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Suisse

Le temps humide fait pousser les champignons en nombre

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Le temps humide de ces dernières semaines réjouit les amateurs de champignons: de nombreux individus, ici des bolets, sont sortis de terre dans presque toutes les régions de Suisse (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Le temps humide des dernières semaines n'a pas eu que des effets négatifs. Dans les forêts suisses, de nombreux champignons sortent actuellement de terre. Les amateurs se réjouissent, mais l'humidité invite aussi à une prudence particulière lors de la consommation.

Une pluie abondante est en principe bénéfique aux champignons. Dans les deux Appenzell par exemple, où il a beaucoup plu ces dernières semaines, on trouve actuellement de très nombreux et très beaux champignons, explique Matthias Müller, président de l'association locale des champignonneurs, à Keystone-ATS.

Selon lui, la variété des espèces est également particulièrement élevée en Appenzell. Les années passées, particulièrement sèches, il arrivait que l'on ne trouve que deux champignons à cette période. Cette année, il y a 70 espèces avec deux à trois individus chaque fois. "Je ne vois pas d'autre explication que l'humidité", avance Matthias Müller.

Cette abondance attire déjà les ramasseurs dans les forêts. Eva Grosjean-Sommer, présidente de Association alémanique des organes officiels de contrôle des champignons (Vapko), et Geni Christen, contrôleur officiel de champignons pour la région de Saas-Fee (VS), signalent un nombre étonnant de cueilleurs déjà venus présenter leur récolte cette année.

La chaleur manque

Ce qui manque jusqu'à présent, c'est la chaleur. Les champignons qui aiment avoir chaud, comme les bolets, n'ont pas encore vraiment pu germer en Appenzell, selon Matthias Müller. Eva Grosjean-Sommer observe le même phénomène dans le canton de Berne. Récemment, seuls de petits champignons, nombreux mais à la valeur comestible insignifiante, sortaient du sol.

Les cueilleurs valaisans semblent avoir plus de succès. "Les premiers sont venus avec des cèpes dès le mois de juin", ce qui est très tôt, précise Geni Christen.

Cela montre à quel point la croissance des champignons peut varier d'une région à l'autre. Leur développement présente parfois aussi des anomalies. A Lucerne par exemple, il n'y a encore presque pas de champignons, remarque René Zopp, du bureau de contrôle local. Mais la saison ne fait que commencer.

Attention aux moisis

La croissance des champignons dépend essentiellement de l'interaction entre l'humidité et la température. Les cueilleurs doivent donc trouver le bon moment pour cueillir leur espèce préférée. Si les champignons se trouvent au soleil, ils se décomposent plus rapidement, explique Geni Christen. Il ne serait pas bon non plus pour certaines espèces qu'il pleuve à nouveau maintenant, ajoute Matthias Müller: "Certains champignons n'aiment pas être trop mouillés, ils se gâtent alors rapidement."

De plus, les champignons, qui sont en fait quasi des éponges, peuvent absorber beaucoup d'eau, rappelle Eva Grosjean-Sommer. Lorsqu'ils sortent de terre, ils se décomposent plus vite, ont des vers ou des moisissures.

"En gros, il faudrait montrer chaque champignon au contrôle avant de le consommer", souligne Eva Grosjean-Sommer, un conseil qu'elle donne même aux cueilleurs expérimentés.

Pour éviter les ennuis après un repas de champignons, il convient de n'emporter que les individus frais, d'un bel aspect et que l'on connaît. Et seulement autant qu'il est possible de consommer en une semaine, soulignent les experts.

Les bolets sont le plus souvent à l'origine d'intoxications alimentaires, parce qu'ils sont consommés déjà avariés ou pas assez cuits, explique Eva Grosjean-Sommer. L'année dernière, le centre d'information sur les empoisonnements Tox Info a enregistré 806 consultations liées aux champignons.

Du temps pour les spores

Les ramasseurs doivent également tenir compte des restrictions pour la cueillette, qui varient d'un canton à l'autre. Dans certains cantons, la récolte est interdite les dix premiers jours du mois, dans d'autres, l'interdiction est valable à certaines heures. Berne ou le Valais n'imposent en revanche aucune restriction. En outre, certains cantons limitent la quantité pouvant être cueillie.

Pendant les jours de repos, il faut laisser pousser et sporuler les champignons afin d'augmenter leur reproduction. L'Association des organes officiels de contrôle des champignons Vapko répertorie ces règles ainsi que les points de contrôle cantonaux sur son site.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Super League: occasion manquée pour le Lausanne-Sport

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Pas de vainqueur entre le Lausanne-Sport et Saint-Gall (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Lausanne-Sport a été tenu en échec 1-1 à domicile par Saint-Gall lors de la 23e journée de Super League. Les Vaudois n'ont pas été capables de concrétiser leur domination.

Sion et YB ayant fait match nul samedi, l'occasion était belle pour le Lausanne-Sport de se rapprocher de la barre. Mais les hommes de Peter Zeidler n'y sont pas parvenus, par manque d'efficacité.

Le LS a eu le bonheur d'ouvrir le score dès la 2e par Janneh, mais les Brodeurs ont répliqué par Baldé à la 9e. Le score n'a plus évolué ensuite, malgré pas mal d'occasions des deux côtés en première mi-temps, puis pour les Vaudois uniquement ensuite. Le Lausanne-Sport reste ainsi à quatre points des Young Boys (6e) et à cinq de Sion (5e).

Dans le "Klassiker", le FC Bâle s'est imposé in extremis 2-1 contre le FC Zurich. Menés dès la 16e après une réussite de Sauter, les Rhénans ont retourné la table en fin de partie grâce à un penalty de Shaqiri (90e) et un but de Salah (96e). Après trois défaites, Stephan Lichtsteiner a ainsi enfin pu fêter une victoire depuis qu'il a relayé Ludovic Magnin sur le banc du FCB.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Musée de Bagnes explore nos représentations du loup

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La nouvelle exposition du Musée de Bagnes (VS) explore la figure du loup à travers son exposition "Présences" (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

"Les loups y sont entrés et son partout": pensé comme une maison pour l'occasion, le Musée de Bagnes (VS) explore nos représentations du grand canidé en interrogeant ses "Présences", notamment dans le contexte valaisan. Une exposition à découvrir dès dimanche et ce jusqu'au 15 novembre prochain.

"La disparition puis le retour du loup dès 1994 forcent à réfléchir notre rapport au sauvage, au domestique et à la relation entre humain et non-humain", explique l'institution muséale valaisanne. Dans un territoire alpin tatoué par l'agriculture de montagne et le tourisme, s'interroger sur la figure du loup amène dans l'équation les brebis, les chiens, les pratiques agropastorales, ainsi que les conceptions et façons d'habiter la montagne".

Pour dérouler son projet, le Musée de Bagnes explore la figure de l'animal à travers ses espaces. La scénographie permettra au public de "cheminer à quatre pattes et sur deux jambes" et de découvrir, par exemple, des vidéos de meutes prises de nuit dans la salle de bain, des panneaux de mise en garde dans le débarras ou encore des animaux taxidermisés dans le jardin.

Avec ces différentes pièces - entre le "salon des cohabitations" ou encore la "chambre des attachements" -, il s'agit d'emprunter la perception de certains habitants, éleveurs ou bergers des Alpes pour qui le prédateur est "trop proche". Autrement dit, "les loups y sont entrés et sont partout". Le titre de l'exposition, "Présences", est un terme emprunté à un éleveur de brebis pour parler du grand canidé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'explosion des prix d'achat et des rénovations à Genève divise

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Les prix d'achats d'immeubles comme ceux du boulevard Carl-Vogt ont considérablement augmenté à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'affaire des baux résiliés au boulevard Carl-Vogt montre les divergences profondes autour de l'immobilier à Genève, alors que les rénovations ont explosé ces dernières années. Des bailleurs institutionnels achètent des biens à des prix exorbitants. Mais l'ASLOCA et la Chambre genevoise immobilière s'opposent sur les raisons de cette situation.

Les rénovations attendues à Carl-Vogt dans une centaine de logements ne sont pas une exception. Des projets de démolitions et reconstructions sont notamment attendus dans les quartiers de la Servette, où des locataires se sont rassemblés mercredi soir devant les bureaux du propriétaire, l'UBS, et des Augustins.

Si les démolitions et reconstructions ne sont pas très nombreuses en raison des contraintes légales, les rénovations se multiplient. Selon les statistiques cantonales, le nombre de transformations s'établissait presque toujours à moins de 300 par an avant 2022. Depuis cette année-là, il n'est pas retombé sous le seuil de 400.

Au centre de l'attention, des caisses de pension, mais aussi des banques ou des assureurs. Les grands bailleurs "achètent à n'importe quel prix" parce qu'ils savent qu'ils retomberont sur leurs pattes après rénovations, affirme à Keystone-ATS le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA.

A Carl-Vogt, le mécène Metin Arditi avait acquis les immeubles pour 9,4 millions de francs. Il les avait ensuite revendus en 2020, une vingtaine d'années plus tard, pour 129 millions de francs à la Caisse de pension du canton de Bâle-Ville (PKBS).

Caisses de pension pas fiscalisées

Pour le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière (CGI), Christophe Aumeunier, le constat ne constitue pas une surprise mais il l'explique différemment. La fiscalité genevoise sur les immeubles de rendement est extrêmement lourde pour les propriétaires privés, de même que les montants à engager pour les rénovations énergétiques obligatoires. Or, les "caisses de pension sont exemptées d'impôts et s'appuient sur une pléthore de fonds. Il y a un marché parallèle", admet le secrétaire général.

Les investissements "massifs" dans l'immobilier sont observés notamment lorsque le résultat des produits financiers liés à la Confédération est moins satisfaisant, explique M. Dandrès. Selon lui, malgré des "prix surfaits", les grands acheteurs anticipent déjà un rendement de 4 à 5% après des rénovations.

Un argument que réfute M. Aumeunier. Selon lui, les montants d'achat élevés s'expliquent par le manque d'immeubles à vendre. "Je n'entends pas l'ASLOCA dire qu'il faut construire davantage pour fluidifier le marché et lutter contre la pénurie de logements", déplore-t-il.

De même, M. Aumeunier "peine à croire" que les bailleurs obtiennent réellement une rente dans cette affaire. Les caisses de pension sont légalement obligées d'avoir de l'immobilier dans leur portefeuille ou souhaitent aussi diversifier les risques dans leurs investissements, selon lui.

Contrainte ou dialogue

Parmi les effets des résiliations, l'ASLOCA et la CGI divergent aussi sur l'impact pour la société. Le conseiller national déplore une "casse sociale" parce que les habitants quittent les centres-villes, sont contraints à des sous-locations ou restent, mais dans des conditions précaires. "La classe moyenne a encore accès aux centres-villes et ceux-ci doivent rester vivants", rétorque M. Aumeunier.

Face à ces défis, les réponses sont également différentes. Le conseiller national prépare une motion ou une initiative parlementaire pour la prochaine session à Berne en mars. Au centre des réflexions, un mécanisme pour limiter les niveaux des loyers et des prix dans des zones de développement pour une certaine période, par exemple dix ans. Mais également un dispositif "antispéculatif" pour plafonner les prix d'achat d'un immeuble en fonction de l'état locatif.

"Il n'y a pas d'accord sur ce terme de spéculation", conteste M. Aumeunier. Il réitère sa main tendue à tous les acteurs. Il faut régler ce problème cette année en raison du délai imposé par l'Etat pour les rénovations énergétiques, dit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Incendie au mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana

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Selon les premiers éléments, le feu s'est déclaré au niveau des bougies disposées sur une table au centre du mémorial. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana a pris feu dimanche peu avant 06h00. Les pompiers dépêchés sur place ont rapidement maîtrisé l'incendie et personne n'a été blessé.

Plusieurs objets commémoratifs ont en revanche été endommagés, précise la police cantonale valaisanne dans un communiqué. Le livre de condoléances a lui pu être conservé et la reconstruction du mémorial est en cours.

Selon les premiers éléments, le feu s'est déclaré au niveau des bougies disposées sur une table au centre du mémorial. La police exclut à ce stade l'intervention d'un tiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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