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Suisse

Gouvernement et partenaires défendent ensemble les bilatérales

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La Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a lancé la campagne contre l'initiative ce lundi 22 juin 2020. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)
L'initiative "pour une immigration modérée" aurait de graves conséquences pour l'économie si elle était acceptée le 27 septembre. Les entreprises n'ont pas besoin d'expérimentations risquées dans la période actuelle, estime la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.

Entourée de représentants des syndicats et des employeurs, la cheffe du Département fédéral de justice et police a relancé lundi la campagne contre l'initiative de l'UDC et de l'ASIN. La votation initialement prévue le 17 mai a dû être reportée à cause de la pandémie de Covid-19.

L'initiative "pour une immigration modérée" ou initiative de limitation exige la fin de la libre circulation des personnes avec l'UE pour assurer la mise en oeuvre du texte contre l'immigration de masse, accepté en 2014 par le peuple.

L'enjeu de cette votation n'est pas seulement la libre circulation des personnes, a relevé Karin Keller-Sutter devant la presse, tout en saluant la réouverture des frontières fermées à cause de la pandémie de Covid-19. Cet accord avec l'Union européenne est étroitement lié à six autres accords. Remettre en jeu l'un d'entre eux rendrait tous les autres obsolètes, a indiqué la ministre de la justice.

Voie bilatérale louée

L'économie suisse est florissante grâce à la voie bilatérale. Cinquante pour cent des exportations helvétiques vont vers l'Union européenne. Mettre fin aux bilatérales n'est pas une bonne solution, encore plus en cette période de crise du coronavirus, a estimé la conseillère fédérale. Les entreprises ont besoin de stabilité.

Le Conseil fédéral veut limiter l’immigration au strict minimum. Il encourage et soutient par plusieurs mesures déjà le potentiel que représente la main-d'oeuvre déjà en Suisse, a ajouté Mme Keller-Sutter. Le Parlement vient de décider de donner une prestation transitoire aux chômeurs en fin de droit de plus de 60 ans pour couvrir leurs besoins vitaux jusqu'à la retraite.

L’obligation d’annoncer les postes vacants dans les professions connaissant un taux de chômage important a fait ses preuves, selon elle. En collaboration avec les partenaires sociaux, le Conseil fédéral a aussi pris des mesures pour augmenter les chances sur le marché de l’emploi des travailleurs d’un certain âge, notamment par du mentorat et par des formations et perfectionnements ciblés.

Front commun

Le Conseil fédéral n'est pas le seul à rejeter le texte. Au Parlement, tous les partis, à l'exception de l'UDC, s'y sont opposés. Et dans la campagne contre l'initiative, les employeurs et les syndicats font front commun.

Il est faux de prétendre que la fin de la libre circulation des personnes entraînera une baisse du chômage en Suisse, a affirmé Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers (USAM). Les PME sont fortement touchées par le manque de travailleurs qualifiés. L'initiative risque de les couper d'un important bassin de recrutement de main-d’oeuvre spécialisée.

La crise du coronavirus a aussi montré que sans les spécialistes européens qui travaillent en Suisse, le système de santé helvétique aurait rapidement atteint ses limites, a-t-il ajouté. L'approche bilatérale a permis de donner une impulsion économique à la Suisse, a renchéri le président de l'Union patronale suisse, Valentin Vogt.

Depuis l'entrée en vigueur des accords bilatéraux, les salaires réels ont nettement augmenté en Suisse et davantage d'emplois ont été créés au bénéfice de la main-d'oeuvre indigène.

Les représentants des syndicats estiment quant à eux que l'initiative de limitation vise à abolir les mesures d'accompagnement. Son but réel n'est pas de limiter l'immigration. Il est de déréguler le marché du travail et de faire pression sur les salaires, a expliqué le conseiller national Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse.

Il faudrait alors renégocier les mesures d'accompagnement. Un argument repris par le président de Travail.Suisse Adrian Wüthrich. Pour lui, l'initiative représente un danger pour les emplois. Son acceptation freinerait le rétablissement économique après la crise du coronavirus.

Renégociations

L'initiative de l'UDC et de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) demande au Conseil fédéral de négocier la fin de l'accord sur la libre circulation avec Bruxelles. Si tous les efforts de négociation n'aboutissent pas, l'initiative prévoit comme dernier moyen la résiliation de cet accord.

Les initiants estiment que la libre circulation des personnes n'a eu que des effets négatifs sur notamment l'emploi et les salaires, les coûts de l'aide sociale liés au chômage de longue durée de migrants, ainsi que des loyers surélevés.

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams lundi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 7, 23, 24, 32, 37, ainsi que le numéro "dream" 3, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Automobiliste tué après une embardée sur la route du Pillon

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Le Ministère public a ouvert une instruction pénale (image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un automobiliste a perdu la vie dimanche soir après une embardée sur la route du Pillon à Ormont-Dessus (VD). Sa voiture a dévalé un talus et s'est immobilisée sur le toit dans la rivière la Grande Eau. Ejecté de son véhicule, le conducteur est décédé sur place.

Ce Français de 49 ans domicilié dans la région circulait vers 22h00, seul au volant, sur la route du Pillon en direction d'Aigle. Pour une raison que l'enquête devra établir, il a vraisemblablement perdu la maîtrise de son véhicule qui a traversé la chaussée et dévalé un talus, annoncé lundi la police vaudoise.

Après plusieurs dizaines de mètres d'embardée, son véhicule s'est immobilisé sur le toit au fond du val. Ejecté de l'habitacle, le conducteur a été retrouvé inanimé par les premiers témoins qui ont contacté la police. A leur arrivée, les gendarmes ont constaté son décès, relate le communiqué. Le Ministère public a ouvert une instruction pénale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une piétonne grièvement blessée à Veyrier (GE)

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La police genevoise cherche des témoins après un délit de fuite après un accident à Veyrier (GE) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une piétonne a été grièvement blessée par un véhicule à Veyrier (GE). L'automobiliste a quitté les lieux sans prêter assistance à cette femme, a annoncé lundi la police genevoise qui lance un appel à témoins.

Il circulait peu avant 07h30 en direction de la route du Stand-de-Veyrier. Arrivé à la hauteur d'un passage pour piétons, il a percuté une quadragénaire qui traversait de gauche à droite.

Ce véhicule serait une voiture de tourisme sombre, immatriculée en France. Il aurait quitté le site en direction de la route du Stand-de-Veyrier,

La piétonne a été acheminée aux urgences en ambulance. "Son pronostic vital n'est pas engagé", a expliqué à Keystone-ATS une porte-parole de la police.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

S'offrir un peu de lecture, avant d'entamer son repas au restaurant

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Avant de déguster un bon repas, par exemple une fondue, divers restaurants valaisans offriront à leurs clients un peu de littérature (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

La Société des écrivains valaisans (SEV) propose de déguster des mots en attendant son repas. Avec la complicité des restaurateurs du canton, vingt textes inédits, signés par des auteurs de la SEV, se glisseront durant tout le mois de février sous 70’000 assiettes.

De Saint-Gingolph à Vissoie, une cinquantaine de lieux de restauration accueillent, depuis lundi, "des textes imprimés sur des sets de table. Poésie, prose brève, fragments ou récits courts accompagnent le temps de l’attente et invitent à une lecture libre, intime ou partagée, entre deux plats", résume la SEV dans un communiqué de presse diffusé lundi. Cette action est née d’un appel à textes, lancé en 2024, auprès des membres de la société valaisanne.

L’association rassemble une grande diversité de plumes : celles qui se cherchent, celles qui écrivent par intermittence, comme celles qui publient dans un cadre professionnel. Toutes participent ici à une même démarche : mettre la littérature là où on ne l’attend pas, au coeur du quotidien.

Un moment de surprise et d'échange

La MEEL (Maison des écrivaines, des écrivains et des littératures) est également associée au projet. Active en Suisse romande, elle s’engage pour le rayonnement de la littérature et la formation continue des auteurs, contribuant à élargir la portée de cette initiative.

En invitant les mots à table, "la SEV souhaite offrir un moment de pause, de surprise et d’échange, susciter la curiosité, provoquer une discussion ou simplement accompagner le plaisir d’un repas. Parce que la littérature peut aussi se lire entre deux bouchées", conclut le comité de la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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