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Économie

Forte hausse des volumes négociés à la Bourse suisse en 2024

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La Bourse suisse a clôturé 2024 en fanfare, enregistrant une nette accélération des volumes négociés sur la place zurichoise. Sa filiale espagnole a été moins performante, le volume du négoce baissant fortement. (archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse a clôturé 2024 en fanfare, enregistrant une nette accélération des volumes négociés sur la place zurichoise. Sa filiale espagnole a été moins performante, le volume du négoce baissant fortement malgré une hausse du nombre de transactions.

La Bourse helvétique SIX Swiss Exchange a réalisé sur l'année écoulée un chiffre d'affaires total de 1186,6 milliards de francs. Alors que le volume issu du négoce d'actions s'est replié de 1,3% à 791,9 milliards, celui des titres obligataires a bondi de 75,7% à 301,6 milliards et celui des fonds indiciels (ETF) a progressé de 31% à 84,1 milliards, selon un communiqué de SIX publié vendredi.

Le nombre de transactions a également crû au total de 4% à 47,95 millions d'opérations, avec une envolée du négoce des ETF (+44,1%), une modeste hausse des actions (+2,5%) et un recul des titres revenus fixes (-7,8%).

Quant à la Bourse espagnole BME Exchange, son volume total s'est replié en 2024 de 12,9% à 423,2 milliards d'euros, en raison d'une forte baisse de 43,5% du volume des titres obligataires et des ETF (-23,6%). Le volume enregistré avec le négoce d'actions a par contre pris 6% à 318 milliards.

Les transactions sur la place madrilène ont cependant pris l'ascenseur, progressant au total de 4,8% à près de 30 millions d'opérations. Alors que le négoce d'actions a accéléré (+5%), celui des revenus fixes (-30%) et des ETF (-26,3%) a fortement décru.

Au total, les deux places boursières ont réalisé des revenus en hausse de 5,6% à 1582,7 milliards de francs et des transactions en hausse de 4,3% à 77,9 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les campagnes de vote du 8 mars ont coûté 10 millions de francs

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L'initiative SSR, refusée dans les urnes le 8 mars dernier, a mobilisé 2 millions de francs de plus que ce qui avait été annoncé au budget (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les campagnes pour les quatre objets de la votation du 8 mars dernier ont coûté 10,71 millions de francs aux partisans et opposants. Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié vendredi les chiffres définitifs.

Ceux-ci dépassent de 22% les budgets annoncés 30 jours avant le vote, indique le CDF dans un communiqué. Aucune campagne n'a été déclarée pour l’initiative "L’argent liquide, c’est la liberté" et son contre-projet.

Quant à l'initiative SSR, partisans et opposants ont déboursé 7,5 millions de francs. Cela représente quelque 2 millions de plus que ce qui avait été annoncé au budget.

Au final, 1,78 million ont été déclarés pour l’initiative pour un fonds climat, soit un peu moins que les 2 millions budgétisés. Et 1,42 million de francs ont été dépensés pour la loi fédérale sur l’imposition individuelle, soit plus que les 940'000 francs annoncés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Julius Bär: net ralentissement de l'afflux d'argent début 2026

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Julius Bär a soigné sa rentabilité, à la faveur notamment du déploiement d'un programme d'économies à hauteur de 130 millions d'ici fin 2028 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a accusé sur les quatre premiers mois de l'exercice 2026 un ralentissement sensible de l'afflux d'argent frais à 3,0 milliards de francs, contre 4,2 milliards sur la même période un an plus tôt.

La masse sous gestion s'est enrobée de 1,3% à 528 milliards, alimentée également par la performance des placements.

La collecte d'argent nouveau a pâti de la mise en place d'un encadrement plus strict des risques et de la conformité, des incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient, ainsi que d'un essoufflement dans le refinancement par les clients en avril, égraine le compte-rendu intermédiaire diffusé vendredi.

L'établissement zurichois a par contre soigné sa rentabilité, à la faveur notamment du déploiement d'un programme d'économies à hauteur de 130 millions d'ici fin 2028. La marge brute a gagné trois points de base pour atteindre 90 pb, tandis que le ratio combiné de base a été amélioré de dix points de pourcentage à 62%.

La collecte déçoit clairement les plus de 5 milliards attendus en moyenne par les analystes. La rentabilité par contre constitue une agréable surprise.

L'établissement de la Bahnhofstrasse a embauché une trentaine de nouveaux conseillers sur la période et indique être en discussion avancée avec une cinquantaine de candidats supplémentaires. Ces efforts de recrutement constituent le socle pour un afflux d'argent frais, toujours espéré à hauteur de 4 à 5% de la masse sous gestion d'ici 2028.

Le ratio de fonds propres a été étoffé d'une septantaine de points de base à 18,1%.

Doutant ouvertement d'un retour du niveau d'activité à celui des trois premiers mois de l'année, la direction promet néanmoins un bénéfice net semestriel sensiblement supérieur à celui de la même période en 2025, torpillé alors par des défauts sur des crédits privés notamment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Sérieux coup de frein pour l'économie française en mai

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La crise énergétique liée à guerre au Moyen-Orient a donné en mai un sérieux coup de frein à l'activité du secteur privé en France. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les nuages s'amoncellent pour l'économie française: la crise énergétique liée à guerre au Moyen-Orient a donné en mai un sérieux coup de frein à l'activité du secteur privé, nourrissant les craintes d'une possible récession.

L'indice PMI Flash, baromètre avancé de la santé de l'économie, a connu son plus fort recul depuis cinq ans et demi en mai, a indiqué jeudi S&P Global qui le publie, évoquant "un risque de récession" qui "a très clairement augmenté" dans la deuxième économie de la zone euro.

Cet indicateur, calculé à partir de sondages auprès d'entreprises pour mesurer l'activité du secteur privé, s'est effondré à 43,5 en mai contre 47,6 en avril, alors qu'un niveau inférieur à 50 traduit une contraction de l'activité. Il s'agit d'un plus bas de 66 mois.

Ce baromètre est particulièrement plombé par les services: l'indice correspondant tombe à 42,9 en mai contre 46,5 en avril, là encore un plus bas de 66 mois.

Dans l'industrie manufacturière, l'indice de la production est tombé sous le seuil de 50 en avril, tout comme l'indice de l'industrie manufacturière - qui synthétise plusieurs thèmes dont la production. Dans les deux cas il s'agit d'un plus bas de six mois.

"Le repli de l'activité globale a affiché un rythme inégalé depuis la fin de l'année 2020", relève l'étude. "La guerre a en effet généré de fortes pressions sur les coûts du carburant et de l'énergie ainsi qu'un climat d'incertitude économique, qui ont pesé sur l'activité".

"Constat alarmant"

Concernant les prix des achats et ceux facturés par les entreprises, les indices qui les mesurent ont continué de révéler des tensions inflationnistes accrues.

Pour Joe Hayes, économiste à S&P Global Market Intelligence, l'enquête "dresse un constat alarmant de la santé de l'économie du pays". "Les répercussions du choc pétrolier sur les prix se prolongent et s'intensifient", explique-t-il.

"Les inquiétudes se cristallisent maintenant sur une hausse plus généralisée des prix, susceptible d'entraîner une nouvelle dégradation de la demande", relève-t-il encore.

Le volume global des nouvelles affaires a enregistré en mai son plus fort recul depuis novembre 2020, selon les données PMI, particulièrement soutenu dans les services.

L'inflation en France s'est établie à 2,2% sur un an en avril. L'Insee publiera la semaine prochaine la première estimation de l'inflation en mai.

Pour Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, "les indicateurs PMI envoient un signal clair: l'économie française pourrait se contracter au deuxième trimestre".

Les économiste d'ING tablent sur une légère contraction du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au deuxième trimestre, après une croissance nulle au premier trimestre.

La Banque de France a, elle, indiqué la semaine dernière prévoir une activité "ralentie" au deuxième trimestre, sans la chiffrer à ce stade.

Nouvelles aides

La récession correspond à deux trimestres consécutifs de recul du PIB, selon la définition communément admise.

Pour l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco, cette perspective dépendra largement de l'évolution de la situation dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

"Les chiffres du PMI sont mauvais et on s'y attendait" et "on ne peut pas écarter le scénario de récession", estime-t-il. Mais "il n'est pas certain à ce stade".

"Si la situation se décante dans les semaines ou les mois qui viennent, je pense qu'on n'aura pas de récession", poursuit-il. Mais "si le détroit d'Ormuz est bloqué et que le baril monte à 150 ou 180 dollars, là il y aura une récession".

La Commission européenne a revu nettement à la baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro cette année, à 0,9% (au lieu de 1,2% en novembre), et dans une moindre mesure pour la France, à 0,8% (contre 0,9% prévus avant).

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit présenter jeudi de nouvelles aides pour aider les secteurs les plus touchés par la crise énergétique, tout en mettant en garde contre les conséquences sur le budget, pour lequel des économies seront nécessaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Karin Keller-Sutter: tout le monde doit contribuer à la stabilité

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Karin Keller-Sutter a participé jeudi au Private Banking Day, un événement des banques privées. (archive) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

"La Suisse offre à l'économie, dans le contexte mondial actuel, quelque chose de précieux: sa stabilité", a déclaré la ministre des Finances Karin Keller-Sutter, qui participait jeudi à un événement du secteur des banques privées à Berne.

"Le Conseil fédéral travaille en permanence à préserver cet environnement stable. Mais il est également clair que tous ceux qui profitent aujourd'hui de cette stabilité doivent aussi y contribuer", a averti Karin Keller-Sutter lors du Private Banking Day.

Le secteur bancaire, et surtout la grande banque UBS, s'oppose actuellement à un durcissement de la réglementation en matière de fonds propres pour les banques d'importance systémique. "Le Conseil fédéral estime qu'il est important que la Suisse dispose d'une grande banque, mais nous devons limiter les risques pour les contribuables", a souligné la ministre des Finances.

La conseillère fédérale s'est opposée à l'idée selon laquelle l'État "ne préfère rien tant que compliquer la vie des entreprises et ferait preuve d'ingratitude envers ses bons contribuables".

"Dans des périodes de bouleversements géopolitiques comme celle que nous vivons aujourd'hui, la stabilité est d'une valeur inestimable", a affirmé Mme Keller-Sutter. Cela vaut également pour la place financière suisse, où l'on constate actuellement que les clients internationaux souhaitent à nouveau davantage placer leur argent en Suisse.

"La stabilité crée la confiance et le secteur bancaire sait mieux que quiconque, à travers son activité quotidienne, ce que cela signifie", a déclaré la conseillère fédérale.

Une politique financière durable

Une politique financière durable constitue un pilier central de la stabilité du pays, selon Karin Keller-Sutter. En tant que ministre suisse des Finances, son travail est rendu "à la fois plus simple et plus difficile" par le frein à l'endettement inscrit dans la Constitution.

Plus difficile, parce qu'il lui ferme la voie la plus simple pour financer l'augmentation des dépenses publiques: celle de l'emprunt. Mais en même temps, sa tâche est facilitée, car le frein à l'endettement garantit une politique financière durable. Et cela préserve la résilience et la capacité d'action du pays, notamment en temps de crise.

Karin Keller-Sutter a rappelé aux représentants du secteur bancaire les événements de mars 2023. À l'époque, la Confédération a dû "prendre un risque de plus de 100 milliards de francs afin de garantir le rachat en douceur de Credit Suisse, alors en faillite, par UBS".

"Malgré cette somme énorme, la note AAA de la Suisse est restée intacte. Cela n'a été possible que parce que les marchés financiers avaient confiance dans le fait que ce risque restait supportable pour l'État", a assuré la conseillère fédérale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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