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Suisse

Protection des données: Suisse et UE veulent accorder leurs violons

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Photo symbolique. (KEYSTONE/Christian Beutler)
La Suisse veut que l'Union européenne (UE) reconnaisse l'équivalence de sa législation en matière de protection des données. La Commission européenne devrait se prononcer au début du mois de juin. Cette reconnaissance est extrêmement importante pour l'économie suisse.

L'équivalence est un terme susceptible de rappeler des souvenirs désagréables. La Commission européenne a refusé d'accorder l'équivalence à SIX Swiss Exchange en juillet 2019 en raison du manque de progrès sur l'accord-cadre. Cette fois-ci, la nouvelle décision d'équivalence porte sur la protection des données. Selon un ordre du jour provisoire, Bruxelles présentera son rapport sur la question le 3 juin prochain.

Dernière ligne droite

Bien que la révision totale de la Loi fédérale sur la protection des données (LPD) et la ratification de la nouvelle Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des données ne soient pas encore achevées, la Suisse s'attend à ce que sa loi sur la protection des données soit reconnue par l'UE comme équivalente à son Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Les travaux parlementaires sont "bien avancés et pourront bientôt être adoptés", a répondu l'Office fédéral de la justice (OFJ) à Keystone-ATS. "Selon nous, cela garantira un niveau de protection conforme aux normes européennes en matière de protection des données", estime l'OFJ. L'OFJ ne croit pas qu'il faille lier l'équivalence de la protection des données et l'accord-cadre.

Dépenses supplémentaires

Si l'équivalence n'était pas accordée, cela signifierait "une charge administrative supplémentaire importante pour les entreprises", écrit l'OFJ, ouvrant la porte à "des désavantages concurrentiels".

A quelques exceptions près, les données personnelles ne pourraient alors être transférées en Suisse que si "des garanties appropriées sont prévues pour la protection de ces données". Les PME suisses pourraient également être contraintes d'accepter des clauses supplémentaires standardisées de protection des données élaborées par les services juridiques des grandes entreprises de l'UE.

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Genève

Un syndicat étudiant demande à l'UNIGE de renoncer à porter plainte

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La CUAE estime qu'il existe une transphobie structurelle au sein de l'UNIGE (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La CUAE (Conférence Universitaire des Associations d'Etudiant.e.x.s) a demandé lundi à l'Université de Genève (UNIGE) de renoncer à porter plainte contre des militants qui avaient interrompu la semaine passée une conférence qu'ils jugeaient transphobe. Dans un communiqué, le syndicat étudiant déplore "le tournant répressif que prend cette affaire".

Les incidents se sont déroulés mardi dernier. Le professeur de littérature française contemporaine Eric Marty, de l'Université de Paris-Diderot, invité par le département de français de l'UNIGE, devait présenter son livre "Le Sexe des Modernes. Pensée du neutre et théorie du genre". Il n'a finalement jamais pu s'exprimer.

Une trentaine de militants ont fait irruption dans la salle qui accueillait l'événement. Après avoir déployé une banderole, ils s'en sont pris au professeur, chiffonnant ses notes. La directrice du département a tenté en vain d'apaiser la situation. Les militants ont refusé le dialogue avec "une femme blanche non trans".

Cet incident était le deuxième du genre à quelques semaines d'intervalle. L'UNIGE avait annoncé la semaine dernière sa ferme intention de porter plainte pénale pour contrainte et violation de domicile. Son recteur Yves Flückiger s'était inquiété, dans la presse, de ces attaques contre la liberté d'expression.

La CUAE déplore, de son côté, le virage pris par cette affaire. Elle demande à l'UNIGE "d'arrêter, de manière plus générale, d'utiliser la répression administrative, policière et judiciaire comme moyen de réagir à la contestation au sein de l'université". Selon le syndicat, l'ouvrage du professeur Marty est "transphobe".

La CUAE demande par ailleurs à l'UNIGE de "reconnaître le niveau structurel de la transphobie au sein de l'université et de lutter contre ces manifestations (de transphobie) aussi bien dans l'accomplissement des tâches d'enseignement et de recherche que dans les relations au sein de la communauté académique".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un travailleur de chantier gagne en moyenne 6204 francs

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Le personnel de chantier a vu son salaire augmenter plus que l'inflation entre 2021 et 2022, ont calculé les entrepreneurs. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les salaires du personnel de chantier ont augmenté en moyenne de 1,5% en 2022 par rapport à 2021, relève la Société suisse des entrepreneurs (SSE) sur la base d'une enquête. Les chiffres sont publiés alors que les négociations pour une nouvelle CCT battent leur plein.

"Toutes les classes de salaire affichent une hausse", note lundi la SSE dans son enquête sur les salaires 2022, publiée la veille du troisième round de négociations - sur les sept prévus - avec les syndicats sur la nouvelle CCT nationale.

La hausse globale de 1,5% ne s’explique cependant pas par une augmentation générale des rémunérations, mais par les récompenses individuelles basées sur les performances, précise la SSE. L'amélioration est supérieure à l'inflation (0,6%), ce qui signifie selon la SSE un meilleur pouvoir d'achat. Les salaires réels avaient déjà augmenté les années précédentes.

Le salaire moyen des travailleurs de la construction en 2022 se monte à 6’204 francs par mois, soit 80’652 francs par année (13 mois), selon l'enquête de la SSE, réalisée avec comme dates de référence fin février 2022 comparé à fin juillet 2021. "Les salaires augmentent même sans accord collectif", se félicite la SSE.

Différences régionales

L'écart de rémunération va de 4959 francs pour les travailleurs auxiliaires de classe C à 7908 francs pour les contremaîtres, en passant par les maçons CFC de la classe de salaire Q (6148 francs). Les différences sont importantes d'un canton à l'autre, allant de 5’677 à 6’434 francs en moyenne, selon le coût de la vie dans les régions. Le salaire est ainsi inférieur à la moyenne nationale au Tessin, en Suisse romande et en Suisse orientale.

"La formation continue reste le moyen le plus important d'étoffer son salaire", relèvent les entrepreneurs. Elle permet de passer à une classe plus élevée, garante d'une revalorisation de 600 francs par mois en moyenne.

Plus de flexibilité

Porte-parole de la SSE, Matthias Engel a indiqué à Keystone-ATS qu'une augmentation générale des salaires telle que réclamée par les syndicats n'entrerait le cas échéant en ligne de compte pour les patrons qu'en échange d'une plus grande flexibilité.

Les Suisses représentaient en 2021 un peu plus d'un tiers (36,4%) des travailleurs du secteur principal de la construction, devant les Portugais (31,3%), les Italiens (11,9%) et les ressortissants des pays de l'ex-Yougoslavie (6,8%). Ces proportions sont assez stables sur les dix dernières années. La proportion de Français est inférieure à 3%.

Syndicats fermes

Du côté des syndicats, la tonalité est différente. Pour la secrétaire centrale de Syna, Claudia Stöckli, tant que la hausse générale des salaires n'a pas été décidée, il y aura toujours beaucoup de travailleurs qui ne bénéficieront pas d'une hausse réelle de leur salaire.

Unia voit dans la hausse de 1,5% une confirmation de sa revendication d'une augmentation générale des salaires. Les entreprises ont réagi pour rester attractives pour les travailleurs, a indiqué à Keystone-ATS sa porte-parole Katja Signer Hofer. Car la construction fait face à un manque aigu de main-d'½uvre qualifiée. Le syndicat demande une augmentation de salaire pour tous, afin que les entreprises qui versent de bons salaires ne soient pas désavantagées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une "porte d'entrée" au Pôle pénitentiaire du Nord vaudois à Orbe

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Le Pôle pénitentiaire du Nord vaudois, à Orbe, sera doté d'ici 2025 d'un poste de contrôle avancé (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le bureau lausannois Personeni Raffaele Architectes a été désigné pour réaliser le futur poste de contrôle avancé du Pôle pénitentiaire du Nord vaudois (PPNV) à Orbe. Cette "porte d'entrée" unique, prévue pour 2025, doit notamment permettre de mieux sécuriser le site.

Ces dernières années, "la vulnérabilité" du PPNV a été mise à jour par des évasions et même une attaque aux armes lourdes en 2014, rappelle lundi l'Etat de Vaud dans un communiqué. Situé à l'entrée ouest du site, le projet prévoit la construction d'un bâtiment centralisant tous les accès et abritant les fonctions d'accueil, de contrôle ainsi que la nouvelle centrale de vigie et d'engagement.

L'entrée sera ainsi la même pour tous les établissements actuels du site (Bochuz, Colonie ouverte et fermée, prison de la Croisée) ainsi pour que les installations planifiées (prison des Grands-Marais, nouvelle Colonie ouverte, futur pôle alimentaire). La réalisation de cette "porte d'entrée" est devisée à 17,4 millions de francs, dont 14,9 millions à charge du canton.

Les architectes de Personeni Raffaele ont été préférés à sept autres candidats. Le jury a notamment apprécié "la transparence et la simplicité" du futur bâtiment. Il a aussi loué "une grande flexibilité", le bâtiment pouvant être modifié "au gré de l'évolution des besoins et des impératifs techniques ou administratifs."

Le projet doit désormais être finalisé par le canton. Après les traditionnelles phases de demande d'autorisations et d'appel d'offres, le Grand Conseil devrait octroyer le crédit d'ouvrage à l'automne 2023. La construction proprement dite pourrait alors débuter fin 2023 pour une mise en service à l'été 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les places de jeux lausannoises répertoriées sur une app

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Lausanne compte plus de 110 places de jeux, dont celle-ci à Vidy. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lausanne veut faciliter l'accès à ses plus de 110 places de jeux publiques. Elles peuvent désormais être localisées grâce à l'application mobile de la Ville. Une section dédiée aux espaces ludiques y a été ajoutée.

L'app permet de choisir une place selon différents critères tels que son type, les installations disponibles ou encore sa date de réalisation, a communiqué lundi la Municipalité. Elle informe sur celles qui proposent des espaces à l'ombre, des fontaines à boire ou encore des buvettes à proximité.

Ces fonctionnalités existent déjà depuis plusieurs années sur le site web de la Ville. Pour celles et ceux qui préfèrent le papier, des brochures ont aussi été publiées.

Places rénovées

La Municipalité rappelle qu'elle met en oeuvre depuis plusieurs années un programme de renouvellement afin d'assurer les qualités fonctionnelles et sécuritaires des places de jeux. Ces dix dernièresannées, une quarantaine d'espaces ont été rénovés et une dizaine ont été créés.

En automne 2021, la Ville a obtenu le feu vert du Conseil communal pour lancer une nouvelle étape de son programme. Elle bénéficie d'un crédit d'investissement de 3,5 millions de francs. D'ici 2025, il est prévu d'intervenir sur une douzaine de places de jeux et trois espaces de sports urbains, qu'il s'agisse de rénovations partielles ou complètes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Etang de la Gruère: beaucoup moins de batraciens cette année

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La baisse des batraciens à l'étang de la Gruère s'explique par la forte diminution de la masse d'insectes (archives) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Les batraciens se sont faits rares cette année à l’étang de la Gruère (JU) durant la période de migration. La baisse s'explique notamment par l’impact des canicules 2018 et 2019 sur les juvéniles et par le recul de la masse d’insectes.

Depuis plusieurs années, une barrière est installée le long de la route qui longe l'étang de la Gruère, afin de protéger les amphibiens des dangers de la circulation routière lorsqu’ils rejoignent le plan d’eau au printemps. "Avec 1138 spécimens sauvés, 2022 est l’année la plus basse depuis le début des relevés en 2014", a indiqué lundi le Parc du Doubs.

En 2021, une tendance à la baisse (1512 batraciens) avait déjà été enregistrée alors que plus de 2000 amphibiens avaient été aidés dans leur migration les années précédentes. "Le constat est d’autant plus préoccupant que l’étang de la Gruère est un site d’importance nationale pour la reproduction des batraciens", a ajouté le Parc du Doubs.

Installée de mars à la mi-mai le long de la route, la barrière à batraciens permet aux crapauds, grenouilles et autres tritons de rejoindre l’eau sans risque pour s’y reproduire. Pour le spécialiste de l'environnement Edouard Roth, cité dans le communiqué, il est peu probable que des batraciens aient migré avant la pose des barrages, car la saison hivernale a été très marquée et la neige fortement présente sur le site.

Déclin dans tout le canton

Selon l'expert, le déclin des populations de batraciens peut s’expliquer par l’impact des canicules 2018 et 2019 sur les juvéniles et par la baisse de la quantité de nourriture à disposition pour ces espèces, notamment la diminution de la masse d’insectes. Edouard Roth souligne également que la baisse du nombre de batraciens, en particulier de la grenouille rousse, s’observe dans tout le canton du Jura.

Dans les semaines à venir, le Centre nature Les Cerlatez, l’Association des naturalistes francs-montagnards et les services cantonaux concernés vont réfléchir à d’éventuelles adaptations du dispositif de protection pour les années à venir afin de tenter d’enrayer la tendance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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