Rejoignez-nous

Suisse

Afghanistan: l'UE comptent sur les aides locales, tout comme la Suisse

Publié

,

le

Pour Karin Keller-Sutter, il est vraiment temps de faire avancer la révision du système d'asile et de migration de l'UE. Les travaux sur ce point sont bloqués, mais "j'espère que d'ici la prochaine réunion en octobre, nous aurons fait des progrès", a-t-elle ajouté. (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Lors de leur réunion spéciale sur l'Afghanistan, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont discuté migrations vers l'Europe et menace terroriste. L'UE veut à tout prix éviter une situation comme celle de 2015, où environ un million de personnes ont gagné l'Europe.

"La direction est claire", a déclaré Karin Keller-Sutter mardi après la réunion à Bruxelles, ajoutant que l'accent doit être mis sur l'aide humanitaire en Afghanistan - en particulier pour les personnes les plus vulnérables, comme les femmes et les enfants. L'aide humanitaire pour les États environnants est également importante.

C'est pourquoi la Commission européenne a récemment annoncé son intention de fournir une aide humanitaire de 200 millions d'euros à l'Afghanistan et aux États voisins. La conseillère fédérale n'a pas pu dire si la Suisse allait, pour sa part, augmenter son aide humanitaire, car cela relève de la compétence du Département des affaires étrangères.

Programme de réinstallation

La Commission européenne avait également annoncé son intention de mettre en place un programme de réinstallation. Un fonctionnaire de l'UE a parlé de 30'000 personnes d'ici 2022.

La commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, n'a toutefois pas voulu donner de chiffres concrets avant la réunion. La réinstallation signifie le déplacement de personnes ayant particulièrement besoin de protection d'un pays de premier accueil vers un pays tiers sûr.

Crainte d'un "effet d'attraction"

Selon Mme Keller-Sutter, les ministres de l'intérieur de l'UE ont toutefois réagi très prudemment à l'initiative de la Commission, beaucoup craignant un "effet d'attraction", a-t-elle déclaré.

Le ministre autrichien de l'Intérieur Karl Nehammer, par exemple, a appelé à une admission purement volontaire des réfugiés afghans, tandis que son homologue allemand Horst Seehofer s'est prononcé contre des quotas concrets de réinstallation.

La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) a laissé ouverte la question de savoir si la Suisse participerait un jour à un programme de réinstallation de l'UE, si celui-ci devait voir le jour. Elle a déclaré qu'il était bien trop tôt.

Elle a toutefois évoqué le programme suisse de réinstallation, précisant que Berne avait déjà approuvé un contingent de 1900 personnes pour les années 2022 et 2023, qui pourrait être adapté si nécessaire.

Lutter contre les trafiquants

La priorité de Karin Keller-Sutter dans le cas de l'Afghanistan est "une approche coordonnée de la Suisse avec les Etats de l'UE et les organisations de l'ONU".

Selon Mme Keller-Sutter, les États européens doivent également se mettre d'accord sur des mesures communes pour lutter contre les trafiquants: "C'est la seule façon d'empêcher les incitations à la migration irrégulière et d'empêcher les gens d'entreprendre le dangereux voyage vers l'Europe", a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse de son département.

Mme Keller-Sutter a regretté que les ministres aient à peine discuté de la révision du système européen d'asile et de migration. Avant la réunion, elle avait appelé à faire avancer cette révision, bloquée jusqu'à présent.

Terrorisme

Le thème de la sécurité a également été abordé lors de la rencontre. Selon la cheffe du DFJP, l'Afghanistan est un pays prioritaire pour les services de renseignements.

Les États de l'UE craignent notamment la menace que représentent les migrants individuels. Des exemples ont été donnés "de grands criminels qui ont été expulsés d'États européens et renvoyés en Europe par des vols d'évacuation", a déclaré Mme Keller-Sutter.

Les ministres ont donc convenu que de bons contrôles de sécurité étaient nécessaires et que la situation en Afghanistan ne devait pas entraîner de nouveaux risques pour la sécurité des États européens.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

L'Usine à Gaz à Nyon dévoile une programmation riche et engagée

Publié

le

Karine Grasset, directrice générale et artistique de l'Usine à Gaz à Nyon, et son équipe ont présenté mercredi le programme de la nouvelle saison, 2026-2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Usine à Gaz à Nyon (VD) a dévoilé mercredi le programme de sa saison 2026-2027. Au menu, trois créations, un artiste associé, de grands noms de la scène contemporaine, des rendez-vous musicaux dévoilés tout au long de la saison et un nouveau temps fort consacré au cirque. La saison démarre le 12 septembre prochain.

"Cette nouvelle saison célèbre les récits d'aujourd'hui, les héroïnes, la pop culture et les artistes qui imaginent de nouvelles façons d'habiter le monde", ont indiqué mercredi les responsables de la programmation. Celle-ci se veut "engagée, foisonnante et résolument contemporaine", ont-ils ajouté, proposant du théâtre, de la danse, du cirque, de l'humour et des musiques actuelles.

La programmation musicale sera dévoilée progressivement afin d'accompagner le rythme des musiques actuelles. Parmi les temps forts déjà annoncés figurent le concert intimiste d'Emily Loizeau, le retour de Chassol, plusieurs vernissages d'albums ainsi que des soirées électroniques imaginées avec différents collectifs. Les festivités du Nouvel An seront aussi révélées au fil de la saison.

"Pour Britney" Spears

Pour cette nouvelle saison, l'Usine à Gaz accompagne trois nouvelles productions qui "témoignent de la diversité des écritures scéniques d'aujourd'hui". "Le Procès de Jeanne Bloch" ouvre cette série de créations en octobre. Ecrite par François Hien et portée par la compagnie L'Harmonie Communale, cette pièce imagine une France basculée dans un régime autoritaire où une ancienne Première ministre est jugée pour trahison.

En janvier 2027, l'artiste associé Kiyan Khoshoie présentera "Body Electric", nouvelle création chorégraphique développée avec l'Usine à Gaz. Après une saison entière d'ateliers de mouvement menés auprès du public, le chorégraphe suisso-iranien réunit des interprètes venus d'horizons différents pour explorer un geste universel: danser ensemble.

En février, "Pour Britney", mis en scène et interprété par Sarah Calcine d'après le roman de Louise Chennevière, poursuit cette réflexion sur les représentations contemporaines. A travers la figure de Britney Spears, le spectacle "dépasse le récit biographique pour questionner le regard porté sur les femmes, la fabrication des icônes populaires et l'influence durable des images médiatiques sur toute une génération".

"Sacre du printemps" revisité

La saison 2026–2027 explore les histoires d'héroïnes, les rapports de pouvoir, les références à la culture populaire et les récits de celles et ceux qui cherchent à transformer le monde, soulignent encore les responsables des lieux.

Le théâtre fera dialoguer grands textes et nouvelles écritures avec notamment "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare, le triptyque "J.C., Céline et Pedro" de Juliette Navis en ouverture de saison, et les spectacles de Laura Chaignat et Tiphanie Bovay-Klamet. Huit propositions seront particulièrement destinées au jeune public.

La danse sera également à l'honneur avec une nouvelle interprétation du "Sacre du printemps" signée Daniel Larrieu. Enfin, le cirque contemporain occupera une place importante jusqu'à un nouveau temps fort organisé en fin de saison en partenariat avec l'Elastique Citrique, le far° et la galerie Focale, dont la programmation sera dévoilée début 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Le Conseil national rejette l'accord avec le Mercosur

Publié

le

L'accord prévoit que la Suisse accepte d'importer davantage de viande et de vin d'Argentine, du Brésil, d'Uruguay et du Paraguay (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA EFE/MATIAS MARTIN CAMPAYA)

Le Conseil national a rejeté mercredi l'accord de libre-échange entre l'AELE et les Etats sud-américains du Mercosur. Au vote d'ensemble, les députés ont dit non par 96 voix contre 86. Le dossier passe au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Accord Iran-US: la Suisse peut jouer un rôle, dit M. Cassis

Publié

le

Ignazio Cassis en discussion avec la ministre autrichienne Beate Meinl-Reisinger. (© Keystone-ATS)

Berne entend jouer un rôle dans la suite des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. La Suisse peut intervenir dans la phase de discussions de détail, a déclaré Ignazio Cassis mercredi, à deux jours de la signature officielle prévue au Bürgenstock (NW).

"Nous nous réjouissons évidemment" de l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, a déclaré Ignazio Cassis mercredi en marge d'une conférence de l'OSCE à Vienne. Il s'agit toutefois encore d"'un premier pas".

"Nous devons attendre quelques semaines pour voir si le cessez-le-feu tient", la situation également avec le Liban et Israël restant incertaine. Mais la Suisse peut mettre à profit son savoir-faire, une fois le protocole d'accord signé, lors des discussions de détail, a déclaré le Tessinois. Berne représente les intérêts américains en Iran depuis 1979.

Jusqu'à présent, le Pakistan et le Qatar ont été des acteurs clés dans la conclusion de l'accord. Le détroit d'Ormuz devrait rouvrir complètement ces prochains jours. Mais des points clés ne sont pas encore clarifiés.

"L'Iran ne doit pas avoir le nucléaire"

C'est le cas du dossier nucléaire. "Nous ne voulons pas que l'Iran ait l'arme nucléaire. Ce point n'est pas encore résolu", a déclaré la ministre autrichienne Beate Meinl-Reisinger, qui participait à un panel en présence du ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Une cérémonie de signature du protocole d'accord est prévue vendredi au Bürgenstock (NW). Y participeront le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance, et d'après ce dernier, possiblement Donald Trump.

Les trois hommes ont déjà signé électroniquement le document, "très général", d'environ "une page et demie" selon JD Vance. Les deux camps se sont donné deux mois pour parvenir à un accord final.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Le Conseil d'Etat genevois ne veut pas passer de 7 à 5 membres

Publié

le

La conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet affirme qu'il faut encore préciser des chiffrages et l'opérationnalité de certaines mesures du rapport Zuin avant peut-être de les reprendre (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Le Conseil d'Etat genevois ne veut pas passer de 7 à 5 membres pour faire des économies. Mercredi, il a aussi exclu 16 autres pistes du rapport Zuin, dont la fin de la gratuité des TPG pour les jeunes et les retraités.

Le gouvernement poursuit son analyse des 58 mesures proposées par le groupe d'experts piloté par l'ancien président de la Cour des comptes Stanislas Zuin qu'il avait mandaté pour identifier 500 millions de francs d'économies par an. Depuis, la perspective du crédit AA+ du Canton a été révisée cette semaine de "stable" à "négative" par Standard & Poor's (S&P). L'augmentation des charges doit être absolument limitée, a affirmé à la presse la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet.

Parmi les pistes données pour un total de coupes de 533 millions de francs d'ici 2029, le Conseil d'Etat prévoit de dévoiler les dispositifs qu'il retient au moment du projet de budget 2027 en septembre prochain. Des chiffrages doivent encore être précisés et l'administration doit donner des réponses sur l'opérationnalité des mesures.

La ministre des finances réfute toute "temporisation" politique ou une volonté de faire durer l'attente après des semaines de mobilisation syndicale intenses face à l'absence de budget cette année. "Je ne suis pas sûre que les annonces d'aujourd'hui soient de nature à rassurer" les centrales syndicales, dit Mme Fontanet. Mais le Conseil d'Etat se refuse à des "coupes linéaires aveugles", dit-elle. L'objectif reste malgré tout de trouver 500 millions par an.

Le gouvernement a notamment écarté la diminution du nombre de conseillers d'Etat. "Cela ne vous surprendra pas", a affirmé la ministre des finances. En comparaison intercantonale, le maintien à sept membres semble aux autorités indispensable par rapport à la charge à laquelle le Conseil d'Etat doit répondre.

Pas d'augmentation du temps de travail

En attendant, le gouvernement a approuvé mercredi un projet de loi qui reprend une mesure du rapport Zuin. Les communes devront participer à hauteur de 20% au financement des Transports publics genevois (TPG) dès 2027 ou 2028 en échange d'une part de sièges équivalente au Conseil d'administration. Elles ne "sont pas emballées", admet le conseiller d'Etat Pierre Maudet.

Cette mesure doit permettre d'économiser des dizaines de millions de francs par an. Même si elle figurait dans le rapport, elle était déjà considérée dans le plan financier quadriennal.

En revanche, le Conseil d'Etat ne veut pas supprimer la gratuité des TPG pour les jeunes de moins de 25 ans et les retraités. Cette mesure a coûté près de 43 millions de francs l'année dernière à l'Etat. "Il sera assez petit de notre part de la remettre en question" alors qu'elle vient d'être lancée, dit Mme Fontanet.

Autre mesure écartée, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire des fonctionnaires à 41h30 hebdomadaires. Le gouvernement veut poursuivre les travaux démarrés dans le cadre du projet de réforme du système d'évaluation et de rémunération de l'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Verseau

Uranus, planète de l'innovation, en Gémeaux, forme un angle harmonieux à votre Signe. Résultat, votre créativité est en totale ébullition !

Les Sujets à la Une