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Suisse

La BNS sera attendue sur ses prévisions conjoncturelles

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(KEYSTONE/Gaetan Bally)
La Banque nationale suisse (BNS) ne devrait pas créer de surprise jeudi en matière de politique monétaire, mais son appréciation de la conjoncture suisse et internationale sera surveillée de près pour juger de ses actions futures.

Début juin, la Banque centrale européenne (BCE) avait renforcé et prolongé son arsenal de soutien à l'économie.

Et après la dernière décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de laisser ses taux d'intérêt au plus bas pour un bon moment, les autres banques centrales - et donc la BNS - devraient faire de même au moins jusqu'à fin 2022, avait récemment estimé l'économiste en chef de Credit Suisse, Oliver Adler.

"Nous n'anticipons pas de changement au niveau des taux directeurs", avait souligné M. Adler, car la pression sur le franc par rapport à l'euro a diminué et l'institut d'émission a été moins obligé d'intervenir sur les marchés pour défendre la devise nationale.

Après s'être renforcé mi-avril jusqu'à 1,0505 franc pour un euro, la devise helvétique s'est relâchée par rapport à la monnaie unique européenne. Montée début juin à 1,0862 EUR/CHF, la paire de devises s'échangeait mercredi midi à 1,0670 EUR/CHF.

Preuve tangible d'une baisse des interventions de la BNS, les avoirs à vue déposés auprès de la banque centrale suisse ont baissé depuis début juin.

L'évolution des avoirs à vue de la BNS est considérée comme étant un indicateur d'intervention de l'institut d'émission sur le marché des changes, afin d'affaiblir le franc. Elle achète pour ce faire des devises étrangères et inscrit le montant correspondant en francs sur les comptes des banques auprès de la BNS.

Lors de sa dernière réunion de politique monétaire mi-mars, l'institut d'émission helvétique avait conservé à -0,75% son taux directeur et le taux d'intérêt négatif appliqué aux avoirs à vue.

La banque centrale suisse devrait par contre actualiser ses prévisions conjoncturelles pour tenir compte des répercussions économiques de la pandémie de coronavirus.

De nombreux économistes ont récemment actualisé leurs prévisions de croissance pour la Suisse cette année et la prochaine pour tenir compte de l'impact de la pandémie de coronavirus sur la conjoncture.

L'emploi impacté

Mardi, plusieurs spécialistes avaient estimé que le creux de la vague du ralentissement économique devrait être actuellement atteint, la conjoncture helvétique devant ensuite reprendre son souffle en seconde partie d'année. Mais la reprise devrait être plus lente en 2021 et le chômage est attendu en nette hausse.

Pour cette année, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) mise sur un produit intérieur brut (PIB) corrigé des événements sportifs en recul de 6,2%, contre -6,7% dans ses prévisions d'avril. En 2021, le Seco s'attend à ce que PIB rebondisse de 4,9%, contre +5,2% dans ses précédentes estimations.

Les économistes zurichois de l'institut KOF tablent quant à eux sur une baisse du PIB de 5,1% cette année, contre -5,5% dans leurs estimations de mai. En 2021, la croissance helvétique devrait accélérer de 4,3%, nettement moins que les 5,4% précédemment visés.

Lundi, Credit Suisse avait également prudemment avancé dans la même direction, disant percevoir des "premiers signes" de reprise économique. "Nous n'allons pas renouer rapidement avec les niveaux du début d'année", avait cependant nuancé M. Adler.

L'emploi va également être impacté par les difficultés conjoncturelles liées à la pandémie. Le Seco anticipe un taux de chômage en hausse à 3,8% cette année, contre seulement 2,3% en 2019, et à 4,1% en 2021. Le KOF le voit à respectivement 3,6% et 4,6%.

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Lausanne

Les locataires vaudois satisfaits de leur logement (enquête)

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Les locataires vaudois semblent satisfaits de leur logement, montre une enquête de la CVI et de l'USPI (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les locataires vaudois se déclarent globalement satisfaits, voire très satisfaits, de leurs conditions de logement, selon une enquête publiée mardi. La majorité estime également que le loyer payé est correct.

Cette enquête a été réalisée en mars par l'institut M.I.S. Trend pour le compte de la Chambre vaudoise immobilière (CVI) et l'Union suisse des professionnels de l'immobilier Vaud (USPI Vaud). Un échantillon représentatif de 539 locataires a été interrogé (marge d'erreur de plus ou moins 4,5%).

Sur une échelle de 1 (très insatisfait) à 10 (très satisfait), 30% des sondés ont opté pour des notes 9 à 10, 22% pour la note 8. Seuls 13% ont attribué des notes entre 1 et 5.

Questionnés sur leur loyer, les participants estiment à 20% qu'il est "bon ou très bon marché" et à 55% qu'il est "correct". A l'inverse, ils sont 20% à le trouver "plutôt cher" et 5% à le juger "trop cher".

Ces données témoignent "de relations globalement harmonieuses entre les locataires et les propriétaires", estiment la CVI et l'USPI. Ils jugent que cette enquête va "à l'encontre de certains préjugés délétères, véhiculés à l'envi depuis quelques années par des dirigeants nationaux de l'Asloca", l'Association suisse des locataires.

Devenir propriétaire

L'enquête montre aussi que 51% des locataires souhaiteraient acquérir un jour leur propre logement (65% d'entre eux voudraient une maison, 22% un appartement et 12% sont indécis).

Parmi ceux qui souhaitent devenir propriétaires, 77% déclarent qu'il leur manque les fonds propres nécessaires. Pour 59%, ce sont des revenus insuffisants qui les empêchent d'acheter un bien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Devenir propriétaire coûte un peu moins cher au premier trimestre

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Acheter un bien immobilier a coûté de janvier à mars 2022 moins cher que lors des trois derniers mois de 2021. Les prix ont cependant augmenté de façon disparate en fonction des logements. (archives) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les prix des logements en propriété ont diminué au premier trimestre, selon l'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (IMPI). Cependant, ils enregistrent une hausse (+7%) par rapport au même trimestre de l'exercice précédent.

Acheter un bien immobilier a coûté de janvier à mars 2022 moins cher que lors des trois derniers mois de 2021. L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel a en effet diminué de 0,4% à 110,3 points, a indiqué mardi un communiqué de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Cependant, d'une année à l'autre, les prix ont évolué de façon disparate en fonction des logements.

Pour les appartements en copropriété, le prix d'achat a baissé de 1,2% par rapport au trimestre précédent mais a progressé de 5,6% par rapport au premier trimestre 2021. Du côté des maisons individuelles par contre, la tendance était à la hausse pour les deux périodes, respectivement +0,6% et +8,5%.

Par type de biens, les prix ont baissé de 3,3% pour les communes urbaines d'une agglomération moyenne, mais les tarifs dans les communes intermédiaires ont grappillé 0,7%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Oerlikon vise une marge opérationnelle entre 17 et 19% d'ici 2026

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Le groupe industriel Oerlikon révise ses ambitions à la hausse à l'horizon 2026. Pour cette année, la société a également confirmé ses attentes. (archives) (© KEYSTONE/EDDY RISCH)

Fort des progrès réalisés ces dernières années, le groupe industriel Oerlikon révise ses ambitions à la hausse à l'horizon 2026.

Anticipant une croissance annuelle de ses ventes de 4 à 6% pour atteindre les 3,5 milliards de francs, la société schwytzoise vise désormais une marge opérationnelle au niveau Ebitda entre 17 et 19%, contre 16 à 18% jusqu'alors.

Au-delà de ces objectifs financiers, la direction du groupe de Pfäffikon entend également faire le point sur les priorités stratégiques, l'évolution des marchés et les moteurs de croissance, indique mardi Oerlikon en préambule à sa journée des investisseurs. L'expansion des affaires attendue à moyen terme devrait reposer sur les deux divisions de l'entreprise, à savoir les traitements de surface (Surface Solutions) et les machines textiles (Polymer Processing Solutions).

Dans les activités de traitement de surface, Oerlikon entend continuer de tirer profit d'une demande croissante de clients en matière d'efficience, tout en bénéficiant de sa nouvelle organisation régionale. Le conglomérat schwytzois entrevoit des opportunités de croissance dans les secteurs de la mobilité, des technologies propres, du luxe, des semi-conducteurs et de l'impression en trois dimensions (3D).

Objectifs 2022 confirmés

Le maintien de l'accent sur la maîtrise des coûts doit permettre aux affaires de traitements de surface d'obtenir un effet de levier opérationnel, soutenant une marge Ebitda de 20 à 22% à moyen terme.

Dans le segment du traitement des fibres synthétiques, Oerlikon entend se renforcer sur le marché des filaments, anticipant de fortes entrées de commandes entre 2022 et 2026. La demande de filaments devrait être stimulée par les cycles de remplacement, notamment pour les équipements à haut rendement énergétique, et l'intégration verticale chez les clients.

Evoquant l'exercice en cours, Oerlikon confirme une nouvelle fois ses attentes. Lors de la présentation de sa performance annuelle début mars, le groupe avait anticipé un chiffre d'affaires annuel de près de 2,9 milliards de francs pour 2022 et une marge Ebitda de quelque 17,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Sonova relève son dividende après un solide exercice annuel

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Le fabricant d'appareils auditifs Sonova a vu ses ventes annuelles bondir de pas loin de 30%. Le dividende sera revu à la hausse. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le fabricant d'appareils auditifs Sonova a vu ses ventes bondir d'environ 30% sur son exercice décalé 2021/22 (clos fin mars) à 3,36 milliards de francs. Le dividende sera revu à la hausse, a indiqué mardi l'entreprise de Stäfa.

La rentabilité a également été améliorée: le bénéfice net a atteint 663,6 millions, en hausse de 13,4% sur un an. Le bénéfice opérationnel (Ebita) s'est établi à 802,9 millions.

Le dividende sera revu en hausse à 4,40 francs, contre 3,20 francs par titre auparavant.

Les résultats dépassent légèrement les prévisions du consensus AWP. En moyenne, les analystes tablaient sur des ventes de 3,33 milliards, tandis que le bénéfice net était attendu à 650,9 millions. Le dividende est plus généreux qu'escompté, alors que le consensus s'était établi à 3,97 francs par titre.

Pour l'exercice en cours, Sonova table sur une hausse des ventes consolidées comprise entre 17% et 21%. L'Ebita ajusté devrait de son côté croître de 12% à 18%, hors effet de change.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Les Suisses veulent une baisse des taxes sur l'essence

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Le prix de l'essence a fortement augmenté après l'attaque russe en Ukraine (archives). (© KEYSTONE/AP/RICK RYCROFT)

Face à la hausse des prix des carburants, une majorité de Suisses est favorable à une baisse des impôts et des taxes sur l'essence, selon un sondage. 64% des personnes interrogées estiment qu'il faut suivre l'exemple de l'Allemagne, de la France et de l'Italie.

Un peu plus d'un tiers (35%) s'y opposent, précise l'enquête de Tamedia et de "20 Minutes", en collaboration avec l'institut LeeWas, diffusée mardi par les journaux du même groupe de presse. Un pour cent des sondés se dit sans avis.

Dans le détail, 46% approuvent une baisse des taxes et 18% sont plutôt d'accord. A l'opposé, 22% rejettent la proposition et 13% sont plutôt contre.

Le sondage a été réalisé du 12 au 15 mai 2022 auprès 9085 personnes de toute la Suisse, dont 2590 en Suisse romande. La marge d'erreur est de plus ou moins 1,9%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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