin à tout semblant de suspense, ce d'autant que les Genevois ont ajouté deux buts dans ce tiers médian. Un doublé de Granlund en fin de partie a conclu la soirée comme elle avait commencé.

Lausanne maladroit, Fribourg chanceux

Opposé à Ajoie, Lausanne n'avait a priori pas la tâche la plus compliquée. Mais le LHC est retombé dans ses travers avec une maladresse impardonnable. Les Lions se sont inclinés 3-2 tab, alors qu'ils auraient dû classer l'affaire bien avant.

Les Vaudois ont ouvert le score à la 23e en power-play grâce à Czarnik. Les joueurs de Geoff Ward ont ensuite dû composer avec la pénalité de cinq minutes à Sansonnens. Mais même si Mottet a pu égaliser d'un tir puissant (33e), Czarnik a pu redonner l'avantage à ses couleurs en infériorité numérique (35e). Le but de Wick à douze secondes de la pause a surpris étant donné la domination lausannoise.

Dans les rangs vaudois, Antti Suomela a été ménagé. Blessé contre Davos, Théo Rochette sera sur la glace pour la série contre Genève, sauf rechute improbable. De son côté, Ajoie sait qu'il jouera le play-out contre Ambri.

Assuré de la deuxième place, Fribourg avait droit à un derby des Zähringen dans la capitale pour boucler son exercice. Les Dragons ont été opportunistes pour l'emporter 4-3 dans un match que Berne aurait dû gagner avec 48 tirs à 20 en faveur des Ours. Le power-play fribourgeois a bien fonctionné avec deux réussites et notamment celle de Julien Sprunger pour son 11e but de la saison sur le 1-0.

Bienne battu

Qualifié pour le play-in à la 10e place, Bienne n'avait pas grand-chose à jouer lors de son déplacement chez le leader Davos. Non, pour les joueurs de Christian Dubé, il s'agissait avant tout de ne pas perdre de soldats avant les deux parties contre Berne jeudi et samedi. Les Seelandais ont donc soigneusement sorti le papier-bulle pour emballer Harri Säteri et Fabio Hofer, leur attaquant le plus percutant actuellement. Ils ont aussi laissé Toni Rajala à la maison.

Dans ces conditions, les Bernois n'ont pas fait de miracles. Et pourtant en face Josh Holden avait décidé de se passer des services de Stransky, Aeschlimann, Dahlbeck, Kessler, Asplund et Fora, rien que ça! Mais Adam Tambellini en a profité pour inscrire un doublé. Les Biennois ont réduit le score en fin de match pour une défaite 5-2 moins sévère.

Dans le dernier match de la soirée, Rapperswil a pris le meilleur sur Ambri 6-2 avec les trois derniers buts saint-gallois marqués dans la cage vide! Les Lakers accueilleront Zoug pour le play-in. Le vainqueur sera en quarts et le perdant aura une deuxième chance face au gagnant de la série Berne-Bienne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux rentes de cinq ans grâce à l'Eurodreams

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En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Deux personnes chanceuses ont décroché une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans grâce à l'Eurodreams lundi soir. Elles ont coché les six bons numéros 5, 14, 32, 34, 35 et 37, mais pas le numéro "dream" 3, a annoncé la Loterie romande.

Les bulletins gagnants ont été validés en France et en Espagne. Huit pays européens proposent ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.

Le gros lot est une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans. Il faut pour cela trouver les 6 bons numéros ainsi qu'un numéro spécial appelé "dream".

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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