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Suisse

L'UDC présente sa stratégie économique

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L'UDC réclame le port du masque obligatoire pour tous. La conseillère nationale Magdalena Martullo-Blocher, ici en compagnie du chef du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi, a montré l'exemple durant la dernière session (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
La pandémie de coronavirus sera beaucoup plus dévastatrice pour l'économie que pour la santé des Suisses, anticipe l'UDC. Le parti demande au Conseil fédéral de préparer le redémarrage au plus vite de l'économie et prône le port du masque obligatoire pour tous.

Il a présenté mardi à la presse en conférence téléphonique la stratégie de sortie de crise soutenue à l'unanimité par son groupe parlementaire. Le Conseil fédéral a pris des mesures qui protègent les personnes à risque, mais qui provoquent aussi des dégâts massifs sur l'économie et pour toute la population. D'autres mesures sont nécessaires après le 19 avril.

Selon la Banque nationale suisse, la Suisse perd actuellement 15 milliards de francs par mois. L'effet du paquet d'aide de 42 milliards sera épuisé au bout de deux mois et demi et ne suffira pas à revitaliser l'économie, juste à limiter les dégâts, a expliqué le conseiller national Franz Grüter (LU).

Continuer avec de nouveaux paquets d'aide ne ferait que léguer des dettes aux générations futures. Il faut protéger les groupes à risque et les isoler autant que possible. Mais les personnes qui ne sont pas malades doivent retourner au travail. C'est à ce prix que l'économie et la société pourront à nouveau fonctionner.

Masques obligatoires

Le parti ne veut mettre personne en danger. Les actuelles consignes en matière d'hygiène doivent absolument être respectées. Mais contrairement à ce que disent les autorités suisses, les masques d'hygiène sont un complément utile pour éviter la propagation de la maladie et il faut en imposer l'usage obligatoire.

De nombreux pays ont généralisé l'usage des masques. L'Autriche a déclaré le port obligatoire lundi et contrairement à ce que disent les autorités suisses, des études prouvent l'efficacité des masques, selon l'UDC.

"Ils ne sont pas si difficiles à utiliser: 1,4 milliard de Chinois y arrivent et c'est plus facile que respecter une distance de 2 mètres entre les personnes", a relevé Magdalena Martullo-Blocher.

Le parti invite la Confédération à se procurer des masques pour l'ensemble de la population, si nécessaire en Chine. L'UDC appelle aussi le Conseil fédéral à prendre exemple sur le pays pour préparer concrètement le redémarrage de l'économie.

Rouvrir les écoles

Pour que l'économie puisse à nouveau fonctionner, l'interdiction de travailler doit être abolie pour les métiers pour lesquels le travail à domicile est impossible. Le travail et les écoles doivent reprendre par étapes.

Les restaurants et les magasins devraient rouvrir en respectant les mesures d'hygiène, sous réserve d'une interdiction pour les clients appartenant à un groupe à risque. L'interdiction de se rassembler doit être assouplie. Les besoins des régions doivent être pris en compte. Il faut permettre des solutions particulières pour les cantons frontaliers, a justifié Christoph Blocher.

Protection des frontières

L'UDC prône encore le renforcement des restrictions d'entrée aux frontières. Il faut éviter que les groupes à risques immigrent en Suisse et transmettent le virus, a expliqué l'ancien conseiller fédéral.

Même les Suisses qui voudraient revenir au pays devront être mis en quarantaine le cas échéant, a précisé le Zurichois. Les personnes testées positives au Covid-19 devront elles aussi être placées dans une quarantaine stricte.

Il n'est pas exclu que le Conseil fédéral prolonge l'état de situation extraordinaire après le 19 avril. L'UDC en est consciente, elle appelle le gouvernement à ne pas prolonger le régime d'urgence au-delà de fin mai et à préparer concrètement la sortie de crise.

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Suisse

Weight Watchers biffe 110 postes en Suisse

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Unia dénonce les licenciements chez Weight Watchers en Suisse (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
Weight Watchers (WW) Suisse se sépare de deux tiers de ses collaborateurs, annonce Unia. Quelque 110 postes de conseillères à la clientèle sont supprimés dans la filiale helvétique du groupe américain spécialisé dans les régimes minceur.

Le projet de restructuration vise à réorienter les services de la multinationale, en remplaçant les habituels ateliers par des activités en ligne. Les licenciements ont été annoncés le 8 mai lors d'une visioconférence aux employés, majoritairement des femmes, indique vendredi Unia dans un communiqué.

Le syndicat dénonce une mesure "brutale" et demande aux autorités vaudoises d'intervenir, sachant que le siège suisse du groupe se trouve à Nyon.

Selon Unia, l'entreprise refuse de communiquer ses plans réels aux salariés, notamment sur l'avenir des sites fermés, alors qu'elle a déjà procédé à des résiliations de contrats de bail. "Cette stratégie du fait accompli est inacceptable", s'insurge le syndicat.

"WW essaie de tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues", ajoute Yves Defferrard, secrétaire régional d'Unia Vaud, contacté par Keystone-ATS. Il affirme par exemple que le groupe refuse de donner des informations importantes pour le calcul d'un plan social ou pour faire des contre-propositions aux licenciements.

Pas de plan social

M. Defferrard indique que la direction de WW Suisse serait prête à rencontrer la commission du personnel et le syndicat, pour autant qu'Unia se contente du rôle d'observateur. "Pour nous, c'est inacceptable et cela équivaut à un refus de nous rencontrer", juge M. Defferrard. Il précise que WW n'a pas prévu, pour l'instant du moins, le moindre plan social.

Le syndicaliste relève que ce sont majoritairement des femmes qui sont touchées par cette restructuration. Elles travaillent comme conseillères ou guides lors d'ateliers avec des personnes souhaitant perdre du poids ou bénéficier de conseils en diététique. "Quasiment tous ces ateliers vont disparaître en Suisse et seront remplacés par des services en ligne", explique M. Defferrard.

Il précise que le taux des employées concernées va du temps plein au temps très partiel. "Même dans ce dernier cas de figure, ce travail constitue un complément de revenus très important", affirme-t-il.

Contacté, le directeur de WW Suisse n'a pas voulu se prononcer personnellement sur cette restructuration et les accusations d'Unia. Il a renvoyé au service de presse de l'entreprise, qui n'avait pas donné suite aux questions de Keystone-ATS vendredi en fin d'après-midi.

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Crispation au fil de la crise sur internet

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L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense, (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Le ton des commentaires en ligne s'est modifié au fil des semaines depuis le début de la crise due au coronavirus. Alors que les appels à la solidarité dominaient au départ, les insultes et les menaces ont augmenté dès le premier assouplissement.

L'institut de recherche Sotomo a évalué plus de 900'000 commentaires en ligne. La grande incertitude causée par les chiffres quotidiens et les décès, ainsi que par les mesures d'urgence prises par le Conseil fédéral ont fait l'objet d'un débat intense.

Le début de la crise a coïncidé avec une vague de commentaires en ligne. Aux heures de pointe, du 9 au 18 mars, plus de 20'000 commentaires quotidiens ont été enregistrés, soit le double de la normale. Un pic de 40'000 commentaires est enregistré le 12 mars, après le premier décès.

La santé, puis l'économie

Sotomo identifie trois phases. La première s'est terminée par l'annonce du dernier durcissement le 20 mars, interdisant les réunions de plus de cinq personnes. La phase de confinement a ensuite pris le relais.

En moyenne, le nombre de publications s'est normalisé à environ 10'000 commentaires, bien qu'il y ait eu de grandes différences selon les jours. La phase finale a débuté avec les premiers assouplissements annoncés par le Conseil fédéral le 16 avril. Le nombre de commentaires s'est stabilisé autour de 10'000, peu importe le jour.

Les préoccupations ayant trait à la santé ont clairement dominé le débat sur internet lors de la première phrase. Lorsqu'il est devenu évident que le système de santé était capable de résister et que la majorité de la population se conformerait aux mesures, l'accent n'est plus mis sur les craintes concernant les groupes à risque et la surcharge du système de santé, mais sur les craintes de chômage, de pauvreté, de faillites et de récession. Dans la dernière phrase, les préoccupations concernant l'économie ont clairement pris le dessus.

Berset clivant

L'émotivité du débat a également connu de fortes variations. Au départ, les commentaires alarmistes, mais aussi les louanges et les appels à la solidarité ont été très présents. Ce n'est que depuis la première phase d'assouplissement qu'il y a eu une augmentation des émotions négatives, avec des insultes et des menaces.

Quant aux avis concernant Alain Berset, et dans une moindre mesure Simonetta Sommaruga, ils sont fortement polarisés, car associés à un nombre à peu près égal d'émotions positives et négatives.

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Coronavirus: fin de l’engagement de l’armée suisse

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Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'engagement de l'armée au profit du système de santé s'est terminé vendredi et les militaires du domaine sanitaire sont licenciés, indique l'armée dans un communiqué. Les premiers soldats avaient été mobilisés le 16 mars pour aider le système de santé suisse.

Mobilisés pour faire face à la crise du coronavirus, les militaires ont été chargé de venir en appui au système de santé, à l’Administration fédérale des douanes et aux corps de police cantonaux avec un maximum de 8000 militaires. Jusqu'à 5000 militaires engagés conjointement ont depuis effectué environ 300'000 jours de service dans tous les cantons et dans la Principauté du Liechtenstein.

L’armée suisse a satisfait jusqu’à la fin mai environ 280 demandes en faveur d’hôpitaux, de maisons de retraite et aussi d’une prison. Les 800 militaires encore engagés dans les domaines de l’aide et des services de base ont été renvoyés à la vie civile vendredi. Près de 100 militaires en service long et bénévoles restent toutefois disponibles jusqu’à la mi-juin.

Mille militaires en service d'appui

Si la situation s'est normalisé dans le secteur de la santé, les contrôles aux frontières sont encore nécessaires jusqu’au 14 juin au moins, précise l'armée. Quelque 650 militaires de l’infanterie et de la police militaire resteront en service pour continuer à soutenir l’Administration fédérale des douanes et deux corps de police cantonaux.

Environ 250 autres militaires seront encore disponibles pour assurer des services de base et appuyer des états-majors. Un millier de militaires restent donc encore en service d’appui.

Le recrutement a pu reprendre le 25 mai. Environ 12'000 recrues et cadres pourront commencer comme prévu leurs écoles de recrues d’été le 29 juin 2020. Les cours de répétition prévus pour le quatrième trimestre auront également lieu selon la planification actuelle, si l’évolution de la situation le permet. Durant tous les services, les soldats sont appelé à suivre les règles d’hygiène et de comportement suivant des concepts élaborés d’entente avec l’Office fédéral de la santé publique.

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Suisse

Premier enfant décédé du coronavirus

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Un nourrisson est décédé pour la première fois des suites de la maladie du Covid-19 en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
Un nourrisson est décédé pour la première fois du coronavirus en Suisse. Originaire du canton d'Argovie, il avait contracté la maladie à l'étranger.

Le nourrisson avait été rapatrié à l'hôpital pour enfants de Zurich, a précisé le nouveau responsable des maladies transmissibles de l'OFSP Stefan Kuster devant la presse à Berne. Aucune autre information n'a été donnée sur le cas. Des clarifications sont en cours.

Interrogé sur la possibilité d'une nouvelle vague en Argovie, Stefan Kuster a répondu qu'il n'avait pas connaissance d'une recrudescence particulière dans le canton. Pour le moment, la plupart des nouvelles infections sont en lien avec des cas déjà répertoriés. "Les sources sont généralement connues", a-t-il ajouté.

Nouveaux cas en hausse

Outre le nourrisson, un autre décès et 32 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. Les chiffres de vendredi sont légèrement plus élevés que les jours précédents, a commenté le responsable de l'OFSP. Entre dix et vingt cas quotidiens étaient alors enregistrés.

"Cela nous rappelle que la pandémie n'est pas encore derrière nous", a mis en garde Stefan Kuster. Et d'appeler toutes les personnes ayant des symptômes à se faire tester. D’autant plus qu’aucun autre virus ne circule actuellement.

L’objectif reste de casser les chaînes de transmission. Les cas confirmés doivent être placés à l'isolement et leurs proches en quarantaine. Actuellement, il y a 165 personnes à l'isolement et 400 en quarantaine dans les cantons.

Classes en quarantaine

Une septantaine de personnes ont par ailleurs dû être placées en quarantaine à Bâle, suite à l'infection de deux enfants, a indiqué vendredi le département de l'éducation de la Ville. Frère et soeur, ils fréquentent l'école primaire et l'école enfantine.

Les membres de leur famille ont été placés en quarantaine jusqu'au 5 juin, de même que leurs camarades de classe et leurs enseignants. Les autorités ignorent pour l'instant comment les deux enfants ont été infectés. Elles doivent encore établir s'il est nécessaire de placer d'autres enseignants en quarantaine.

Plus de 30'000 cas

Au total, la Suisse compte 30'828 cas confirmés en laboratoire et 1657 décès. Sur les 390'697 tests effectués, 10% étaient positifs. L’incidence se monte à 359 cas et 19 décès pour 100'000 habitants. Parmi les personnes décédées, 58% étaient des hommes et 42% des femmes. Leur âge allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 84 ans.

Sur les 1573 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension (63%), les maladies cardiovasculaires (57%) et le diabète (26%).

A ce jour, 3968 hospitalisations en lien avec un cas de Covid-19 confirmé ont été déclarées. Tous les cantons sont concernés par la pandémie. Ceux de Genève, du Tessin, de Vaud, de Bâle-Ville et du Valais restent les plus touchés.

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Suisse

Economiesuisse prévoit une vague de faillites

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Le président d'Economiesuisse Heinz Karrer plaide pour davantage de dérégulation pour atténuer l'impact de la crise liée au coronavirus. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)
L'économie subit de plein fouet les conséquences de l'épidémie. Selon le président d'Economiesuisse Heinz Karrer, le pays est menacé d'une "vague de faillites énorme" et pourrait connaître un taux de chômage comme jamais depuis la fin de la 2e Guerre mondiale.

Le Conseil fédéral a agi correctement et de manière proportionnée contre l'épidémie, a jugé vendredi Heinz Karrer dans une interview donnée aux titres Tamedia. A court terme, la Suisse a réagi de manière juste dans beaucoup de domaines. Maintenant, il s'agit de faire en sorte que le pays sorte rapidement de la crise, selon le président de l'organisation faîtière.

Les facteurs de succès de la Suisse, comme des impôts bas et la déréglementation, restent inchangés. Ils demeurent un cadre de référence important. Avec une politique économique "intelligente", la Suisse peut influer fortement sur l'impact de la crise, affirme Heinz Karrer.

Il est ainsi important que les droits de douane par exemple soient définitivement supprimés. Cela soulagera notamment l'industrie manufacturière. Les gains en termes de prospérité seront dans tous les cas plus grands que les recettes qui viendraient à manquer dans les caisses de la Confédération, assure le président d'Economiesuisse.

Heinz Karrer plaide par ailleurs pour que les dettes entraînées par les mesures prises contre la pandémie, estimées entre 30 et 50 milliards de francs, soient compensées dans le budget ordinaire de la Confédération. Elles peuvent selon lui être remboursées sur une période de 30 ans, en recourant à des réserves de crédit, des recettes extraordinaires et les distributions de bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS).

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