Suisse
La sexualité des jeunes Suisses jugée saine
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La sexualité des jeunes en Suisse est globalement saine, selon une étude réalisée par le CHUV de Lausanne et l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ). Mais les femmes restent nombreuses à faire état d’expériences non désirées et d’abus sexuels.
Contactés de manière aléatoire, 7142 jeunes âgés de 26 ans en moyenne ont répondu en ligne aux questions d’un groupe de chercheurs de l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP) du CHUV, du Pôle de recherche national LIVES à l’Université de Lausanne et de l'USZ.
Au moment de l’enquête, 75% des jeunes étaient dans une relation stable qui avait débuté vers leurs 22 ans; 95% avaient déjà eu une ou un partenaire sexuel au cours de leur vie et 86% n’avaient expérimenté que des contacts hétérosexuels. L’âge moyen du premier contact sexuel se situe juste en dessous de 17 ans, selon un communiqué publié jeudi.
Presque tous les jeunes ont déjà pratiqué le sexe oral (96%) et la pénétration vaginale (95%). Le même pourcentage de femmes que d’hommes (49%) a indiqué avoir déjà expérimenté le sexe anal. Ils sont une très petite minorité à avoir expérimenté le sexe en groupe ou utilisé des médicaments pour améliorer les performances sexuelles.
Activités sexuelles en ligne
La précédente étude de ce type date de 1995 et concernait les 15-20 ans. Or beaucoup de choses ont changé en matière de sexualité au cours des vingt dernières années, marquées entre autres par la banalisation du sida, passé du statut de maladie mortelle à maladie chronique, et l’apparition d’internet.
"C'est un autre monde", a indiqué à Keystone-ATS le Pr Joan-Carles Suris, de l’IUMSP, investigateur principal de l’étude financée par le Fonds national suisse (FNS). "Ce travail nous a permis de mettre des chiffres sur des choses que l'on connaissait déjà sans pouvoir les quantifier", commente le spécialiste.
Ainsi, plus de la moitié des jeunes ont déjà eu recours à un site ou une application de rencontres, soit 62% des hommes et 44% des femmes.
Les hommes sont 48% à avoir eu un rendez-vous avec une personne rencontrée sur internet (43% pour les femmes) et 36% à avoir une conversation érotique en ligne (28% pour les femmes). Pas moins de 35% des hommes (22% des femmes) ont déjà eu une relation sexuelle avec une personne rencontrée sur le net.
Des études approfondies sur la fréquence et les risques potentiels encourus lors d’activités sexuelles en ligne seraient nécessaires, soulignent les auteurs de l'étude.
Neuf jeunes sur dix se protègent
Dans une large majorité (93%), les jeunes se protègent lors de leur premier rapport sexuel, principalement avec le préservatif masculin. "Il est réjouissant de voir que beaucoup de jeunes adultes ont déjà ce réflexe, même si un taux encore plus élevé serait souhaitable", constate la Pre Brigitte Leeners, de l'USZ, citée dans le communiqué.
La contraception évolue toutefois avec l’âge: lors de leur dernière relation sexuelle, les méthodes de contraception et de protection les plus utilisées étaient le préservatif (54%) et la pilule (45%). Enfin, près de la moitié des femmes ont déjà eu recours à la pilule du lendemain.
Cependant, même si le taux d’utilisation du préservatif est assez élevé, une infection sexuellement transmissible (IST) a été diagnostiquée auprès de 10% des jeunes. Enfin, 45% des jeunes ont déjà fait un test de dépistage du VIH, avec un résultat négatif pour la quasi-totalité des cas.
Expériences non désirées
Les femmes sont largement plus nombreuses que les hommes à avoir accepté une expérience sexuelle sans vraiment le désirer (53% contre 23%). Comme première raison, elles indiquent l’avoir fait pour garder une bonne relation avec leur partenaire.
En outre, 16% des femmes ont indiqué avoir été victimes d’un abus sexuel ou d’un viol, contre 2,8% chez les hommes. Une petite minorité (3,7% chez les hommes, 2,8% chez les hommes) de jeunes échangent des faveurs sexuelles contre de l’argent, des cadeaux ou des avantages.
Plus de la moitié des hommes (56%) et 46% des femmes ont déjà eu un rapport sexuel alors qu’ils étaient alcoolisés. Par ailleurs, 11% des femmes ont déjà été enceintes et 8% des hommes ont déclaré avoir déjà eu une partenaire enceinte à la suite d’une relation sexuelle avec eux.
Pour le Pr Suris, cette recherche permettra de mettre sur pied des programmes de prévention à l'intention de sous-groupes de jeunes. Il reste du travail à faire du côté des rapports non désirés et des abus sexuels chez les jeunes femmes, les chiffres n'étant "pas très réjouissants", selon le chercheur.
(ATS / KEYSTONE - CHRISTIAN BEUTLER)
Suisse
Conseil d'Etat fribourgeois: Jean-François Steiert ne se représente pas
Le conseiller d'Etat fribourgeois Jean-François Steiert ne briguera pas un nouveau mandat lors des élections cantonales de cet automne. A 65 ans, le socialiste entend poursuivre son engagement "sous d'autres formes et à un autre rythme".
"Je ne pars pas à la retraite", a déclaré vendredi le ministre des infrastructures, de la mobilité et de l'environnement devant la presse. "Je n'ai jamais complètement abandonné le domaine de la santé puisque (...) j'ai deux, trois mandats en parallèle du Conseil d'Etat" dans ce domaine.
"Je pense que c'est un domaine clé de la politique suisse où on a besoin à la fois de qualité, d'efficacité mais aussi d'une dimension sociale", a-t-il ajouté, précisant avoir encore "un peu d'énergie" pour poursuivre son engagement.
"Dix ans au Conseil d'Etat, c'est une bonne durée", écrit-il dans une lettre au président du Grand Conseil expliquant sa décision. Sa deuxième législature a permis de réaliser "un certain nombre d'avancées significatives" et d'autres dossiers importants doivent être soumis au Parlement d'ici à la fin de son mandat.
Agé de 65 ans, Jean-François Steiert est entré en 2017 au Conseil d'Etat fribourgeois, qu'il a présidé en 2021 et l'an dernier. De 2007 à 2017, le politicien avait siégé au Conseil national.
Les élections pour renouveler le gouvernement et le parlement fribourgeois se tiendront le 8 novembre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron
La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.
Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.
Un séisme économique pour le vignoble vaudois
Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».
«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»
Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

La broyeuse à sarment utilisée pour arracher les ceps. (© LFM)
Des aides au compte-gouttes
Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».
De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.
Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?
L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».
«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»
Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Hockey
Le retour de Marcus Sörensen, une aubaine pour Gottéron
Marcus Sörensen a retrouvé la glace mercredi lors de l'acte III de la demi-finale entre Fribourg et Genève (2-1, série 2-1). Le Suédois fera-t-il pencher la balance en faveur des Dragons ?
Il était "attendu comme le Messie", à en croire les caissettes de La Liberté visibles sur le chemin entre la gare et la patinoire de Fribourg. Il faut dire que Marcus Sörensen est un joueur d'exception, qui avait cruellement manqué à Gottéron depuis sa déchirure musculaire subie le 3 janvier à Lugano.
Pièce maîtresse du power-play fribourgeois, l'homme à la crinière blonde était censé réparer ce jeu de puissance si défaillant depuis le début des play-off. Son retour devait en outre redonner un peu de jus à Lucas Wallmark, le rendement du maître à jouer de Saint-Léonard ayant récemment pâti d'insistantes rumeurs de départ.
Une ligne 100% suédoise
Marcus Sörensen était donc bien là, comme attendu par les plus de 9000 fidèles fribourgeois, au sein d'une ligne façon "Tre Kronor" concoctée par Roger Rönnberg, avec Wallmark et Jacob de la Rose. Et s'il doit encore monter en puissance, il a déjà montré pourquoi son retour pourrait bien faire la différence dans cette demi-finale encore indécise, mais dans laquelle Fribourg a repris la main.
"Je me suis très bien senti au sein du groupe. Côté condition physique, j'ai encore de la marge. Ça viendra au fur et à mesure des matches", a réagi l'intéressé, qui vient de fêter son 34e anniversaire. "Je me suis senti très à l'aise avec le puck. Et je sais toujours où se trouve +Wally+", a-t-il ajouté, bien content de retrouver son compère d'attaque.
Après avoir rongé son frein lors d'un quart de finale irrespirable contre Rapperswil remporté au septième match, Marcus Sörensen a enfin pu aider ses coéquipiers. "Quand j'étais en tribunes au début des play-off, j'avais la chair de poule et juste envie de retourner sur la glace", a-t-il confié.
Un retour qui n'a donc pas été concrétisé par un but, même si le no 9 est passé proche de faire trembler les filets sur la première pénalité genevoise. Son "slap shot" si reconnaissable depuis son "bureau" - sur la gauche du gardien - a bien failli tromper Stéphane Charlin, le gardien grenat cédant finalement une minute plus tard devant Henrik Borgström (31e, 2-0).
"On s'est créé beaucoup d'occasions en power-play, ce qui est tout de même un grand pas en avant. Et puis ce soir, on n'avait pas besoin de ce but, mais peut-être qu'au prochain match, on en aura besoin", a glissé Sörensen avec malice.
L'inquiétude Sprunger
Son entraîneur Roger Rönnberg s'est montré satisfait du retour de son ailier, une bonne nouvelle après le forfait de Sandro Schmid, le meilleur compteur suisse des Dragons, avant les play-off. "C'était son premier match depuis si longtemps, donc je n'avais pas d'attentes très élevées. Il a joué pour l'équipe, effectué de bons replis. C'était un bel effort, mais nul doute qu'il va encore s'améliorer", a jugé le technicien suédois.
"RR" s'est en revanche moins étendu concernant l'état de santé de Julien Sprunger, qui a rejoint les vestiaires après une charge en deuxième période. Rien de grave ? "Si ce n'était pas trop grave, il aurait terminé le match", a répondu l'entraîneur, qui n'a rien dit concernant la nature de la blessure du no 86.
La présence de Sprunger vendredi lors de l'acte IV à Genève est donc pour l'instant compromise. Une bien mauvaise nouvelle pour le peuple fribourgeois qui, s'il s'est réjoui du come-back de Marcus Sörensen, espère surtout ne pas avoir assisté au dernier match de son illustre capitaine mercredi soir.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Rente mensuelle de 30 ans décrochée à l'Eurodreams
Une personne chanceuse a décroché le gros lot à l'Eurodreams jeudi soir. Elle a gagné une rente mensuelle de 30'000 francs durant 30 ans, en cochant les six bons numéros 3, 7, 8, 19, 24 et 29, ainsi que le numéro spécial "dream" 5, a annoncé la Loterie romande.
Le pactole a été remporté au Portugal, l'un des huit pays proposant ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique.
Le deuxième rang de gain, obtenu avec six numéros gagnants mais sans le numéro "dream", propose une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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