Rejoignez-nous

Suisse

Le PS veut plafonner les primes maladie

Publié

,

le

Le parti socialiste a lancé mardi par une action symbolique à Berne la récolte de signatures pour son initiative sur l'allègement des primes maladies. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les primes de l'assurance maladie de base devraient être plafonnées à 10% du revenu disponible des ménages. Le Parti socialiste a lancé mardi son initiative visant à soulager les dépenses des familles à faibles et moyens revenus.

Les initiants ont jusqu'au 26 août 2020 pour récolter les 100'000 signatures nécessaires. L'initiative d'allègement des primes veut que tous les assurés soient traités sur un pied d'égalité. Au cours des vingt dernières années, les primes ont plus que doublé. En moyenne, elles s'élèvent actuellement à 14% du revenu disponible, argumente le PS.

Cantons à la même enseigne

L'initiative prévoit une clé de répartition fixe en matière de financement des subsides. La réduction des primes serait financée à raison de deux tiers au moins par la Confédération, le solde revenant aux cantons. Le projet devrait coûter entre 3 et 4 milliards de francs, a indiqué la conseillère nationale saint-galloise Barbara Gysi devant la presse.

Les cantons se sont progressivement désengagés du financement des réductions alors que les primes ont augmenté ces dernières années, a relevé le médecin zurichois Angelo Barrile. L'initiative crée des conditions similaires partout. Il existe actuellement 26 systèmes différents.

Le modèle devrait permettre de garantir un accès aux prestations de soins pour tous. De plus en plus de personnes choisissent la franchise la plus élevée pour des raisons de coûts. Et lorsqu'elles tombent malades, elles renoncent aux soins car elles n'ont pas les moyens de les payer, a noté le conseiller national.

Modèle vaudois

Le modèle s'inspire du canton de Vaud où la mesure a été introduite de façon progressive dès le 1er septembre 2018 avec un plafonnement à 12%. Depuis le début de l'année, toutes les personnes dont la prime dépasse 10% du revenu - soit 70'000 Vaudois - peuvent bénéficier des subsides. Le coût est estimé entre 50 et 60 millions, a dit la conseillère nationale vaudoise Brigitte Crottaz.

Cette mesure améliore le pouvoir d'achat de manière significative. Sans elle, les milliardaires et les travailleurs continueraient à payer la même prime pour chaque membre de leur famille. Avant son introduction, 28% de la population vaudoise bénéficiait de subsides sous forme d’aide aux primes en 2017, a ajouté Brigitte Crottaz. Soit plus de 500 millions de francs par an.

Ultimatum

Le lancement de l'initiative intervient alors que le Tribunal fédéral vient d'épingler Lucerne sur le plan des réductions des primes. Le TF a estimé que le canton a fixé une limite de revenu trop basse pour le droit à percevoir la subvention aux primes des enfants des jeunes adultes en formation.

Une victoire pour le PS qui a lancé un ultimatum à huit cantons, dont le Valais et Neuchâtel qui ont pris des mesures depuis.

La situation est brûlante, a commenté Barbara Gysi. Le jugement concernant Lucerne a fixé le haut de la barre en matière de réduction. L'initiative va plus loin, selon la Saint-Galloise.

PDC aussi

Le PS n'est pas le seul parti à s'engager sur le front de l'assurance maladie. Le PDC a lancé en octobre son initiative en faveur d'un frein aux coûts de la santé.

L'initiative exige que la Confédération et les cantons prennent des mesures incitatives contraignantes lorsque l'augmentation des coûts moyens annuels par personne assurée dans l'assurance de base est supérieure d'un cinquième à l'évolution des salaires nominaux. Les économies se monteraient à 6 milliards de francs, selon les démocrates-chrétiens.

(KEYSTONE-ATS)

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Les médias suisses adoptent un code de conduite sur l'IA

Publié

le

Des études, notamment par l'institut fög de l'Université de Zurich, ont révélé le scepticisme du public en Suisse à l'égard des contenus générés grâce à l'intelligence artificielle. (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

La branche des médias en Suisse se dote d'un code de conduite pour une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA). Cet instrument, qui s'inspire d'une convention du Conseil de l'Europe, vise à renforcer la confiance du public envers cette technologie.

"La confiance est le bien le plus précieux pour les médias", déclare dans un communiqué le président de l'association des éditeurs alémaniques Schweizer Medien (VSM), Andrea Masüger. Le texte, présenté jeudi en marge du Swiss Media Forum à Lucerne, est également soutenu par les éditeurs romands (Médias Suisses), tessinois (Stampa Svizzera), les organisations des radios et télévisions privées, la SSR, ou encore l'agence de presse nationale Keystone-ATS.

Le Conseil de la presse, qui s'engage également sur les enjeux déontologiques en lien avec l'IA, salue cette initiative, précise le communiqué.

Transparence et marquage

Alors que des études montrent la méfiance du public envers les contenus générés à l'aide de l'IA, le code de conduite doit agir comme un outil d'autorégulation. Il se réfère à la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur l’intelligence artificielle et les droits de l’homme, signée fin mars 2025 à Strasbourg par le conseiller fédéral Albert Rösti.

Le texte stipule que les entreprises de médias et leurs employés restent responsables des contenus éditoriaux publiés, qu'ils aient été produits par des humains ou avec l'appui de systèmes d'IA.

Les médias s'engagent à former leur personnel à l'IA et à respecter les droits d'auteur. Afin de protéger les processus démocratiques, ils doivent prendre des mesures pour éviter la diffusion de fausses informations. Ils doivent veiller à la protection des données, et informer le public de manière transparente sur leur usage de l'IA, par exemple via une page dédiée sur leur site web. De plus, le code de conduite impose des obligations de marquage contraignantes.

"Tout cela renforce la confiance sur le marché de la communication", résume le CEO de Keystone-ATS, Hanspeter Kellermüller. "Avec ce code de conduite, nous établissons une base commune pour garantir que l'utilisation de l'intelligence artificielle reste transparente et compréhensible", complète la directrice générale de la SSR, Susanne Wille, toujours dans le communiqué.

Ombudsman et certification

Pour garantir sa mise en ½uvre, le code de conduite prévoit un mécanisme de signalement et de contrôle à deux niveaux. Les personnes souhaitant poser des questions ou déposer une plainte pourront s'adresser aux services ad hoc au sein des entreprises. Un organe de médiation (ombudsman) indépendant pour l'IA interviendra en seconde instance pour les cas graves ou n'ayant pu être réglés à l'amiable. Cet organe de médiation publiera chaque année un rapport.

A noter encore que la Remp, l'institut de recherche sur les médias publicitaires, a développé une nouvelle certification en matière d'IA, ainsi qu'un label de qualité. Ceux-ci seront accessibles à tous les médias suisses.

Les adaptations législatives pour la mise en oeuvre en Suisse de la convention du Conseil de l'Europe devraient être disponibles d'ici fin 2026. Ce texte est le premier instrument mondial juridiquement contraignant dans ce domaine. Il doit contribuer à créer un cadre juridique favorisant la capacité d'innovation tout en garantissant la protection des droits fondamentaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

Publié

le

Le Swiss Loto est un jeu de loterie classique proposé en Suisse depuis 1970. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 22, 28, 33, 34, 38 et 40. Le numéro chance était le 1, le rePLAY le 5 et le Joker le 154544.

Lors du prochain tirage samedi, 7 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse Romande

VS: Enseignement de degré secondaire II général à confirmer

Publié

le

La création d'une loi valaisanne sur l'enseignement de degré secondaire II général devra être à nouveau soumise au Grand Conseil (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a accepté, mercredi, la création d'une loi sur l'enseignement de degré secondaire II général. Ce texte, qui doit combler un vide législatif, sera prochainement soumis à un vote en seconde lecture.

Au sein de l'école valaisanne, tous les degrés d'enseignement disposent d'une loi spécifique, à l'exception du degré secondaire II général. Celle-ci est actuellement régie par onze règlements, deux ordonnances et une loi fixant les contributions des communes qui abritent les établissements scolaires. D'où la volonté du Conseil d'Etat de créer cette nouvelle loi.

Par rapport à la pratique actuelle, un diplôme sera attribué aux élèves qui effectuent leur 11e année scolaire dans une école du degré secondaire II.

Durée des études: statu quo

Mercredi, en début de soirée, les députés ont traité 47 amendements. La grande majorité a été refusée par le plénum. L'idée de réduire de 5 à 4 ans, la durée de la formation gymnasiale, proposée par le groupe NEO, a été refusée par le plénum (101 non, 23 oui et 5 abstentions).

Le Grand Conseil a choisi de mentionner dans la loi, outre l'acquisition d'une formation générale approfondie pour développer leur esprit critique et leur indépendance de jugement, la garantie de la spiritualité pour les étudiants.

Il a manqué 10 voix

La Loi sur l'enseignement de degré secondaire II général a été acceptée par 106 voix contre 15 et 1 abstentions.

Le vote sur un vote unique n'a obtenu le soutien que de 72 députés, il en aurait fallu 82, soit les deux tiers des votants. Cinquante-et-un parlementaires se sont exprimés pour une seconde lecture et un s'est abstenu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

La banque privée Mirabaud prend pied à Lausanne

Publié

le

Le groupe bancaire privé genevois Mirabaud se développe sur l'arc lémanique en installant des bureaux à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire privé genevois Mirabaud renforce sa présence sur l'arc lémanique avec l'ouverture de bureaux à Lausanne, présentés comme un comptoir pour desservir l'ensemble de la Suisse romande. Le groupe disposait déjà en Suisse de représentations à Bâle et à Zurich, en plus de Genève.

La succursale vaudoise opérera sous la houlette de Louis Fauchier-Magnan, responsable de la banque privée pour la région romande et représentant de la septième génération de la famille fondatrice de l'établissement. Il sera épaulé par Pascal Meilland, en qualité de responsable d'équipe et de directeur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Actuellement, vous ressentez une belle satisfaction d’avoir créé des bases solides, prêtes à vous accompagner sur le long terme...

Les Sujets à la Une