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Suisse

Locarno 2020 dans les starting blocks

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Une exposition de photos est proposée sur la Piazza Grande depuis mardi, un jour avant l'ouverture du Festival du film de Locarno. (©KEYSTONE/Pablo Gianinazzi)
Le festival du film de Locarno ouvre mercredi soir, mais sans Piazza Grande. La relève du cinéma romand ne manquera pas ce rendez-vous tessinois, même limité par la pandémie.

Mercredi soir, Isabelle Moret, la présidente du Conseil national et Hans Stöckli, président du Conseil des Etats, feront le déplacement à Locarno. Leurs interventions ainsi que celles de Marco Solari, président du Festival et Lili Hinstin, sa directrice artistique seront diffusés en direct sur Youtube. La directrice de l'Office fédéral de la culture Isabelle Chassot sera également à Locarno mais ne prendra pas la parole, a précisé un porte-parole de l'OFC.

Locarno 2020 propose pendant onze jours près de 120 films dans six sections, sous la devise "1 web et 3 salles de cinéma". Le festival, qui n'a pas souhaité se livrer à un copié/collé d'une édition normale, a pour objectif d'aider les créateurs en difficulté mais aussi les exploitants et les distributeurs.

Pour les premiers, deux sélections officielles (dix films suisses et dix internationaux) sont rebaptisées pour l'occasion "Les films après demain" (The Films After Tomorrow) et proposent des projets qui ont vu leur production suspendue par la pandémie. Les deux jurys ne sont composés que de cinéastes, dont la réalisatrice et scénariste américaine Kelly Reichhardt qui ouvre virtuellement le festival mercredi soir.

Pour les exploitants et les distributeurs, une partie des recettes de la billetterie sera reversée aux salles qui programment du cinéma d’auteur. Un sponsor a acheté 12'000 billets et les spectateurs en ligne pourront faire un don.

Pour cette édition inédite, la programmation accessible en ligne sur une plateforme VOD propose des extraits de films inachevés ou des anciennes productions qui ont eu l'honneur de la Piazza Grande lors de précédentes éditions. Quelques films pourront être vus dans trois salles à Locarno et Muralto, avec entre 200 et 300 personnes selon les salles.

Cinq courts-métrages romands

Une seule compétition officielle est maintenue, celle des Léopards de demain (Pardi di domani). Parmi eux une dizaine de projets suisses dont cinq romands.

Avec Trou noir (Black Hole), le Valaisan Tristan Aymon, 34 ans, un ancien étudiant de l'ECAL, raconte pendant 28 minutes l’adolescence dans un Valais rural qui prend des teintes américaines.

Ecorce (Peel), réalisé par le duo fribourgeois Samuel Patthey et Silvain Monney, 27 ans, est un film d'animation de 15 minutes, qui a pour décor un EMS. Il s'agit de la première collaboration entre les deux jeunes gens.

Une grive battant ses ailes contre le vent (Um Tordo Batendo As Asas Contra o Vento) est un docu-fiction au titre en portugais qui essaie de capter le quotidien d’un travailleur étranger dans une ferme genevoise. Pendant 16 minutes, Alexandre Haldemann, 25 ans, étudiant à l'HEAD à Genève, tente de cerner la réalité de ceux d'"en bas".

Justine de Gasquet, 29 ans, aussi étudiante à l'HEAD à Genève, a travaillé uniquement avec des images d'archives. Son travail s'appuie sur une correspondance qu'elle a entretenue avec un prisonnier américain. Intitulé "The De Facto Martyr Suite", ce court-métrage dure 18 minutes.

Enfin, Aylin Gökmen, 29 ans, propose avec Esprits et roches: un mythe açorien (Espiritos e Rochas: um Mito Açoriano) un film en noir et blanc entre rêve et documentaire. On y voit des éruptions volcaniques et l'impact de cette proximité sur les habitants des Açores.

Les courts-métrages pourront être vus en salle et seront partagés en ligne sur réservation à 1590 internautes. Ce chiffre correspond au nombre de spectateurs qui auraient pu assister physiquement aux séances normalement. Dès le mois de novembre, tous ces court-métrages seront proposés en salle à travers la Suisse.

Les amateurs du 7e art pourront encore suivre pendant cette édition des débats en ligne, organisés entre de jeunes cinéastes et des auteurs confirmés.

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Culture

La directrice de la Comédie de Genève Séverine Chavrier licenciée

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La directrice générale de la Comédie de Genève est congédiée par la Fondation d'art dramatique (FAD) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La directrice générale de la Comédie de Genève Séverine Chavrier est licenciée. Alors qu'elle avait dit que son mandat ne serait pas reconduit en juin 2027, la Fondation d'art dramatique (FAD) a dit vendredi mettre un terme aux relations de travail en pleine polémique.

La décision a été prise dans la matinée à la majorité du Conseil, dont le président Philippe Juvet a été élu cette semaine. Elle a été relayée à l'ensemble du personnel après avoir été communiquée à l'intéressée. La FAD ne fait pas d'autre commentaire.

Cette annonce tombe alors que les résultats d'un audit RH étaient attendus cette semaine encore. Mais l'avocat de Mme Chavrier, Romain Jordan, a obtenu une interdiction de publier ceux-ci par des mesures superprovisionnelles.

Mise en cause par des collaborateurs, Séverine Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD, qui voulait un audit sur le climat de travail. Et un audit de gouvernance de la Cour des comptes avait aussi été demandé par la Ville de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Vers une simplification des démarches administratives à Genève

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Genève va simplifier les démarches administratives pour les citoyens et les entreprises et développer la cyberadministration (image d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les démarches administratives vont être simplifiées à Genève pour la population et les entreprises. Le Grand Conseil a accepté vendredi à l'unanimité un projet de loi ancrant le principe du "once only", selon lequel l'usager ne devrait plus se voir réclamer plusieurs fois un même document par différents services.

Dans la foulée, les députés ont aussi accepté un projet de loi ouvrant un crédit d'investissement de 18,9 millions de francs pour l'évolution de la cyberadministration. Le PLR s'est réjoui de cette simplification administrative demandée de longue date et qui devrait alléger les charges des entreprises.

Actuellement, chaque service de l'Etat doit collecter lui-même les documents nécessaires, ce qui implique une charge plus lourde et un risque d'erreur dans les dossiers. Le principe du "once only" mettra fin à cette pratique peu satisfaisante.

"Mais il n'est pas question de créer un fossé numérique", a relevé la cheffe du Département des finances Natahlie Fontanet. "Il est important que les guichets soient préservés", a insisté la magistrate. Des collaborateurs pourront aussi aider les personnes peu familières avec les démarches en ligne, comme cela se pratique déjà dans son département.

Selon le rapport 2025 sur la cyberadministration rendu public mardi, 85% de la population y a recouru au moins une fois sur deux ans. Déclaration fiscale, suivi de poursuites, de nombreux dispositifs ne demandent plus de se déplacer, ni d'imprimer des formulaires. Dans 85% des cas, ils sont en ligne. Et les taux atteignent même 95% dans la construction et 99% dans l'éducation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les Vaudois vont pouvoir voter sur l'initiative dite des 12%

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Lancée le 23 novembre 2022 et déposée le 5 avril 2023, l'initiative des milieux économiques "Baisse d'impôts pour tous" veut redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population vaudoise va pouvoir voter sur l'initiative dite des 12% visant à réduire la fiscalité des personnes physiques. Le Tribunal fédéral (TF) a, en effet, rendu sa décision sur la question de la "clause guillotine", rejetant le recours des milieux patronaux et économiques et débloquant dans le même temps la situation.

Dans un arrêt daté du 22 avril et communiqué vendredi, le Tribunal fédéral a rejeté le recours des associations économiques vaudoises qui contestaient le lien créé par le Grand Conseil en décembre 2024 entre le sort de l'initiative "Baisse d'impôts pour tous: redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne" et la révision du bouclier fiscal destiné à prévenir l'imposition confiscatoire (clause guillotine), indiquent ces associations dans un communiqué.

Après un premier rejet en juillet 2025 par la Cour constitutionnelle vaudoise, la Chambre vaudoise immobilière (CVI), la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et la Fédération patronale vaudoise (FPV) avaient déposé dans la foulée un recours auprès du TF. Elles essuient ainsi un nouvel échec.

Débat floué?

Porteuses de l'initiative dite des 12%, ces trois organisations "prennent acte de cette décision". Elles "s'inquiètent toutefois des conséquences qu'elle ne manquera pas d'avoir sur la clarté des débats et du processus démocratique, non seulement dans le canton de Vaud, mais aussi sur le plan fédéral", réagissent-elles.

Une chose est certaine, avec cet arrêt du TF, la voie est dégagée pour voter sur cette initiative, trois ans après son dépôt. Les milieux économiques disent espérer un scrutin cette année encore, suggérant la date du 27 septembre, sans aucune confirmation du Canton.

De son côté, le Conseil d'Etat, qui confirme aussi la décision du TF, dit simplement "prendre acte" de l'arrêt. Le gouvernement communiquera, "une fois son analyse faite", sur la date de la votation, indique-t-il dans un communiqué.

Lancé par la CVCI, la CVI et la FPV, le texte avait été déposé en 2023 avec 28'000 signatures (sur 12'000 nécessaires). Il exige un rabais de 12% de la facture finale de l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune.

Initiative maintenue

Début 2025, le comité avait décidé de maintenir son initiative, malgré le contre-projet indirect proposé par le gouvernement et retravaillé par les parlementaires au Grand Conseil en décembre 2024. A l'instar du Conseil d'Etat, le législatif avait refusé cette initiative, ouvrant la voie à un scrutin populaire. Au Parlement, seule l'UDC et quelques députés PLR avaient soutenu l'initiative. Tous les autres partis s'étaient exprimés contre.

Et c'est lors de l'examen et des débats sur le budget 2025 que les parlementaires ont finalement opté pour une baisse cumulée de 7% de l'impôt cantonal sur le revenu d'ici 2027. A savoir plus que le contre-projet indirect du Conseil d'Etat (5%), mais donc moins que l'initiative des milieux patronaux (12%). Le dernier mot reviendra à la population, qui devra donc trancher entre le projet validé par le Grand Conseil et l'initiative dite des 12%.

"Lien artificiel"

La requête déposée à la Cour constitutionnelle vaudoise puis au Tribunal fédéral concernait la décision du Parlement cantonal lors de sa séance du 17 décembre 2024, lorsque les députés avaient adopté une révision législative visant à renforcer la protection fournie par le bouclier fiscal, mécanisme permettant d'éviter que l'impôt ne devienne confiscatoire.

Ils avaient été jusqu'à faire dépendre l'entrée en vigueur de cette révision législative du rejet de l'initiative populaire des 12%. Le comité d'initiative s'était vivement offusqué de ce "lien artificiel", considérant que le lien créé par les députés constituait "une grave atteinte à la liberté de vote".

"Le citoyen favorable à la fois à la réforme du bouclier fiscal et à l'initiative populaire se retrouve en effet dans l'impossibilité d'exprimer fidèlement sa volonté. Dire oui à l'initiative, c'est automatiquement dire non à la réforme du bouclier fiscal. Et pour dire oui à la réforme du bouclier fiscal, le citoyen n'a pas d'autre choix que de refuser l'initiative populaire", regrettait-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les grévistes à Genève exigent un calendrier d'ici mardi

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Le personnel gréviste du Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) demande des négociations sur des questions qui portent sur les salaires. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les grévistes demandent au Groupe intercommunal pour l'animation du parascolaire (GIAP) à Genève un calendrier de négociations d'ici mardi sur leur revalorisation salariale. Vendredi, la mobilisation était un peu moins importante que mardi, avec près de 200 manifestants.

Les discussions "commencent à avancer", a affirmé devant eux une responsable du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT). Le comité du GIAP ne comprend pas "la réalité de votre travail sur le terrain", a-t-elle insisté.

Il accepte toujours de discuter du taux d'encadrement et de l'accompagnement des enfants avec des besoins différenciés, mais ces questions n'ont pas d'effet sur les salaires, a-t-elle ensuite affirmé à Keystone-ATS. Ces mesures sont insuffisantes, selon le syndicat.

Une délégation du SIT a rencontré vendredi matin plusieurs membres du comité du GIAP, dont la présidente, la conseillère administrative de la Ville de Genève Christina Kitsos. Les grévistes souhaitent parler de l'augmentation du taux de travail et leur classe salariale. Ils ont approuvé à l'unanimité une reconduction du mouvement le 2 juin jusqu'à 15h00.

Comme mardi, les manifestants étaient à nouveau rassemblés derrière leur banderole qui relayait leur "colère". "Prestation de qualité, parents rassurés", affichait une pancarte. "Trop d'enfants, pas assez de temps", renchérissait une autre.

Les mêmes avantages

Le personnel demande principalement une revalorisation dès janvier 2027 des salaires pour les animateurs et les référents socio-éducatifs. Il veut également que le personnel non permanent soit rattaché au statut du personnel permanent afin notamment d'être rémunérés selon les grilles salariales de l'Etat et d'obtenir les mêmes avantages.

Avec près de 2650 collaborateurs, le GIAP assure l'encadrement de près de 30'000 enfants après l'école. Il a recruté plus de 850 personnes en 2025 pour augmenter le personnel sur le terrain. Approuvée par les 40 communes membres, une réforme organisationnelle portant sur 2025-2028 et chiffrée à 12 millions de francs est en cours. Selon le comité, les mesures de ce plan "vont dans le sens des demandes des partenaires sociaux".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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