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Suisse

Qualité de l’air insuffisante dans près de deux tiers des classes

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La qualité de l'air est insuffisante dans deux tiers des classes, selon une enquête de l'OFSP. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La qualité de l'air est insuffisante dans près de deux tiers des salles de classe, selon une étude de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Conséquence: les élèves ont davantage de peine à se concentrer. L'OFSP recommande d'ouvrir plus souvent les fenêtres.

Cette étude menée de 2013 à 2015 a porté sur les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans une centaine de classes des cantons de Berne, Vaud et des Grisons, indique lundi l'OFSP dans un communiqué. La qualité de l'air s'est avérée très bonne dans seulement deux classes où la teneur en CO2 est restée en tout temps inférieure à 1400 ppm (parties par million), le taux idéal étant de 1000 ppm.

Elle s'est révélée "suffisante" dans un tiers des locaux où la durée durant laquelle des valeurs inacceptables (supérieures à 2000 ppm) est restée inférieure à 10% du temps d'enseignement. En revanche, cette durée a été supérieure à 10% dans deux salles de classe sur trois (67%).

Dans 30% des salles, la qualité de l'air était inacceptable durant 30% ou plus du temps total d'enseignement. Elle a atteint 50% voire plus dans 10% des classes testées. Sur l'ensemble des salles, seules six étaient ventilées mécaniquement. Dans trois d'entre elles, la teneur en CO2 est restée inférieure à 1000 ppm.

L'air vicié provient surtout du manque d'aération, mais il peut aussi être dû à des locaux trop petits pour le nombre d'élèves qui y travaillent. Pour atteindre une qualité satisfaisante dans toutes les écoles du pays, l'OFSP a développé un simulateur d'aération en ligne (SIMARIA) qui permet d'évaluer la qualité de l'air tout au long de la journée, selon la taille de la classe et le nombre d'élèves.

Ouvrir les fenêtres

L'OFSP lance parallèlement une campagne "Air frais, idées claires". Il met à disposition du matériel d'information destiné aux élèves, aux enseignants et aux maîtres d'ouvrage. Et il recommande surtout une aération régulière et efficace pour améliorer rapidement la qualité de l’air ambiant.

La règle: ouvrir complètement les fenêtres durant chaque pause, avant les premières leçons du matin et avant la reprise l’après-midi. Cette mesure simple permet d'améliorer au final les conditions d'apprentissages des élèves.

Aux autorités d'agir

Les autorités fédérales, cantonales et communales doivent agir pour faire respecter les normes légales, ont indiqué les faîtières d'associations d'enseignants suisse alémanique LCH et romande SER. Le non-respect des valeurs indicatives affecte la capacité d'apprentissage et a des effets négatifs sur la santé.

LCH et le SER "signalent depuis longtemps que la qualité de l'air ambiant dans de nombreuses salles de classe est inacceptable". Après quinze minutes de leçon déjà, les valeurs limites pour le dioxyde de carbone peuvent être dépassées. Plus les effectifs des classes sont importants, plus le problème s'aggrave. "Il est urgent d'améliorer la qualité de l'air dans les salles de classes suisses".

LCH et le SER ont élaboré un catalogue d'exigences: mesures régulières dans les salles de classe, limitation du nombre d'élèves adaptée à la taille de la salle, respect des normes légales dans les bâtiments neufs ou rénovés, système de gestion de la santé dans chaque école et contrôles réguliers par des inspecteurs cantonaux. Des mesures structurelles doivent aussi être prises pour que la valeur recommandée de 1400 ppm ne soit pas dépassée.

https://www.aerer-les-ecoles.ch/fr

(KEYSTONE-ATS)

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Genève

L'Université de Genève se dote d'un plan de sobriété volontaire

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L'Universite de Genève va baisser le chauffage dans ses bâtiments (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Conformément au plan d'action adopté par le Conseil d'Etat genevois pour faire face aux risques de pénurie énergétique, l'Université de Genève a élaboré son propre programme de sobriété volontaire. Grande consommatrice d'énergie, l'institution va notamment baisser le chauffage, éteindre les éclairages nocturnes et limiter la distribution d'eau chaude.

L'Université de Genève (UNIGE) consomme chaque année 47'000 GWh d'électricité, 17'500 GWh de gaz et 5'500 GWh de mazout, soit l'équivalent de la consommation de près de 12'000 ménages suisses, indique l'UNIGE sur son site internet. En tant qu'établissement public, elle a un devoir d'exemplarité, relève-t-elle.

Comme demandé par le Conseil d'Etat, l'UNIGE va reporter le démarrage de la saison de chauffe au 15 octobre, réduire la température des bâtiments à 20 degrés, interdire les chauffages d'appoint, supprimer la distribution d'eau chaude partout où cela est possible et optimiser les ventilations. L'UNIGE compte aussi accélérer les investissements d'efficience énergétique.

"Ces mesures sont liées à l'urgence énergétique actuelle mais certaines vont servir de test grandeur nature afin d'évaluer ce qui pourra perdurer au sein de l'institution", indique dans le Journal de l'UNIGE paru jeudi Fabrice Calame, responsable des objectifs de développement durable. L'UNIGE encourage aussi les écogestes individuels. Il s'agit notamment de débrancher les chargeurs et de privilégier les escaliers plutôt que l'ascenseur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Risque de pénurie: Vaud affine ses deux projets de décrets urgents

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Le gouvernement vaudois a légèrement revu sa copie sur deux projets de décrets urgents liés à la gestion du risque de pénurie d'énergie, à la suite d'une mise en consultation. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois a adopté et va soumettre au Grand Conseil deux projets de décrets urgents liés à la gestion du risque de pénurie d'énergie. La mise en consultation auprès d'acteurs économiques et institutionnels a permis d'affiner ces décrets, dont l'un vise une baisse de la consommation d'électricité de l'éclairage des bâtiments non résidentiels et celui des enseignes commerciales.

Le gouvernement a adopté lundi ces deux projets de décrets urgents après une semaine de mise en consultation, a-t-il indiqué jeudi dans ses décisions hebdomadaires. Grâce à celle-ci, les deux décrets sont "objectivement meilleurs", a affirmé à Keystone-ATS Jean-Marc Sandoz, détaché à la communication pour la gestion de la pénurie.

Le premier vise à diminuer pour cet hiver 2022-2023 la consommation d'électricité de l'éclairage des bâtiments non résidentiels et celui des enseignes commerciales et autres sources lumineuses. "La consultation, dont les résultats ont montré une large adhésion de principe à cette mesure d'économie, a permis d'apporter quelques précisions dans l'application du dispositif, notamment en terme de compétences des préfets", écrit le gouvernement.

Concrètement, "ce sont les préfets et non les communes qui appliqueront le cas échéant les sanctions sur le non-respect des règles figurant dans le décret", précise M. Sandoz.

Faire vite au Parlement

Le second permettrait de connaître la liste des entreprises consommant plus de 100'000 kWh/an d'électricité ou 1'000'000 kWh/an de gaz. Cette disposition légale donnerait la possibilité à l'Etat "d'informer et d'accompagner ces entreprises directement concernées par les éventuelles mesures de contingentement qui pourraient être imposées par la Confédération". "Il ne s'agit donc en aucun cas d'effectuer un contrôle policier", tient à souligner M. Sandoz.

Pour donner suite à des remarques exprimées lors de la consultation, le projet de décret a là aussi été "adapté pour clarifier les modalités de collaboration entre le canton et les gestionnaires des réseaux de distribution et renforcer la garantie du secret des affaires, avec notamment des précisions sur la gestion des données", explique le porte-parole.

Le Conseil d'Etat a sollicité le traitement en urgence auprès du Grand Conseil de ces deux projets de décrets. Ils seront traités dès vendredi par la commission thématique de l'environnement et de l'énergie. Vu l'urgence de leur application, il est proposé au Parlement de mettre en vigueur les deux décrets sans attendre la fin du délai référendaire de 60 jours, indique encore le gouvernement.

Le gouvernement table ensuite idéalement sur un débat au Parlement juste après les vacances scolaires d'octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un cycliste de 71 ans gravement blessé à Collex-Bossy (GE)

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Un cycliste de 71 ans est tombé et a été gravement blessé mercredi vers 14h30 à Collex-Bossy (GE). L'accident implique une voiture qui a quitté les lieux. La police genevoise recherche d'éventuels témoins (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un cycliste de 71 ans est tombé et a été gravement blessé mercredi vers 14h30 à Collex-Bossy (GE). L'accident implique une voiture qui a quitté les lieux. La Brigade routière et accidents de la police genevoise recherche d'éventuels témoins.

L'automobiliste circulait sur la route de Rosière en direction de la route de la Vieille Bâtie, a indiqué jeudi la police genevoise. Un heurt s'est produit à l'intersection des deux routes en pleine campagne. "Le pronostic vital du cycliste a été engagé puis levé", a précisé son porte-parole Alexandre Brahier. Des passants ont alerté les secours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: la patinoire de la Pontaise migrera au Palais de Beaulieu

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La halle 7 du Palais de Beaulieu accueillera la future patinoire (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La patinoire en plein air de la Pontaise à Lausanne doit céder sa place à une future école dans l'écoquartier des Plaines-du-Loup. La ville souhaite l'installer dès 2024 dans la halle 7 du Palais de Beaulieu. Ouverte en principe d'octobre à fin mars, l'infrastructure devrait accueillir deux fois plus de monde. Elle sera à la disposition des écoles, des clubs et du grand public.

Ce sera une patinoire "ouverte plus largement au public, plus écologique et plus économique", annonce jeudi la municipalité dans un communiqué. Elle comprendra une surface de glace principale et une surface plus réduite de patinage synthétique, toutes deux démontables. Le Conseil communal doit encore donner son aval.

Des patins en location

Dans son préavis, la municipalité détaille le projet. Il est prévu d'installer des tribunes de 300 places, ainsi que des vestiaires et un espace d'accueil. Un service de location de patins sera mis en place, ce qui n'existait pas à la Pontaise. Cette nouvelle offre devrait contribuer à une forte augmentation de la fréquentation, qui pourrait passer de 21'000 à environ 40'000 entrées par saison.

La production de froid sera reprise des installations actuelles près de la Pontaise. Et l'implantation de la patinoire dans une halle déjà existante permettra de réduire l'investissement d'environ 2 millions, pour un montant final estimé à 13 millions de francs.

Cautionnement de la ville

L'investissement sera réalisé par Beaulieu SA, moyennant l'octroi d'un cautionnement solidaire de la ville, propose la municipalité. Compte tenu des incertitudes géopolitiques actuelles et du renchérissement, il est demandé au législatif un cautionnement maximal de 14 millions.

Enfin, la ville estime que le choix de Beaulieu lui permet d'animer le site et d'en faire un lieu prisé de la population. Les lieux sont actuellement en plein développement: le Tribunal arbitral du sport s'y est installé et le théâtre vient de rouvrir après une vaste rénovation. En attendant leur transformation, les halles nord accueillent en outre une série d'activités sportives.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Nouvelle conservatrice et directrice pour le Musée de Sainte-Croix

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Le futur musée hébergera les automates et boîtes à musique du Centre International de la Mécanique d'Art CIMA (Archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le futur musée unique de Sainte-Croix a sa nouvelle conservatrice et directrice. L'historienne de l'art Diane Esselborn, 32 ans, est depuis 2016 conservatrice au Musée de St-Imier. Elle entrera progressivement en fonction.

Engagée à 20% dès octobre, Diane Esselborn pourra se familiariser avec les collections du musée, la thématique de la mécanique d'art et les artisans de la région, a annoncé jeudi le musée. Elle suivra aussi le développement de l'exposition permanente et le déroulement des travaux de transformation du musée, qui doit ouvrir en 2024.

Cet engagement à temps partiel lui permettra de mener à terme son projet actuel d'exposition au Musée de St-Imier. Dès le 1er février 2023, elle travaillera à 80% à Ste-Croix et assumera son rôle de conservatrice à la tête du futur Musée, qui regroupera trois institutions: la collection Baud de L'Auberson, le Musée des arts et sciences et le Centre international de la mécanique d'art (CIMA).

Etudes à Neuchâtel

Née à Genève en 1990, Diane Esselborn est titulaire d'un master en histoire de l'art et d'un master en étude muséale de l'Université de Neuchâtel. Avant de rejoindre le musée de St-Imier, elle a travaillé comme stagiaire et commissaire d'exposition au musée de Carouge puis comme régisseuse au Musée des Beaux-Arts de Lausanne.

L'historienne de l'art est l'auteure de plusieurs articles et publications scientifiques. Elle a a été recommandée à l'unanimité par le jury de sélection, convaincu par "ses qualités professionnelles, sa curiosité intellectuelle, son dynamisme et sa polyvalence", énumère le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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