Rejoignez-nous

Suisse

Les Suisses ont des avis tranchés sur l'initiative anti-burqa

Publié

,

le

Selon le sondage Tamedia, les Suisses sont polarisés sur l'initiative "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage".(©KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI)

Selon le premier sondage publié vendredi par Tamedia, l'initiative "oui à l'interdiction de se dissimuler le visage" serait acceptée le 7 mars. Si les sondés semblent avoir arrêté leur position sur cet objet, ils sont beaucoup plus indécis sur les deux autres.

Les intentions de votes sont tranchées et les opinions arrêtées quant au vote sur l'initiative populaire anti-burqa, selon le sondage Tamedia. Actuellement, 63% de l'électorat sont favorables à l'initiative et 35% la rejettent. Seuls 2% seraient indécis.

Selon l'enquête de 20 Minutes/Tamedia, les électeurs de gauche sont contre (ou plutôt contre) l'initiative, tandis que ceux de l'UDC, du Centre (ex-PDC) et du Parti libéral-radical y sont favorables, ou plutôt favorables. Les électeurs de l'UDC sont les plus fervents partisans du texte, avec 93% de oui, ou plutôt oui.

Viennent ensuite ceux du PLR (72%) et du Centre (63%). De l'autre côté, les électeurs du Parti socialiste refusent le texte à 64%, ceux des Verts à 59%. Le camp du non atteint tout juste 50% chez les électeurs des Vert'libéraux.

Une analyse par région montre également que l'initiative recueille un fort soutien au Tessin où 71% des sondés se déclarent favorables, contre 66% dans les régions francophones et 60% en Suisse alémanique.

Pour les partisans, l'argument le plus convaincant est celui selon lequel la burqa est une expression de l'islam radical, qui n'a pas sa place dans la culture occidentale. Pour les opposants, les femmes portant la burqa sont des cas isolés et l'Etat ne doit pas s'immiscer dans les codes vestimentaires privés.

E-ID: au coude-à-coude

L'avenir de la loi sur l'identification électronique paraît beaucoup plus incertain. Selon ce premier sondage, 45% des sondés se positionnent en faveur de la loi, 47% se positionnent contre et 8% déclarent ne pas avoir encore décidé.

La loi est soutenue par les électorats du Centre, du PLR et des Vert'libéraux. Selon les données du sondage, les sondés qui ont indiqué voter "non" ou plutôt "non" à cet objet sont majoritaires à l'UDC, au PS et chez les Verts.

Les partisans de la loi estiment que l'E-ID permet une procédure d'identification sécurisée pour tous, tout en facilitant l'identification sur Internet. Les opposants sont d'avis que l'octroi d'une carte d'identité numérique doit rester entre les mains de l'Etat.

Nombreux indécis sur le libre-échange

Les Suisses sont également indécis sur l'accord de libre-échange avec l'Indonésie. Ses partisans ont une courte avance: les sondés se déclarent à 41% favorables à l'accord, contre 39% de non. Mais 20% s'estiment indécis.

Selon le sondage, des majorités claires se dégagent chez les électeurs du Centre et du PLR, qui se prononcent à plus de 50% en faveur de l'accord. Les résultats chez ceux de l'UDC sont plus nuancés, ces derniers se positionnant à 45% pour et 37% contre.

De l'autre côté de l'échiquier politique, les électeurs des Verts disent non à 53%. Au PS, la tendance est aussi au non avec un taux de 46% contre 31% de oui. Mais de nombreux indécis pourraient bousculer ces chiffres d'ici le 7 mars.

Sur ce sujet, les 18-34 ans sont les plus indécis, alors que les plus de 65 ans le sont le moins. Les hommes sont plus favorables à l'accord, avec 52% de oui, contre 32% chez les femmes. Les sondés des villes se prononcent à 41% en faveur de l'accord tout comme ceux des agglomérations (44%). Les habitants des campagnes le rejettent tout juste, à 41% de oui contre 40% de non.

Le sondage Tamedia et 20 Minutes précise que la marge d'erreur maximale de l'enquête sur ces votations est de 1,3 point de pourcentage pour les estimations basées sur l'ensemble de l'échantillon. Le sondage a été mené les 18 et 19 janvier auprès de plus de 15'000 personnes.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Fête fédérale de musique à Bienne: la parade a bien commencé

Publié

le

Les participants viennent de toute la Suisse. A l'image, des membres de la Société de musique Davod Klosters (GR). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Alors que les organisateurs craignaient la pluie, la parade de la Fête fédérale de musique a bel et bien commencé jeudi à Bienne. Elle se tient jusqu'en début de soirée et continuera vendredi.

Les premières formations participant à la parade se sont mises en marche vers 12h30. Les organisateurs ont décidé environ une heure plus tôt de maintenir cette parade. "S'il y a seulement un peu de pluie, ce sera bon. Mais s'il pleut beaucoup, ce sera annulé", avait déclaré dans la matinée à Keystone-ATS le responsable de la communication de la fête Théo Martin.

Ce sont surtout les instruments à vent, "comme les clarinettes, les saxophones et les hautbois", qui sont impactés en cas de précipitations, a-t-il précisé.

Autre image de la musique populaire

Membre du comité d'organisateur, Jean-Marc Richard a souligné dans le 12h30 de la RTS que la manifestation permettait de "montrer la vigueur, l'énergie des instruments à vent", alors que l'on a "parfois une mauvaise image de la musique populaire."

La 35e Fête fédérale de musique, qui devait se tenir en 2021 à Interlaken, avait été annulée en raison du Covid-19. La ville de l'Oberland bernois a ensuite jeté l'éponge, estimant trop important le risque financier. Bienne a alors repris le flambeau au pied levé.

Au total, 532 sociétés de musique venues de toute la Suisse, représentant 25'063 musiciens, se produisent et s'affrontent dès jeudi et jusqu'à dimanche dans différentes catégories d'harmonie, de brass band et de fanfare.

La manifestation, qui a lieu tous les cinq ans, est considérée par les organisateurs comme la plus grande fête d'instruments à vent au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Isabella Rossellini va recevoir le Prix d'excellence à Locarno

Publié

le

Isabella Rossellini a connu une carrière longue de plusieurs décennies (image d'archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

Le Festival du film de Locarno va remettre son Prix d'excellence à Isabella Rossellini. L'actrice, mannequin et réalisatrice italo-américaine recevra sa distinction durant la soirée d'ouverture de la 79e édition du festival, le mercredi 5 août sur la Piazza Grande.

Icône moderne du cinéma, de la télévision et de la mode, Isabella Rossellini a connu une carrière riche, plurielle et longue de plusieurs décennies. Elle incarne la rencontre entre la virtuosité hollywoodienne et l'intrépidité artistique européenne, soulignent jeudi les organisateurs du festival dans un communiqué.

Elle a notamment incarné le rôle de Dorothy Vallens dans "Blue Velvet" (1986), chef-d’½uvre de David Lynch, avec une interprétation mêlant glamour, fragilité bouleversante et intensité.

Au-delà des grands classiques du cinéma, elle s'est aussi fait remarquer dans sa filmographie plus récente, avec notamment "La Chimera" d’Alice Rohrwacher (2023) ou "Conclave" d’Edward Berger (2024), qui lui a valu une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

"Isabella Rossellini est une véritable légende du cinéma contemporain", souligne le directeur artistique du Festival du film de Locarno Giona A. Nazzaro, cité dans le communiqué. Artiste singulière, elle a toujours cultivé le goût du risque, de la réinvention et de la métamorphose créative. Joyeusement anticonformiste, éblouissante dans ses incarnations comme dans ses choix, Rossellini a fait de l’imprévisibilité sa signature artistique."

La 79e édition du festival aura lieu du 5 au 15 août prochains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Hockey

Ville Peltonen nommé entraîneur du HC Ajoie

Publié

le

Ville Peltonen rebondit après son expérience de quelques mois à Genève. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Ville Peltonen est le nouveau coach du HC Ajoie. Le Finlandais, qui a entraîné Genève-Servette ces derniers mois, a signé un contrat portant sur deux saisons, a annoncé jeudi le club jurassien.

Le technicien de 53 ans succède à Greg Ireland, licencié le 30 mars dernier et remplacé pour un match par le directeur sportif Julien Vauclair. Le Canadien avait été remercié alors que le HCA était mené 3-0 dans le play-out contre Ambri. Une série finalement perdue 4-0, mais sans conséquence, puisque le barrage n'a pas eu lieu. Sierre, champion de Swiss League, n'était pas éligible à la promotion.

Ville Peltonen rebondit de son côté après un intérim de plusieurs mois à Genève-Servette, où il avait remplacé le Français Yorick Treille, licencié en octobre. Le Finlandais avait réussi à remettre les Aigles sur les bons rails, atteignant les demi-finales des play-off avant d'être stoppé par le futur champion, Fribourg-Gottéron.

Il n'a toutefois pas été conservé par le GSHC, qui avait annoncé entre-temps l'engagement pour la saison 2026/27 du Suédois Sam Hallam. A Porrentruy, Peltonen sera assisté par Samuel Tilkanen, qui était également en poste aux Vernets.

Par ailleurs, le HCA a par ailleurs annoncé divers changements au sein de sa gouvernance. L'ex-capitaine du club Jordane Hauert rejoint ainsi le comité technique, alors que Pascal Bourquard Jr. est nommé vice-président.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Canton de Vaud: recherche grands-parents de coeur

Publié

le

A Lausanne, Christiane est devenue la grand-maman de coeur de Victoria. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Dans le canton de Vaud, le projet "Grands-Parents de Coeur" met en relation des seniors qui décident de partager bénévolement de l'affection et du temps avec des enfants qui n'ont pas de lien régulier avec leurs grands-parents. Depuis cinq ans, 25 trios ont ainsi vu le jour. A l'origine de la proposition, le groupe "Etre Grands-Parents... aujourd'hui", faisant partie du Mouvement des Aînés Vaud, recherche encore des seniors pour répondre à la demande.

Lancé en 2020, en pleine période de Covid, le projet a connu un démarrage au ralenti avant de véritablement prendre son essor en 2022 - 2023. "A ce jour, 25 trios (intergénérationnels) se sont formés et l'initiative continue de bien exister. Elle est très appréciée tant par les familles que par les seniors", raconte Marie-Jo Marquis, coordinatrice du projet au Mouvement des Aînés (MdA) Vaud, interrogée par Keystone-ATS.

Les demandes proviennent pour la plupart de la région lausannoise, mais pas uniquement. "La proximité géographique est un facteur essentiel: pour que l'initiative fonctionne, il est important que familles et grands-parents de coeur habitent à une distance raisonnable", souligne la responsable.

Parcours variés

Environ 90% des familles intéressées sont expatriées, et principalement issues de pays européens voisins. Eloignées de leurs proches, elles souhaitent offrir à leurs enfants la richesse d'un lien intergénérationnel. "Plus récemment, des familles d'origine un peu plus éloignée géographiquement mais aussi culturellement ont également fait part de leur intérêt", poursuit Mme Marquis.

Du côté des seniors, tous bénévoles, les profils sont divers. Certains n'ont jamais eu d'enfants et souhaitent vivre cette expérience. D'autres, déjà grands-parents, désirent renouer avec la complicité des premières années. Certains sont des couples, mais la majorité est constituée de femmes "jeunes seniors", entre 63 et 73 ans.

Une septième

A l'instar de Christiane Cavin qui a décidé de s'engager dans l'aventure fin 2024, ses six petits-enfants étant hors du nid. Lors de l'entretien de mise en relation, la septuagénaire a eu un véritable "coup de coeur" pour une maman solo italienne et Victoria, sa fille de quatre ans.

Depuis, elles se retrouvent au moins une fois par semaine, à deux ou à trois, pour une promenade, un repas ou des jeux. "J'adore les petits, j'aime jouer, je prends grand plaisir à ces rencontres", confie-t-elle, se réjouissant de faire désormais partie de la famille élargie.

Cadre souple, mais clair

Les rencontres sont souples et définies d'un commun accord. Au départ, une rencontre hebdomadaire avec les parents permet de poser le cadre, avant que chacun ne trouve son rythme.

"Nous ne remplaçons pas une baby-sitter", explique Christiane Cavin. "Nous rendons volontiers service, mais nous savons aussi dire non. Comme des grands-parents classiques: disponibles, mais pas à disposition". Les seniors impliqués se rencontrent d'ailleurs une fois par année pour échanger sur leurs expériences.

L'âge idéal des enfants se situe autour de 3 à 4 ans au moment de la rencontre. "Les tout-petits exigent en effet une disponibilité physique plus importante, bien que la demande soit là", relate Mme Cavin. Quant aux seniors, ils doivent montrer patte blanche: un extrait du casier judiciaire est en effet requis.

Fin de la subvention

Le projet est soutenu par le programme cantonal Vieillir 2030, dont la subvention court jusqu'à fin 2026. Elle a permis d'engager une accompagnatrice, qui s'occupe de la mise en lien et assure un suivi des trios. "Car, même avec de la bonne volonté, créer un lien de confiance ne va pas toujours de soi", souligne Mme Marquis.

Présente lors des premières rencontres, cette accompagnatrice, Danièle Blaser-Reymond, fait office de filet de sécurité. "Certaines personnes n'arrivent pas à s'exprimer de crainte de blesser ou par retenue. Je suis à disposition en fonction des besoins et en cas de problème", relate-t-elle.

"C'est assez magique quand ça accroche tout de suite", décrit-elle. Au niveau des ratages, elle cite le cas d'une mère dont les enfants, quasi ados, n'étaient pas intéressés.

Son poste est cependant menacé par la fin de l'aide cantonale. "A terme, nous allons devoir trouver de nouveaux financements pour faire vivre ce projet. S'il ne concerne pas des milliers de personnes, il se révèle important pour le "mieux vieillir", note Mme Marquis.

Appel aux retraités bénévoles

Actuellement, la demande des familles dépasse celle des seniors, le projet n'étant peut-être pas suffisamment connu. Le Mouvement des Aînés recherche donc activement de nouveaux papis et mamies de coeur. "L'objectif serait de former une dizaine de nouveaux trios par an", détaille Mme Cavin.

Par crainte d'être surchargés, certains hésitent à se lancer. Mais quand la relation fonctionne, les liens deviennent forts: certains grands-parents de coeur sont invités à Noël ou figurent même sur l'arbre généalogique, glisse Mme Marquis. Preuve que ces rencontres peuvent, au fil du temps, devenir de véritables histoires de famille.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Verseau

Une créativité agissante modifie, peu-à-peu, votre manière de penser qui se libère, ainsi, de limites qui rétrécissaient votre horizon !

Les Sujets à la Une