Culture
Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/07/giona-nazzaro-le-directeur-artistique-du-festival-du-film-de-locarno-a-ouvert-un-open-air-dune-semaine-a-lausanne-mardi-soir-1000x600.jpg&description=Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
A trois semaines du début du Festival de Locarno, des films sont à voir sur la Piazza Picola à Lausanne. Giona Nazzaro, le directeur artistique du rendez-vous tessinois, a fait le déplacement dans la capitale vaudoise, l'occasion d'évoquer la prochaine édition.
Depuis trois ans, Giona Nazzaro vient à Lausanne lancer un open air sur l'esplanade du quartier des arts, Plateforme 10. Mardi soir, 425 personnes, selon un porte-parole, ont pu voir "The Old Oak", un film du cinéaste britannique Ken Loach.
"Voir ou revoir un film, ce n'est pas le luxe d'une minorité bourgeoise. C'est l'idée que la culture, la rencontre et le dialogue nous permettent d'éviter de faire la guerre", a dit le directeur artistique à Keystone-ATS.
Pas de blockbuster cette année
A Locarno, la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, qui avait pesé l'an dernier sur le festival, semble s'éloigner. L'absence de blockbuster cette année sur la Piazza Grande n'a pas de lien, souligne-t-il. "Il sort moins de grands films américains, sur qui repose tout le poids de l'industrie, surtout pendant l'été."
L'échec commercial du dernier film de George Miller "Furiosa" a créé la panique à Hollywood. Le prequel de "A Quiet Place" a ensuite bien marché. Suivi d'un nouvel échec, celui d' "Horizon"de Kevin Costner. La deuxième et la troisième partie vont du reste sortir directement en streaming.
"On partage des enthousiasmes"
L'édition 2024 est la première depuis l'arrivée de Maja Hoffmann à la présidence du festival. "On partage des enthousiasmes", a résumé Giona Nazzaro tout en soulignant qu'elle laisse la même autonomie à la direction artistique qu'auparavant.
"Quand j'ai essayé de convaincre le réalisateur britannique Ben Rivers de venir à Locarno, je l'ai tenue au courant de nos échanges. Elle a été ravie d'apprendre que le cinéaste chinois Wang Bing avait donné son feu vert. Sachant que j'avais envie de faire venir le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, elle lui en a parlé lors d'une rencontre à Londres."
Locarno fait la part belle aux films suisses cette année, avec une quarantaine qui ont été retenus. "Der Spatz im Kamin" ("Le moineau dans la cheminée") du réalisateur bernois de 42 ans Ramon Zürcher concourt en compétition internationale pour un Léopard d'Or, avec seize autres cinéastes.
Quatre films suisses seront projetés sur la Piazza Grande, dont, hors sélection, les premières suisses de deux longs métrages romands dévoilés à Cannes en mai dernier, "Sauvages" de Claude Barras et "Le Procès du chien" de Laetitia Dosch.
Effervescence et résistance
Pour Giona Nazzaro, le cinéma suisse vit un moment d'effervescence particulier : "De nombreux films tournés en Suisse ont l'ambition d'être vus par un public international et y parviennent".
L'an dernier, le Festival de Locarno avait primé un film iranien "Critical Zone" du réalisateur Ali Ahmadzadeh. Autre film iranien découvert sur la Croisette, "Les Graines du figuier sauvage", de Mohammad Rasoulof, sera projeté cette année en plein air : "Dans le cinéma iranien, il y a évidemment une nécessité. Il donne à voir cette force de résistance quand la liberté manque".
Plusieurs premiers films de réalisatrices
Si on revient à la sélection officielle, la moitié des films retenus ont été réalisés par des femmes, dont quatre premières oeuvres, le résultat d'un choix volontariste. "Il y a un déséquilibre structurel, que l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel devrait affronter d'une façon non idéologique. Car ce n'est pas quelque chose qu'on peut ressoudre avec des conférences, avec des séminaires."
En choisissant plusieurs premiers films de réalisatrices, il s'agit d'une déclaration de principe : "Elles ne devront pas faire un deuxième ou troisième film - souvent plus difficile à réaliser que le premier - pour être en compétition, car elles y sont déjà." Et de citer les films lituanien "Toxic" et libanais "Green Line".
Pour clore cet entretien, Keystone-ATS a demandé au directeur artistique ce qui le réjouit particulièrement lors de cette prochaine édition : "De pouvoir proposer des films de la méga star indienne Shah Rukh Khan comme du cinéaste expérimental américain Stan Brakage (1933-2003). Il rêve que le public de l'un découvre les films du second et vice versa.
La venue de Shah Rukh Khan à Locarno mobilise d'ailleurs déjà ses nombreux fans, ce qui présage d'un casse-tête pour les organisateurs de la manifestation.
Le Festival du film de Locarno se déroule du 7 au 17 août.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne
Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.
Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.
Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.
L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.
Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.
L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Alain Monney, pilier de Carabine FM et des Pique-Meurons, est mort
L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons".
Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier a confirmé vendredi à Keystone-ATS le décès de l'artiste, annoncé par plusieurs médias.
Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.
Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.
Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La directrice générale et artistique du GIFF va se retirer fin juin
La directrice générale et artistique du Geneva International Film Festival (GIFF), Anaïs Emery, va quitter fin juin ses fonctions. Vendredi, le Conseil de fondation a regretté cette décision et salué la phase de consolidation et de développement sous son pilotage.
Dans les prochains mois, Mme Emery va garantir la poursuite des activités. Le Conseil de fondation va de son côté lui chercher un successeur ou une successeure.
Pendant cinq ans, la directrice a renforcé le positionnement du festival dans le domaine des séries et du numérique, tout en offrant de nouveaux formats et partenariats, affirme-t-il.
Selon lui, la portée en Suisse et à l'international du GIFF a augmenté. Le festival existe depuis plus d'une trentaine d'années à Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Fondation Beyeler: rencontres avec Cézanne, le père de la modernité
Des natures mortes aux célèbres "Baigneuses", en passant par les représentations iconiques de la montagne Sainte-Victoire: l’exposition Cézanne à la Fondation Beyeler montre pourquoi le peintre français est considéré comme la figure paternelle de l'art moderne.
Dès l’entrée dans la première salle du parcours d’exposition à la Fondation Beyeler, le visiteur est plongé au c½ur de l’univers artistique de Paul Cézanne (1839–1906). On y découvre deux versions de ses célèbres "Joueurs de cartes des années" 1890, ainsi que deux autoportraits et un tableau représentant le motif favori du peintre: la montagne Sainte-Victoire près de son lieu de naissance, Aix-en-Provence.
Ce massif revient à plusieurs reprises tout au long du parcours, à travers sept peintures à l’huile et deux aquarelles. Aucune de ces représentations ne ressemble véritablement à une autre. Cézanne a peint la montagne depuis différents points de vue et à différents moments de la journée.
Avec cette montagne et d’autres paysages de Provence, Cézanne accomplit un pas décisif, considéré comme un jalon majeur de l'art moderne. Il cesse de représenter des objets, des maisons ou des arbres pour peindre le monde tel qu’il le ressent.
L’art comme un monde parallèle à la nature
Il développe les formes à partir de couleurs et ne définit plus l’art comme un simple moyen de représentation, mais comme un monde parallèle à celui de la nature. À partir de 1900, les figures commencent à se dissoudre dans ses tableaux, un phénomène qui amena notamment Picasso à qualifier Cézanne de "père de nous tous".
Hormis la première salle, l’exposition - centrée sur les ½uvres tardives - est organisée de manière thématique. Cette approche rend particulièrement lisible l’évolution de la peinture de Cézanne.
Cela se vérifie dans les nombreuses natures mortes aux fruits présentées, comme dans les célèbres "Baigneuses", dont six tableaux sont réunis dans une même salle. On le constate également dans les portraits, où - comme dans celui du jardinier Vallier, visiblement souvent peint - les traits du visage s’estompent et disparaissent de plus en plus au fil des années de création.
Prêts issus de collections majeures
La Fondation Beyeler est parvenue à réunir pour cette exposition 58 peintures à l’huile et 21 aquarelles provenant d’importantes collections muséales et privées d’Europe et des États-Unis. Le public peut ainsi découvrir des exemples majeurs de la manière dont Cézanne a transformé la peinture.
L’exposition Cézanne sera ouverte au public dès dimanche et se tiendra jusqu’au 25 mai. La qualité de l’ensemble laisse présager que la Fondation Beyeler pourrait enchaîner, en termes de fréquentation, avec le succès de la grande exposition consacrée à l’artiste japonaise Yayoi Kusama, qui s’achève lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
VaudIl y a 3 jours
Yverdon-les-Bains: une place publique à Y-Parc
-
ClimatIl y a 3 jours
Les autorités lèvent l'évacuation de Brienz (GR)
-
VaudIl y a 3 jours
Le village de Daillens en partie évacué
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Zelensky prononce un discours critique envers l'Europe à Davos
-
ÉconomieIl y a 3 jours
Une coopérative inédite au Rolliet pour la mobilité et les arcades
-
ÉconomieIl y a 3 jours
La Suisse compte soutenir l'Ukraine face à la crise énergétique
-
GenèveIl y a 3 jours
La droite continue à refuser les crédits complémentaires demandés
-
CultureIl y a 2 jours
Fondation Beyeler: rencontres avec Cézanne, le père de la modernité


