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La liste des pays à risque sera élargie

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Une douzaine de pays devaient être ajoutés à la liste des pays à risque , a indiqué vendredi Patrick Mathys. (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
La situation sur le front du Covid-19 est stable en Suisse, mais on n'est pas à l'abri d'une 2e vague, que plusieurs pays constatent. Voulant l'éviter à tout prix, Berne complète son arsenal et affine les mesures, notamment le contrôle des entrées dans le pays.

La Confédération va mener des contrôles sporadiques sur les vols et les bus qui arrivent en Suisse. Les listes de passagers seront contrôlées sur 20 à 30 vols par semaine arrivant en Suisse, a annoncé vendredi devant la presse Patrick Mathys, responsable à l'OFSP.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) n'a pas les moyens d'effectuer un contrôle exhaustif. Il procédera par échantillonnage. Pour les bus, les contrôles aléatoires commenceront lundi. C'est déjà le cas pour les avions.

L'OFSP trie les informations et les transmet aux cantons. Ces derniers peuvent alors savoir qui se trouve sur leur territoire et s'assurer que les personnes arrivées en provenance de régions à risque se sont bien annoncées et mises en quarantaine.

Le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP a rappelé que les amendes pouvaient atteindre 10'000 francs. La Confédération compte sur la responsabilité des citoyens. "Environ 10% des cas de coronavirus sont importés par des personnes de retour de voyage", a ajouté le responsable.

Trois critères de risques

Or le Covid-19 évolue différemment selon les pays. La liste de ceux à risque sera actualisée la semaine prochaine. Une douzaine de pays, à l'image du Luxembourg, devraient être ajoutés. Actuellement, 29 posent problème.

La Suisse retient trois critères: si un pays connaît plus de 60 nouvelles infections pour 100'000 habitants durant les 15 derniers jours, s'il ne dispose pas de données fiables sur la maladie ou si plusieurs personnes porteuses du virus entrent en Suisse en provenance du même pays, comme la Serbie.

Couples non mariés binationaux

Mais Berne peut aussi faire preuve de compréhension. Ainsi la directrice adjointe du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) Barbara Büschi a annoncé une bonne nouvelle aux couples non mariés binationaux actuellement séparés par le Covid-19. Une solution devrait être trouvée pour la fin du mois, a-t-elle déclaré.

"Nous ajusterons dès que possible les conditions d'entrée de ces personnes", qui sont ressortissantes d'un pays figurant sur la liste de ceux dont la provenance est réglementée. Le SEM est en contact avec des pays comme l'Autriche, le Danemark ou la Norvège qui ont déjà trouvé une solution. Le Secrétariat d'Etat doit également s'accorder avec l'OFSP, les Affaires étrangères et l'Administration fédérale des douanes, a précisé Mme Büschi.

Tendance inquiétante à la hausse

Au cours des sept derniers jours, environ 600 nouveaux cas de coronavirus ont été déclarés en Suisse. Ce nombre est relativement stable par rapport à la semaine précédente. Mais "la tendance est à la hausse plutôt qu'à la baisse", une évolution inquiétante. Certains pays enregistrent déjà une deuxième vague, la Suisse veut l'éviter.

La situation reste "stable mais dangereuse", selon M. Mathys. Elle est dangereuse, car une augmentation des cas peut surgir très rapidement, de même qu'une 2e vague d'infections. "Les mesures prises sont efficaces et il n'y a pas de tendance constante vers la hausse; ça, c'est une bonne nouvelle".

Plus précisément M. Mathys n'a pas pu dire avec certitude si le port du masque dans les transports publics était efficace. Il s'agit d'une mesure parmi d'autres et il faut encore du temps pour évaluer l'efficacité de cette obligation. Mais c'est l'addition des mesures qui portent ses fruits.

Grippe saisonnière

A la question de savoir si la Suisse disposait d'assez de vaccins contre la grippe saisonnière, qui pourrait tomber en même temps qu'une éventuelle deuxième vague de Covid, Patrick Mathys a répondu que la Suisse avait 1,2 million de doses, soit le même volume que l'année dernière.

La Confédération s'efforce d'en obtenir davantage, mais la production mondiale est limitée. Nous ne sommes pas les seuls à fortement recommander à la population de se faire vacciner contre la grippe, a ajouté le responsable.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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