Suisse
Le Parlement dit oui à la taxe sur les billets d'avion
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La Suisse prélèvera une taxe sur les billets d'avion qui variera entre 30 et 120 francs selon la distance et la classe de transport. Après le Conseil des Etats, le National a décidé mercredi par 132 voix contre 65 d'inscrire cette mesure dans la loi sur le CO2.
Cette taxe incitative sera perçue sur tous les vols en partance de la Suisse. En seront exemptés les vols de transit, les vols effectués à des fins médicales et ceux destinés à des fins souveraines.
L'UDC s'est opposée à cette taxe que le Conseil fédéral n'avait pas prévue. Cette mesure pénalise les moins riches et renchérit le prix du séjour en Suisse des touristes étrangers, a fait valoir Mike Egger (UDC/SG).
Un argument rejeté par Roger Nordmann (PS/VD), au nom de la commission. Les ménages gagnant moins de 4000 francs voyagent moins d'une fois par année, alors que ceux qui gagnent plus de 8000 francs prennent l'avion en moyenne 1,7 fois par an.
Cette taxe est indispensable pour que le secteur aérien participe aussi à la lutte contre le dérèglement climatique, a ajouté Christophe Clivaz (Verts/VS). D'autant plus que le soutien accordé à l'aviation dans le cadre des crédits Covid-19 n'a pas été assujetti à des objectifs environnementaux.
L'aviation est importante pour la Suisse, c'est pourquoi elle a été aidée, a indiqué la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Mais les compagnies soutenues par la Confédération savent depuis longtemps qu'elles doivent respecter les objectifs climatiques de la Suisse.
Aviation privée taxée
Les vols privés seront aussi taxés. Mais contrairement aux sénateurs, le National ne veut pas inclure les avions légers, les vols effectués à des fins de formation ainsi que les vols d’usine et le travail aérien.
La nouvelle taxe visant principalement l'aviation d'affaires ne devrait pas s'ajouter à la taxe sur les billets d’avion ni à l’impôt sur les huiles minérales. Elle s’appliquerait aux vols en partance de la Suisse et son montant se situera entre 500 et 5000 francs en fonction de la taille de l’appareil.
Les Verts auraient souhaité faire passer le montant maximal à 20'000 francs. Si le propriétaire d'un avion privé peut s'acheter du temps et de la flexibilité, il peut aussi participer à la lutte contre le réchauffement climatique, a estimé Delphine Klopfenstein Broggini (Verts/GE). L'aviation est responsable de 17% des émissions de gaz à effet de serre.
Mazout plus cher
Par 133 voix contre 59, le Conseil national a également confirmé une hausse de la taxe CO2 sur le mazout, actuellement plafonnée à 120 francs par tonnes de C02. Elle sera relevée jusqu’à 210 francs par tonne de CO2. Cet instrument est l'un des grands succès de la politique climatique, a expliqué Roger Nordmann.
Ce système se base sur la réalité des coûts et il convient à chacun de s'adapter pour ne pas la payer. Il s'agit d'un instrument subsidiaire, a ajouté Simonetta Sommaruga. Le montant de 120 francs n'a pas été atteint et actuellement la taxe se monte à 96 francs par tonnes de CO2.
Les entreprises prenant des engagements pour réduire leurs émissions de CO2 pourront être exemptées de la taxe. Contrairement au Conseil des Etats et au Conseil fédéral, la Chambre du peuple veut que toutes les entreprises puissent en profiter, indépendamment du montant acquitté précédemment.
La population en profitera
La taxe sur le CO2 est socialement acceptable, a affirmé la conseillère fédérale. Deux tiers des recettes seront rétrocédées directement à la population (via une ristourne sur les factures d’assurance maladie de base) et aux entreprises (via les caisses de compensation AVS).
La taxe sur les billets d'avion devrait elle aussi retourner à la population et aux entreprises. Près de la moitié pourra alimenter le Fonds pour le climat. Jusqu'à un tiers de la taxe sur le CO2 (maximum 450 millions de francs par an) ainsi que les enchères de droits d’émission et les recettes tirées des sanctions seraient aussi affectés à ce fonds.
Le débat se poursuit avec notamment la création du Fonds pour le climat.
Suisse
Novartis en net repli au premier partiel
Novartis a vu ses recettes et sa rentabilité reculer au premier trimestre, toujours lesté par la concurrence des génériques. Le géant pharmaceutique rhénan confirme ses objectifs pour la suite de l'exercice.
De janvier à mars, le chiffre d'affaires a chuté de 5% sur un an à 13,11 milliards de dollars, annonce la multinationale mardi dans un communiqué.
L'excédent d'exploitation de base s'est inscrit à 4,90 milliards, soit en retrait de 12% (-14% à taux de change constants). Le bénéfice net de base ressort à 3,80 milliards, en baisse de 15% et de 17% à taux de change constants, tandis que le bénéfice par action (BPA) de base s'inscrit à 1,65 dollar, contre 1,83 dollar à la même période de l'année précédente.
Ces chiffres sont nettement inférieurs aux anticipations du consensus. Les analystes sondés par AWP escomptaient des recettes de 13,45 milliards de dollars, un Ebit de base de 5,17 milliards pour une marge de 38.4% et un bénéfice net de base de 4,02 milliards. Le BPA base était attendu à 2,11 dollars par action.
Au chapitre des perspectives, la direction anticipe toujours une croissance hors effets de change inférieure à 5%, assortie d'un affaissement similaire de l'excédent.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le lobbying d'UBS met le Parlement sous pression, dit Keller-Sutter
Les parlementaires subissent des pressions de la part d'UBS au sujet du projet de loi visant à renforcer les fonds propres de la banque, dénonce Karin Keller-Sutter. Un lobbying aussi intense de la part d'un acteur privé est plutôt inhabituel en Suisse, note-t-elle.
"J'entends des parlementaires faisant part de leur crainte qu'UBS ne réduise ses contributions à leur parti", déclare la ministre des finances dans un entretien diffusé mardi par le journal Blick. "On peut avoir des opinions divergentes. Mais ce n'est pas courant de s'opposer aussi fermement à nos institutions".
Le Parlement s'est penché de manière intensive sur le traitement de la débâcle de Credit Suisse, notamment dans le cadre d'une commission d'enquête parlementaire, relève Mme Keller-Sutter. Beaucoup de parlementaires sont d'accord sur le fond avec les objectifs du Conseil fédéral, mais la pression n'est pas facile à gérer, ajoute-t-elle, soulignant que les mesures proposées sont le résultat d'une analyse approfondie de la banqueroute de Credit Suisse et visent à combler les lacunes existantes.
Le Conseil fédéral a assumé ses responsabilités; c'est désormais au Parlement de jouer, poursuit la libérale-radicale saint-galloise. "En fin de compte, la question est de savoir quels intérêts l'emporteront: ceux des contribuables ou ceux de l'UBS.
Pour couvrir l'intégralité des participations dans les filiales étrangères, UBS doit apporter 20 milliards de fonds propres supplémentaires, estime le Conseil fédéral. La banque s'oppose au projet, qu'elle qualifie de "disproportionné". Elle a reçu le soutien d'associations bancaires et économiques, de partis de droite et des cantons où sont implantées des banques.
Le dossier est désormais dans les mains du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Sport
"Je veux gagner chaque course", lance Pogacar avant le TdR
Tadej Pogacar n'a pas caché ses ambitions pour sa première participation au Tour de Romandie. A la veille du prologue, le magicien slovène s'est déclaré confiant en vue de la victoire finale.
Devant un parterre de journalistes qui se sont pressés pour s'entretenir avec lui lundi, le quadruple vainqueur du Tour de France est arrivé d'un pas lent, avec un visage impassible qui trahit son ambition. "Je veux gagner chaque course à laquelle je prends part, a souligné d'entrée le grand favori de cette 79e édition. C'est un tracé difficile, avec un seul contre-la-montre mardi (réd: le prologue à Villars-sur-Glâne), mais qui me convient."
Le Tour du Pays de Vaud, douloureux souvenir
Le Slovène avait déjà fait une incursion en terre vaudoise en 2015 lors d'un Tour du Pays de Vaud qui l'a marqué à vie. "J'ai encore une cicatrice d'une chute survenue à ce moment-là", s'est-il remémoré avec un sourire en coin.
Pour la première course à étapes de son calendrier 2026, Pogacar est surtout en quête de certitudes en vue d'un potentiel 5e sacre sur les Champs-Elysées. "Je ne peux pas rester à la maison toute l'année et ne sortir que pour le Tour de France. J'ai besoin de courses afin de me jauger", s'est justifié le double champion du monde en titre.
Dimanche, le coureur de 27 ans a remporté Liège-Bastogne-Liège, seulement 48h avant de prendre le départ du TdR. Pour son 4e succès sur la Doyenne, le Slovène a confirmé sa forme étincelante en imprimant un rythme démentiel face à la promesse Paul Seixas dans la côte de La Redoute, qui compte pourtant un passage à 22%: 25 km/h de moyenne sur le tronçon, une explosivité dont il compte bien faire usage sur les routes romandes.
Pas d'inquiétude sur son poids
Au sortir d'une saison des classiques réussie "malgré" une deuxième place sur Paris-Roubaix, Pogacar est forcément encore en rodage en vue de la Grande Boucle. "Je viens ici pour retrouver mes sensations lors d'une course d'une semaine, travailler l'entente avec mes coéquipiers, et vérifier que mon entraînement est bon", a listé celui qui compte 21 victoires d'étapes sur le TdF.
Si d'aucuns ne voient Pogacar défaillir lors des six étapes de la boucle romande, un élément pourrait cependant jouer contre lui: pour tenter de gagner Paris-Roubaix, le leader de la formation UAE a dû prendre du poids afin de gagner en stabilité sur les terribles pavés du Nord.
Mais ce poids supplémentaire, superflu sur des courses à étapes, ne l'inquiète pas outre mesure: "Si j'avais deux kilos de graisse en trop, je m'inquiéterais. Ici, les un ou deux kilos de muscles que j'ai en plus ne me gênent pas en vue de la semaine à venir".
Sa sérénité et son statut devraient lui permettre de lever les bras une nouvelle fois en Suisse, lui qui s'était emparé du tricot arc-en-ciel de champion du monde à Zurich en 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le National se décide sur les conditions de travail des infirmiers
Le Conseil national se positionne mardi sur les conditions de travail des infirmières et infirmiers. Il risque de revoir à la baisse la réforme du gouvernement conçue pour limiter les départs dans ce secteur en crise.
Le Conseil fédéral a pensé une série de mesures afin de renforcer l'attractivité de la profession et garantir la qualité des soins. De plus en plus d'infirmiers quittent le métier en raison des conditions de travail toujours plus dures.
Plusieurs dizaines de milliers de postes sont actuellement vacants alors que le besoin en personnel soignant va augmenter ces prochaines années. Il sera de 14% dans les hôpitaux et de 26% dans les EMS, selon la Confédération.
Le gouvernement propose par exemple de réduire la durée maximale du travail hebdomadaire, actuellement de 50 heures, à 45 heures. Et les heures supplémentaires ainsi que le travail effectué le dimanche et lors des jours fériés doivent être compensés financièrement à hauteur de 50% du salaire.
Quelques concessions
Le National risque de serrer la vis sur ces allègements. Ils ont été refusés en commission. La gauche, soutenue par le PVL, va monter au créneau pour défendre les droits des travailleurs.
Mais elle pourrait faire face à un mur. Le camp bourgeois est plutôt réticent à octroyer trop de faveurs au secteur infirmier. Les propositions du Conseil fédéral constituent à ses yeux une ingérence trop importante dans les relations de travail et engendrent des coûts excessifs.
D'autres mesures devraient toutefois passer la rampe. La majorité des députés se sont montrés en commission plus généreux que le gouvernement sur deux points.
Le travail hors plan doit être compensé si les employés sont informés moins de quatre semaines à l'avance, au lieu de deux. Et les pauses doivent être comptées comme du travail rémunéré même lorsque les employés ne sont pas tenus de rester à leur place de travail.
Inconnue sur les coûts
L'UDC est totalement opposée. Elle veut renvoyer le projet au gouvernement. La hausse des primes maladie que la réforme engendrera doit être compensée par une réduction du catalogue de prestations dans l'assurance obligatoire, selon le parti agrarien.
C'est bien là le noeud de la réforme: comment compenser les coûts alors que la population peine déjà à payer ses primes? Le Conseil fédéral ne prévoit pas de débloquer un fonds. Les coûts supplémentaires doivent être supportés par les assurés, les cantons et les communes.
La gauche propose de séparer ces coûts de l'assurance-maladie, l'assurance-invalidité et celles accidents et militaire afin de soulager la pression sur les primes. Les cantons et les assureurs devraient prendre en charge les frais supplémentaires.
Les gouvernements cantonaux ont critiqué le flou qui entoure les coûts supplémentaires lors de la consultation. Ils sont sinon sur le principe pour l'amélioration des conditions de travail. Les assureurs rejettent eux toutes les mesures du Conseil fédéral.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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