Suisse
Le public prêt à reprendre les sorties culturelles
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La confiance revient pour assister aux activités culturelles. Près d'un tiers de la population est prête à retourner au concert, au cinéma, dans un festival ou un musée, contre 18% en septembre dernier, selon une enquête mandatée par la Confédération et les cantons.
Les craintes liées à un retour sur les lieux culturels baissent nettement grâce à l'amélioration de la situation sanitaire, selon la troisième enquête de l'agence Oeil du Public, réalisée en avril et publiée jeudi. Mais la prudence reste de mise: 33% des personnes interrogées seront "très attentives aux mesures sanitaires" et ces dernières très bien acceptées.
La population ne s'est pas habituée à la privation de culture. Le manque ressenti s'est au contraire accru fortement. Six personnes sur dix (contre 47% en septembre) regrettent de n'avoir pas pu aller à un spectacle (concert, théâtre, danse), 59% (contre 44%) de ne pas avoir pu aller dans un parc d'attractions ou animalier et 53% (contre 43%) d'avoir été privées de cinéma.
La dimension sociale de l'événement, soit le plaisir de sortir, de rencontrer du monde a le plus manqué, ce qui confirme le rôle spécial du secteur culturel, selon l'enquête. Les offres numériques ont suscité l'intérêt durant le confinement mais ne remplacent pas l'événement réel.
Les films et séries en streaming semblent pouvoir compter sur un effet à plus long terme, selon 87% des sondés. En revanche, la pérennité des visites virtuelles du patrimoine rencontre moins d'intérêt (33%).
Une confiance à regagner
L’impact de la pandémie sur le budget consacré aux visites culturelles a considérablement diminué, mais il reste important. Pas moins de 36% des personnes interrogées comptent toujours réduire leurs dépenses en matière de sorties culturelles (55% en septembre). Parmi les personnes interrogées, seules 55% de celles qui sont abonnées à une institution culturelle ont l’intention de renouveler leur abonnement (69% en septembre).
La population soutient encore majoritairement les aides de la Confédération et des cantons à la culture: 61% des personnes interrogées sont favorables à leur prolongation, 64% plaident pour une augmentation des subventions octroyées par les pouvoirs publics. Les Romands et les Tessinois plébiscitent les subventions publiques, les Alémanique semblent privilégier le soutien privé (crowdfunding, augmentation des prix d’entrée).
Durement touchées
Les institutions ont en effet été durement touchées par la crise du Covid-19, selon une enquête parallèle de l'Oeil du Public. Les résultats montrent que 79% d'entre elles (à l’exception des bibliothèques) ont introduit une réduction de l’horaire de travail et/ou demandé des indemnités pour pertes financières. 41% des institutions qui proposent des abonnements font état d’une baisse moyenne de 35% du nombre d’abonnements pour la saison 2020/2021.
La crise a accéléré la transition numérique. Près de la moitié des institutions interrogées ont développé leur offre numérique et 45% ont l’intention de la maintenir ou même de la développer. Les bibliothèques ont fait figure de pionnières: 75% d’entre elles disposaient déjà d’une telle offre avant la crise, 80% souhaitent la maintenir ou la développer.
Quatre-vingt des institutions interrogées voient les perspectives d'un bon oeil: pour 71%, les activités vont retrouver leur niveau d'avant-crise. Et 9% disent sortir renforcées de la crise. En revanche, 6% prévoient de devoir réduire l'offre et 1% pensent qu'elles ne survivront pas à la crise sanitaire. Treize pour cent n'en savent rien.
L'enquête sur les comportements culturels a été menée du 9 au 28 avril auprès d’un échantillon représentatif de la population suisse de 1200 personnes. Celle sur les institutions culturelles a été réalisée du 16 avril au 25 mai auprès de 398 institutions culturelles.
Suisse Romande
Drame du "Constellation": pas de procureur extraordinaire nommé
Le bureau du Ministère public (MP) du canton du Valais a refusé de nommer un procureur extraordinaire dans l'affaire de Crans-Montana. La démarche de Me Garen Ucari, agissant pour la famille d'une victime du drame, n'a pas trouvé l'écho favorable souhaité.
Le 9 février 2026, Me Garen Ucari avait requis la désignation d’un ou de plusieurs procureurs extraordinaires hors du canton du Valais pour instruire de la cause. Le bureau du Ministère public, composé des chefs des offices régionaux, a rejeté cette demande par décision du 15 avril.
"Le drame de Crans-Montana est un événement extraordinaire, avec une composante internationale, un très important retentissement médiatique pour lequel la responsabilité pénale d’élus et d’employés de l’administration cantonale ou communale peut être mise en cause. Le cahier des charges de l’Office central prévoit que ce genre d’affaires lui soit attribué", a souligné le bureau dans sa décision communiqué à la presse, jeudi. "De plus, cet office a été renforcé avec des ressources humaines supplémentaires."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Transparence totale de l'OFSP sur les vaccins contre le Covid-19
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) doit faire preuve d'une transparence totale concernant l'achat des vaccins contre le Covid. Jeudi, il a publié les contrats non caviardés conclus avec les fabricants.
Dans son communiqué, l'OFSP indique que la Confédération a renoncé à former un recours devant le Tribunal fédéral suite à l'arrêt publié par le Tribunal administratif fédéral le 10 février et qui est devenu définitif. L'instance a obligé la Confédération à publier les contrats conclus avec Moderna et Navax sans caviardage.
Les plaignants avaient demandé, sur la base de la loi sur la transparence, à consulter les contrats conclus par l'OFSP et la pharmacie de l'armée pour les vaccins contre le Covid. Une demande rejetée par l'Office fédéral à la fin de l'année 2023.
L'OFSP avait publié en 2022 les contrats conclus avec les fabricants de vaccins Moderna, Novavax, Pfizer, Janssen, AstraZeneca et CureVac, après les avoir caviardés. Une mesure prise par crainte qu'une divulgation des contrats uniquement en Suisse place la Confédération dans une position de négociation défavorable lors de l'approvisionnement en vaccins dans le cadre d'une future pandémie.
Près d'un milliard de dollars
Selon l'OFSP, la Confédération a pu réserver dès août 2020 les 4,5 premiers millions de doses de vaccin auprès de Moderna. À la fin de la pandémie de Covid, ce chiffre s'est finalement élevé à 31 millions de vaccins à ARNm pour environ 32 dollars américain par dose. La Confédération s'est ainsi engagée financièrement à hauteur d'environ 980 millions de dollars.
Selon les informations données par l'OFSP, un million de doses de vaccin à protéines de Novavax ont été réservées en décembre 2021 au prix de 22 dollars par dose. La Confédération a ainsi pris un engagement contractuel d'environ 20 millions de dollars.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le patron de Nestlé précise sa vision devant les actionnaires
Une assemblée générale, deux premières. Les nouveaux présidents du conseil d'administration de Nestlé, Pablo Isla, et directeur général (CEO) Philipp Navratil se sont exprimés devant les actionnaires et détaillé leur stratégie pour sortir le groupe de l'ornière.
Pour le patron de Nestlé, en fonction depuis septembre dernier, les progrès réalisés en 2025 sont encourageants, mais ne constituent qu'un début. "Nous allons maintenant de l'avant avec des priorités claires et un sens renouvelé de l'urgence", a affirmé M. Navratil, selon le texte de son allocution à l'assemblée générale.
Les priorités sont au nombre de cinq, a-t-il précisé, parmi lesquelles figurent un portefeuille de produits "gagnant", une croissance organique alimentée par l'augmentation des volumes vendus, la transformation et l'efficacité, le flux de trésorerie et l'allocation des capitaux ainsi que la culture de la performance de Nestlé.
En termes de réductions de coûts, le groupe a consenti à passablement d'efforts. "Nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie pour réaliser trois milliards de francs d'économies de coûts d'ici fin 2027", a déclaré Philipp Navratil.
Sur le plan de la croissance, le patron de Nestlé a souligné sa volonté de vendre davantage de produits grâce à une connaissance "approfondie" des consommateurs.
"Période de turbulences"
La direction a identifié des "plateformes de croissance" destinées à augmenter les volumes écoulés. M. Navratil a évoqué l'exemple du café froid, qui sera proposé dans différents formats (soluble, portions, prêt à boire ou concentré) et saveurs (noir, vanille ou caramel...). Ces variantes pourront être étendues aux marques Nescafé ou Starbucks, selon ce collaborateur de longue date de Nestlé.
Pablo Isla prend ce jeudi ses fonctions de président de Nestlé. Il sera le premier président indépendant depuis 25 ans, a-t-il rappelé. Patron du géant du prêt-à-porter Inditex de 2005 à 2011 puis président-directeur général du même groupe jusqu'en 2022, M. Isla siège au conseil d'administration de Nestlé depuis 2018. Il remplace Paul Bulcke, qui a décidé de se retirer après près de 50 années de service au sein du groupe.
"Nestlé se trouve aujourd'hui à un moment-clé. Nous avons traversé une période de turbulences. Notre environnement opérationnel reste marqué par des perturbations - liées aux avancées technologiques, aux pressions économiques et à l'incertitude géopolitique", a expliqué M. Isla. Malgré cela, la pratique en matière de dividendes sera maintenue.
Nestlé est dans la tourmente depuis plus d'une année, multipliant les performances décevantes qui ont déjà coûté le poste à l'ex-patron Mark Schneider, débarqué abruptement et de manière totalement inhabituelle pour le groupe en août 2024. A cela se sont ajoutés les problèmes de gouvernance, tout particulièrement le limogeage précipité du successeur de M. Schneider, Laurent Freixe, en septembre dernier. L'éphémère CEO avait caché une liaison avec une collaboratrice qui lui était directement subordonnée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Migros Zurich va céder jusqu'à 40 magasins Tegut à l'allemand Rewe
Migros Zurich cédera jusqu'à 40 des 300 supermarchés de sa filiale Tegut au détaillant allemand Rewe. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé. La marque Tegut disparaîtra à terme.
"L'accord avec Rewe a été signé mercredi", rapporte jeudi à l'agence AWP une porte-parole de la coopérative zurichoise, confirmant une information de l'agence de presse allemande dpa. L'acquisition des supermarchés Tegut est encore soumise à l'approbation de l'autorité allemande de la concurrence. Rewe entend par ailleurs reprendre les employés des magasins acquis, situés pour la plupart dans le Land de Hesse.
Migros Zurich avait annoncé en mars son intention de se séparer de sa filiale allemande Tegut, "qui n'était plus économiquement viable à long terme". Le groupe Edeka, basé à Hambourg, s'était alors porté acquéreur d'une grande partie la chaîne de supermarchés. Selon dpa, Edeka prévoit d'acquérir environ 200 magasins de la chaîne. Aldi Nord serait également intéressé par certains points de vente.
La marque Tegut ne sera plus exploitée après la finalisation des transactions, "pas même en tant que gamme de produits", précise Migros Zurich.
Tegut, racheté en 2013, pesait depuis longtemps sur les finances de Migros Zurich. La filiale a accusé une perte d'exploitation de 26 millions de francs en 2025 et un montant supplémentaire de l'ordre de plusieurs dizaines de millions devrait encore être comptabilisé en 2026.
"Les estimations actuelles indiquent que les pertes pour Migros Zurich s'élèveront à un maximum de 600 millions d'euros, soit 570 millions de francs. Ce montant couvre l'intégralité de l'investissement, de l'acquisition initiale à la vente et à la gestion complète de la cession", détaille la porte-parole. La coopérative régionale avait initialement fixé fin 2026 comme date butoir pour le rachat de cette enseigne déficitaire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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