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Suisse

Les franchises de base de l'assurance maladie devraient augmenter

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Le nouveau mécanisme renforcera la responsabilité individuelle des assurés et la prise de conscience des coûts de la santé, estime la majorité des sénateurs (image symbolique). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Les franchises de l'assurance maladie devraient augmenter. Suivant la Chambre du peuple, le Conseil des Etats a accepté mardi ce projet. Les sénateurs ont en revanche refusé de bloquer les montants pendant trois ans.

La Chambre des cantons soutient les augmentations de franchises proposées par le Conseil fédéral par 26 voix contre 13. La franchise ordinaire passerait ainsi de 300 à 350 francs peu après la finalisation de la loi. Par la suite, les montants devraient être indexés à l'évolution des coûts.

Forcé de légiférer par le Parlement, le gouvernement a développé un concept qui ne concerne pas les franchises des enfants. Celles des adultes grimperont quant à elles de 50 francs dès que les coûts bruts moyens par assuré auront dépassé treize fois la franchise ordinaire. La prochaine étape sera franchie lorsque les coûts par assuré auront dépassé 3900 francs. En 2016, ils s'élevaient à 3777 francs.

Frein modeste à la hausse des coûts

Le nouveau mécanisme renforcera la responsabilité individuelle des assurés et la prise de conscience des coûts, a mis en avant Joachim Eder (PLR/ZG) pour la commission. Grâce à ce système, les assurés ne devraient plus aller chez le médecin pour chaque petit bobo, a abondé Erich Ettlin (PDC/OW).

Un argument mis à mal par la gauche. Le nombre de consultations par assuré et par an en Suisse est le plus bas des pays de l'OCDE, a souligné Didier Berberat (PS/NE). "Il se situe à 3,9, contre 6,4 en France ou encore 9,9 en Allemagne."

Rien n'y a fait. La Chambre des cantons a suivi le camp bourgeois à l'origine de la proposition d'indexation, qui mettait également en avant une baisse des coûts dans le domaine de la santé.

Le mécanisme devrait permettre de réduire la hausse des primes d’environ 0,5% les années d'adaptation des franchises par rapport aux années sans indexation, a convenu le ministre de la santé Alain Berset. Mais il n'y aura pas de diminution visible des coûts, car une partie d'entre eux sera reportée sur les assurés, a-t-il temporisé.

Référendum en vue

Seul le camp rose-vert, rejoint par Anne Seydoux-Christe (PDC/JU), a rejeté ce concept lors de la votation finale. Il dénonce un projet inefficace mais surtout antisocial. Les malades chroniques, les personnes âgées et celles qui ont un faible revenu vont notamment en faire les frais, a critiqué Didier Berberat.

Les risques sont réels qu'ils renoncent à se faire soigner, ce qui augmentera les coûts, a poursuivi le socialiste neuchâtelois. Le PS a d'ores et déjà annoncé vouloir combattre le projet par référendum. Il a également lancé une initiative pour plafonner les primes à 10% du revenu disponible des ménages.

Depuis 1996, la franchise de base est passée de 150 francs à 230 francs dès 1998 puis à 300 francs dès 2004. Les franchises à option s'échelonnent quant à elles actuellement de 500 à 2500 francs.

Estimant que le projet du gouvernement est suffisamment clair, la Chambre des cantons a balayé quatre motions visant à augmenter le montant de plusieurs franchises et adopter un mécanisme pour les adapter à l'évolution des coûts. Leurs objectifs sont déjà atteints pour la plupart, ont estimé les sénateurs.

Changement tous les ans

Le Conseil des Etats s'est en outre tacitement prononcé contre un autre tour de vis. Les assurés pourront continuer à changer leur franchise chaque année.

Le National veut lui fixer la durée des contrats à trois ans. Durant cette période, les assurés pourront changer d'assureur, mais seront tenus de conserver la même franchise. Plus possible dès lors de demander à court terme une participation inférieure aux coûts si l'on craint de devoir bientôt affronter des frais médicaux élevés.

Le projet risque de faire augmenter les coûts, car les assurés se tourneront vers les franchises basses pour éviter de devoir passer à la caisse en cas de problème de santé, a critiqué Joachim Eder (PLR/ZG) au nom de la commission. De plus, les économies escomptées par le nouveau système seraient très faibles: 5 millions de francs sur un total de 28 milliards de prestations nettes.

Les deux projets retournent au Conseil national, le premier pour une simple précision stylistique.

(KEYSTONE-ATS)

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Économie

Revolut annonce un bénéfice en forte hausse et vise une licence US

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Revolut qui a obtenu une licence bancaire complète au Royaume-Uni, espère désormais en faire de même aux États-Unis (archives). (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/MONIKA SKOLIMOWSKA)

La banque en ligne britannique Revolut a annoncé mardi un bénéfice net en hausse de 65% en 2025, à 1,3 milliard de livres (1,4 milliard de francs. Porté par la croissance continue de sa clientèle, le groupe vise désormais une licence bancaire aux Etats-Unis.

Le chiffre d'affaires a également fortement progressé, à 4,5 milliards de livres, contre 3,1 milliards en 2024, souligne dans un communiqué la fintech, qui compte désormais 68,3 millions de clients dans le monde, soit une progression de 30%.

Revolut avait annoncé le 11 mars avoir obtenu une licence bancaire complète au Royaume-Uni, étape clé pour son développement sur son plus grand marché, après plusieurs années d'attente.

Elle espère désormais obtenir une licence aux États-Unis, "ce qui nous permettra de passer du statut d'invité dans le système bancaire américain à celui de résident permanent, en nous donnant la capacité de proposer des prêts à grande échelle" ou des cartes de crédit "à des millions d'Américains", a souligné le directeur général Nik Storonsky.

Revolut exerce déjà ses activités en Europe continentale grâce à une licence bancaire lituanienne et compte demander en outre une seconde licence européenne en France, son deuxième marché.

La banque avait confirmé en novembre avoir atteint une valorisation de 75 milliards de dollars (65 milliards d'euros) à l'issue d'une vente secondaire d'actions, avec la participation du géant américain de puces électroniques Nvidia.

La croissance fulgurante de Revolut lui a valu des critiques ces dernières années sur sa capacité à se conformer aux réglementations financières, notamment en matière de lutte contre la fraude ou le blanchiment d'argent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Lausanne

La 9e édition de Divinum se tient de mercredi à lundi à Morges

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Divinum revient mercredi à Morges pour une 9e édition (image symbolique). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salon des vins Divinum ouvre les portes de sa 9e édition mercredi à Morges (VD). Jusqu'au lundi 30 mars, près de 130 stands réunissent 2750 vins de 150 caves et domaines sur environ 5000 m2 au parc des Sports. Les vignobles alémaniques sont à l'honneur cette année.

"Dans le contexte des défis qui se posent à la filière - entre arrachages de vignes, pression sur les prix et fluctuation de la demande - , notre rendez-vous morgien veut rappeler combien il est essentiel de valoriser et soutenir le travail de nos vigneronnes et vignerons", relève Richard Chassot, fondateur et organisateur de ce salon des vins, cité mardi dans un communiqué.

L'an dernier, Divinum avait connu un record d'affluence avec plus de 21'000 visiteurs, contre 18'500 en 2024 et quelque 20'000 en 2023 (ancien record).

Nombreuses animations

Pour cette édition 2026, le salon met à l'honneur les vins de Suisse alémanique, avec la Branchenverband Deutschschweizer Wein comme invitée spéciale. L'occasion pour le public de découvrir les vignobles d'outre-Sarine de seize cantons, représentant 2650 hectares, ainsi qu'une exposition, écrivent les organisateurs.

De nombreuses animations seront aussi proposées au public: des ateliers (cépages et truffes), des masterclass (cépage emblématique de Suisse alémanique, pinot noir), un quizz, l'élection du plus beau stand ou encore une chasse au trésor.

Côté pratique et transports publics, la compagnie des transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC) offre 50% sur toutes ses lignes pour les visiteurs du salon, indiquent encore les responsables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Large remaniement du conseil d'administration de Ruag International

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A Emmen, Beyond Gravity fabrique des coiffes pour satellites (Archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le groupe d'armement Ruag International subit un remaniement de son conseil d'administration dans un contexte de déficit et d'enquête pour fraude présumée. Dans ces conditions, le Conseil fédéral juge que l’objectif 2025 de rentabilité n’est "clairement pas atteint".

Le gouvernement ne donne en outre que sous réserve décharge à un des membres du conseil d'administration démissionnaire. Cette réserve porte sur les faits en lien avec les enquêtes en cours au sein de RUAG MRO, à l’époque de l’ancienne société RUAG Holding S.A. Des rapports du Contrôle fédéral des finances ont montré il y a un an des manquements très graves. Plus de deux dizaines de cas de fraude présumée avec de gros dommages financiers sont mentionnés.

Au niveau financier, l’adaptation des projets de lanceurs sur les sites de Beyond Gravity aux Etats-Unis et en Suède a en particulier grevé les résultats opérationnels. Le rendement net avant intérêts et impôts (EBIT) se situe à environ -114 millions de francs et la perte nette avoisine -119 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les stéréotypes de genre dans la publicité ont diminué en 2025

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Les stéréotypes de genre ont diminué dans les publicités vidéos suisses en 2025, mais des clichés persistent (archive). (© KEYSTONE/EPA/DANIEL IRUNGU)

La publicité suisse a moins répandu de clichés de genre l'année dernière, indique mardi l'association Protocole Gisler. Des résultats "encourageants", mais parfois insuffisants, selon l'organisation.

Près de 87% des spots analysés en 2025 étaient exempts de ces stéréotypes, note l'association dans un communiqué. Il s'agit d'un point de pourcentage de plus que l’année précédente.

Dans les 369 publicités vidéos suisses, l'organisation remarque que les rôles de genre les plus populaires sont restés les mêmes: ceux de "l'homme drôle" et de "la femme qui s'occupe de tout". Pour les rôles relatifs aux soins, elle observe un changement. Selon le communiqué, "dans 17 spots publicitaires, des hommes se sont chargés de tâches liées au ménage, aux enfants ou aux proches, dépassant ainsi les 10 femmes qui apparaissaient dans des rôles similaires".

L'année dernière, 21 femmes expertes se sont chargées de fournir des explications, "un domaine longtemps considéré comme dominé par les hommes. Seuls deux hommes ont eu l'occasion de faire de même dans les spots analysés", note l'association qui lutte contre les stéréotypes dans la publicité.

"On voit toujours très peu de femmes dans des rôles humoristiques et très peu d’hommes qui savourent quelque chose, comme du chocolat", remarque Nina Bieli, co-initiatrice et présidente de l’association Protocole Gisler.

Catégories sous-représentées

À trois reprises, une personne dont l'apparence ne correspondait pas à la conception binaire du genre est apparue dans une publicité. Une situation qui reste pratiquement inchangée par rapport à l'année précédente. Pour l'association, ces chiffres sous-représentent la part des personnes "qui ne s’inscrivent pas dans les normes de genre binaires".

"Elle reste pratiquement inexistante, et ce, même dans les campagnes qui s’adressent explicitement à un jeune public. Cela doit changer.

Une personne non perçue comme blanche est apparue à 95 reprises, soit 26 % des spots analysés. L'année précédente, ce chiffre s'élevait à 17 % des spots. Bien qu'il n'y ait pas de données concernant la proportion de personnes perçue comme non-blanche en Suisse, 41 % de la population est issue de l'immigration.

"On peut ainsi constater que la représentation des personnes non perçues comme blanches s'est améliorée, tant sur le plan quantitatif que qualitatif (type de rôle, sujet de la publicité, ndlr), par rapport à l'année précédente", selon le communiqué.

Le handicap marginalisé

Les personnes vivant avec un handicap visible sont apparues à trois reprises uniquement. "Sur les 369 spots analysés, on ne voit qu’une seule fois une personne en fauteuil roulant, sans aucun lien avec le sujet abordé. Cela nous touche profondément.

Les personnes en situation de handicap participent à la vie sociale, mais sont pratiquement absentes de la publicité suisse, sauf lorsqu’il est explicitement question de leur vie avec ce handicap", conclut Mme Bieli.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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