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Culture

"Toutes les entreprises culturelles ne survivront pas"

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Toutes les entreprises culturelles ne pourront pas survivre à cette 2e vague" selon Isabelle Chassot, directrice de l'Office fédéral de la culture. (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Malgré les mesures prises pour soutenir le secteur culturel, "toutes les entreprises culturelles ne pourront pas survivre à cette 2e vague", a déclaré Isabelle Chassot, directrice de l'Office fédéral de la culture, vendredi à Berne. Avec les dernières décisions prises par Berne, les acteurs culturels disposent pourtant de nouveaux moyens, notamment pour adapter leur offre.

La loi Covid octroie des moyens au secteur culturel, a rappelé vendredi Isabelle Chassot, directrice de l'Office fédéral de la culture lors du point de presse des experts de la Confédération. Dès la semaine prochaine, via les portails des cantons, un théâtre peut par exemple solliciter des fonds pour transformer son offre et l'adapter aux contraintes liées au Covid.

Le secteur culturel bénéficie d'une panoplie d'aide, passant du chômage partiel, les RHT, aux APG (allocation perte de gain) sans oublier les indemnisations pour les manifestations annulées. Elles sont disponibles par paquets successifs.

Outre les actions de la Confédération, celles des cantons et des communes sont aussi importantes dans ce secteur. Dans ce domaine, "le dialogue est important avec les cantons", selon Mme Chassot.

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Culture

L'Orchestre de Chambre de Lausanne est prêt à retrouver la scène

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Le futur directeur artistique de l'OCL, violoniste et chef français Renaud Capuçon pose pour le photographe après la présentation à la presse de la saison 2021/2022 de l'Orchestre de Chambre de Lausanne, à la salle de spectacle du Métropole à Lausanne. (©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

L’Orchestre de Chambre de Lausanne n’attend plus que le feu vert sanitaire pour reprendre ses concerts. A l’image de nombreux acteurs de la culture, il trépigne d’impatience à l’idée de remonter sur scène et de communier avec son public.

L’Orchestre de Chambre de Lausanne trépigne. Privé de son public depuis de nombreux mois à cause de la pandémie, il présentait ce matin son programme pour la saison prochaine. Et il n’a qu’un espoir: que les promesses de reprise des concerts soient effectives bientôt. Car en septembre, sont agendées les premières représentations en Suisse et à l’étranger. Outre cette projection réjouissante, cette saison sera aussi la première de l’OCL sous la direction artistique du célèbre violoniste Renaud Capuçon. A cause ou grâce au Covid - c'est selon - qui a annulé des impératifs, le chef français a d’ores et déjà pu travailler avec l'orchestre lausannois. Une opportunité qui l’a ravi. Renaud Capuçon:

Renaud Capuçon
Futur directeur artistique de l'OCL
Renaud CapuçonFutur directeur artistique de l'OCL

Renaud Capuçon interviendra notamment pour la série des "Grands Concerts", où il dirigera – parfois du violon – des œuvres telles que les concertos pour violons n°1 et n°2 de Bach ou la Symphonie n°4 « italienne » de Mendelssohn. Le natif de Chambéry partira également sur la route avec l'OCL. Quelle est sa patte sur cette saison 21/22 ? C’est la question qu’on lui a posée:

Renaud Capuçon
Futur directeur artistique de l'OCL
Renaud CapuçonFutur directeur artistique de l'OCL

Celui qui succédera officiellement à Joshua Weilerstein en septembre admet que la pandémie a aussi influencé la manière dont il a construit cette saison. Renaud Capuçon:

Renaud Capuçon
Futur directeur artistique de l'OCL
Renaud CapuçonFutur directeur artistique de l'OCL

La Fondation Perceval à Saint-Prex et la Fondation Gianadda seront aussi parties prenantes de ce projet. Parmi ses autres projets originaux, l'orchestre lausannois va jouer à plusieurs reprises pour les enfants, et même pour les tout-petits. La saison 2021/2022 devrait aussi ravir les mélomanes avec plusieurs invités de haut vol, à l’image de Daniel Barenboim. Quels seront les points forts de cette saison ? On écoute Renaud Capuçon:

Renaud Capuçon
Futur directeur artistique de l'OCL
Renaud CapuçonFutur directeur artistique de l'OCL

Le Covid qui force à se réinventer

Egalement présent devant la presse à la salle Métropole de Lausanne, le directeur exécutif Antony Ernst a souligné "l'impatience" de l'OCL de "retisser des liens" avec le public après de nombreux mois de huis clos. Car la saison 2020/2021 n’a ressemblé à aucune autre. C’est ce qu'il confirme:

Antony Ernst
Directeur exécutif de l’OCL
Antony ErnstDirecteur exécutif de l’OCL

Et bien que fortement impactée par la crise, l'institution dit se trouver dans une situation financière saine. La crise a même permis de tirer des enseignements pour l’avenir selon Antony Ernst:

Antony Ernst
Directeur exécutif de l’OCL
Antony ErnstDirecteur exécutif de l’OCL

Le covid n’a pas manqué d’influencer la manière de travailler sur la saison 2021/2022. Antony Ernst, directeur exécutif:

Antony Ernst
Directeur exécutif de l’OCL
Antony ErnstDirecteur exécutif de l’OCL

Quels sont les coups de coeur de la programmation du directeur artistique?

Antony Ernst
Directeur exécutif de l’OCL
Antony ErnstDirecteur exécutif de l’OCL

Toute la programmation est à retrouver sur ocl.ch

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Culture

Quarante ans après, Bob Marley plus que jamais au firmament

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Sept années seulement se seront écoulées entre la sortie de "Catch a Fire", l'album qui mettra Bob Marley en orbite, et son décès prématuré (Archives © KEYSTONE/AP/LANGEVIN ).

Quarante ans après la mort de Bob Marley, à 36 ans seulement, l'héritage de la légende du reggae reste vivace: la première star mondiale issue du tiers monde a contribué, comme aucun autre, à ouvrir la musique à de nouvelles influences.

"Une lumière qui scintille deux fois plus fort dure deux fois moins longtemps", dit à l'AFP Judy Mowatt, l'une des trois membres fondatrices des I-Threes, le groupe des choristes du chanteur jamaïcain, qui comptait également Rita, son épouse. "Et par bien des aspects, Bob Marley était notre étoile la plus brillante. Il a fait beaucoup en peu de temps."

Celle qui a fait une carrière solo remarquée se souvient de cette journée de mai 1981. "Il était hospitalisé depuis quelques jours à Miami et j'ai reçu cet appel" lui annonçant le décès de Robert Nesta Marley, emporté par un cancer de la peau qui s'était généralisé.

Carrière fulgurante

"C'était la fin de toutes ces années à travailler ensemble", se souvient Judy Mowatt, qui avait rejoint les I-Threes en 1974, et vit aujourd'hui toujours en Jamaïque. "Ça m'a frappée d'un coup: Bob s'en était allé pour toujours."

"L'argent ne peut pas acheter la vie", aurait dit le chanteur à son fils Ziggy avant de mourir. Sept années seulement se seront écoulées entre la sortie de "Catch a Fire", l'album qui mettra Bob Marley en orbite, et ce décès prématuré, huit mois après son dernier concert à Pittsburgh.

Ce quarantième anniversaire marque aussi la première fois que les trois membres fondateurs des Wailers, Peter Tosh, Bob Marley et Bunny Wailer sont réunis dans l'au-delà, après la mort de ce dernier, début mars, à 73 ans, à Kingston, souligne Maxine Stowe, qui fut longtemps manageuse de Bunny Wailer.

Bob Marley "a amené le reggae aux quatre coins du monde", disait la chanteuse jamaïcaine Etana (Archives © EYSTONE/AP ISLAND RECORDS).

"Aux quatre coins du monde"

La musique produite lors de ces années prolifiques continue de résonner aujourd'hui. L'album de ses plus grands succès, "Legend", figure ainsi parmi les 100 meilleurs ventes aux Etats-Unis depuis treize ans sans discontinuer. Seul "Dark Side of the Moon" de Pink Floyd a fait mieux.

La comédie musicale "Get Up! Stand Up!" consacrée au rastafari le plus célèbre du monde, devrait faire ses débuts à Londres en octobre, et le studio hollywoodien Paramount a mis en chantier un film biopic, co-produit par Rita, Ziggy et Cedella Marley (sa fille).

"Cet homme a amené le reggae aux quatre coins du monde, absolument partout", disait la chanteuse jamaïcaine Etana dans une interview publiée dimanche par le Jamaica Observer.

Pour la première fois, une musique moderne qui ne venait pas d'Angleterre ou des Etats-Unis trouvait un écho dans le monde entier. Quarante ans après, la K-pop et le reggaeton, dont les chansons sont souvent dans une autre langue que l'anglais, ont conquis la planète, jusqu'au coeur de l'Amérique profonde.

"Le fils le plus célèbre de la Jamaïque"

"Je n'ai pas eu le privilège de le voir en chair et en os, mais son oeuvre n'en a pas moins influencé ma vie et ma vision des choses", explique le journaliste jamaïcain Karyl Walker. "Bob Marley est, sans aucun doute, le fils le plus célèbre de la Jamaïque."

Avant sa mort, Bob Marley cherchait à accroître encore son audience hors de Jamaïque, a rappelé au Jamaica Observer l'archiviste de référence du chanteur, l'Américain Roger Steffens. Selon lui, il s'apprêtait à quitter le petit label Island Records pour une maison de disques majeure.

"La plus grande déception de sa vie aura été son impossibilité de séduire le public afro-américain", a affirmé Roger Steffens. Il y parviendra, mais seulement après sa mort. Interrogé, il y a quelques jours, par le Sunday Times, le rappeur et producteur noir Jay-Z, a dit espérer, un jour, être associé aux géants de la musique: "Bob Marley et tous les grands".

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Culture

Réouverture à perte pour les cinémas suisses

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Les salles de cinéma ne peuvent pas recevoir plus de 50 personnes, ceci sans dépasser un tiers de la capacité de la salle pour les plus petits cinémas. Le port du masque est obligatoire et la consommation de boissons, pop-corn, chocolats ou glaces est interdite. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Après plus de deux semaines de réouverture, les cinémas suisses tirent un bilan mitigé. Côté lumière, le public est heureux de retourner dans les salles, côté ombre, l'affluence est quatre à six fois plus faible qu'habituellement en raison de la jauge à 50 personnes.

Si certains cinémas ont réouvert le 19 avril dernier, la plupart n'ont réouvert leurs salles que le 22 avril, le temps d'effectuer des travaux préparatoires. Ils ont attiré près de 30'000 spectateurs lors de la première semaine de réouverture et environ 67'000 lors de la deuxième semaine, a indiqué à Keystone-ATS Claude Ruey, président de ProCinéma, la faîtière des exploitants de salles de cinéma et des distributeurs de films suisses.

L'affluence moyenne en temps normal varie entre 180'000 et 240'000 spectateurs par semaine à l'échelle suisse. "On est donc bien en-dessous, entre quatre et six fois moins de monde", souligne-t-il. La moyenne des salles de cinéma helvétique compte environ 170 places.

Etonnés en bien

"La reprise est proportionnellement meilleure en Suisse romande qu'en Suisse alémanique car il y a actuellement de meilleurs films à l'affiche du côté francophone, avec notamment 'Adieu les cons' et 'Drunk'. Côté germanophone, il est plus difficile d'obtenir des films connus en ce moment", explique M. Ruey.

La programmation est aussi tributaire de la réouverture en France et également du retour des blockbusters internationaux qui dépendent eux-mêmes notamment de la situation aux Etats-Unis.

Un petit tour d'horizon effectué par Keystone-ATS montre que plusieurs responsables de cinémas se disent "étonnés en bien" et que l'intérêt du public est évident. Pour certains cinémas, il n'est pas rare que les 50 places autorisées soient complètes.

"Cela a bien démarré et compte tenu des circonstances, l'affluence est plutôt bonne. Le temps pourri de la deuxième semaine de reprise nous a bien aidés", témoigne Xavier Pattaroni, programmateur à Cinemotion (Fribourg, Bulle et Payerne). Il ne se dit pas surpris, tant l'attente du public était grande, selon son propre constat.

Absolument pas rentable

Chez Pathé, chaîne de cinéma présente dans sept villes suisses avec huit multiplexes pour 79 salles, "les chiffres de fréquentation dépassent les attentes, surtout les jours de pluie", selon Jolanda Schönenberger, porte-parole. "La plupart des salles ne sont pas complètes, mais sont bien fréquentées". Au vu de la demande, "nous allons étendre nos heures d'ouverture dès mercredi prochain", annonce-t-elle.

Si le public est ravi de retourner dans les salles obscures, la situation n'est en revanche absolument pas rentable. "C'est une période compliquée. Les restrictions sur le nombre de places assises, ainsi que l'interdiction de vendre de la nourriture et des boissons, rendent impossible une activité rentable pour le moment", affirme Mme Schönenberger. Pareil pour tous les cinémas.

Pour rappel, les salles ne peuvent pas recevoir plus de 50 personnes, ceci sans dépasser un tiers de la capacité de la salle pour les plus petits cinémas. Le port du masque est obligatoire et la consommation de boissons, pop-corn, chocolats ou glaces est interdite.

Plus de 200 millions de perte

Le maintien de la fermeture des kiosques ou bars dans les cinémas est un grand manque à gagner pour les exploitants. La vente de boissons et de nourriture représente entre 20 et 30% du chiffre d'affaires total, rappelle le président de ProCinéma.

"Depuis le début de l'année et en date du 14 avril, la crise liée au coronavirus a engendré quelque 84 millions de pertes pour les exploitants de salle de cinéma de tout le pays. Cette somme s'ajoute à la perte de 130 millions pour 2020, soit 214 millions au total depuis le début de la pandémie", indique M. Ruey.

"Bien que les cinémas ne gagnent rien et que ce soit dur pour eux, la situation n'est pas totalement catastrophique, notamment grâce aux aides étatiques pour le secteur culturel", nuance-t-il. Et selon lui, aucune faillite n'a été déclarée jusqu'ici. Cette réouverture restreinte "est à vrai dire surtout une sorte de service pour le public".

ProCinéma a désormais deux revendications prioritaires pour la deuxième phase d'assouplissement des mesures liées au Covid-19: l'augmentation de la jauge à 50% de la capacité d'une salle et l'ouverture des kiosques et bars, en autorisant la consommation, une fois assis. "J'en ai informé le conseiller fédéral Alain Berset le 26 avril dernier lors d'une séance culture avec lui", précise M. Ruey.

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Céline Dion chantera au Paléo en 2023

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Céline Dion chantera en 2023 au Paléo festival (Archives © KEYSTONE/AP The Canadian Press/JACQUES BOISSINOT)

Le Paléo Festival de Nyon reporte le concert de Céline Dion au 17 juillet 2023. Les billets achetés initialement pour le 20 juillet 2020 restent valables pour la nouvelle date, qui est déjà complète. Aucun billet ne sera remis en vente.

En raison d'un conflit de dates, l'artiste ne pourra se produire l'année prochaine à Nyon. Le concert de 2023 sera son unique date de festival en Suisse et son premier spectacle en Suisse romande depuis 2008, indique jeudi le Paléo dans un communiqué.

La chanteuse québécoise devrait quand même se produire en Suisse l'an prochain. Selon son site internet, elle fera halte les 15 et 16 juin 2022 au Hallenstadion à Zurich, des concerts initialement prévus en mai 2020.

A Nyon, Céline Dion offrira le "meilleur de sa discographie pléthorique – francophone et anglophone - avec un spectacle hors norme", promet le Paléo. D'autres artistes viendront compléter l'affiche de cette journée de festival.

La prochaine édition du Paléo est prévue du 19 au 24 juillet 2022. En raison de la pandémie, le festival avait dû annuler son rendez-vous en 2020, puis, plus récemment, aussi celui de cet été.

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Oscar du meilleur film pour "Nomadland" de la Chinoise Chloé Zhao

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La 93e cérémonie des Oscars se déroule dans une gare historique du centre de Los Angeles. (©KEYSTONE/AP/Mark Terrill)

"Nomadland" a confirmé dimanche à Los Angeles son statut de grand favori des Oscars en remportant la récompense suprême du meilleur long-métrage. Sa réalisatrice Chloé Zhao est devenue la première cinéaste non blanche à remporter le prix du meilleur réalisateur.

Avant Chloé Zhao, seule une autre femme avait reçu ce prix convoité, Kathryn Bigelow en 2010 pour "Démineurs". "Quel voyage incroyable et unique nous avons fait ensemble", a lancé la réalisatrice née en Chine, dont les acteurs dans le film sont pour beaucoup des amateurs jouant leur propre rôle de trimardeurs modernes.

Frances McDormand, l'une des rares comédiennes professionnelles de cet hybride de road movie, de drame social et de documentaire sur des Américains âgés vivant sur les routes après avoir tout perdu lors de la crise financière, rafle, quant à elle, l'Oscar de la meilleure actrice.

Son rôle de veuve désargentée et désabusée vivotant dans un vieux camping-car lui permet de devenir la deuxième femme à obtenir trois Oscars dans cette catégorie, derrière la championne toute catégorie, Katharine Hepburn, qui en détient quatre.

Oscar en gare

Chez les hommes, Anthony Hopkins a créé la surprise en raflant la statuette du meilleur acteur pour son rôle de vieillard sombrant dans la démence dans "The Father". Le Britannique de 83 ans n'était pas présent pour recevoir son prix. Il faisait figure d'outsider assez improbable face à Chadwick Boseman, mort l'été dernier d'un cancer et qui semblait parti pour recevoir un Oscar posthume pour "Le Blues de Ma Rainey", où il incarne un trompettiste hanté par des atrocités racistes.

La cérémonie la plus suivie d'Hollywood se tenait exceptionnellement cette année dans une gare historique du centre de Los Angeles accueillant les stars en lice, qui pour beaucoup ont foulé un tapis rouge pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19.

C'est là que le Danois Thomas Vinterberg, réalisateur de "Drunk", a reçu l'Oscar du meilleur film étranger. Sa comédie douce-amère met en scène quatre amis menant une expérience de soûlographie quasi scientifique. Il a dédié la victoire à sa fille Ida, morte dans un accident de voiture quatre jours après le début du tournage et qui devait jouer dans son film.

De la diversité

Les quelque 200 candidats invités à se présenter sur le tapis rouge, réduit cette année à sa plus simple expression afin de respecter les règles sanitaires et la distanciation sociale, étaient visiblement ravis de se retrouver. "Aujourd'hui, c'est la première fois que je m'aventure. Je ne me suis pas rendue dans une grande ville depuis plus d'un an", a assuré Glenn Close aux rares journalistes admis à suivre en personne cette 93e édition.

Même des magnats d'Hollywood, comme Bob Iger, le tout-puissant patron de Disney, numéro un mondial du divertissement, n'ont pas reçu de carton d'invitation pour l'événement. Il n'a donc pas pu assister en chair et en os à la victoire de "Soul", fable onirique des studios Pixar (filiale de Disney) sur le sens de la vie sorti au beau milieu d'une pandémie meurtrière, dans la catégorie du meilleur film d'animation.

Après des années de controverse sur la composition de l'académie des Oscars, jugée trop blanche et trop masculine pour représenter l'ensemble de la société, deux acteurs de couleur ont été récompensés pour le second rôle: le Britannique Daniel Kaluuya, 32 ans, pour "Judas and the Black Messiah", et la septuagénaire sud-coréenne Youn Yuh-jung pour "Minari".

Déception pour Netflix

Le premier Oscar de la soirée, celui du scénario original, est allé à Emerald Fennell pour son film "Promising Young Woman", thriller féministe inspiré par le mouvement #MeToo.

Même si elle repart avec sept récompenses au total, la plateforme Netflix a en revanche subi une nouvelle déception dimanche dans les catégories majeures, malgré plusieurs films qui abordaient des thèmes pourtant d'une actualité brûlante.

Chadwick Boseman et Viola Davis ont échoué avec "Le Blues de Ma Rainey" et son évocation des discriminations raciales dans le Chicago des années 1920 tout comme "Les Sept de Chicago", qui revisite la répression policière et judiciaire ayant suivi les manifestations contre la guerre du Vietnam en 1968.

Ode en noir et blanc à Hollywood, "Mank" a dû se contenter d'Oscars pour sa photographie et ses décors.

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