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Suisse

Les franchises maladie vont augmenter

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Les franchises de l'assurance maladie devraient augmenter (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les franchises de l'assurance maladie vont augmenter. Et il ne devrait plus être possible d'en changer chaque année, mais tous les trois ans. Le National a adopté lundi ces deux projets. Le dossier passe au Conseil des Etats.

Depuis 1996, la franchise de base est passée de 150 francs à 230 francs dès 1998 puis à 300 francs dès 2004. Les franchises à option s'échelonnent quant à elles actuellement de 500 à 2500 francs.

Indexées aux coûts

Désormais, les montants devraient être indexés à l'évolution des coûts. Forcé de légiférer par le Parlement, le Conseil fédéral a développé un concept. Les franchises des enfants ne seront pas concernées.

Les franchises des assurés adultes grimperont quant à elles de 50 francs dès que les coûts bruts moyens par assuré auront dépassé treize fois la franchise ordinaire. La prochaine étape sera franchie lorsque les coûts par assuré auront dépassé 3900 francs. En 2016, ils s'élevaient à 3777 francs.

Ce mécanisme devrait permettre de réduire la hausse des primes d’environ 0,5% les années d'adaptation des franchises par rapport aux années sans indexation. Mais il ne faut pas attendre des miracles sur la hausse des coûts, a prévenu le ministre de la santé Alain Berset.

Antisocial

Seule la gauche a rejeté ce concept. Celui-ci est inefficace mais surtout antisocial. Les malades chroniques et les personnes âgées vont notamment en faire les frais, a critiqué Barbara Gysi (PS/SG). Les coûts risquent d'augmenter au final, car les gens hésiteront avant de se faire soigner.

Rien n'y a fait. La révision de la loi a été adoptée par 133 voix contre 53. Le camp bourgeois, à l'origine de la proposition d'indexation, estime que les assurés seront plus conscients des coûts qu'ils génèrent. Cela évitera que les gens courent chez le médecin pour le moindre bobo.

Bloqué pendant trois ans

La Chambre du peuple s'est en outre prononcée par 113 voix contre 60 pour un autre tour de vis. Le montant de la franchise ne pourra plus être modifié chaque année: les contrats auront une durée de trois ans.

Durant cette période, les assurés pourront changer d'assureur, mais seront tenus de conserver la même franchise. Plus possible dès lors de demander à court terme une participation inférieure aux coûts si l'on craint de devoir bientôt affronter des frais médicaux élevés.

Là encore, les partisans du projet estiment qu'il s'agit de responsabiliser davantage les assurés. La gauche, la faîtière d'assureurs curafutura ainsi que le Conseil fédéral se sont opposés à ce changement de système. Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires, a lancé Alain Berset, citant Montesquieu.

Le projet risque de faire augmenter les coûts, car les assurés se tourneront vers les franchises basses pour éviter de devoir passer à la caisse en cas de problème de santé. De plus, les économies escomptées par le nouveau système seraient très faibles: 5 millions de francs sur un total de 28 milliards de prestations nettes.

Automatique

Par 112 voix contre 62, le National a refusé de mettre de l'eau dans son vin: l’assureur ne sera pas tenu d'informer l’assuré de l'échéance d'un contrat deux mois auparavant. Si l'assurance n'est pas résiliée, elle sera renouvelée automatiquement pour trois ans.

Le camp rose-vert a demandé de permettre de changer de modèle d'assurance l'année suivante aux personnes qui se voient diagnostiquer une maladie grave ou chronique entraînant des coûts supérieurs à leur franchise. La proposition a été rejetée par 118 voix contre 56. Cette possibilité ne sera offerte qu'aux assurés qui atteignent l'âge de 18 ans.

Franz Grüter (UDC/LU) aurait quant à lui préféré miser sur un système à option de contrats attractifs de trois ou cinq ans. Sa proposition de renvoi en commission a été rejetée par 86 voix contre 81 et 13 abstentions.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Jeux olympiques - Tokyo 2020

Guy Parmelin rate sa rencontre avec l'empereur japonais

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a dû faire preuve de patience avant son arrivée à Tokyo (archives). (© Keystone/KEYSTONE EDA/PETER KLAUNZER)

La rencontre entre le président de la Confédération et l'empereur japonais et le ministre des affaires étrangères a été annulée à cause de problèmes techniques de l'avion. Après un voyage de 20 heures, Guy Parmelin est arrivé à temps pour l'ouverture des JO de Tokyo.

L'avion du Conseil fédéral avait quitté l'aéroport de Belp (BE) à 13h30 jeudi. Au-dessus de Riga, le système de surveillance indiquait un problème technique au réacteur, a précisé vendredi le porte-parole de M. Parmelin Urs Wiedmer.

En concertation avec le ministre de l'économie, l'avion est revenu en Suisse. La sécurité n'a jamais été mise en danger. L'équipe de M. Parmelin a obtenu, avec beaucoup de chance, des places sur un vol de ligne.

Vingt heures plus tard, elle atterrissait à Tokyo; juste à temps pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été, à laquelle le ministre participe aux côtés d'autres chefs d'Etat comme Emmanuel Macron, a-t-il twitté.

Quelque 110 athlètes helvétiques prennent part aux jeux d'été. En raison de la pandémie de coronavirus, la cérémonie d'ouverture se tient en cercle restreint. Les chefs d'Etat et les ministres du sport sont présents.

Rencontre annulée

Les rencontres prévues vendredi avec l'empereur Naruhito et le ministre des affaires étrangères Toshimitsu Motegi ont cependant été annulées. Elles étaient la raison pour laquelle M. Parmelin avait décidé de prendre l'avion du Conseil fédéral, a précisé M. Wiedmer. Avec un vol de ligne, il aurait dû partir deux jours plus tôt. Il n'est pas encore clair si une nouvelle rencontre pourra être agendée.

M. Parmelin se réjouit "d'autant plus de la discussion de demain avec le Premier ministre japonais" Yoshihide Suga, a-t-il twitté vendredi.

Les relations commerciales et dans la recherche seront au centre des discussions, tout comme la lutte contre le Covid-19. Samedi, le président de la Confédération rencontrera Thomas Bach, président du comité olympique international.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

30 ans de coopération transfrontalière: passage de témoin en Valais

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Le jeune valdôtain Gabriele (à gauche) et le Valaisan Emilien lors du passage de témoin à l'occasion des 30 ans de l'Espace Mont-Blanc vendredi au col du Grand-Saint-Bernard. (© KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

De jeunes randonneurs valaisans passant le témoin à leurs homologues valdôtains au col du Grand-St-Bernard: ce moment a marqué vendredi les 30 ans de coopération transfrontalière de l'Espace Mont-Blanc.

Les festivités ont débuté le 21 juillet à Chamonix (F). De jeunes randonneurs de 12 à 15 ans se sont rendus au col de Balme et ont transmis l'alpenstock, ce bâton ferré utilisé autrefois pour les excursions en montagne, à leurs homologues valaisans. Vendredi, ces derniers ont fait de même au sommet du col du Grand-Saint-Bernard, passant le témoin aux jeunes Valdôtains.

Dimanche, l'alpenstock retournera à Chamonix via le col de la Seigne. Un tour du Mont-Blanc qui marque les 30 ans de l'Espace du même nom qui réunit la France, la Suisse et l'Ialie dans une coopération transfrontalière.

Cette coopération a débuté en 1991 lors de l'institution de la Conférence Transfrontalière Mont-Blanc (CTMB) à Champéry par les ministres de l'environnement de France, de Suisse et d'Italie, rappelle Isamaël Grosjean, coordinateurs de l'Espace Mont-Blanc pour la Suisse.

Depuis, de nombreux projets ont vu le jour, favorisant le développement durable dans les domaines de l'agriculture de montagne, de la valorisation des sentiers de randonnée, de la protection des milieux naturels sensibles ou encore de la qualité de l'air.

D'autres projets et défis sont planifiés pour l'avenir et notamment l'inscription du massif du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l'Unesco. En 2017, les premières démarches dans ce sens ont été lancées.

Annulés en 2020, adaptés en 2021

Vendredi, des représentants des autorités locales et régionales du Valais et de la vallée d'Aoste se sont réunis à l'hospice du Grand-Saint-Bernard. Ils voulaient "dresser le bilan de leur coopération transfrontalière, présenter les nouveaux projets et surtout célébrer leurs retrouvailles après des mois de restrictions de déplacements à travers les frontières", indique l'Etat du Valais et l'Espace Mont-Blanc dans un communiqué commun.

Les jeunes randonneurs qui se sont transmis le témoin sont les dignes représentants de cette coopération. Ils participent en effet aux "Séjours pédagogiques transfrontaliers autour du Mont-Banc", fruit des activités d'éducation proposées au sein de l'Espace.

Le but de ces séjours créés il y a une dizaine d'années, est de faire connaître aux jeunes des trois pays le milieu naturel remarquable du Mont-Blanc. Durant cinq jours, ils sont encadrés par des professionnels de la montagne et rencontrent des spécialistes, par exemple des glaciers, de la forêt ou encore de la fabrication du fromage, détaille Ismaël Grosjean.

Annulés en 2020 en raison de la situation sanitaire, ces séjours subissent cette année encore les contraintes sanitaires en vigueur dans les trois pays et le concept a dû être adapté: pas de mélange des participants, pas de passage de frontières ou encore pas de nuitées pour l’Italie et la France, note le coordinateur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus - Économie

L'économie suisse devrait se rétablir même avec les variants

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L'économie suisse devrait poursuivre cette année et la suivante sur la voie de la convalescence, malgré la propagation du variant Delta. Les campagnes de vaccinations devraient éviter les graves répercussions conjoncturelles de 2020 (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'économie suisse devrait poursuivre cette année et la suivante sur la voie de la convalescence, malgré la propagation du variant Delta.

Les campagnes de vaccinations devraient éviter les graves répercussions conjoncturelles de 2020, ont estimé vendredi les spécialistes de l'institut de recherche BAK Economics.

Ces derniers ont laissé inchangées leurs prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB), qui devrait progresser de 3,9% en 2021 et de 3,2% l'année suivante. En 2020, le PIB avait chuté de 2,7% en raison des répercussions économiques de la pandémie de coronavirus.

Ajusté des grands événements sportifs, le PIB helvétique est attendu en hausse de 3,7% et 3,0%, respectivement pour 2021 et 2022, a précisé l'institut bâlois dans le cadre de ces dernières prévisions.

Au niveau de l'emploi, le taux de chômage devrait refluer sur l'exercice en cours à 3,1% et le suivant à 2,7%, après avoir atteint 3,2% en 2020.

"Amorcée en mars dernier, la reprise de l'économie suisse est tirée à la fois par l'économie nationale et par la demande étrangère. En effet, l'assouplissement majeur des restrictions dues à la pandémie a contribué à la reprise de nombreux secteurs de l'économie qui stagnaient jusqu'alors", ont précisé les économistes de BAK Economics.

Pas de craintes d'inflation

En dépit de l'accélération de la pandémie avec la propagation du variant Delta, l'institut maintient ses prévisions. "Le facteur décisif pour les prévisions est que les vaccins affaiblissent considérablement le lien entre les nouvelles infections et les admissions à l'hôpital", estiment BAK Economics.

"Compte tenu des améliorations considérables sur le marché du travail et de la bonne situation financière des ménages suisses, la demande et la volonté de dépenser resteront élevées, même dans les secteurs de consommation qui fonctionnent à plein régime depuis un certain temps", ont-ils ajouté.

Et alors que les craintes d'inflation préoccupent les économistes, surtout aux Etats-Unis et dans la zone euro, l'institut rhénan se montre relativement serein. Il prévoit une accélération des prix de 0,5% en 2021 et de 0,6% en 2022, après recul de 0,7% l'année dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Climat

La grêle de juin coûtera plus cher que les crues de juillet

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Tuiles cassées, vitres brisées, panneaux solaires endommagés: la grêle du 28 juin a causé d'importants dégâts en Suisse (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les dégâts dus à la grêle et les fortes pluies des mois de juin et de juillet coûteront des millions de francs. Dans plusieurs régions, la grêle a entraîné de plus grands sinistres que les crues des lacs et des cours d'eau.

A Neuchâtel, environ 100 sinistres ont été annoncés à l'Etablissement cantonal d'assurance et de prévention (ecap) suite à la montée du lac. Les dégâts sont actuellement estimés à 500'000 francs.

Il faut toutefois être prudent avec les chiffres. Tous les dommages ne sont pas couverts par l'ecap, explique à Keystone-ATS Eric Magnin, secrétaire général de l'ecap. L'impact de la montée du lac est délicat à évaluer.

Les nappes phréatiques se sont remplies et ont entraîné des dommages dans plusieurs maisons. Mais ces dégâts sont couverts par des assurances privées, et non pas l'ecap. Ainsi, sur les 100 sinistres déclarés pour montée des eaux, l'ecap en traitera moins. Il faudra attendre 2 ans avant de connaitre le coût de l'opération.

L'établissement reste serein face aux orages annoncés pour ce week-end. De leur côté, les autorités bernoises ne peuvent exclure une brève remontée du niveau du lac de Bienne. Le degré d'alerte pour ces deux lacs reste de 4 sur 5.

Le lac de Thoune ne devrait pas fortement augmenter. Selon l'Office fédéral de l'environnement, les précipitations pourraient surtout toucher les petits et moyens cours d'eau, indique-t-il vendredi à Keystone-ATS.

65 millions

Les crues et les inondations de juillet entraînent des coûts de 65 millions de francs dans le canton de Berne, selon l'assurance immobilière Berne (AIB). Dans le Jura bernois, les détériorations se montent à quinze millions. A Thoune, ce sont onze millions de dégâts suite aux crues.

Grâce aux mesures préventives mises en place après les inondations de 2005 et de 2007, les dégâts ont été moins importants que ne le craignaient les assureurs.

Des propriétaires de maison à proximité des cours d'eau ou des lacs ont installé leur infrastructure technique au rez-de-chaussée plutôt qu'au sous-sol. Le canton et les communes ont aussi pris des mesures préventives au cours des dernières années en réalisant par exemple des galeries d'évacuation au lac de Thoune.

Grêle ravageuse

Les épisodes de grêle peuvent causer des dégâts importants en peu de temps, notamment aux véhicules et au mobilier extérieur. Selon l'assureur AXA, 15'500 sinistres ont été annoncés après le 28 juin pour un montant de 75 millions de francs. La Mobilière recense 20'000 dégâts à des voitures pour un montant de 90 millions de francs.

Pour certaines régions, la grêle du 28 juin coûtera plus cher. Ainsi, 4000 cas ont été annoncés dans le canton de Neuchâtel pour un coût estimé à 27 millions de francs. C'est surtout le haut du canton qui a été frappé par cet événement.

L'ecap doit également faire face à la catastrophe naturelle qui a dévasté une partie du village de Cressier le 22 juin au soir. Les dégâts sont estimés à 12 millions pour 350 cas.

Evénement naturel le plus important

La grêle est également plus déterminante dans le canton de Lucerne. Selon l'assurance bâtiment cantonale, 12'000 sinistres ont été annoncés suite au 28 juin. L'estimation des dégâts se monte à 150 à 200 millions de francs. Il s'agit du plus important événement naturel depuis 2005.

Dans le canton de Berne, c'est surtout la région du Seeland qui a subi les conséquences des intempéries. La grêle a entraîné des coûts à hauteur de quatorze millions, contre six millions pour les crues et les inondations. A Zurich, 70% des annonces concernent l'épisode de grêle, contre 8% pour les inondations.

50 millions à Fribourg

L'Etablissement cantonal d’assurance des bâtiments (ECAB) fribourgeois a reçu depuis le mois de juin plus de 8800 annonces de sinistres. Cela correspond à des dégâts pour un montant estimé à plus de 50 millions de francs.

De violents orages de grêle ont frappé les régions du Lac noir, de Charmey, de Bulle et d'Estavayer-le-Lac. A cela s'ajoutent des inondations qui ont frappé l'ensemble du canton.

"A ce jour, nous avons enregistré 2634 dossiers relatifs aux événements survenus depuis le 16 juin pour une estimation de dommages d'un peu plus de 16 millions de francs", a indiqué vendredi l'Etablissement cantonal d'assurance vaudois à Keystone-ATS. Ces chiffres incluent les dommages consécutifs au ruissellement des eaux, aux débordements des rivières, au vent, à la grêle et à la montée des eaux des lacs.

Dans la région de Soleure, quelque 2800 sinistres ont été annoncés auprès de l'assurance cantonale entre le 1er juin et le 21 juillet. Les crues et les inondations ont causé des dégâts à hauteur de 8,8 millions de francs, les tempêtes à hauteur de 3,1 millions de francs et la grêle à hauteur de 840'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une piste d'essai Hyperloop se construit à l'EPFL

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Le banc d'essai circulaire de 120 mètres de long simule une piste Hyperloop infinie. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'EPFL et la start-up Swisspod construisent sur le campus un banc d'essai circulaire Hyperloop, le premier opérationnel en Europe. Leur objectif est de tester et d'améliorer la technologie de transport ultra-rapide sous vide.

Le système Hyperloop, plus propre que l'avion et plus rapide que le train, pourrait révolutionner la mobilité longue distance, écrit vendredi l'EPFL dans un communiqué. Les projets se multiplient à travers le monde et la haute école lausannoise n'est pas en reste.

Un banc d'essai circulaire de 40 mètres de diamètre et 120 mètres de long vient d'être inauguré. Il permettra de valider des hypothèses nécessaires à la réalisation d'un système Hyperloop, tant du point de vue de l'infrastructure que de la capsule de transport.

Le banc d'essai se présente sous la forme d'un anneau de fonte en aluminium, bourré de capteurs. L'infrastructure, conçue et gérée par le Laboratoire des systèmes électriques distribués (DESL), permet de simuler une piste Hyperloop infinie à une échelle de 1 sur 6.

Travail conséquent encore à faire

Un des gros défis d'Hyperloop est le système de propulsion. Pour en réduire le coût, l'idée est que ce ne soit pas l'infrastructure, mais le véhicule qui transporte l'énergie nécessaire à sa propulsion. Ce véhicule serait alors doté d'un moteur linéaire, mais des développements technologiques conséquents sont encore nécessaires pour atteindre ce but, reconnaît l'EPFL.

La piste d'essai permettra de tester et valider un nouveau moteur à induction linéaire, développé dans le cadre du projet Limitless, soutenu par une bourse Innosuisse. Il s'agira aussi d'étudier et d'optimiser les aspects fondamentaux de la propulsion électromagnétique et de la lévitation des capsules. Selon la start-up Swisspod, citée dans le communiqué, une solution pourrait être mise sur le marché d'ici quatre à cinq ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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